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#LIDD Un traducteur LinkedIn Speak, pour des KPI en folie

Valve livre la preview de SteamOS 3.8.0 pour préparer l’arrivée de la Steam Machine

Doucement mais sûrement, Valve fait évoluer son environnement logiciel pour préparer le lancement prochain de la Steam Machine, dévoilée en novembre 2025. L’entreprise a publié jeudi la version preview de SteamOS 3.8.0, la mise à jour qui introduit, entre autres nouveautés, la prise en charge officielle de ce PC en forme de console de salon, dont la date de disponibilité effective n’a toujours pas été communiquée.

Bien que cette 3.8.0 soit présentée comme une mise à jour mineure, Valve met à jour les principaux composants de son environnement, basé pour mémoire sur Arch, et profite de l’occasion pour corriger une longue liste de bugs.

Le mode desktop (qui permet d’utiliser le Steam Deck ou la future Steam Machine comme un ordinateur standard) fait logiquement l’objet d’attentions particulières. Sur ce volet, Valve signale le passage à KDE Plasma 6.4.3, avec Wayland par défaut (une session X11 est possible via le mode développeur ou la commande steamosctl).

Capture d’écran Steam OS sur Steam Deck

Outre la prise en charge des dernières architectures Intel et AMD ou la mise à jour vers Linux 6.16, Valve promet une compatibilité améliorée avec les moniteurs ou téléviseurs disposant de fonctionnalités de type HDR ou fréquence d’affichage variable.

Il est également question d’une meilleure gestion de la mémoire vidéo sur les machines disposant d’un GPU dédié, et d’un support optimisé des contrôleurs de jeu et des cartes SD sur la plupart des machines tierces concernées par SteamOS, parmi lesquelles les OneXPlayer F1 series, GPD Win 5, GPD Win Mini, Anbernic Win600, OrangePi NEO et Lenovo Legion Go.

Rappelons en effet que SteamOS, initialement réservé aux Steam Deck, a fait l’objet d’une ouverture progressive aux consoles fabriquées par des tiers, d’abord sur quelques modèles partenaires comme l’Asus ROG Ally ou la Lenovo Legion.

Amazon s’offre la startup suisse Rivr et ses robots livreurs des 100 derniers mètres

Basée à Zurich, la startup suisse Rivr a rejoint les rangs du leader mondial du e-commerce, Amazon. Son CEO, Marko Bjelonic, a partagé la nouvelle jeudi 19 mars sur LinkedIn :

« Je suis ravi de vous annoncer que Rivr fait désormais partie d’Amazon, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère passionnante pour notre équipe. Cette étape va accélérer la réalisation de notre vision : développer une IA physique générale pour la livraison à domicile et rapprocher la robotique et l’IA d’un déploiement concret à grande échelle. »

Créée en 2023 sous le nom Swiss-Mile, Rivr est un spin-off du laboratoire de robotique de l’université ETH de Zurich. L’entreprise, rebaptisée Rivr en janvier 2025, développe des robots destinés tout particulièrement à la livraison dite des cent derniers mètres, c’est-à-dire l’étape qui implique d’aller, par exemple, d’une camionnette stationnée dans la rue au pas de la porte du destinataire.

Ses machines disposent de roues et de pattes articulées, ce qui leur permet d’avancer facilement sur les surfaces planes, mais également de franchir les obstacles ou les escaliers.

Pour ce faire, Rivr exploite logiquement des capteurs chargés d’ausculter l’environnement immédiat de ses robots. Elle met aussi les images et situations rencontrées à profit pour nourrir ses algorithmes de décision, et donc améliorer, en théorie, l’efficacité de ses machines.

Rivr teste ses robots dans les rues de Regensdorf (canton de Zurich) – crédit Rivr

« Chaque livraison génère des données qui améliorent notre IA, combinant l’apprentissage par renforcement à grande échelle en simulation avec l’apprentissage auto-supervisé en conditions réelles », indique l’entreprise. La récente annonce selon laquelle Niantic Labs, éditeur de Pokemon Go, monétisait les images capturées par les joueurs auprès de Coco Robotics, autre spécialiste de la livraison automatisée, souligne l’intérêt commercial de la démarche.

Rivr, qui revendique une conception interne et donc une mainmise complète aussi bien sur le matériel que sur le logiciel, mène déjà des tests sur le terrain. L’entreprise a par exemple lancé en septembre dernier une expérimentation avec Swiss Post pour tester la livraison robotisée des commandes d’épicerie passées via le site e-marchand Migros Online à Regensdorf, dans le canton de Zurich. Plus tôt en 2025, Rivr a annoncé un partenariat avec l’entreprise de livraison rapide Veho aux États-Unis, là encore pour une expérimentation sur le terrain, à Austin (Texas).

Amazon n’a pas, pour l’instant, détaillé ses plans relatifs à Rivr, mais la startup disposait déjà du soutien du géant états-unien : Jeff Bezos figurait en effet au premier rang des participants à sa levée de fonds de 22 millions de dollars, bouclée au printemps 2025.

SFR permet le transfert d’eSIM entre un iPhone et un smartphone Android

L’eSIM (embedded SIM) permet d’utiliser une carte SIM dématérialisée avec les smartphones compatibles. Vous chargez un « profil » avec les données de votre forfait pour vous connecter aux réseaux mobiles de votre opérateur, sans avoir besoin d’une carte SIM physique à insérer dans le smartphone.

Ce n’est pas parce que l’eSIM est dématérialisée qu’elle est gratuite. Elle est généralement facturée entre 1 et 10 euros pour les frais d’activation, le même prix que la SIM physique envoyée par la Poste. Le transfert d’eSIM entre deux terminaux d’une même marque est possible, mais SFR va plus loin.

« Implémenté chez SFR, pour Apple dès la version 26.3 de iOS (avec comme terminaux compatibles, gamme iPhone 11 et ultérieures) et pour Android dès la mise à jour Pixel de mars 2026 (avec les gammes Google Pixel 10 et Pixel 9), le transfert eSIM inter-OS simplifie désormais le changement d’OS pour les clients », explique l’opérateur.

Cette fonction de bascule inter-OS, SFR l’a d’ores et déjà intégrée sur son infrastructure, « permettant ainsi aux constructeurs de téléphones de s’en emparer ».

Bouygues Telecom permet de transférer des eSIM entre smartphones avec le même système d’exploitation et précise que « le transfert n’est pas possible entre iOS et Android». Orange et Free permettent le transfert d’eSIM, mais pas directement entre deux systèmes différents. Chez Free par exemple, il faut passer par l’espace client avec la suppression de l’ancienne eSIM et la création d’une nouvelle (sauf sur iOS où le transfert rapide est proposé).

Bluesky révèle avoir levé 100 millions de dollars

L’Europe veut retourner dans l’ISS et étudier Apophis, le « destructeur de monde » déchu

Le Conseil de l’ESA tenait récemment sa 345e réunion, avec plusieurs décisions à la clé visant à « faire progresser les vols spatiaux habités européens, à renforcer les partenariats internationaux et à améliorer les capacités de défense planétaire ».

Premier point abordé par l’Agence spatiale européenne (ESA), l’approbation du concept de mission EPIC (ESA Provided Institutional Crew). Il doit permettre de « maximiser l’utilisation stratégique de la Station spatiale internationale (ISS) par l’Europe, en particulier à des fins scientifiques, durant les années qui lui restent ».

La fin de l’exploitation de la station est pour le moment programmée à 2030 ; elle pourrait ensuite être désassemblée puis désorbitée. « Des acteurs privés sont toutefois intéressés pour en conserver et exploiter certains modules. Mais les recherches futures se feront vraisemblablement sur de nouvelles stations, certaines privées, d’autres nationales », rappelle le CNES.

EPIC s’inscrit dans l’objectif E3P (European Exploration Envelope Programme), qui consiste à « offrir des opportunités de vol régulières aux astronautes de l’ESA. Il prévoit l’acquisition d’une mission Crew Dragon au premier trimestre 2028 pour une mission de durée moyenne à bord de l’ISS, en collaboration avec des partenaires internationaux intéressés ».

Station spatiale internationale

Deuxième point intéressant : la coopération ESA-JAXA (agence d’exploration spatiale japonaise) sur la mission Ramses qui veut étudier en détail l’astéroïde Apophis. Il alimentait de nombreux fantasmes il y a quelques années car il passe régulièrement « proche » de la Terre. Ce potentiel « destructeur de monde » a été déchu de son titre : pas de risque de collision avec la Terre pour les 100 prochaines années au moins.

Dans le cadre de la mission Ramses, la JAXA devrait fournir un imageur infrarouge thermique, des panneaux solaires légers et le lanceur spatial lourd H3. Ce dernier a raté son dernier lancement fin décembre 2025. Pour l’ESA, c’est « une avancée significative dans la coopération en matière de défense planétaire ».

Dans la même veine de la sécurité spatiale, les États membres « ont approuvé la collaboration avec la Carnegie Institution for Science pour l’hébergement et l’exploitation du télescope FlyEye-2 de l’ESA à l’observatoire de Las Campanas (Chili), renforçant ainsi la capacité de l’Europe à détecter et à suivre les objets géocroiseurs ».