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L’Europe veut retourner dans l’ISS et étudier Apophis, le « destructeur de monde » déchu

Le Conseil de l’ESA tenait récemment sa 345e réunion, avec plusieurs décisions à la clé visant à « faire progresser les vols spatiaux habités européens, à renforcer les partenariats internationaux et à améliorer les capacités de défense planétaire ».

Premier point abordé par l’Agence spatiale européenne (ESA), l’approbation du concept de mission EPIC (ESA Provided Institutional Crew). Il doit permettre de « maximiser l’utilisation stratégique de la Station spatiale internationale (ISS) par l’Europe, en particulier à des fins scientifiques, durant les années qui lui restent ».

La fin de l’exploitation de la station est pour le moment programmée à 2030 ; elle pourrait ensuite être désassemblée puis désorbitée. « Des acteurs privés sont toutefois intéressés pour en conserver et exploiter certains modules. Mais les recherches futures se feront vraisemblablement sur de nouvelles stations, certaines privées, d’autres nationales », rappelle le CNES.

EPIC s’inscrit dans l’objectif E3P (European Exploration Envelope Programme), qui consiste à « offrir des opportunités de vol régulières aux astronautes de l’ESA. Il prévoit l’acquisition d’une mission Crew Dragon au premier trimestre 2028 pour une mission de durée moyenne à bord de l’ISS, en collaboration avec des partenaires internationaux intéressés ».

Station spatiale internationale

Deuxième point intéressant : la coopération ESA-JAXA (agence d’exploration spatiale japonaise) sur la mission Ramses qui veut étudier en détail l’astéroïde Apophis. Il alimentait de nombreux fantasmes il y a quelques années car il passe régulièrement « proche » de la Terre. Ce potentiel « destructeur de monde » a été déchu de son titre : pas de risque de collision avec la Terre pour les 100 prochaines années au moins.

Dans le cadre de la mission Ramses, la JAXA devrait fournir un imageur infrarouge thermique, des panneaux solaires légers et le lanceur spatial lourd H3. Ce dernier a raté son dernier lancement fin décembre 2025. Pour l’ESA, c’est « une avancée significative dans la coopération en matière de défense planétaire ».

Dans la même veine de la sécurité spatiale, les États membres « ont approuvé la collaboration avec la Carnegie Institution for Science pour l’hébergement et l’exploitation du télescope FlyEye-2 de l’ESA à l’observatoire de Las Campanas (Chili), renforçant ainsi la capacité de l’Europe à détecter et à suivre les objets géocroiseurs ».

Commentaires (3)

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améliorer les capacités de défense planétaire
Contre qui ? On nous cache des choses ?
Ah... "seulement" contre les astéroïdes.

Sinon, la fin de l'ISS, ça me fera un gros pincement au cœur...
Une station spatiale internationale en orbite, c'était quand même un très beau symbole. Ça sera plus pareil avec des stations privées ou nationales :-(
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Une station spatiale internationale en orbite, c'était quand même un très beau symbole. Ça sera plus pareil avec des stations privées ou nationales :-(
Ça pourrait être drôle à imaginer les stations privées ou nationale n'empêche.

La Station Google avec des télescopes et des caméras installés sur toutes les autres, ses panneaux solaires affichant de la pub en permanence.

La Station Apple où, pas de bol, si tu n'as pas la iSuit, tu ne pourras pas respirer dans leur atmosphère. Et de toute façon, le port d'attache de ta navette n'est compatible qu'avec les iShuttles.

La Station Microsoft qui reboot tous les 4 matins et vous accueille avec un modèle de langage éclaté au sol.

La Station Linux, patchwork de plein de modules communautaires où l'on vit une expérience digne du tableau de M.C. Escher dont il faudra penser à fabriquer ses propres quartiers.

La Station Meta remplie de robots bruyants.

La Station Française en forme de baguette de pain et de bouteille de vin, les panneaux solaires sont des bérets.
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