#Le brief du 08 janvier 2026

Google lance son Gemini à l’assaut de Gmail (aux États-Unis)

Google continue de dérouler sa stratégie de conquête par l’IA en profitant de son vaste parc d’applications et services. Après Search et Chrome (aux États-Unis), Gemini va désormais débouler dans Gmail, avec moult promesses.

On va ainsi retrouver les AI Overviews, rendues célèbres lors de leur arrivée dans Search, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Google évoque une situation pénible : « Votre boîte de réception est remplie d’informations importantes, mais y accéder vous a obligé à devenir un puissant chercheur. Et même lorsque vous trouvez les bons e-mails, vous vous retrouvez souvent à fixer une liste de messages, obligé de fouiller dans le texte pour reconstituer la réponse ».

Que faire ? Confier le travail à Gemini. Dans des échanges contenant des dizaines de courriers par exemple, un résumé sera proposé avec les points saillants. On pourra bien sûr poser des questions en langage naturel, du type « Qui était le plombier qui m’a donné un devis pour la rénovation de la salle de bain l’année dernière ? ». La réponse se fera sous la forme d’un paragraphe avec un lien vers l’e-mail correspondant. Cette fonction est disponible pour tous les utilisateurs aux États-Unis.

Des outils d’écriture sont également déployés, selon le niveau d’abonnement. Pour tout le monde, Google fournit une aide à l’écriture, soit à partir d’un brouillon, soit depuis une page blanche, à partir d’un prompt. Gemini pourra également tenir compte du contexte pour préparer des réponses pré-écrites. Pour les abonnés Google AI Pro et Ultra, un assistant de relecture sera disponible, pour vérifier notamment le style et la grammaire, en plus de pouvoir modifier le ton et le style.

Enfin, Google introduit une « AI Inbox », qui se propose de « filtrer le désordre afin que vous puissiez vous concentrer sur ce qui est le plus important ». Google décrit cette fonction comme un « briefing personnalisé ». Elle doit se montrer suffisamment intelligente pour faire remonter les éléments jugés pertinents, comme l’échéance proche d’une facture. Elle n’est cependant pas encore disponible, car seuls quelques testeurs triés sur le volet y ont accès.

Sync-in 1.10 intègre la suite Collabora et améliore ses liens publics

Sync-in est un projet libre et français de stockage et de gestion de fichiers. Son développeur principal, Johan Legrand, nous avait présenté son travail, pensé avant tout comme une plateforme de gestion des fichiers et de collaboration, le tout pour des solutions auto-hébergées.

Depuis notre article en octobre, plusieurs versions intermédiaires sont sorties. La version 1.8 a par exemple étendu le support linguistique et ajouté un chargement dynamique des traductions, la possibilité d’activer ou désactiver l’indexation, ou encore le support de FreeBSD. La version 1.9 a rafraichi l’identité visuelle, amélioré la gestion des images et ajouté diverses améliorations.

La nouvelle mouture 1.10, sortie ce 7 janvier, est une mouture importante. Comme Johan Legrand nous l’avait indiqué il y a quelques mois, elle intègre d’abord la suite Collabora, qui peut être utilisée aux côtés de OnlyOffice (déjà présente) ou en remplacement. Dans le cas où les deux suites sont présentes, on peut choisir quelle application doit être ouverte en fonction du format du fichier.

Parmi les autres nouveautés, on note une amélioration significative des liens publics. Ces derniers, en plus de permettre le téléchargement, peuvent être configurés pour autoriser l’accès, la consultation et l’édition des documents, selon le format et les droits d’accès. Dans les listes de documents, les actions Voir et Modifier ont été remplacés par un bouton unique Ouvrir, dont l’action change selon le contexte (et donc les droits).

Sous le capot, Sync-in 1.10 migre vers Node.js 24, tout en maintenant sa compatibilité avec Node.js 22. Selon Johan Legrand, ce changement améliore la stabilité et les performances du projet. Enfin, on note une série de corrections, notamment pour des conflits de traduction et des redirections « intempestives » lors du rafraichissement des liens publics.

Si vous avez une installation de Sync-in, vous devriez avoir reçu une notification via l’application, ou par e-mail si le serveur idoine a été activé sur l’instance. Pour rappel, il existe une version démo permettant de tester les fonctions du projet (demo/demo comme identifiants).

Le collectif « Le Nuage était sous nos pieds » cartographie les datacenters français

Le collectif « Le Nuage était sous nos pieds » cartographie les datacenters françaisIllustration : Flock

Où se situent les centres de données existants, en cours de construction ou à venir en France ? 


Le collectif marseillais Le Nuage était sous nos pieds, qui dénonce la trajectoire globale de l’industrie numérique et réclamait au printemps dernier un débat public sur la question, a publié fin 2025 une carte participative des datacenters présents dans l’Hexagone.

Au total, l’organisation recense 348 centres déjà existants, 26 annoncés, 11 dont les dossiers sont en cours d’instruction par les services de l’État, et 8 en cours de construction. 


Cartographie des plus gros datacenters français par Le nuage était sous nos pieds / Capture d’écran

Elle recense par ailleurs une quinzaine d’actions locales contre certains projets, que ce soit à Marseille même, où le collectif s’oppose, avec d’autres, au projet de centre de données MRS5 de Digital Realty, aux Pennes-Mirabeau, où des habitants refusent un projet porté par Telehouse, ou encore à Eybens, près de Grenoble, où des habitants se mobilisent contre un projet de supercalculateur de DataOne.

Pour établir sa cartographie, Le Nuage était sous nos pieds indique avoir croisé les différentes sources ouvertes à sa disposition. Le collectif s’est notamment appuyé sur le travail communautaire déjà effectué sur OpenStreetMap, dont il a extrait les points d’intérêt avec une requête OverPass Turbo. 
Il indique avoir complété ce premier échantillon « à partir d’informations publiques (communiqué des entreprises, articles de presses, réseau sociaux) et des informations divulguées par la Direction Générale des Entreprises, RTE et EDF ».

Il souligne par ailleurs que le nombre exact de centres de données existant en France est inconnu : RTE et l’ADEME recensent entre 300 et 352 bâtiments commerciaux (c’est-à-dire « ouverts à l’hébergement et à la colocation », selon le décompte d’Infranum), auxquels il faut ajouter 5 000 petits centres privés d’entreprises.

La publication de cette carte intervient quelques semaines après que Bercy et sa direction générale des entreprises ont publié un guide dédié à l’installation de centres de données sur le territoire, censé déminer les difficultés associées aussi bien pour les porteurs de projet que pour les propriétaires fonciers ou les collectivités.

À l’échelle du globe, la France fait partie des cinq pays comptant le plus de centres de données commerciaux, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine et l’Allemagne.

Les applications Logitech en panne sur Mac à cause d’un certificat expiré

Ces derniers jours, des utilisateurs de périphériques Logitech sur Mac ont peut-être remarqué que leur application Options+ ou G Hub ne fonctionnait plus. C’est normal : Logitech a oublié de renouveler un certificat de sécurité servant à la bonne marche de ses applications, les rendant inopérantes.

Dans un fil Reddit, Joe Santucci, responsable du marketing mondial chez Logitech, expliquait ce 7 janvier : « Le certificat expiré sert à sécuriser les communications inter-processus et cette expiration fait que le logiciel ne peut pas démarrer correctement ». Dans un autre message, il faisait amende honorable : « On s’est vraiment plantés là. C’est une erreur impardonnable. Nous sommes vraiment désolés pour la gêne occasionnée ».

Quelques heures après, Logitech publiait des versions mises à jour de ses applications, avec un nouveau certificat en bonne et due forme. Malheureusement, c’est là que le problème prend de toutes autres proportions : le certificat expiré était également utilisé pour les mises à jour automatiques. Les versions concernées ne peuvent donc pas récupérer les nouvelles et les installer. La manipulation doit nécessairement être manuelle.

Dans la page mise en ligne pour pousser les applications à jour (pour macOS 26 Tahoe, macOS 15 Sequoia, macOS 14 Sonoma et macOS 13 Ventura), Logitech ajoute que l’installeur doit être utilisé sur des installations existantes pour que les paramètres soient préservés. La FAQ indique cependant que des utilisateurs peuvent avoir été tentés de désinstaller les anciennes versions pour les réinstaller. Un réflexe habituel, mais qui supprime les paramètres personnalisés.

Aux États-Unis, l’Apple Card va passer de Goldman Sachs à JPMorgan Chase

Opérés depuis Goldman Sachs depuis leur lancement, la carte de paiement Apple Card et les services de crédit et de cashback associés vont passer entre les mains d’une autre banque, JP Morgan Chase. Cette transition, annoncée le 7 janvier, doit s’échelonner sur environ deux ans.

Elle est censée se dérouler sans heurts et surtout sans interruption de service pour les souscripteurs de ces services financiers, lancés par Apple aux États-Unis à partir de 2019. « Les utilisateurs d’Apple Card peuvent continuer à utiliser leur carte comme d’habitude pendant la transition. Des informations supplémentaires seront communiquées à l’approche de la date de transition », indique Apple dans une FAQ dédiée.

S’il est présenté comme indolore pour le client final, ce changement de partenaire financier se révèle cependant le fruit de longues négociations. Il aurait ainsi fallu plus d’un an à Apple pour identifier un successeur à Goldman Sachs, et parvenir à la négociation d’un accord susceptible de convenir aux trois parties prenantes.

La clientèle de l’Apple Card représente environ 20 milliards de dollars d’encours de prêts, d’après le Wall Street Journal. JPMorgan Chase aurait obtenu une décote de plus d’un milliard de dollars sur cet encours, révèle le quotidien économique, ce qui signifie que Goldman Sachs souhaitait s’en débarrasser.

Associée en priorité à l’iPhone et Apple Pay, l’offre Apple Card s’accompagne d’une carte physique, blanche, en titane – crédit Apple

Dans sa propre communication, Goldman Sachs affirme poliment que cette transaction participe de sa volonté de resserrer son offre de services financiers à destination du grand public. Son CEO, David Solomon, n’avait cependant pas fait mystère de sa volonté de se désengager de l’accord passé avec Apple.

Alors que les deux entreprises devaient initialement collaborer jusqu’en 2030, Solomon avait publiquement évoqué une rupture anticipée de contrat en janvier 2025, expliquant que l’Apple Card avait contribué à faire baisser le rendement des capitaux propres de Goldman Sachs de 75 à 100 points de base en 2024.

Goldman Sachs n’a pas communiqué précisément les pertes associées à l’Apple Card, mais la banque déclarait, sur son exercice 2024, 859 millions de dollars de déficit pour sa division Platform Solutions, dédiée notamment à ses partenariats en matière de paiement.

Reste à voir dans quelle mesure JPMorgan Chase et Apple décideront (ou non) de faire évoluer l’offre Apple Card pour améliorer sa rentabilité. La carte de paiement aux couleurs d’Apple (blanche, en titane et gravée au laser) promet notamment 3 % de rétrocessions (cashback) sur les achats réalisés chez Apple et une série de partenaires, une épargne rémunérée et un accès simplifié à des offres de crédit à la consommation qui constituent le nerf de la guerre du modèle.

Le lancement de l’Apple Card, en 2019, avait été entaché d’une polémique liée aux algorithmes en charge du calcul des autorisations de crédit, accusés de biais sexistes. Dans certains cas, ces derniers accordaient des autorisations de crédit supérieures à des hommes qu’à des femmes, pourtant en couple au sein d’un même foyer. Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, avait lui-même été victime du phénomène. L’enquête diligentée par le département des services financiers de l’état de New York s’était finalement conclue par un non lieu (PDF) en 2021.

Début 2024, Apple et Goldman Sachs ont en revanche écopé d’une amende de 89 millions de dollars prononcée par le Consumer Financial Protection Bureau (CFPB) pour n’avoir pas géré de façon correcte des transactions litigieuses signalées par les utilisateurs de la carte, et pour défaut d’information sur certains pans de l’offre de crédit.

Les États-Unis se retirent de 66 organisations dont le GIEC et la Freedom Online Coalition

Par un mémorandum présidentiel signé par Donald Trump, les États-Unis se retirent d’une liste de 66 organisations, collaborations et traités internationaux dont le GIEC, la Freedom Online Coalition, le Global Counterterrorism Forum ou encore le Global Forum on Cyber Expertise.

Dans cette liste, 31 organisations appartiennent à l’ONU dont, par exemple, l’Université des Nations unies, le Centre du commerce international, l’International Energy Forum ou encore l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche.

Hors ONU, y figurent aussi la Commission for Environmental Cooperation, l’European Centre of Excellence for Countering Hybrid Threats, l’Intergovernmental Forum on Mining, Minerals, Metals, and Sustainable Development ou l’Intergovernmental Panel on Climate Change.

Le mémorandum précise que « j’ai déterminé qu’il était contraire aux intérêts des États-Unis de rester membre, de participer ou d’apporter un soutien » à ces organisations.

Exchange Online : Microsoft renonce à la limite de 2 000 e-mails par jour

Microsoft prévoyait depuis avril 2024 d’imposer graduellement une limite de 2 000 e-mails par jour et par personne dans les entreprises clientes d’Exchange Online. Un changement radical de l’External Recipient Rate, puisque la limite était alors fixée à 10 000. Microsoft justifiait la mesure par des abus constatés, l’éditeur expliquant que son service n’était pas conçu pour les envois de masse.

Ce changement devait initialement prendre effet au 1er janvier 2026. Comme le rappelle notamment Neowin, il avait été repoussé à avril pour les nouveaux clients et les comptes d’essais, et à octobre pour les comptes existants. Il n’en sera finalement rien.

Dans un billet de blog publié le 6 janvier, Microsoft explique avoir renoncé à ce changement « indéfiniment pour le moment ». La raison ? Les retours négatifs de la clientèle : « Les clients ont indiqué que cette limite pose d’importants défis opérationnels, surtout compte tenu des capacités limitées des offres d’envoi en masse disponibles aujourd’hui. Vos retours comptent, et nous nous engageons à trouver des solutions qui équilibrent sécurité et ergonomie sans provoquer de perturbations inutiles ».

Microsoft ajoute vouloir toujours combattre les abus du service, « comme le spam et les e-mails malveillants ». Elle aimerait également limiter les mésusages d’Exchange Online, dont les applications line-of-business (LOB) qui se servent du service pour les envois de masse. « Cependant, nous prévoyons de traiter ces problèmes de manière à moins perturber les flux de travail de votre entreprise. Cela signifie des approches plus intelligentes et adaptatives qui protègent le service tout en respectant vos besoins opérationnels », ajoute l’entreprise.

La limite reste donc de 10 000 e-mails envoyés par jour et par personne, en tout cas pour l’instant.

Discord prépare une entrée en bourse pour mars

Discord travaille avec Goldman Sachs et JP Morgan Chase à une entrée en bourse prévue pour mars, d’après Bloomberg.

Populaire chez les adeptes de jeux vidéo et les programmeurs, la plateforme affirme compter plus de 200 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. En 2022, elle en comptait 7,6 millions en France.

l'icône de discord

Les discussions ne viennent toutefois pas de commencer : en mars 2025, Discord était déjà en discussion pour ce type d’opération.

Les actions du gouvernement fédéral en général et du ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) en particulier avaient créé trop d’inquiétudes pour permettre une entrée en bourse dans les bonnes conditions.

En 2021, l’entreprise avait refusé d’être rachetée par Microsoft pour 10 milliards de dollars.

Bose arrête le support des enceintes SoundTouch mais ouvre leur API à la communauté

Voilà une idée qui mériterait sans doute de faire des émules : Bose, qui avait annoncé en octobre dernier la fin du support technique et des services connectés associés aux enceintes de la gamme SoundTouch, vient d’offrir une alternative aux consommateurs concernés.

Le fabricant a en effet mis à jour, mercredi 7 janvier, la note d’information dédiée, pour signaler la mise à disposition de la documentation relative à l’API SoundTouch. « Nous rendons nos spécifications techniques disponibles afin que les développeurs indépendants puissent créer leurs propres outils et fonctionnalités compatibles avec SoundTouch ».

Les conditions d’utilisation de l’API en question (documentation en PDF) ont elles aussi été mises à jour en date du 7 janvier, pour refléter cette nouvelle permissivité.

Bose a commercialisé l’enceinte sans fil SoundTouch 20 de 2014 à 2023. A l’époque, la marque avait passé un accord avec Deezer – crédit Bose

Bose annonce par ailleurs que la date de fin programmée des services cloud opérés par ses soins sur les produits SoundTouch, initialement fixée au 18 février 2026, était désormais reportée au 6 mai 2026.

Après le 6 mai, les enceintes concernées ne recevront donc plus aucune mise à jour (notamment de sécurité). Ces dernières resteront cependant fonctionnelles sur un réseau local, lorsqu’elles sont alimentées par une application ou un service de musique exécuté depuis un autre appareil. En revanche, le pilotage centralisé des services musicaux depuis l’application Bose ne sera plus possible… à moins donc que de nouveaux clients non officiels prennent le relais, en vertu de l’API rendue disponible.

« Les systèmes SoundTouch par Bose ont été lancés en 2013. Depuis, la technologie a évolué et nous ne sommes plus en mesure de continuer le développement et l’assistance de l’infrastructure du cloud qui supporte cette ancienne génération de produits. Nous nous engageons toujours vers la création de nouvelles expériences sonores pour nos clients en nous appuyant sur des technologies modernes », justifie le constructeur.

Android : Google ne publiera le code source d’AOSP que deux fois par an

Google n’en finit pas de revoir sa gestion d’Android Open Source Project (alias AOSP). C’est la version open source (sous licence Apache 2.0) du système d’exploitation mobile utilisée par des fabricants et développeurs de ROM alternatives, comme LineageOS.

Google indique à Android Authority que la publication du code source se fera désormais deux fois par an, « au deuxième et au quatrième trimestre de chaque année ». Cela correspond au rythme de déploiement d’Android, avec une version majeure au deuxième trimestre et une mineure au quatrième.

Jusqu’à présent, la version AOSP était publiée « dans les jours suivant le déploiement de la mise à jour correspondante sur ses propres appareils mobiles Pixel », rappellent nos confrères. Désormais, Google va se garder une longueur d’avance.

Flock

L’annonce est confirmée sur cette page, avec un message pour les développeurs : « À partir de 2026, pour nous aligner sur notre modèle de développement stable et garantir la stabilité de la plate-forme pour l’écosystème, nous publierons le code source sur AOSP au deuxième et au quatrième trimestre. Pour créer et contribuer à AOSP, nous vous recommandons d’utiliser android-latest-release au lieu de aosp-main. La branche de fichier manifeste android-latest-release fera toujours référence à la version la plus récente envoyée à AOSP ».

Google précise à nos confrères que cela ne devrait rien changer pour les correctifs liés à la sécurité : « l’entreprise continuerait à publier chaque mois des correctifs de sécurité sur une branche dédiée uniquement à la sécurité pour les versions pertinentes du système d’exploitation, tout comme elle le fait aujourd’hui », affirme Android Authority. Pourtant, ce fonctionnement aussi a changé il y a quelques mois, au grand dam de LineageOS.

Il y a un peu moins d’un an, Google annonçait que le développement d’Android passait uniquement en interne, avec une conséquence visible : la version publique d’Android est toujours en retard sur la version interne. Google bascule de plus en plus dans un modèle où ses smartphones seront en avance sur les autres niveau logiciel.