#Le brief du 07 juillet 2025

500 millions d’euros d’amende pour violation du DMA : Apple fait appel

Le 07 juillet 2025 à 16h59

Apple a, sans surprise, confirmé son intention d’interjeter appel de la condamnation formulée à son encontre par la Commission européenne pour violation du Digital Markets Act (DMA). L’entreprise avait écopé d’une amende fixée à 500 millions d’euros, payable sous soixante jours.

« Nous pensons que la décision de la Commission européenne – et son amende sans précédent – ​​vont bien au-delà de ce qu’exige la loi », a déclaré l’entreprise dans un communiqué cité par Bloomberg. « Comme le montrera notre appel, la CE nous impose la façon de gérer notre boutique et force des conditions commerciales qui sont source de confusion pour les développeurs et néfastes pour les utilisateurs. »

Cette amende de 500 millions d’euros sanctionne pour mémoire la façon dont Apple verrouille, selon la Commission européenne, l’accès à son environnement mobile afin d’évincer les alternatives à l’App Store en matière de distribution de logiciels.

Apple vs EU : le bras de fer
Sans surprise, Apple attaque l’amende prononcée par la Commission européenne

« En raison d’un certain nombre de restrictions imposées par Apple, les développeurs d’applications ne peuvent pas bénéficier pleinement des avantages d’autres canaux de distribution en dehors de l’App Store  », faisait valoir Bruxelles le 23 avril dernier :

« De même, les consommateurs ne peuvent pas tirer pleinement parti d’autres offres moins chères, étant donné qu’Apple empêche les développeurs d’applications d’informer directement les consommateurs de l’existence de ces offres. La société n’a pas démontré que ces restrictions étaient objectivement nécessaires et proportionnées. »

Apple clame de son côté que la Commission européenne fait fausse route, tout en se pliant partiellement à ses exigences. L’entreprise se prépare ainsi à simplifier l’installation des boutiques tierces sur iOS, mais aussi à autoriser les éditeurs d’application à renvoyer vers les canaux commerciaux de leur choix pour orchestrer leurs campagnes de promotion. Apple prépare enfin le passage à un système de commissions multi-niveaux pour les applications, services et contenus vendus au travers de son App Store.

Le 07 juillet 2025 à 16h59

La part de marché de Windows 10 passe sous celle de Windows 11, mais pas en Europe

Le 07 juillet 2025 à 15h12

À trois mois seulement de la fin annoncée de la prise en charge de Windows 10, le 14 octobre prochain, Windows 11 vient de dépasser la part de marché de son prédécesseur, au niveau mondial et en Asie.

D’après les chiffres de StatCounter, les parts de marché de Windows 11 et Windows 10 viennent en effet de se croiser, pour s’établir respectivement à 52 et 45 % au niveau mondial (contre 31 et 65 % il y a un an), et de 56 et 40 % en Asie (contre 29 et 65 % en juillet 2024), où la courbe d’adoption semble encore plus accélérer.

En Europe, cela dit, StatCounter attribue toujours 53 % de parts de marché à Windows 10, contre 44 % pour Windows 11. En France, la lente érosion de Windows 10 continue, passant de 66 à 53 % de parts de marché en un an, quand celle de Windows 11 est, dans le même temps, passée de 30 à près de 43 %.
En Afrique, leurs parts de marché respectives sont de 55 et 41 % (contre 26 et 71 % il y a un an), et de 55 vs 43 % en Amérique du Sud (vs 33 et 64 % l’an passé).

En Amérique du Nord, les courbes s’étaient croisées en mars dernier, et n’ont guère évalué depuis, la part de marché de Windows 11 étant même passé de 55,5 % en avril à 52,8 en juillet, quand celle de Windows 10 est, dans le même temps, passée de 42 à 43,4 %.

En Russie, Windows 10 est toujours à 74 % (contre 80 % il y a un an) quand Windows 11 est passé de 13 à 19 % en un an, Windows 7 restant dans le même temps aux alentours de 5 %. En Inde, leurs parts de marché respectives sont passées de 68 à 58 % pour Windows 10, et de 29 à 40 % pour Windows 11, Windows 7 restant sous la barre des 2 %.

La Chine offre une situation encore plus complexe, puisque la part de Windows 7 n’est passée sous celle de Windows 11 qu’en novembre dernier, passant de 21 à 12 % en ce mois de juillet. Windows 11 représenterait 32 % de part de marché, et Windows 10 52 %.

Le 07 juillet 2025 à 15h12

Vivaldi 7.5 met de la couleur dans les piles d’onglets

Le 07 juillet 2025 à 11h30

« Parlez-en à un ami, à un parent ou à un collègue qui se noie dans 342 onglets ouverts », invite Jon von Tetzchner, fondateur de Vivaldi, dans un billet d’annonce. Dans ses déclinaisons desktop, le navigateur passe en effet en version 7.5 avec, entre autres nouveautés, l’introduction d’un système permettant de personnaliser la couleur d’une pile d’onglets, de façon à faciliter son identification.

Le système d’onglets profite par ailleurs d’un menu contextuel repensé, censé mieux mettre en avant les différentes possibilités offertes par le navigateur, telles que l’hibernation (pour libérer les ressources mémoire associées) ou le rechargement périodique de la page.

Sur le volet de la confidentialité et du respect de la vie privée, fers de lance de la proposition marketing de Vivaldi, l’éditeur annonce la possibilité de définir un fournisseur DNS personnalisé pour le navigateur uniquement, avec requêtes DNS via HTTPS (DoH).

Vivaldi 7.5 introduit par ailleurs les fonctionnalités ou correctifs suivants :

  • Barre d’adresses : correction de l’étrangeté de l’activation, des hoquets de suggestion et autres bizarreries dans la liste déroulante
  • Bloqueur de pubs : supporte désormais les règles badfilter, strict3p, et strict1p
  • Signets & Notes : glisser/déposer amélioré avec un meilleur retour visuel
  • Courrier et agenda : gestion des fils de discussion plus intelligent, gestion des invitations et polissage tout au long de l’expédition
  • Tableau de bord et modules : modifications de la mise en page, améliorations de la transparence, qualité du glisser-déposer
  • Commandes rapides : affiche désormais les onglets synchronisés et gère les erreurs plus facilement
  • Réglages : améliorations de l’interface utilisateur à tous les niveaux, de la saisie DNS à la visibilité des règles des espaces de travail
Vivaldi 7.5 introduit la personnalisation de la couleur des piles d’onglets

Le 07 juillet 2025 à 11h30

Ingram Micro victime d’une attaque par ransomware

Le 07 juillet 2025 à 09h56

Depuis vendredi 4 juillet, le site Web du grossiste en équipements informatiques Ingram Micro est aux abonnés absents. L’entreprise s’est finalement expliquée dans un communiqué publié le 5 juillet dans la soirée. Elle affirme avoir été victime d’un ransomware, ou rançongiciel.

« Ingram Micro a récemment identifié un rançongiciel sur certains de ses systèmes internes. Immédiatement après avoir pris connaissance du problème, l’entreprise a pris des mesures pour sécuriser l’environnement concerné, notamment en mettant proactivement certains systèmes hors ligne et en mettant en œuvre d’autres mesures d’atténuation », écrit l’entreprise dans ce communiqué.

Elle assure par ailleurs faire son maximum pour rétablir ses outils et donc reprendre le flux normal de ses commandes, et indique avoir lancé une enquête « avec l’aide d’experts en cybersécurité » en plus d’avoir prévenu les forces de l’ordre. Lundi matin, le site d’Ingram Micro est toujours indisponible : une simple phrase avertit d’un incident de sécurité et renvoie vers ce communiqué.

D’après Bleeping Computer, l’incident aurait été constaté dès jeudi matin, quand des employés d’Ingram Micro ont découvert sur certains postes informatiques le message déposé par l’intermédiaire du ransomware. L’opération serait à mettre au crédit de SafePay, un récent groupe de pirates qui revendique déjà plus d’une quarantaine d’attaques réussies. L’attaque aurait été conduite au travers du client GlobalProtect VPN (Palo Alto Networks), sans qu’on sache si et comment les pirates se sont procurés des identifiants valides.

Le 07 juillet 2025 à 09h56

La fonctionnalité Overviews de Google attaquée en Europe pour abus de position dominante

Le 07 juillet 2025 à 09h30

Un réseau d’éditeurs indépendants attaque devant la Commission européenne la fonctionnalité Overviews de Google qui utilise l’IA générative pour créer des résumés affichés au-dessus de la liste de liens de son moteur de recherche, selon Reuters.

La fonctionnalité (qui, depuis une semaine, peut contenir des publicités dans sa version anglophone) est accusée depuis son arrivée de faire baisser l’audience des sites web tout en utilisant leurs contenus.

Overview de « How to boil an egg »

« Le principal service de moteur de recherche de Google utilise abusivement le contenu web pour les AI Overviews de Google dans Google Search, ce qui a causé, et continue de causer, un préjudice important aux éditeurs, y compris les éditeurs de presse, sous la forme d’une perte de trafic, de lectorat et de revenus », indique la plainte.

Ces éditeurs indépendants qui attaquent Google sont réunis sous un réseau nommé « Alliance internationale des éditeurs indépendants ». Celui-ci revendique représenter plus de 980 maisons d’édition indépendantes.

Sa plainte affirme notamment que « les éditeurs qui utilisent Google Search n’ont pas la possibilité de refuser que leur matériel soit ingéré pour l’entraînement des grands modèles de langage de Google et/ou qu’il soit indexé pour les résumés, sans perdre leur capacité à apparaître dans la page de résultats de la recherche générale de Google ». Et effectivement, le moteur de recherche de Google et ses IA utilisent le même bot d’indexation, ce qui ne permet pas de choisir d’apparaitre dans l’un sans apparaitre dans l’autre.

À Reuters, Google affirme que de nombreuses affirmations sur le trafic provenant des recherches sont souvent basées sur des données très incomplètes et faussées. « En réalité, les sites peuvent gagner ou perdre du trafic pour diverses raisons, notamment la demande saisonnière, les intérêts des utilisateurs et les mises à jour algorithmiques régulières du moteur de recherche », affirme l’entreprise. Remarquons que le manque de données vient du fait que Google est particulièrement peu bavarde sur ces mises à jour.

Aux États-Unis, plusieurs grands éditeurs ont déjà alerté sur les conséquences de cette perte de trafic sur leur activité, alors que Google a déployé la fonctionnalité dans 200 pays.

Le 07 juillet 2025 à 09h30

Capgemini s’offre le géant de l’externalisation WNS au nom de l’IA agentique

Le 07 juillet 2025 à 09h12

Capgemini a officialisé lundi l’acquisition de son homologue indien WNS pour une valorisation de 3,3 milliards de dollars. L’opération, qui devrait être bouclée d’ici la fin de l’année, vise selon le groupe à « saisir l’opportunité stratégique offerte par l’IA agentique ».

« Les entreprises adoptent rapidement l’IA générative et agentique pour transformer leurs opérations de bout en bout. Les services de gestion des processus métiers (BPS) seront la vitrine de l’IA agentique. Les services BPS traditionnels se muent en Opérations Intelligentes basées sur l’IA agentique : c’est un changement de paradigme. L’acquisition de WNS par Capgemini apportera au Groupe la taille critique et l’expertise sectorielle nécessaires pour saisir cette opportunité stratégique en pleine émergence », décrit Aiman Ezzat, directeur général de Capgemini, dans un communiqué.

Né dans le giron du groupe aérien British Airways, WNS est un spécialiste de l’externalisation fort d’environ 65 000 salariés, répartis dans plus de 60 centres de services basés principalement en Inde, mais aussi en Malaisie, aux Philippines, en Roumanie, en Turquie ou au Sri Lanka.

Coté à la bourse de New-York, WNS a racheté en mars dernier une startup spécialisée dans l’IA à des fins décisionnelles, Kipi.ai, pour 75 millions de dollars. L’entreprise revendique un chiffre d’affaires de 1,315 milliard de dollars sur son exercice 2025, clos au 31 mai dernier, assorti d’un résultat net de 170 millions de dollars.

L’intégration de WNS devrait se révéler immédiatement relutive, selon Capgemini. L’opération a été sécurisée par l’obtention d’un prêt de 4 milliards d’euros, dont le montant servira également à couvrir le rachat de la dette de WNS.

Code informatique
WNS est un spécialiste de la gestion des processus métiers

Le 07 juillet 2025 à 09h12