TikTok : les risques pour la santé mentale des enfants pointés par Amnesty International
Le 22 octobre 2025 à 08h00
3 min
Réseaux sociaux
Sociaux
Dans un rapport publié ce mardi 21 octobre, l'antenne française d'Amnesty International montre de nouveau les risques pour les enfants associés au fait de « doomscroller » des vidéos sur le réseau social.
Après une commission d'enquête de l'Assemblée nationale récemment, la plainte de 14 États américains l'année dernière, ou encore l'enquête de nos confrères belges de la RTBF, l'ONG dénonce les « risques systémiques que [le modèle de TikTok] fait courir aux enfants et aux jeunes ».
L'ONG a mené deux expériences montrant les dérives de l'algorithme qui pousserait les adolescents vers le visionnage de vidéos sur la tristesse et la santé mentale.

D'une part, en regardant les propositions de l'onglet « Pour toi » après avoir regardé ce genre de vidéos pendant quelque temps sur des profils. « Le fait de regarder ces vidéos a ensuite entraîné une multiplication rapide des contenus sur la tristesse et la santé mentale. Dans les 15 à 20 minutes après le début de l’expérience, les trois fils contenaient presque exclusivement des vidéos sur la santé mentale, dont jusqu’à la moitié sur des contenus tristes et dépressifs », explique l'ONG.
D'autre part, en faisant la même expérience, mais automatiquement, pour avoir plus de données : l'organisation a constaté les mêmes effets, mais de manière moins importante.
Comme on peut s'en douter pour un algorithme qui ne se baserait que sur la similarité des contenus, « plus un·e utilisateur·rice manifeste un intérêt pour des contenus potentiellement nocifs, plus il/elle reçoit de recommandations en ce sens », explique Amnesty International. Le problème ici est que ce genre de contenus est nocif pour la santé, notamment des adolescents, et qu'ils incitent à l’automutilation ou au suicide.
Dans le média La Croix, Stéphanie Mistre, dont la fille s’est suicidée à 15 ans, fustige une plateforme « obnubilée par ses profits ».
Dans ses conclusions, Amnesty International pousse la Commission européenne à « veiller que le Règlement sur les services numériques soit rigoureusement appliqué » et « inclure sans délai » ses conclusions à l'enquête en cours sur les possibles violations par TikTok de ses obligations au titre du DSA.
L'ONG demande en parallèle aux États membres de l'Union européenne, et en particulier à la France, de « faire en sorte que les droits des mineur·e·s soient respectés et protégés » et « faire le nécessaire pour que l’accès aux infrastructures et services numériques incontournables (comme TikTok et d’autres plateformes de réseaux sociaux) et leur utilisation ne soient pas subordonnés à une surveillance généralisée des utilisateurs et utilisatrices ».
Le 22 octobre 2025 à 08h00
Commentaires (23)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le fruit du travail d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d’un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 22/10/2025 à 10h25
Le 22/10/2025 à 10h57
Le 22/10/2025 à 11h30
Les parents qui ne résistent pas à la pression sociale exercée par les enfants copains de leur enfant...
Le 22/10/2025 à 11h39
Modifié le 23/10/2025 à 23h23
Le 22/10/2025 à 10h29
Modifié le 22/10/2025 à 11h00
Facebook à plus de 20ans maintenant, donc les parents de maintenant ont grandi avec les reseaux sociaux....
PS : Je ne suis ni sur Tiktok, ni sur facebook ou consort.
Le 22/10/2025 à 11h14
Idem pour le tabac.. et pourtant ça fume
Le 22/10/2025 à 11h24
La plupart des parents n'ont pas conscience des effets indésirables des réseaux sociaux, autre que le "il est toujours pendu à son téléphone" (mais comme eux sont pas mieux, c'est difficile de montrer l'exemple).
Il faut demander aux parents de résister à la pression sociale. Et aussi il faut faire de la prévention auprès de la génération au-dessus : tu es piègé en tant que parent si les grands parents ou les tontons/tatas donnent un (vieux) téléphone à ton enfant.
Le 22/10/2025 à 11h39
Le 22/10/2025 à 11h43
Modifié le 22/10/2025 à 12h59
Ce n'est pas la même chose au collège quand tous les gosses demandent "c'est quoi ton insta ?"...
Modifié le 22/10/2025 à 13h27
Le message initial et donc toute la suite parle d'enfants de "3 et 6 ans". Ils ne sont généralement pas au collège.
Le 22/10/2025 à 13h10
Modifié le 22/10/2025 à 13h28
Non, c'est celui-ciTous les commentaires jusqu'à celui auquel je réponds sont des réponses sous ce commentaire.Modifié le 22/10/2025 à 13h29
Édit : je précise que mon "2" ne répondait pas au "1".
Le 22/10/2025 à 13h27
Le 22/10/2025 à 11h44
Ma réponse est simple : Et ?
On a l'impression que l'humanité est apparu il y a moins de 100 ans.
C'es dure d'être parent. C'est presque une lapalissade. On laisse pas le "tonton" donner des clops ou de l'alcool à son gamin. Donc on peut bien refuser de recevoir le vieux tel, bien que le pb n'est pas le tel.
Indépendamment je ne suis pas contre les outils, ni même les réseaux sociaux. Ce qui m'irite c'est les discours d'un coté, "y a qu'a faut qu'on " qui aboutisse à : "oui ... il est important de légiférer..." et d'un autre coté les lois faites en mode "psychodrame" sans réflexion pour les pleureurs qui font des gamins sans prendre consciences qui être parent c'est un boulôt à plein temps qui transforme sa vie. Qui ont font un comme on achèterai une voiture.
Sauf l'enfant tu ne peux pas le revendre ou le foutre à la casse (légalement s'entends :-) )
Le 22/10/2025 à 12h58
Le truc, c'est que la légitimité à faire une action telle que dire aux autres parents d'élèves "ça serait bien qu'on se mette tous d'accord pour banir TikTok" nécessite que les autres parents soient conscients, à minima, qu'il y a des problèmes avec ce réseau social. Et donc il faut de la prévention/communication à ce propos.
Après, j'avoue ne pas avoir compris à quoi le "Et ?" faisait référence. ^^'
Le 22/10/2025 à 13h56
Et aussi il faut faire de la prévention auprès de la génération au-dessus : tu es piègé en tant que parent si les grands parents ou les tontons/tatas donnent un (vieux) téléphone à ton enfant.[...]
Le "et" était à comprendre en Et c'est quoi la difficulté, mais comme j'ai developpé ma réponse un peu après, ce "et" est devenu superfétatoire, inutile. :-)
[Non je jure que ce n'est pas un défis de mot à placer (superfétatoire)
Le 22/10/2025 à 14h47
Le 22/10/2025 à 14h36
Le 22/10/2025 à 15h08
C'est la dose qui fait tout.
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?