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Deux ans plus tard, Intel rachète déjà les 49 % manquants de sa Fab 34 en Irlande

Le 03 avril à 08h50

Cette semaine, le fondeur a annoncé qu’il allait « racheter 49 % des parts de sa coentreprise irlandaise Fab 34 ». Il s’agit de récupérer la part qui avait été vendue il y a deux ans à peine au fonds Apollo, pour 11,2 milliards de dollars. Coût de l’opération cette fois-ci : 14,2 milliards de dollars.

Cette transaction a apporté à Intel « une plus grande souplesse financière et a permis à l’entreprise de libérer et de redéployer des capitaux pour faire avancer ses priorités stratégiques, notamment l’accélération du développement d’Intel 4 et 3, les plus avancés en Europe, ainsi que le processus Intel 18A, le plus avancé, développé et fabriqué aux États-Unis aujourd’hui ».

2024 était, pour rappel, une année compliquée pour Intel qui, après un mauvais trimestre, avait annoncé pas moins de 15 000 licenciements et recentré ses priorités stratégiques. Des investissements sont ensuite arrivés et l’administration Trump est même montée à 9,9 % du capital. Fin 2025, c’est même NVIDIA qui est entré au capital.

Fin 2023, la production de masse avec un procédé de gravure Intel 4 débutait dans la Fab 34 irlandaise. Meteor Lake (Core Ultra Série 1) exploite pour rappel Intel 4. Les Panther Lake (Core Ultra Series 3) sont pour leur part en Intel 18A et les premiers gravés aux États-Unis. L’usine irlandaise produit aussi des puces avec le procédé Intel 3, utilisé par des Xeon de 6ᵉ génération.

David Zinsner, CFO d’Intel, affirme que l’accord de 2024 « s’est avéré être la bonne solution au bon moment et a offert à Intel une flexibilité considérable, nous permettant ainsi d’accélérer dans la mise en œuvre d’initiatives essentielles. Aujourd’hui, nous disposons d’un bilan plus solide, d’une discipline financière renforcée et d’une stratégie commerciale modernisée ».

Suite à cette annonce, l’action d’Intel a bondi de près de 10 % et, encore aujourd’hui, elle est à 13 % de plus que son niveau fin mars.

Le 03 avril à 08h50

Commentaires (3)

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Ils perdent tout de même 3 milliards dans l'affaire en deux ans... et c'était une bonne solution ?

Il y a une partie de l'argumentaire que je comprends : le besoin de liquidités à l'instant T, la restructuration qui a permis de retrouver une solidité permettant ce rachat... mais sur un laps de temps aussi court ?

Je n'ai pas l'impression que Intel aille beaucoup mieux qu'il y a deux ans. Même s'il y a du mieux, le propos me parait (très) optimiste.
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Quand tu perds 3 milliards en 2 ans, démontrant un errement et/ou un vide stratégique, pour ne pas perdre la face, tu mets en avant un narratif positif.
Ces deux opérations, aussi rapprochées, n'ont factuellement aucun sens, et une girouette factuelle en dit plus long que n'importe quel discours.

C'est le fond d'investissement qui doit être ravi : un rendement de 13% par an sur une somme en milliards ? Cela bat un bon paquet d'autres placements.
Je serais à leur place, j'aurais envoyé un message à Intel : "N'hésitez pas à penser à nous si vous avez d'autres besoins de financement : nous serions ravi de travailler à nouveau avec vous".
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A ce niveau-là, leur discours "je positive" ne dupe personne. Le bilan est : -3 Md$ en 2 ans. ça ne va pas plus loin !