Data centers : le DG d’iliad (Free) veut accélérer les procédures sur les friches industrielles
Le 02 mars à 14h14
2 min
Droit
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« Refuser de surtransposer le droit européen ; créer une procédure environnementale accélérée pour les projets installés sur des friches industrielles déjà artificialisées ; autoriser la réutilisation des études environnementales déjà réalisées afin d’éviter des redondances inutiles. »
Telles sont les requêtes de Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad-Free, qui les formule dans une tribune publiée dans Les Échos. Le dirigeant s’indigne du temps que prend l’étude faune-flore (.pdf) à laquelle doit se soumettre tout projet industriel, et ce pendant « plusieurs mois (jusqu’à un an dans le cadre d’une étude dite "4 saisons" », selon la documentation (.pdf) de la Direction générale des Entreprises.
Concrètement, il s’agace de devoir y passer douze mois, alors que le projet de centre de données construit par OpCore (filiale à 50 % d’iliad et 50 % du fonds InfraVia) en Seine-et-Marne doit être construit sur le site de l’ancienne centrale à charbon de Montereau.
En l’espèce, Thomas Reynaud se fait l’écho à des requêtes de simplification de l’implantation de centres de données en France – promues par exemple via le soutien de l’article 15 de la loi de simplification de la vie économique, qui doit encore être votée par les parlementaires –, quoique de manière plus ciblée.
Soulignant que des centres de données sont construits très rapidement aux États-Unis ou en Chine, au prix de « non-sens écologiques », il décrit une France en train de perdre du temps « d’observation d’un sol stérile » alors même qu’elle « dispose d’un des mix électriques les plus décarbonés de la planète et des ingénieurs d’exception qui doivent faire de la France la première terre d’accueil des infrastructures d’IA en Europe et une des premières au monde ».
Et d’appeler à simplifier les procédures pour les fermes de serveurs dédiées à s’implanter sur des friches déjà artificialisées.
Le 02 mars à 14h14
Commentaires (13)
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Le 03/03/2026 à 00h24
Modifié le 03/03/2026 à 08h55
NB: Mediapart met parfois son site entier en accès libre, si jamais ça intéresse quelqu'un
Le 02/03/2026 à 20h27
Mais c'est sûr que dans l'esprit d'un bourge libéral, ce genre de considération n’existe tout simplement pas. Il ne pige même pas le principe qu'une étude environnementale dure justement 4 saisons (spoiler : il y a une raison, et elle n'est vraiment, mais alors vraiment pas compliquée à comprendre). Pour eux il n'y a que des "sols stériles" et "redondances inutiles", soit des obstacles à leur volonté forcément éclairée et qu'ils rêvent toute-puissante.
Ils sont encore plus caricaturaux que des méchants de dessins animés, c'est désespérant.
Le 02/03/2026 à 20h54
Le 02/03/2026 à 23h23
Le 03/03/2026 à 11h40
Je peux comprendre qu'il y ait besoin de regarder les espèces qui sont venus s'implanter depuis l'arrêt de l'activité de l'homme. Toutefois, il faut éviter au maximum d'artificialiser les sols.
Le 03/03/2026 à 12h51
Mon quartier résidentiel est construit sur une ancienne zone industrielle, justement. L'acte de propriété l'indique au niveau de la dépollution du sol : ne pas planter d'arbres ou de végétaux pour en consommer les fruits.
Les tomates au mazout, très peu pour moi.
Hier à 15h29
Et on rappellera aussi au passage que certaines espèces sont protégées par ce truc d’arriérés-rétrogrades-qui-nous-empêchent-d'entreprendre-comme-on-veut qu'on appelle la Loi.
Le 02/03/2026 à 21h34
Les friches industrielles doivent rester industrielles et n'ont pas à être requalifiées ou réhabilitées pour un autre usage qu'industriel.
Modifié le 02/03/2026 à 22h34
Je pense que l'on est au début de cette pénurie, on achète encore sur des stocks qui restent de 2025, qui sont en train de s'épuiser. Les entreprises du secteur, comme récemment Western Digital, disent que leur production a déjà toute été achetée pour 2026. Alors que donc plein de projets de datacenters ne sont pas encore sortis de terre, comme celui d'Opcore à Montereau (mais il y en a plein d'autres en France et dans le Monde).
Il est probable que d'autres entreprises, en particulier chinoises, vont se mettre sur le marché des particuliers et entreprises classiques, délaissé par les gros du secteur (Samsung, Micron, TSMC...), mais il faudra au moins une année pour qu'il ouvrent leurs chaines de production très techniques, et du temps encore pour fiabiliser et optimiser les produits.
Le pic de la pénurie pourrait donc être atteint dans une année ou deux...
Modifié le 03/03/2026 à 08h56
D'ici là, les particuliers mais surtout les entreprises lambda, subissent des prix délirants et cela va impacter l'économie de nombreux pays.
Donc, en admettant que cela soit possible en moins de cinq ans (au doigt mouillé), j'imagine bien les autorité Chinoises réserver ces puces au marché interne et en interdire l'exportation, pour donner un avantage à leur économie.
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