Bruxelles donne son aval au rachat d’Electronic Arts par des fonds saoudien et américains
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Économie
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Le projet d’acquisition d’Electronic Arts par un consortium emmené par le PIF, le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite, est en bonne voie. Du moins du côté de l’Union européenne, qui a donné son feu vert à l’opération maousse costaud de 55 milliards de dollars.

La Commission européenne a approuvé le projet d’acquisition du géant du jeu vidéo EA par un consortium composé du PIF et de deux sociétés américaines : le fonds de private equity Silver Lake Capital et Affinity Partners, le fonds géré par Jared Kushner (ci-devant gendre de Donald Trump).
Bruxelles a conclu que l’opération ne soulevait pas de problèmes de concurrence, « compte tenu de son impact limité sur les marchés où les entreprises sont actives ». Comme le rapporte Reuters, il reste toutefois une procédure à terminer, celle du règlement sur les subventions étrangères. La décision, attendue au plus tard le 30 juillet, devra déterminer si le soutien financier du fonds souverain saoudien confère au consortium un avantage susceptible de fausser le marché.
Néanmoins, l’opération semble bien engagée. Outre-Atlantique, l’absence d’intervention de la FTC, le régulateur à la concurrence, ou du ministère de la Justice équivaut à un feu vert. En revanche, il faut encore obtenir l’aval du CFIUS, le comité chargé d’examiner les investissements étrangers aux États-Unis sous l’angle de la sécurité nationale (PDF). Un examen nécessaire, le PIF étant de très loin le partenaire majeur du consortium.
Si le consortium parvient à ses fins, il s’agira de la deuxième plus importante acquisition de l’histoire de l’industrie du jeu vidéo, après les 69 milliards de Microsoft pour Activision Blizzard King. Au terme de l’opération, EA s’alourdira d’une dette de 20 milliards de dollars qui forcera l’éditeur à mettre en œuvre des politiques d’économies drastiques (des fermetures de studios et licenciements sont à craindre) tout en maintenant un niveau élevé de rentabilité. Une sacrée gageure dans un secteur en crise profonde.
Commentaires (8)
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Abonnez-vousLe 23 juillet à 19h35
Modifié le 23 juillet à 19h58
Le 23 juillet à 21h15
Le 23 juillet à 21h40
Le 24 juillet à 08h02
Surtout si l'on compare aux 69 milliards du rachat d'Activision-Blizzard, qui possède quelques poules aux œufs d'or, et qui n'est pas du tout intervenu dans le même contexte sectoriel.
Il y a forcément une volonté de cessations d'actifs rapide derrière, après avoir écrémé où nécessaire.
Parce que trois fond d'investissements (dont un proche de Trump) + le marasme vidéoludique actuel... cette opération n'a aucun sens amha.
Le 24 juillet à 10h38
Le 24 juillet à 11h23
Le 26 juillet à 15h54
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