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La Maison-Blanche retire son clone xénophobe de Tetris

Tetris plus fort que la haine

La Maison-Blanche retire son clone xénophobe de Tetris

La semaine dernière, la Maison-Blanche de Donald Trump mettait en ligne des jeux rétro à caractère xénophobe. Ces jeux sont des pastiches de titres connus, comme Flappy Bird, Snake, ou encore Tetris – ce dernier n’est pas resté longtemps : la Tetris Company en a obtenu le retrait.

Il est possible de creuser toujours plus profondément, comme le démontre très régulièrement la Maison-Blanche. Après le site web consacré aux performances de la police anti-immigration (ICE) reprenant les codes des séries TV X-Files ou Les Envahisseurs, l’administration Trump a mis en ligne le 4 septembre dernier une série de jeux pour navigateurs web.

La sélection, qui surfe sur la tendance du pixel art et du rétro, propose de récupérer de l’argent (et des bitcoins) pour garnir le compte épargne de ses enfants, supprimer des produits ultra-transformés de la cantine scolaire, ou encore prendre le contrôle d’un aigle volant au-dessus du National Mall de Washington avec un texte de loi entre les griffes (à la manière de Flappy Bird).

La Tetris Company en première ligne

On peut se demander ce que des jeux fabriquent sur le site officiel de la Maison-Blanche, mais passons. Ce qui est plus douteux, c’est que plusieurs d’entre eux ont des relents xénophobes : il y a un qui consiste à patrouiller le long du Rio Grande pour arrêter les migrants qui tenteraient de passer la frontière, le tout à la manière du Serpent (le fameux jeu du Nokia 3310).

Le site Arcade de la Maison-Blanche

L’autre jeu propose de construire un mur pour empêcher ces mêmes migrants de poser un pied aux États-Unis. Ici, la Maison-Blanche s’est fortement inspirée de Tetris, sauf que les tetrominos s’empilent sans disparaitre, même si on fait des lignes complètes. Le tout s’est accompagnée d’une communication tapageuse de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux, à grands renforts de copies de logos de jeux, d’éditeurs et de constructeurs de consoles repris à la sauce « MAGA ». Tout le monde y passe, de Sega à Nintendo, en passant par Pac-Man et Xbox.

Si aucune de ces entreprises n’a voulu réagir publiquement, la Tetris Company est montée au créneau. La société, détenue par Alexey Pajitnov et Henk Rogers, a clarifié qu’elle n’avait rien à voir avec le jeu de la Maison-Blanche « Build the Wall », qu’elle croit au « pouvoir du lien et au fait de rassembler les gens, pas de les diviser ». Et rappelle au passage qu’elle prend les infractions au copyright très sérieusement.

La menace a visiblement porté ses fruits : le site de la Maison-Blanche a discrètement retiré son vilain clone de Tetris. Les autres jeux sont toujours présents.

Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump utilise l’imagerie des jeux vidéo et des films à grand spectacle pour pousser sa réthorique anti-migrants ou faire la promotion de la guerre en Iran. En mars, le compte X de la Maison-Blanche avait partagé une vidéo combinant des extraits d’animes, de jeux et de films pour « célébrer » les bombardements de l’armée US en Iran.

Le clip a provoqué la colère de Steve Downes, la voix de Master Chief (le héros du jeu Halo), qu’on entend dans la vidéo en question. « J’exige que les producteurs de cette propagande guerrière répugnante et puérile retirent immédiatement ma voix », a-t-il exigé, sans réponse.

Commentaires (3)

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Putain chaque jour est pire que le précédent.
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C'est leur stratégie : enchaîner les outrances pour créer l'accomodation.
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Vous saviez déjà tous comment s'appelle cette technique, mais histoire d'enfoncer des portes ouvertes : fr.wikipedia.org Wikipedia