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Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

Sans collecte, pas de problème de fuite

Des chercheurs listent les centaines de jeux de données menacés par l’administration Trump

Illustration : Flock

375 jeux de données ont été touchés par les décisions de l’administration Trump depuis son retour. La collecte de certains a été arrêtée, d’autres ont été altérés ou même tout simplement supprimés. Des chercheurs essayent de recenser les jeux de données concernés.

Un an et demi après le retour de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis, l’altération, la suppression de données ou l’arrêt de leur collecte par son administration n’est plus seulement une menace, mais bien une réalité.

Dès sa nouvelle prise de fonction, les chercheuses et chercheurs du pays lançaient l’alarme à propos des données sur le climat mais aussi à propos de sites web d’information dédiés à la contraception et à l’avortement. Il est, de fait, difficile de suivre toutes les décisions de l’administration de Donald Trump. Ainsi, Next vous annonçait en juin dernier qu’elle avait décidé de démanteler le réseau de recueil de données climatiques dans l’océan le plus avancé au monde. Mais 10 jours après, elle revenait en arrière.

Des données invisibles… jusqu’à ce que nous en ayons besoin

Des chercheuses, chercheurs et ingénieurs ont lancé le projet dataindex.us qui répertorie toutes ces modifications depuis le début de l’année 2025. Menés par Denice Ross, ancienne responsable des data scientifiques à la Maison-Blanche sous Joe Biden, ils essayent de donner le plus d’informations possible sur ce qui est arrivé aux données.

« Comme ces données sont pour la plupart invisibles, leur disparition passe également inaperçue — jusqu’à ce que nous en ayons besoin et qu’elles ne soient plus là », expliquent l’ingénieur Chris Dick et Denice Ross, qui est aussi responsable de l’ONG Federation of American Scientists.

À la question « Quelle quantité de données l’administration actuelle a-t-elle supprimée ? », ils expliquent avoir du mal à répondre : « cela dépend de ce que l’on considère comme des « données » ET de ce que l’on considère comme une suppression ».

Et, en effet, cette petite équipe d’une dizaine de personnes a, jusqu’à maintenant, recensé 375 jeux de données touchés par les décisions de l’administration de Donald Trump. Sur ces 375 jeux de données, 38 ont été purement et simplement arrêtés. Mais, pour le reste, les agences, sur lesquelles Donald Trump a mis énormément de pression depuis le début de son mandat, ont « seulement » supprimé certains éléments des bases de données.

On pourrait penser que ce n’est pas très grave puisque les bases sont toujours actives, mais cela veut dire que certaines des données, souvent précieuses pour l’analyse d’un phénomène, ne sont plus collectées. Très souvent, le dataindex indique : « les éléments relatifs à l’identité de genre ont été supprimés ».

Tous les champs sont touchés, mais l’éducation et la santé particulièrement

Lorsqu’on navigue dans cette base de données, on peut se rendre compte que tous les champs sont touchés, de l’énergie à la justice en passant par l’agriculture ou même les vétérans. Mais l’éducation et la santé restent les sujets sur lesquels l’administration Trump a arrêté le plus de projets : respectivement 10 et 4 jeux de données ne sont plus maintenus par l’administration fédérale états-unienne.

Ainsi, par exemple, les États-Unis ont décidé de ne plus participer à l’enquête du Programme international de recherche en lecture scolaire qui évalue l’apprentissage de la lecture dans laquelle ils figuraient depuis ses débuts en 2001.

Du côté de la santé, c’est le système de suivi et d’évaluation des risques liés à la grossesse que l’administration Trump a abandonné. « La collecte de données se poursuit dans la mesure où les États la financent, mais la pondération normalisée et la publication au niveau national ont cessé », précise le dataindex.

« Notre pays se trouve actuellement dans une situation très vulnérable », déplore Denice Ross au Guardian. « Nous sommes confrontés à un avenir où nous ne disposerons pas des informations nécessaires pour prendre les décisions qui permettront de sauver des vies et de servir les intérêts des communautés américaines ».

Commentaires (14)

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Censure de données scientifiques digne d'un intégrisme religieux moyenâgeux :censored:
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Pour paraphaser :
Les intégristes, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait.

:craint:
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Mais qu’est-ce qu'il est con le ricain à la houpe!!
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Si ce n'était que de la connerie, ça irait encore, mais c'est une idéologie nauséabonde ou qui s’appuie sur des idéologies nauséabondes : le christianisme, le libertalisme, le faschisme, etc.
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Défendre tout ça c'est bien de la connerie nan ?
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Mon avis, c'est que le christianisme n'est pas nauséabond, mais c'est une simple opinion. Les éléments d'appuis sont au contraire, très réfléchis et activés au besoin selon le climat politique du moment, y compris certaines idées du catholicisme conservateur américain.
Je vous encourage tous à lire ou relire Apocalypse Nerds de Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet. Next en a parlé il y a un moment. L'analyse est très juste, et parfois prophétique, au vu de certaines projection du livre et de ce qui se passe en ce moment.
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idéologies nauséabondes : le christianisme
Bien qu'incroyant, je pense que si on appliquait les idées de l'évangile, on serait vraiment loin du trumpisme...
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> si on appliquait les idées de l'évangile, on serait vraiment loin du trumpisme
Oui, même Trump n'oserait pas lancer des pierres aux gens qui s'habillent de deux matières différentes :D.

Il ne faut pas oublier que les chrétiens (et notamment les protestants) ne s'appuient pas que sur les évangiles, ils intègrent aussi l'ancien testament.
catholicisme conservateur américain
Les conservateurs américains ne sont pas catholiques, mais majoritairement protestants...
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ils intègrent aussi l'ancien testament
"Croissez et multipliez" (Genèse)...
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Quand on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.

Aujourd'hui l'information est numérique. Ça permet d'économiser des allumettes...
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« Notre pays se trouve actuellement dans une situation très vulnérable », déplore Denice Ross au Guardian. « Nous sommes confrontés à un avenir où nous ne disposerons pas des informations nécessaires pour prendre les décisions qui permettront de sauver des vies et de servir les intérêts des communautés américaines ».
Il fallait tout simplement pas le réélire, surtout quand on voit comment s'est passé son premier mandat (et sa fin).
Maintenant, il faut assumer.
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Du côté de la santé, c’est le système de suivi et d’évaluation des risques liés à la grossesse que l’administration Trump a abandonné.
Ha ouais, quand même !

Casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre ?
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La science, c'est comme la sécurité, ça coûte cher et ça ne rapporte rien (de suite).
Alors, pourquoi garder du budget pour ces gueux ???
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La, on parle pour moi moins de budget que de perversion de la science par des idées politiques extrémistes. C'est très fasciste, cette histoire.