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Baccalauréat : ce que l’IA chamboule… ou pas

Vous avez quatre heures

Baccalauréat : ce que l’IA chamboule… ou pas

Illustration : Flock

Alors que les épreuves de baccalauréat des filières générales commencent ce lundi, Next explore les enjeux que soulève le déploiement de l’intelligence artificielle autour des examens.

« La technique peut-elle être mauvaise ? » Tel est l’un des sujets de dissertation proposés aux bacheliers de séries technologiques en ce mois de juin 2026. Ce 15 juin, ceux des filières générales pourront aussi plancher sur la question « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? », derrière laquelle on pourrait décider d’évoquer la deuxième vie de nos propos publiés en ligne, lorsqu’ils atterrissent dans les données d’entraînement des modèles génératifs.

Mais quid, justement, de l’IA générative ? Dans quelle mesure chamboule-t-elle le passage des épreuves dites « terminales » des lycéennes et lycéens en fin de secondaire ? Des révisions aux corrections en passant par la triche, la plupart des questionnements restent grand ouverts.

De l’IA utilisée par « flemme » ou pour s’aider à comprendre

Alors que 85 % des 18 - 24 ans ont déjà recouru à l’IA générative, d’après le baromètre du numérique de l’Arcep et l’Arcom, avant même d’arriver devant les tables d’examen, nul doute que ce type d’outil s’insère jusque dans les pratiques de révision. Auprès du Midi Libre, des lycéennes expliquent y recourir pour s’aider, mais aussi… par « flemme ». Ainsi d’Alix, qui déclare l’utiliser « dès que je n’ai plus envie de réfléchir. Ou que je ne comprends rien. »

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Commentaires (34)

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"La technique peut-elle être mauvaise ? "
Il n'y a que moi qui trouve que la question est très mal posé ?
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Ben c'est une question qui pose implicitement déjà un plan dialectique (thèse antithèse synthèse), ce qui devrait aider les lycéens : Intro, 1. Oui la technique peut être mauvaise 2. Mais des fois la technique peut être bienveillante. Conclusion/synthèse.
Après, en quoi la question est-elle mal posée ? est-ce qu'elle produit des angles morts dans la réflexion ?
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C'est plus subtil je pense: Définir "technique" et définir "mauvais"? Il y a largement matière à développer je trouve.
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En suivant ce plan, j'aurais mis les définitions dans l'introduction, quand on définit la problématique. Après, on peut structurer son texte de manière plus complexe, mais bon, on n'a pas toute la journée pour répondre à la question non plus.
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Il est attendu que le candidat le fasse dans sa copie.
C'est ce que tu as fait à l'époque d'ailleurs, non ?
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au contraire je trouve que la question est posée de cette manière pour interloquer les étudiants et les aider à définir ce qui est mauvais, ce qu'est la technique et pourquoi ça peut être mauvais ou bienveillant ou aucun des deux. C'est comme un outil ce n'est ni bon ni mauvais c'est la façon dont on s'en sert qui défini le bien ou la mal. Et il y a justement plein d'exemple qui peuvent être donné d'utilisation bonne ou mauvaise.
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Je vais à nouveau vous renvoyer vers l'histoirien François Jarrige qui pourfend cette affirmation gratuite "un outil n'est ni bon ni mauvais". Un outil change le rapport au monde. Un outil, avant même d'être utilisé, nécessite des ressources pour être construit/mis à disposition.
Donc non, un outil n'est pas neutre.
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aller je vais mordre à l'hameçon, ok un outil n'est pas neutre pour l'environnement mais il l'est d'un point de vue bien/mal. L'exemple habituel du couteau de cuisine qui sert principalement à couper des aliments et parfois à tuer des gens. C'est bien son utilisation qui définie sa finalité.
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Un exemple classique de la technique n'est pas neutre, c'est la clé de Berlin: fr.wikipedia.org Wikipedia .

Cette clé impose de facto un certain champ de possible, un certain type de pratique. La question de savoir si l'outil est bien ou mal dans l'absolu n'a pas d'intérêt si concrètement en dehors du monde des idées l'outil n'est de facto utilisé que de pour des choses mal. Cette idée de vouloir absolument détacher l'outil de tout milieu réaliste n'a pas grand sans.

Perso, je m'en fous qu'en théorie l'agent orange peut avoir des usages "bon" si au final dans la pratique il ne peut qu'être utilisé pour pourrir la nature.
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Je suis pt -être trop simpliste mais pour moi mon 1er reflexe serait et de dire :" Et ? "

En quoi les besoins pour produire un outil sont liés à la "moralité" qu'on pourrait lui associé ?
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En quoi fabriquer des voitures thermiques en 2026 est-il bien ou mal ?
En quoi construire des data center (pour l'IA ou pas) est-il bien ou mal ?
Comme disait Aurélien BARRAU, que les bulldozers soient au pétrole, au solaire, au nucléaire, à vapeur, si c'est pour artificialiser toujours plus de surfaces, on s'en fout, c'est encore et toujours de la destruction de notre environnement.
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encore une fois c'est son utilisation qui la définie, on utilise aussi des bulldozer pour construire des ponts, tunnels. Et bien/mal doit être définie. Si le bilan entre les cotés positifs et négatifs est plus positifs pour l'Humanité alors est ce que c'est mal ?
Un vaccin c'est bien ou mal ? Ça sauvent des vies mais du coup augmente la population mondiale donc augmente la pollution et destruction de la planète.
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En philo, on commence toujours par redéfinir la problématique, et souvent à s'interroger sur les différentes façon dont le sujet peut-être compris/aborder. La question est donc très bien posée pour servir de sujet de philo.
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C'est le principe de la philosophie que de (se) poser des questions de sémantique, de rhétorique…

Si par "mal posé[e]", tu souhaites des réponses simples voire "évidentes" à des questions qu'il ne faudrait comprendre que de manière univoque, alors j'imagine que tu n'as pas saisi ce qu'était la philosophie, ni ce qu'elle adresse.
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« La technique peut-elle être mauvaise ? »

C'est juste que je n'aime pas les questions qui imposent leurs propres morales.

La philosophie n'existe dans le cursus du secondaire que pour théoriquement apprendre à faire des raisonnement. Sauf que*, dans les faits les profs imposent leurs morales et/ou savoir recracher les citations des "grands auteurs"...






  • il existe surement des exceptions, mais je suis convaincu qu'elles ne sont que portions congrues.

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Magnifique illustration Flock !
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La technique peut-elle être mauvaise ?

Mais, vous savez, moi je ne crois pas
qu'il y ait de bonne ou de mauvaise technique.
Moi, si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous,
je dirais que c'est d'abord des rencontres,
Des gens qui m'ont tendu la main,
peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi.
Et c'est assez curieux de se dire que les hasards,
les rencontres forgent une technologie...
Parce que quand on a le goût de la technique,
quand on a le goût de la technique bien faite,
Le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face,
je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.
Alors ce n'est pas mon cas, comme je le disais là,
puisque moi au contraire, j'ai pu ;
Et je dis merci à la vie, je lui dis merci,
je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour!
Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd'hui me disent :
"Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?",
Eh bien je leur réponds très simplement,
je leur dis que c'est ce goût de l'amour,
Ce goût donc qui m'a poussé aujourd'hui
à entreprendre une construction mécanique,
Mais demain, qui sait, peut-être simplement
à me mettre au service de la communauté,
à faire le don, le don de soi...

Librement inspiré copié de l'excellent Edouard Baer.
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et en plus, c'est la version longue du director's cut :incline:
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Et après les élèves/étudiants ayant trichés pour obtenir leur diplome s'étonneront de voir leur éventuel poste remplacé par 1 IA.
Pourquoi embaucher un étudiant quand c'est l'IA qui a passé l'examen ?

Par contre utiliser l'IA pour mieux décortiquer les problèmes, définir les raisonnements à appliquer et a condition d'avoir un regard critique et de savoir reconnaitre un raisonnement qui ne fonctionne pas, cela peut être bénéfique, voir rendre plus productif
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« Quelle est la valeur des examens nationaux si certains élèves ont fraudé avec de l’IA pendant le contrôle continu ? », interroge auprès de Next Eugénie de Zutter, responsable des questions numériques au Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (SNALC)
Quelle est la valeur des enseignants si en 2026, ils évaluent les élèves avec des moyens qui permettent de tricher avec l'IA ?
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Et ou as tu vu qu'en 2026 les enseignants évaluaient les élèves avec l'IA ?
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Relis moi, je n'ai pas dit cela.

Par contre, l'article aborde le sujet en disant que des solutions commerciales existent pour certains types de copies.

Pour préciser ma pensée, si les contrôles effectués par les enseignants, les problèmes à résoudre peuvent permettre aux élèves de tricher avec l'IA, c'est que se sont de mauvais moyens d'évaluation des élèves. Les enseignants doivent s'adapter aux nouveautés technologiques.
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Quel moyen proposes-tu pour évaluer les élèves en philo qui ne soit pas faisable par une IA ?
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Hors sujet, la philo n'entre pas dans le contrôle continu du BAC.

Comme quoi, c'est quand même bien pensé. :fumer:

Sinon, on peut s'appuyer sur ça pour juger la copie. Mais je ne suis pas prof de philo.
Et une expérience de l'an dernier permet de voir qu'un sujet de philo est déjà une épreuve trop difficile pour une IA.
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Et une expérience de l'an dernier permet de voir qu'un sujet de philo est déjà une épreuve trop difficile pour une IA.
Bac de philo : Les intelligences artificielles auraient-elles une bonne note ? (20mn le 15/06/26)

PS. Au passage, c'est quoi ces expressions qu'on voit partout : "bac (de) philo", "bac (de) français", qui n'ont aucun sens ? Et jamais "bac de maths", "bac de spé"...
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J'ai arrêté de me battre sur l'emploi de "l'épreuve de français/philo" à la place de "bac de français/philo". J'avais encore bien avant capitulé sur l'emploi de l'adjectif "anticipée" ...
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Ok, et en histoire-géo, alors ? Ou en maths en filières techno ?
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Et une expérience de l'an dernier permet de voir qu'un sujet de philo est déjà une épreuve trop difficile pour une IA.
La dernière fois que ma cafetière intelligente a voulu philosopher au lieu de me faire mon café, j'ai appuyé le bouton reset usine. Donc bon, pas étonnant qu'elles soient mauvais sur le sujet.
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Quoiqu’il en soit, des expérimentations ont été menées dans plusieurs lycées d’Île-de-France au moment du bac blanc. Quelques 2 000 copies de français et de mathématiques ont ainsi été traitées, issues d’établissements volontaires.
La question des données personnelles des élèves se pose également : si ce n'est pas hébergé par l'éducation nationale (le lien plus loin évoque une application, sans plus de précisions), alors les copies à corriger sont envoyées à une société tierce sans le consentement des élèves.
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On peut tout à fait faire une telle expérimentation sans exposer de données personnelles.
La correction des copies par de vrais profs est anonyme, donc l'IA peut faire de même.
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L'IA peut corriger plusieurs copies du même élève dans le temps, contrairement aux profs lors d'un examen. Et si les données sont stockées, la capacité à reconnaître le style et l'écriture est sans commune mesure.
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De l’IA utilisée par « flemme » ou pour s’aider à comprendre
Si je devais me référer à ma vieille expérience scolaire du siècle dernier, début 2000, je dirais aussi que l'un des problèmes est qu'on accorde trop d'importance au résultat et pas assez au raisonnement. Beaucoup de par cœur, pas assez de comment y parvenir et encore moins de démonstration sur l'application concrète d'un concept.

Alors que, de mon expérience professionnelle, c'est le raisonnement et la réflexion qui sont essentiels à mesurer.
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Bien évidemment, mais analyser un raisonnement ça prend énormément de temps. Avec des profs débordés et sous payés, on a ce qu'on mérite...
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Je ne peux qu'approuver et comme l'a dit Montaigne : " Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine."