Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play
C’est plutôt du Pay & Plug
Illustration : Flock
Le 11 juin à 10h23
Vous avez envie de sauter le pas du solaire avec des kits en autoconsommation ? Vous êtes au bon endroit, on a comparé une dizaine de kits dits « plug & play » : il suffit de les brancher à une prise électrique pour consommer l’électricité qu’ils produisent.
Autoconsommation électrique : notre comparatif de 12 kits solaires plug & play
C’est plutôt du Pay & Plug
Illustration : Flock
Vous avez envie de sauter le pas du solaire avec des kits en autoconsommation ? Vous êtes au bon endroit, on a comparé une dizaine de kits dits « plug & play » : il suffit de les brancher à une prise électrique pour consommer l’électricité qu’ils produisent.
Hardware
Hardware
13 min
Avant toute chose, si ce n’est pas encore fait, on ne peut que vous conseiller de lire notre dossier sur tout ce qu’il faut savoir sur les kits solaires en autoconsommation. On vous explique ce qu’est le Wc (watt-crête), le micro-onduleur et son importance, le principe de fonctionnement du « plug & play », etc. Pour aller plus loin, vous pouvez également regarder cet article sur les choses à savoir pour monter son propre kit.
Solaire, ton univers impitoyable
Depuis notre dernier comparatif, publié il y a deux ans, deux sociétés ont fermé boutique. En octobre 2024, Que Choisir tirait la sonnette d’alarme à propos des « livraisons sans cesse repoussées et des remboursements qui n’arrivent jamais… » d’Oscaro Power. En janvier 2025, l’entreprise était placée en liquidation judiciaire. Même conclusion pour Sunity quelques mois plus tard, fin 2025.
Le monde du solaire est difficile : les entreprises qui se montent et ferment quelques années plus tard laissent les clients sur le carreau. En cas de problème, ces derniers se retrouvent à devoir se tourner vers les fabricants des panneaux et/ou du micro-onduleur. Signalons aussi le cas de JPME qui proposait des batteries virtuelles et dont l’autorisation « d’achat d’électricité pour revente aux clients finaux » a été retirée par un arrêté publié au Journal officiel en janvier 2026.
La prudence est donc de mise. Avant de passer commande, vérifiez les retours des clients sur les réseaux sociaux et/ou les sites spécialisés et méfiez-vous si les avis négatifs sont nombreux, si les délais s’allongent, si l’entreprise « fait le mort », etc.
Pour vous aider à vous y retrouver, Next vous propose le tour d’horizon de douze kits, en commençant par celui de Sunology, une entreprise française basée du côté de Nantes et créée en 2019.
Sunology : panneau HIBC de 480 watts pour le Play, Go à installer sur un balcon
La société propose depuis des années deux gammes de produits : Play(Max) et Go. Le premier est à poser dans un jardin ou sur une terrasse, le second à accrocher à un balcon. Nous avions testé en 2023 une ancienne génération de Play, qui tenait sa promesse d’une installation en quelques minutes.
Le panneau livré dans le kit est un modèle biface (ils le sont désormais quasiment tous) de 480 Wc avec des cellules HIBC, pour Hybrid Interdigitated Back Contact. Selon Sunology, cette technologie « maximise la surface noire et la capture de lumière », avec pour résultat « pas l’ombre d’un circuit imprimé et jusqu’à 1 000 kWh [sans aucune précision, notamment sur la durée du calcul, ndlr ]de plus qu’un panneau TOPCon de même taille » et un rendu « noir intégral ». TOPCon sont les cellules « classiques » à l’heure actuelle de la grande majorité des panneaux.
Le fabricant détaille un peu son propos : les cellules sont soudées par l’arrière, avec « trois fois plus de zones actives ». Le panneau produit « plus tôt, plus tard »… avec un « 10 % de puissance en plus à surface égale par rapport à un panneau conventionnel ». Attention, Sunology a tendance à être généreux avec ses estimations, comme quand il affiche jusqu’à 624 watts pour son panneau de 480 watts, grâce à 144 watts supplémentaires via la face arrière (soit 30 % de mieux, c’est le maximum théorique). Dans les faits, le fabricant nous expliquait avoir « observé un minimum de 5% et une moyenne de plus de 10 % » lors de notre test du panneau bifacial DMRGC de 405 W vendus dans son kit à l’époque.
La marque du micro-onduleur n’est pas précisée. Les précédentes versions avaient un modèle de chez Hoymiles, désormais cela semble être Tsun selon les tests et retours récents (ici par exemple). À 600 euros, le kit est dans le haut du panier pour des modèles de 500 Wc.
Le Play Max a une batterie de 700 Wh et un micro-onduleur de marque Hoymiles. Le kit est évidemment plus cher à cause de sa batterie (dont la capacité n’est pas énorme). Une application maison Smart est proposée avec les kits Play, tandis que c’est l’application Tsun (le fabricant de l’onduleur) pour le kit Go.
Sunethic : micro-onduleur APsystems de 960 watts, avec un Shelly Pro EM
Sunethic et Sunology sont deux concurrents qui visent le même segment (avec Beem et ekwateur dont nous parlerons juste après) : des kits faciles et rapides à installer. Le fabricant annonce que sa station est « livrée déjà montée, prête à l’emploi et à brancher en 5 minutes ».
Il reste 71% de l'article à découvrir.
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Soutenez un journalisme indépendant,
libre de ton, sans pub et sans reproche.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d'un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
expert et sans pub.
Commentaires (37)
Le 11 juin à 10h43
Les prix des panneaux ont bien baissés et beaucoup de marque ont émergées.
Le 11 juin à 22h16
Autant dire que ça sera vite rentabilisé dans le sud de la France.
Le 11 juin à 10h52
Le 11 juin à 11h21
Le 11 juin à 12h19
Du coup quand je peux je relaie ces initiatives là où elles sont oubliées !
Le 11 juin à 11h37
Le 11 juin à 13h35
Mais le comble est que les panneaux fabriqués entre juillet 2025 et mars 2026 ont une empreinte carbone en moyenne plus élevée que les panneaux purement fait en Chine, avec des valeurs dépassant les 510kg eq CO2/kWc pour les puissances les plus faibles de leurs modèles, tandis que les chinois sont à 100kg en dessous.
La faute non pas à la phase de fabrication en France mais sans doute à la source du polysilicium qui est nettement plus émettrice que nombre d'autres fournisseurs. Espérant que ce ne soit plus le cas pour la production actuelle...
Le 11 juin à 14h56
Pour ma part, la question s'est posée (petite installation de 3kva), et j'ai vite tranché pour des panneaux voltec ; en un an, j'ai évité de rejeter plus de 2 tonnes de co2 (selon mon panneau de bord). Donc pour moi le calcul est bon !
Le 11 juin à 15h44
Et on est en train de remettre ça avec l'industrie des batterie pour les VE...
Mais avant que les électeurs cessent d'élirent des gouvernements aussi nuls et que si on ne fait pas comme la Chine et les USA on va crever, il aura coulé des océans entiers sous les ponts...
Quant au 2 Tonnes de CO2 en 1 an, je ne connais pas la puissance de votre installation, mais à 40g de CO2 / kWh en moyenne en France, c'est assez étonnant comme valeur. Surtout que la plupart des kWh produits par le PV se font aux périodes les moins chargées en CO2 émis par le système électrique français.
Le 11 juin à 17h19
40g de CO2 / kWh en moyenne en France : ma production sur 1 an est de 4,7 MWh pour 3KVA de puissance crête (2,6 dans la réalité, au mieux), et le logiciel de pilotage de mon onduleur m'indique avoir "évité" 2,2T de co2, même si je ne sais pas vraiment comment il calcule, bien que je subodore qu'il convertit en équivalent gnl (il m'indique aussi un "équivalent charbon standard" de 1,8T.).
Le 11 juin à 20h25
Oui aussi, les deux cumulés qui nous ont mis en position de faiblesse et du coup de dépendance. Comme souvent on a troqué du court terme contre du long terme, et maintenant on se faire plier...
4,7MWh = 4700kWh, soit 188kg de Co2 évité.
Auxquels il faudrait retrancher les kg eq CO2 émis pour la fabrication des panneaux soit environ 500kg / kWc, donc 1500kg concernant votre installation de 3kWc, soit environ 8ans de production avant compensation.
Sans compter onduleur(s), câbles, structure, transport...
Le 11 juin à 11h22
Le 11 juin à 11h40
Modifié le 11 juin à 11h47
Pour faire simple : oui, tu branches sur une prise et la production commence, et tu consommes automatiquement l’électricité des panneaux en priorité (les électrons sont feignants, ils vont au plus court).
Si pas de courant dans la maison (compteur coupé par ex), la production des panneaux est aussi automatiquement coupée.
Si tu consommes moins que la production, il n’y a pas de rachat du surplus. Le surplus va dans le réseau électrique alimenter un voisin par ex (mais tu gagnes 0 euro pour la production excédentaire). Pour cela qu’on recommande de consommer toute la production, sinon c’est « à perte ».
Si tu as d’autres questions, n’hésite pas :)
Le 11 juin à 11h53
Le 11 juin à 12h12
Le 11 juin à 12h16
« Pour un panneau solaire plug and play et installation triphasé, le Linky va répartir l’électricité solaire reçue sur la phase sur laquelle est branchée la station en la répartissant sur les autres phases car le Linky fait la somme des 3 phases, et soustrait l’injection de surplus de la phase de branchement, pour calculer la consommation réelle. Ainsi, on a PappTotal = PappConsoL1+PappConsoL2+PAppConsoL3 – PprodL1.
Cela revient donc au même que pour une installation en monophasé et même plus avantageux car moins de chances d’avoir du surplus de production »
Le 11 juin à 14h46
Ce qu'on consomme moins ce qu'on produit, ça revient exactement au même qu'on soit en mono ou triphasé !
Le 11 juin à 15h02
Modifié le 11 juin à 15h09
J'en ai eu pour 2 500 € à peu près au total (pas acheté sur le site de Zendure qui est plus cher).
Ça fait trois jours seulement, mais je pense pouvoir rentabiliser l'installation en trois à cinq ans environ.
Les batteries permettent d'éviter au maximum d'envoyer gratuitement la surproduction sur le réseau et de ne surtout pas consommer lors des jours rouges (offre électrique du style tempo).
Le 11 juin à 13h50
Le 11 juin à 14h44
J'utilise le mode auto, qui est à priori le meilleur d'après les critiques sur Internet, il permet de prendre en compte le prix du kWh pour régler si tu veux que la batterie se recharge ou pas en fonction du prix.
Mais je n'ai pas encore pu tester pour les jours rouges si le tarif était récupéré comme il faut la veille…
Je passerai peut-être par un Home Assistant installé sur un Raspberry Pi pour pouvoir faire des réglages plus fins et prendre en compte plus facilement les jours rouges.
Modifié le 11 juin à 17h43
Le 11 juin à 18h10
Le 11 juin à 18h21
Le 11 juin à 21h00
Le 11 juin à 21h11
Le 11 juin à 21h31
Le 11 juin à 21h44
Car ce sont des données théoriques qui peuvent être loin de la pratique et une estimation (je pense que tu as assez de recul pour en faire une estimation approximative) serait utile.
Une personne qui n'a jamais eu de panneau n'a pas vraiment conscience de combien de temps d'ensoleillement il y a en moyenne sur une année et encore moyen de l'ensoleillement global. Le panneau sera rarement proche de 100% de rendement.
Avec ce tableau, impossible tel quel de savoir si le panneau sera rentabilisé un jour ou s'il est rentabilisé rapidement.
C'est ce qui fait que je n'ai jamais acheté de panneau. Les technologies évoluent toujours et le marketing joue toujours des chiffres qui ne sont peut-être même pas atteint en laboratoire. C'est pas comme un produit acheté sua aliexpress ou tu sais qu'il va casser dès la 1ère utilisation, là tu vas avoir un encombrant sur ton balcon ou dans ton jardin pendant plusieurs années et s'il y a un défaut (étanchéité, batterie, ...), il faut espérer qu'il ne prenne pas feu.
Sinon c'est un super article.
Le 11 juin à 22h21
Après, le souci c’est que ça dépend tellement de l’emplacement (et de la présence d’ombres récurentes) que c’est compliqué qu’établir des généralités, autant que chacun se fasse une idée selon sa localisation, son orientation, la puissance des panneaux, etc.
Modifié le 11 juin à 23h36
Ayant des heures creuses uniquement la nuit, cela revient avec le tarif bleu à l'équivalent de 256€/an dans le cas où j'arrive à consommer tout ce qui est produit. Ce qui fait 2,3 ans pour amortir le kit ayant le meilleur rapport prix/puissance. Ca c'est le rêve de base qui est vendu. Ensuite il y a la réalité.
Le site estime que 25% de ma consommation ne sera pas consommée et repartira gratuitement dans le réseau selon mon profil de consommation.
En ajoutant les ombres (maisons, murs, et falaise) dans mon cas je peux enlever 30% de la puissance générée (il n'y a pas beaucoup de dégagement derrière les maisons) mais le même pic de puissance.
Ensuite si le 1kw fait en réalité 10% à 20% de moins que ce qui est survendu, on est encore loin d'avoir quelque chose d'intéressant par rapport à l'encombrement à moins d'avoir beaucoup d'espace ou d'habiter dans le sud.
Par contre si tu veux mettre une clim qui tournera à fond quand il fait chaud, le panneau donnera à fond au même moment et tu injecteras moins dans le réseau et là ça commence à devenir rentable.
Si on va au bout du site, on voit tout de même que c'est très rentable sur la durée même si on produit moitié moins que prévu.
Modifié le 11 juin à 23h59
Le 12 juin à 01h40
Modifié le 11 juin à 22h32
https://re.jrc.ec.europa.eu/pvg_tools/fr/
Le 13 juin à 15h29
En gros, ca dépend énormement des habitudes de consommation, de l'emplacement et du prix d'achat de base, mais pour ma part ça a été amorti en 1 an et demi pour une installation a 3.2kW.
Le 13 juin à 15h38
Le 13 juin à 18h01
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?