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Facturation électronique : que faut-il savoir ?

e-verification de TVA

Facturation électronique : que faut-il savoir ?

Illustration : Flock

Alors que la première vague d’entrée en application de la réforme de la facturation électronique approche, Next détaille les enjeux.

Ce 1er septembre 2026, la réforme de la facturation électronique commencera à entrer en vigueur en France. En jeu : une adaptation technique et structurelle, qui doit notamment permettre à l’administration de mieux suivre les transactions entre entreprises, et réduire la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais qui agace certains petits entrepreneurs.

Concrètement, l’évolution s’appuie sur deux éléments : l’émission et la réception de factures au format électronique (e-invoicing), et la transmission numérique des éléments de transactions et de paiement à l’administration (e-reporting). Les entités qui le souhaitent peuvent déjà recourir à ce mode de facturation, et ce depuis juillet 2025.

Mais le calendrier des obligations approchant, toutes les entités concernées gagneraient à se préoccuper de la question d’ici au 1er septembre. En effet, à partir de cette date-là, les grandes entreprises et établissements de taille intermédiaire (ETI) seront dans l’obligation d’émettre leurs factures sous format électronique, ce qui signifie que toute entité avec laquelle ces dernières pourraient échanger, quelle que soit sa taille, doit être en mesure de les recevoir. Pour les acteurs les plus petits, l’émission de factures électroniques ne deviendra en revanche obligatoire qu’à compter du 1er septembre 2027.

Qui est concerné ?

Toutes les entreprises sont concernées, jusqu’aux micro-entreprises, quand bien même leurs activités seraient exonérées de TVA. Le gouvernement vante une « gestion quotidienne facilitée », notamment grâce à l’accélération des échanges de factures et à l’horodatage, qui rend le suivi plus précis, ainsi qu’une productivité plus grande et une amélioration du pilotage de la comptabilité.

Quelles sont les exceptions à la facturation électronique ? 



Si votre entreprise a des clients particuliers, des associations, ou des clients internationaux, ces transactions-là peuvent se maintenir sur un fonctionnement classique. À terme, cela dit, les données de transaction doivent tout de même être transmises à l’administration fiscale. Les fournisseurs de solutions tendent donc à recommander d’émettre des factures compatibles avec les standards établis pour l’e-facturation et l’e-reporting.

Que doivent faire les sociétés relevant d’activités exonérées de TVA ?

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Commentaires (15)

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Merci pour les explications sur les cabinets de médecine générale ❤️
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Ups, je supprime, j'ai sauté une partie en lisant 😅
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Mon cabinet comptable m'a également donné des informations sur cette mise en place au quotidien : un professionnel devra toujours avoir son numéro SIRET & num TVA intra sur lui, pour les frais comme les resto.

A priori, il existera une tolérance pour les montants inférieurs à 150€. Mais au delà, ce sera obligatoire pour pouvoir le passer en frais pro.

Autre pratique aussi qui sera à éviter : avoir un seul compte auprès d'un service, et de s'en servir aussi bien pour du pro que du perso. Par ex: un compte sur LDLC, Amazon, ce que vous voulez. Ce n'est pas juste sur le moyen de paiement qu'il faudra jouer, mais bien séparer les deux.
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A condition que le service en question soit adapté correctement au système de facturation électronique.

Je ne suis jamais arrivé à recevoir ma facture PEPPOL d'un achat test réalisé sur Amazon Business il y a des mois d'ici. Alors ils peuvent aller se faire foutre.

(NB: je n'ai pas entendu parler d'une telle contrainte en Belgique et j'espère qu'elle n'y sera pas présente).
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A toute fin utile, une petite vidéo sur les dessous de l'e-facturation :

J'AI ENQUÊTÉ SUR LA FACTURATION ÉLECTRONIQUE... ET C'EST BEAUCOUP PLUS GRAVE QUE VOUS NE L'IMAGINEZ
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Un titre pas du tout accrocheur, nuancé et PAS EN CAPS LOCK. Tout ce que j'aime. Mais je vais quand même passer mon tour merci (alors qu'elle est peut-être super la vidéo).
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Pareil j'aime pas du tout cette personne.
J'aurais bien regardé (avec NewPipe elle aura pas ma "vue" de toute façon :-) ) mais je sais pas si j'aurais le courage.
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J'ai commencé a regarder, elle a commencé par PDP au lieu de PA, j'ai commencé a tiquer, j'ai relevé d'autres erreurs plus problématiques, j'ai arrété. C'est une vidéo à charge et pas trop une analyse avec uniquement le négatif.
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Moi ce que je trouve réellement pénible c'est que les banques poussent à fond avec leur logique "ne vous inquiétez pas, faites toute la facturation sur notre plateforme cloud, c'est gratuit".
Sauf que du coup quitter la banque devient impossible. Le jour où le service est facturé 50€/mois, on peux plus rien récupérer. Bref, c'est une logique d'enfermement qui ne se cache même pas.

Tout ça pour récupérer quelques euros des restaurateurs pour la TVA - & ça va rien changer aux carrousels de TVA qui peux fraudent des millions sans trop de soucis.

Moi je vais rester sur mon dolibarr, mais combien vont se faire arnaquer encore :-(
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Je trouve quand même toujours curieux de voir des articles français qui omettent systématiquement de nommer ce réseau, lequel existe à l'échelle européenne et a des ramifications dans le monde entier.

Il s'agit du réseau PEPPOL.

=> fr.wikipedia.org Wikipedia

=> https://www.mediaatelier.com/fr/Posts/EInvoicing-EU/
(On peut y voir aussi le calendrier de déploiement en Europe).

En Belgique, par exemple, c'est obligatoire depuis le 1er janvier dernier. Là, pas de passage par un acteur étatique, mais par un acteur privé qui est relié au réseau PEPPOL (il y a des centaines de ces entreprises donc le choix est vaste).

J'ai donc personnellement dû y passer, et franchement, ce n'est pas la fin du monde. Tous les logiciels comptables sont désormais capables de communiquer avec PEPPOL.
=> https://www.peppolinbelgium.be/fr/

Après, j'ai des clients qui sont très "non-IT", pour qui ça a été plus dur car jusque-là ils envoyaient et recevaient leurs factures par e-mail, à l'ancienne, et le comptable faisait le reste. Ce n'est plus le cas: en B2B, toute facture échangée hors PEPPOL n'a désormais plus aucune valeur.
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Perso ça m'ennuie quand même ce principe d'imposer un prestataire privé pour une prestation publique.
Je sais que c'est pas nouveau (URSSAF...) , mais pour moi si l'état veux imposer la facture électronique c'est à lui de faire une plateforme bien pensée & universelle.
Là ça va faire comme l'ANTS , ça va accoucher dans la douleur, avec des tas de pbs de facturation pour tout le monde, des confusions, des redressements, des emmerdes informatiques incessant...

Je me demande même si c'est pas une peau de banane que Macron a balancé sur le chemin de son successeur... :francais:
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C'est tout de même assez dérangeant qu'un service européeen puisse à terme avoir un droit de regard sur le contenu des factures de toutes les entreprises européennes :craint:
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Bonjour,

Celles que vous appeler les 15 "gratuites", c'est lesquelles ? Ca m'interese, j'en ai pas trouvé (si c'est associé a un service payant c'est pas gratuit, idem pour les freemium inutilisable sans payer)
Personnellement, la moins cher que j'ai trouvé c'est https://www.superpdp.tech/ (1000 factures gratuites par mois, sans autres services forcés, et par api c'est vraiment pas cher non plus). Il y a déjà des solution open source où on trouve le module pour se connecter dessus si on veut que ça soit intégré.
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Y a un podcast de Projets Libres sur le sujet. Très intéressant même si pas concerné.

https://www.projets-libres.org/
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Productivité plus grande. Bien sûr !