Facturation électronique : que faut-il savoir ?
e-verification de TVA
Illustration : Flock
Le 10 juin à 11h01
Alors que la première vague d’entrée en application de la réforme de la facturation électronique approche, Next détaille les enjeux.
Facturation électronique : que faut-il savoir ?
e-verification de TVA
Illustration : Flock
Alors que la première vague d’entrée en application de la réforme de la facturation électronique approche, Next détaille les enjeux.
Économie
Économie
7 min
Ce 1er septembre 2026, la réforme de la facturation électronique commencera à entrer en vigueur en France. En jeu : une adaptation technique et structurelle, qui doit notamment permettre à l’administration de mieux suivre les transactions entre entreprises, et réduire la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais qui agace certains petits entrepreneurs.
Concrètement, l’évolution s’appuie sur deux éléments : l’émission et la réception de factures au format électronique (e-invoicing), et la transmission numérique des éléments de transactions et de paiement à l’administration (e-reporting). Les entités qui le souhaitent peuvent déjà recourir à ce mode de facturation, et ce depuis juillet 2025.
Mais le calendrier des obligations approchant, toutes les entités concernées gagneraient à se préoccuper de la question d’ici au 1er septembre. En effet, à partir de cette date-là, les grandes entreprises et établissements de taille intermédiaire (ETI) seront dans l’obligation d’émettre leurs factures sous format électronique, ce qui signifie que toute entité avec laquelle ces dernières pourraient échanger, quelle que soit sa taille, doit être en mesure de les recevoir. Pour les acteurs les plus petits, l’émission de factures électroniques ne deviendra en revanche obligatoire qu’à compter du 1er septembre 2027.
Qui est concerné ?
Toutes les entreprises sont concernées, jusqu’aux micro-entreprises, quand bien même leurs activités seraient exonérées de TVA. Le gouvernement vante une « gestion quotidienne facilitée », notamment grâce à l’accélération des échanges de factures et à l’horodatage, qui rend le suivi plus précis, ainsi qu’une productivité plus grande et une amélioration du pilotage de la comptabilité.
Quelles sont les exceptions à la facturation électronique ?
Si votre entreprise a des clients particuliers, des associations, ou des clients internationaux, ces transactions-là peuvent se maintenir sur un fonctionnement classique. À terme, cela dit, les données de transaction doivent tout de même être transmises à l’administration fiscale. Les fournisseurs de solutions tendent donc à recommander d’émettre des factures compatibles avec les standards établis pour l’e-facturation et l’e-reporting.
Que doivent faire les sociétés relevant d’activités exonérées de TVA ?
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Commentaires (46)
Le 10 juin à 11h43
Modifié le 10 juin à 11h53
Le 10 juin à 12h02
A priori, il existera une tolérance pour les montants inférieurs à 150€. Mais au delà, ce sera obligatoire pour pouvoir le passer en frais pro.
Autre pratique aussi qui sera à éviter : avoir un seul compte auprès d'un service, et de s'en servir aussi bien pour du pro que du perso. Par ex: un compte sur LDLC, Amazon, ce que vous voulez. Ce n'est pas juste sur le moyen de paiement qu'il faudra jouer, mais bien séparer les deux.
Le 10 juin à 12h50
Je ne suis jamais arrivé à recevoir ma facture PEPPOL d'un achat test réalisé sur Amazon Business il y a des mois d'ici. Alors ils peuvent aller se faire foutre.
(NB: je n'ai pas entendu parler d'une telle contrainte en Belgique et j'espère qu'elle n'y sera pas présente).
Le 10 juin à 14h24
Le 11 juin à 08h37
Le 11 juin à 09h49
Modifié le 10 juin à 18h46
Et oui, il vaut mieux créer des comptes séparés ou, si le site marchand le permet, définir des adresses de facturation distinctes.
Perso j'ai fait le tour de plusieurs popottes : la gestion du compte pro sur des sites pourtant adressés aux pros, c'est nawak...
Edit : attention, c'est 150 € HT.
Le 10 juin à 12h13
J'AI ENQUÊTÉ SUR LA FACTURATION ÉLECTRONIQUE... ET C'EST BEAUCOUP PLUS GRAVE QUE VOUS NE L'IMAGINEZ
Le 10 juin à 12h32
Le 10 juin à 12h52
J'aurais bien regardé (avec NewPipe elle aura pas ma "vue" de toute façon :-) ) mais je sais pas si j'aurais le courage.
Modifié le 10 juin à 17h14
Tatiana Ventôse
Le 10 juin à 13h19
Le 12 juin à 13h57
Le 10 juin à 12h31
Sauf que du coup quitter la banque devient impossible. Le jour où le service est facturé 50€/mois, on peux plus rien récupérer. Bref, c'est une logique d'enfermement qui ne se cache même pas.
Tout ça pour récupérer quelques euros des restaurateurs pour la TVA - & ça va rien changer aux carrousels de TVA qui peux fraudent des millions sans trop de soucis.
Moi je vais rester sur mon dolibarr, mais combien vont se faire arnaquer encore :-(
Le 10 juin à 12h39
Il s'agit du réseau PEPPOL.
=>
=> https://www.mediaatelier.com/fr/Posts/EInvoicing-EU/
(On peut y voir aussi le calendrier de déploiement en Europe).
En Belgique, par exemple, c'est obligatoire depuis le 1er janvier dernier. Là, pas de passage par un acteur étatique, mais par un acteur privé qui est relié au réseau PEPPOL (il y a des centaines de ces entreprises donc le choix est vaste).
J'ai donc personnellement dû y passer, et franchement, ce n'est pas la fin du monde. Tous les logiciels comptables sont désormais capables de communiquer avec PEPPOL.
=> https://www.peppolinbelgium.be/fr/
Après, j'ai des clients qui sont très "non-IT", pour qui ça a été plus dur car jusque-là ils envoyaient et recevaient leurs factures par e-mail, à l'ancienne, et le comptable faisait le reste. Ce n'est plus le cas: en B2B, toute facture échangée hors PEPPOL n'a désormais plus aucune valeur.
Le 10 juin à 12h57
Je sais que c'est pas nouveau (URSSAF...) , mais pour moi si l'état veux imposer la facture électronique c'est à lui de faire une plateforme bien pensée & universelle.
Là ça va faire comme l'ANTS , ça va accoucher dans la douleur, avec des tas de pbs de facturation pour tout le monde, des confusions, des redressements, des emmerdes informatiques incessant...
Je me demande même si c'est pas une peau de banane que Macron a balancé sur le chemin de son successeur...
Le 11 juin à 08h39
Tu ne peux juste pas t'y connecter directement. C'est comme pour les registrars en fait: tu dois passer par un intermédiaire, mais il y a pléthore de choix là aussi. Pléthore qui réduit à zéro les risques d'abus de position dominante :-)
Le 11 juin à 08h50
Et je trouve la comparaison avec les registars assez bonne , merci de cette idée !
Le 10 juin à 13h32
Le 10 juin à 13h13
Celles que vous appeler les 15 "gratuites", c'est lesquelles ? Ca m'interese, j'en ai pas trouvé (si c'est associé a un service payant c'est pas gratuit, idem pour les freemium inutilisable sans payer)
Personnellement, la moins cher que j'ai trouvé c'est https://www.superpdp.tech/ (1000 factures gratuites par mois, sans autres services forcés, et par api c'est vraiment pas cher non plus). Il y a déjà des solution open source où on trouve le module pour se connecter dessus si on veut que ça soit intégré.
Le 10 juin à 23h41
Ce qui est gratuit aujourd'hui ne le sera plus dans un an , ou se sera fait racheter (ou éliminé du marché).
Comme dit Z-os plus bas, il y a 170 prestataire actuellement.
Ca fait 170 entrée dans https://bonjourlafuite.eu.org/ dans les 5 ans à venir , sans compter l'état lui même qui a montré encore récemment à quel point il était fiable sur la sécurisation des données pourtant critique (FICOBA).
Le 11 juin à 12h10
Le 11 juin à 08h58
Le 11 juin à 13h33
Et avec une IA on peut customiser tout ce que l'on veut sans même toucher le code(c'est du python, bien maîtrisé par l'IA, faut quand même savoir ce que l'on fait, et faut vérifier le boulot de l'IA).
Le 10 juin à 13h25
https://www.projets-libres.org/
Le 10 juin à 13h52
Le 10 juin à 14h21
Le 10 juin à 14h59
Le 10 juin à 15h06
Donc quoi qu'il arrive, oui, il faudra une PA.
Le 10 juin à 17h41
Modifié le 10 juin à 21h59
Pour ton association, Indy en version gratuite ça suffit à gérer la compta de base et ils incluent une PA. C'est ce que j'utilise pour mon EI. (pour ma boîte principale, c'est celle fournie par le comptable)
Modifié le 10 juin à 14h38
Ces informations permettent potentiellement de comprendre très finement le fonctionnement commercial et industriel d’une entreprise. Entre de mauvaises mains, elles pourraient être utilisées pour analyser un marché, manipuler le jeu concurrentiel, cibler certains acteurs ou reconstituer des stratégies commerciales.
Sans parler du risque cyber, ces plateformes concentreront mécaniquement une quantité considérable de données sensibles. Il paraît difficile d’imaginer qu’elles ne seront jamais piratées, tôt ou tard, avec à la clé une exposition massive d’informations économiques stratégiques.
“Mode parano on”
On pourrait même se demander si l’on ne risque pas de mettre à disposition de puissances étrangères — États-Unis, Chine ou autres — une cartographie très fine de notre tissu économique, de nos chaînes d’approvisionnement et de nos stratégies commerciales. Les données sont déjà interconnectées à l'échelle européenne.
“Mode parano off”
Au fond, je trouve le rapport risque / bénéfice fortement disproportionné si l’objectif principal est uniquement de mitiger la fraude à la TVA...
Le 10 juin à 16h26
Modifié le 10 juin à 18h45
Le 10 juin à 23h41
Le 10 juin à 18h19
(╯°□°)╯︵┻━┻
Le 10 juin à 18h27
Le 10 juin à 18h34
La DGFiP communique depuis quelques semaines sur le sujet, d'ailleurs.
Des entreprises proposent même de faire de la beta test entre leurs clients et fournisseurs ouverts à ça.
Attention, c'est plutôt imprécis.
Les EI et microentreprises en franchise de base TVA sont assujetties à la TVA, mais n'en sont pas redevables. Cela signifie qu'elles n'ont pas à la facturer à leurs clients pour la reverser à l'État aussi longtemps qu'elles sont sous les seuils d'exception.
C'est une nuance très importante, car les opérations exonérées de TVA sont listées par le CGI. (et ça a valu de trop longs débat sur mes projets entre les chefs de projet qui confondent et la fiscalité qui essaye de faire comprendre la nuance...)
À noter que c'est même un statut de cycle de vie géré par les PA. La PA émettrice notifiera le PPF du défaut de facturation électronique de l'assujetti.
L'assujetti de la PA émettrice ne risque rien, quant à lui, puisqu'il a bien rempli son obligation.
Ça va être la méga merde dans à peu près tous les commerces et toutes les entreprises en France XD
Le 11 juin à 00h01
LE truc marrant c'est que c'est soit-disant pour lutter contre la fraude à la TVA.
Mais que les AE qui sont en franchise (et qui le restent au vu de leur CA annuel) seront quand même concerné à partir de 2027 en émission.
(En réception ça dépends de l'activité mais si ya pas bcp de frais c'est encore plus simple d'acheter ses stylos en tant que particulier, vu qu'on peux rien déduire de toute manière).
Pour moi, la vrai raison de cette mise en place ce sont les rêves mouillés des haut-fonctionnaires de Bercy & de l'EU qui imaginent donner toute ces données aux IA , sachant que les intermédiaires vont tout filer aux marketeux ( "anonymisé" bien entendu....) moyennant un rémunération, et ils imaginent augmenter le PIB tout en faisant tourner des "modèles" par recoupement pour viser les petits fraudeurs qui auraient oublié de déclarer une plaque de BA13.
Sans voir que derrière, ça va être comme le spam téléphonique qui a tué la téléphonie fixe: Ca sera des milliers d'affaires d'arnaque au PDG qui vont spammer les tribunaux, des emmerdes à n'en plus finir parce que t'auras toujours un des PDP qui aura laissé le bucket amazon ouvert avec admin:admin et l'administration américaine nous remercie par avance de leur filer toute ces données pour qu'ils puissent s'assurer qu'on reste dans la vase.
(Car oui , quand on parle tous les jours de souveraineté , sur les 170 PDP yen a bien quelques un qui vont se dire que stocker les données en S3 chez amazon c'est quand même bien pratique - au moins pour du backup)
Déjà si c'était un service purement public ce serait problématique, mais là...
Accessoirement ça va réduire le turn-over des AE sur les banques car si tu changes de banque , que vont devenir les factures cloudifié que tu es censé garder toute la vie de la boite ? rm -rf ?
Modifié le 10 juin à 18h54
Si c'est qu'en vigueur on a le temps avant que ça rentre en application
Le 10 juin à 19h24
Le 11 juin à 09h05
Celui-ci est disponible de manière publique et permet de voir facilement l'état de son entreprise (ou d'une autre) vis à vis de la facturation électronique. À préciser que tous les assujettis à la TVA sont censés y être présents. Si une entité est absente, ça veut soit dire qu'elle n'est pas assujettie à la TVA, soit qu'elle a été récemment créée et n'est pas encore remontée.
L'annuaire du PPF est mis à jour quotidiennement, basé sur le RNE, le registre de la TVA, celui des PA, et encore une paire d'autres refs il me semble.
Le 11 juin à 09h12
Le 12 juin à 14h02
Le 17 juin à 07h48
Une obligation légale de recourir à des services de droit privé crée un potentiel gigantesque d'arnaque, et devrait être compris comme une destruction un peu plus aboutie de notre société.
Combien de temps (bientôt 40 ans…) et d'exemples moribonds faudra-t-il encore pour comprendre que cette idéologie ayant maintenant complètement contaminé les haut-fonctionnaires, est funeste ?
Je m'accroche à l'espoir qu'un jour, l'évidence de la notion de service public ne pouvant qu'être rendu par des agents publics mette un coup d'arrêt aux profiteurs privés d'obligations publiques, et nous fasse retrouver sérieux & coûts réels les concernant.
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