Projet Solara : Microsoft veut remplacer la bonne vieille informatique par des agents IA
Les apps, c'est ringard
Le 04 juin à 10h04
Cette fois c’est 100 % sûr, plus aucun doute à avoir, non vraiment juré-craché : l’avenir est aux agents IA. C’est du moins ce que l’industrie de la tech veut nous faire entrer dans le ciboulot, en nous faisant miroiter un futur riant où les paradigmes actuels sont complètement dépassés : les PC et les smartphones évidemment, mais aussi les systèmes d’exploitation et les logiciels.
Projet Solara : Microsoft veut remplacer la bonne vieille informatique par des agents IA
Les apps, c'est ringard
Cette fois c’est 100 % sûr, plus aucun doute à avoir, non vraiment juré-craché : l’avenir est aux agents IA. C’est du moins ce que l’industrie de la tech veut nous faire entrer dans le ciboulot, en nous faisant miroiter un futur riant où les paradigmes actuels sont complètement dépassés : les PC et les smartphones évidemment, mais aussi les systèmes d’exploitation et les logiciels.
IA et algorithmes
IA
5 min
Qui a besoin d’apps quand les agents IA répondent aux besoins spécifiques de l’utilisateur ? « La prochaine grande évolution de l’informatique ne concernera plus les applications, mais les agents », assène Steven Bathiche, le patron de l’Applied Sciences Group (ASG) de Microsoft. Plus besoin d’interfaces graphiques, de menus, de boutons, place à « l’expression directe de nos intentions auprès d’agents (…) capables d’agir à travers nos logiciels, nos flux de travail et nos appareils ».
La folie des agents
Dans un discours qui rappelle les grandes envolées de Microsoft autour du métavers, le dirigeant livre une vision de l’avenir où l’agent IA devient la nouvelle interface entre l’utilisateur et l’informatique. L’utilisateur formule une intention, tandis que l’agent se charge de coordonner les logiciels et les services nécessaires en arrière-plan.
C’est une informatique moins dépendante des écrans, des claviers et même des logiciels traditionnels que dessine Microsoft ici… Autrement dit, un monde dans lequel les produits qui ont fait le succès de Microsoft deviennent peu à peu obsolètes. Afin de garder la main, l’entreprise développe ses propres agents, et a levé le voile sur le projet Solara à l’occasion de la conférence BUILD.
Derrière ce nom de code se cache une plateforme censée servir de fondation à cette informatique centrée sur les agents. Steven Bathiche la présente comme un système « de la puce au cloud », capable de faire fonctionner plusieurs agents spécialisés sur de nouveaux types d’appareils.
Un badge et un radio-réveil
Histoire d’aiguiller l’industrie, Microsoft a planché sur deux designs de référence avec ses partenaires, Qualcomm et MediaTek. Le premier a donné un coup de main pour la conception d’un badge connecté, mais pas comme le défunt Ai Pin de Humane, plutôt un badge d’accès doté d’un écran tactile.
L’appareil embarque un micro, un haut-parleur, une caméra sur le côté, une connexion 5G et un lecteur d’empreintes digitales. L’idée est de permettre à l’utilisateur d’accéder rapidement à ses agents IA, de consulter des informations ou encore d’enregistrer une conversation à la volée.
Le second prototype, développé avec MediaTek, est sédentaire. C’est un petit terminal qui n’est pas sans évoquer un radio-réveil ou un écran connecté de cuisine. Posé sur le bureau, cet appareil doit permettre de discuter avec des agents, de jeter un œil à son agenda ou ses tâches en souffrance, en permanence disponible à côté d’un PC (qui remplit à peu de choses près les mêmes fonctions). Microsoft envisage même qu’il puisse se transformer en poste Windows 365 une fois branché à un moniteur externe.
« Ensemble, ces deux concepts illustrent l’ambition de Microsoft : permettre aux agents IA de suivre l’utilisateur partout, sans être limités à une application ou à un appareil particulier », explique Steven Bathiche. « Qu’il s’agisse d’un terminal de bureau ou d’un badge connecté porté autour du cou, l’expérience doit s’adapter au contexte et aux besoins du moment. »
Et à la fin, c’est le smartphone qui gagne
Difficile pourtant de ne pas penser que ces appareils tentent de réinventer des catégories de produits qui existent déjà : un badge qui ressemble à un smartphone miniature, un terminal de bureau qui évoque un écran connecté, des assistants qui nous suivent partout… Une problématique autour de laquelle doivent aussi tourner OpenAI et Jony Ive, qui préparent un appareil basé sur l’IA. Il pourrait s’agir d’un bête smartphone, selon les sources de Ming-Chi Kuo.
L’idée du projet Solara n’est pour autant pas dénuée d’intérêt. Si les agents IA tiennent leur promesse, ils pourraient effectivement aider à créer à la volée des interfaces et des outils bien plus adaptés aux besoins spécifiques de chaque utilisateur. Alors que les logiciels traditionnels (et même les OS) imposent un fonctionnement identique pour tous, un agent pourrait en théorie composer une expérience sur mesure et selon le contexte.
Plutôt que Windows, l’entreprise a choisi MDEP (Microsoft Device Ecosystem Platform) pour propulser les terminaux Solara ; c’est une plateforme reposant sur Android open source (AOSP). Elle est déjà utilisée sur certains appareils Teams. GeekWire, qui a eu droit à un briefing exclusif, explique que les produits Solara peuvent exécuter plusieurs agents simultanément, tandis qu’une couche de coordination choisit automatiquement l’agent adapté à chaque tâche. Ils pourront utiliser des agents de Microsoft, mais aussi des agents tiers développés par les entreprises.
Auprès de nos confrères, Steven Bathiche a défendu la vision de Microsoft pour les appareils Solara. Pourquoi ne pas simplement utiliser un smartphone ? Plusieurs entreprises ont essayé, explique-t-il, notamment dans le secteur de la santé, mais ça n’a rien donné de probant. Un appareil conçu pour un usage particulier est plus sécurisant, affirme le dirigeant, et une bonne optimisation permet de l’utiliser pendant plus longtemps qu’un smartphone plus polyvalent sur une seule charge.
Quant à la comparaison inévitable entre le radio-réveil/écran connecté Solara et un Echo Show, il indique que l’appareil d’Amazon se contente d’un « agent unique », en l’occurrence Alexa. Solara est conçu pour accueillir les agents propres à une organisation.
Le projet n’en est qu’à ses débuts. Microsoft compte travailler avec les fabricants de puces, les constructeurs et les développeurs pour créer des appareils spécialisés pour différents secteurs, de la santé au commerce, en passant par la finance.
Commentaires (23)
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Abonnez-vousLe 4 juin à 10h19
Et si l'agent est si efficace, je ne devrais plus avoir de tâches en souffrance, si ?
Le 5 juin à 09h45
Des interfaces publiées au niveau de l'OS qui permettrait de lancer des traitements dans les logiciels présents.
Oups, ça existe déjà sous Windows justement depuis ... la préhistoire...
Le 4 juin à 11h26
Solara qui est basé sur Android AOSP.
Donc Linux.
Donc Microsoft annonce fièrement que l'avenir de Microsoft, c'est Linux.
CQFD.
Le 4 juin à 11h37
Android a surtout été poussé (donc connu!) grâce à Google. Aujourd'hui, une très grande majorité de téléphones fonctionne sur Android et la grande majorité des constructeurs inclus les services google. Si leur super app ne se trouve qu'etre une vulgaire APK, il serait donc possible de rendre portable leur produit sur n'importe quel téléphone. Donc l'avenir de Microsoft, c'est un vulgaire téléphone Android. Donc Microsoft, c'est Microsoft partageant les données utilisateurs avec google.
CQFD.
Le 4 juin à 17h01
Ne fait pas ton rétrograde, c'est l'avenir ! Perso j'ai trop hâte.
Le 4 juin à 11h28
Modifié le 4 juin à 11h38
Modifié le 4 juin à 12h42
Dommage qu’il soit capable de nous casser les pieds avec des trucs de boulot ^^
EDIT : je retire ce que je disais : il y a un logo copilot dessus 🤮
Le 4 juin à 14h53
J'en reste coi. Tout le monde (enfin, presque) a/est obligé d'avoir (sic) un téléphone, et eux ils partent vers ces machins.
Le 4 juin à 16h11
Le 4 juin à 16h53
Contrairement à mes précédentes expériences il y a 20 ans j'ai tout retrouvé de fonctionnel ultra rapidement.
Mêmes les 2 jeux Steam auquel je jouais tourne nickel et pas de copilot, de onedrive ou de compte microsoft obligatoire.
Le 6 juin à 23h15
C'est mon credo.
Le 6 juin à 23h22
Et pour des raisons persos liés à des affaires juridiques j’ai des besoins de backup de messages sms de mon iPhone via iMazing.
J’ai donc une VM win11 sur mon serveur sous Proxmox que j’allume juste quand j’ai besoin de connecter en USB l’un des 3.
Le 7 juin à 01h18
Je me tatais pour acheter une montre Garmin. Je n'avais pas pensé à cet aspect. Je ne pense pas que je vais l'acheter.
Le 7 juin à 09h07
Mais depuis ma migration sur Linux Mint je suis à 100% dessus et jamais eu un manque pour le moment.
Le 5 juin à 10h15
Par contre, j'ai rencontré beaucoup de difficultés à trouver une distribution qui me convient.
J'ai fait l'erreur de m'enfermer dans gnome alors que je préfère de loin KDE maintenant.
Je trouve que la gestion des logiciels est très compliquée entre les modes d'installation qui diffèrent d'une distribution à l'autre. Les difficultés rencontrées avec les snap, les appimages, etc... Souvent les applications ne fonctionnent pas parce qu'elles n'ont pas les bonnes autorisations.
Après quand tout fonctionne, c'est génial on se sent vraiment libre d'utiliser son ordinateur comme on veut.
Puis la mise à jour arrive, et on fait une prière...
C'est peut-être de ma faute, j'aurais peut-être du lire plus au sujet de linux avant de me lancer.
Le 6 juin à 23h22
Le 6 juin à 23h13
Modifié le 4 juin à 18h59
Le 6 juin à 11h58
Un avenir de merde où l’on est dépossédé de l’informatique personnelle et où elle est remplacée par des terminaux branchés aux datacenters des puissants
C’est exactement ce qui est en train de se passer avec le prix de la RAM, on nous dépossède de la technologie. À moins que tout ça s’effondre, j’ai du mal à être optimiste.
Le 6 juin à 23h36
Pour ce qui est de l'IA, j'ai de gros doutes. Actuellement, on lui apprend avec toutes les données du web. On n'a plus assez de données et on parlent que l'IA apprend a ec les données qu'elles produisent. Ça se mort la queue.
En plus, quand on connaît le sujet et qu'on pose une question, il apparaît beaucoup de contresens et d'erreurs.
On me dit que c'est parfait pour faire des synthèses par résumé ou tableau.
Surtout, on ne parle pas des coûts poura produire. Qui va payer.
Hors sujet: c'est comme les réseaux sociaux. Le temps qu'on y passe et ça nous apporte quoi?
Quelle est la plus-value ?
Le 6 juin à 23h56
Ton exemple des réseaux sociaux est très bon : c’est globalement de la merde sur plein d’aspects et ça n’a pas empêché l’humanité entière de sauter dedans à pieds joints.
Le 7 juin à 01h13
On pourrait également parler du chiffrement.
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