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Projet Solara : Microsoft veut remplacer la bonne vieille informatique par des agents IA

Les apps, c'est ringard

Projet Solara : Microsoft veut remplacer la bonne vieille informatique par des agents IA

Cette fois c’est 100 % sûr, plus aucun doute à avoir, non vraiment juré-craché : l’avenir est aux agents IA. C’est du moins ce que l’industrie de la tech veut nous faire entrer dans le ciboulot, en nous faisant miroiter un futur riant où les paradigmes actuels sont complètement dépassés : les PC et les smartphones évidemment, mais aussi les systèmes d’exploitation et les logiciels.

Qui a besoin d’apps quand les agents IA répondent aux besoins spécifiques de l’utilisateur ? « La prochaine grande évolution de l’informatique ne concernera plus les applications, mais les agents », assène Steven Bathiche, le patron de l’Applied Sciences Group (ASG) de Microsoft. Plus besoin d’interfaces graphiques, de menus, de boutons, place à « l’expression directe de nos intentions auprès d’agents (…) capables d’agir à travers nos logiciels, nos flux de travail et nos appareils ».

La folie des agents

Dans un discours qui rappelle les grandes envolées de Microsoft autour du métavers, le dirigeant livre une vision de l’avenir où l’agent IA devient la nouvelle interface entre l’utilisateur et l’informatique. L’utilisateur formule une intention, tandis que l’agent se charge de coordonner les logiciels et les services nécessaires en arrière-plan.

C’est une informatique moins dépendante des écrans, des claviers et même des logiciels traditionnels que dessine Microsoft ici… Autrement dit, un monde dans lequel les produits qui ont fait le succès de Microsoft deviennent peu à peu obsolètes. Afin de garder la main, l’entreprise développe ses propres agents, et a levé le voile sur le projet Solara à l’occasion de la conférence BUILD.

Derrière ce nom de code se cache une plateforme censée servir de fondation à cette informatique centrée sur les agents. Steven Bathiche la présente comme un système « de la puce au cloud », capable de faire fonctionner plusieurs agents spécialisés sur de nouveaux types d’appareils.

Un badge et un radio-réveil

Histoire d’aiguiller l’industrie, Microsoft a planché sur deux designs de référence avec ses partenaires, Qualcomm et MediaTek. Le premier a donné un coup de main pour la conception d’un badge connecté, mais pas comme le défunt Ai Pin de Humane, plutôt un badge d’accès doté d’un écran tactile.

L’appareil embarque un micro, un haut-parleur, une caméra sur le côté, une connexion 5G et un lecteur d’empreintes digitales. L’idée est de permettre à l’utilisateur d’accéder rapidement à ses agents IA, de consulter des informations ou encore d’enregistrer une conversation à la volée.

Le second prototype, développé avec MediaTek, est sédentaire. C’est un petit terminal qui n’est pas sans évoquer un radio-réveil ou un écran connecté de cuisine. Posé sur le bureau, cet appareil doit permettre de discuter avec des agents, de jeter un œil à son agenda ou ses tâches en souffrance, en permanence disponible à côté d’un PC (qui remplit à peu de choses près les mêmes fonctions). Microsoft envisage même qu’il puisse se transformer en poste Windows 365 une fois branché à un moniteur externe.

« Ensemble, ces deux concepts illustrent l’ambition de Microsoft : permettre aux agents IA de suivre l’utilisateur partout, sans être limités à une application ou à un appareil particulier », explique Steven Bathiche. « Qu’il s’agisse d’un terminal de bureau ou d’un badge connecté porté autour du cou, l’expérience doit s’adapter au contexte et aux besoins du moment. »

Et à la fin, c’est le smartphone qui gagne

Difficile pourtant de ne pas penser que ces appareils tentent de réinventer des catégories de produits qui existent déjà : un badge qui ressemble à un smartphone miniature, un terminal de bureau qui évoque un écran connecté, des assistants qui nous suivent partout… Une problématique autour de laquelle doivent aussi tourner OpenAI et Jony Ive, qui préparent un appareil basé sur l’IA. Il pourrait s’agir d’un bête smartphone, selon les sources de Ming-Chi Kuo.

L’idée du projet Solara n’est pour autant pas dénuée d’intérêt. Si les agents IA tiennent leur promesse, ils pourraient effectivement aider à créer à la volée des interfaces et des outils bien plus adaptés aux besoins spécifiques de chaque utilisateur. Alors que les logiciels traditionnels (et même les OS) imposent un fonctionnement identique pour tous, un agent pourrait en théorie composer une expérience sur mesure et selon le contexte.

Plutôt que Windows, l’entreprise a choisi MDEP (Microsoft Device Ecosystem Platform) pour propulser les terminaux Solara ; c’est une plateforme reposant sur Android open source (AOSP). Elle est déjà utilisée sur certains appareils Teams. GeekWire, qui a eu droit à un briefing exclusif, explique que les produits Solara peuvent exécuter plusieurs agents simultanément, tandis qu’une couche de coordination choisit automatiquement l’agent adapté à chaque tâche. Ils pourront utiliser des agents de Microsoft, mais aussi des agents tiers développés par les entreprises.

Auprès de nos confrères, Steven Bathiche a défendu la vision de Microsoft pour les appareils Solara. Pourquoi ne pas simplement utiliser un smartphone ? Plusieurs entreprises ont essayé, explique-t-il, notamment dans le secteur de la santé, mais ça n’a rien donné de probant. Un appareil conçu pour un usage particulier est plus sécurisant, affirme le dirigeant, et une bonne optimisation permet de l’utiliser pendant plus longtemps qu’un smartphone plus polyvalent sur une seule charge.

Quant à la comparaison inévitable entre le radio-réveil/écran connecté Solara et un Echo Show, il indique que l’appareil d’Amazon se contente d’un « agent unique », en l’occurrence Alexa. Solara est conçu pour accueillir les agents propres à une organisation.

Le projet n’en est qu’à ses débuts. Microsoft compte travailler avec les fabricants de puces, les constructeurs et les développeurs pour créer des appareils spécialisés pour différents secteurs, de la santé au commerce, en passant par la finance.

Commentaires (23)

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Si l'agent utilise les logiciels, c'est qu'il y a toujours un OS et des logiciels, non ? Je pourrais peut-être continuer à les utiliser moi-même...
Et si l'agent est si efficace, je ne devrais plus avoir de tâches en souffrance, si ?
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Il est très difficile et très couteux d'utiliser un agent pour piloter un logiciel "classique" (UI graphique). Donc les softs doivent fournir des services aux logiciels de façon automatisable.
Des interfaces publiées au niveau de l'OS qui permettrait de lancer des traitements dans les logiciels présents.
Oups, ça existe déjà sous Windows justement depuis ... la préhistoire...
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Donc avec Solara - destiné à remplacer Windows - Microsoft annonce comment il voit l'avenir de ses systèmes d'exploitation.
Solara qui est basé sur Android AOSP.
Donc Linux.

Donc Microsoft annonce fièrement que l'avenir de Microsoft, c'est Linux.
CQFD.
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Tu peux même pousser le bouchon un poil plus loin:
Android a surtout été poussé (donc connu!) grâce à Google. Aujourd'hui, une très grande majorité de téléphones fonctionne sur Android et la grande majorité des constructeurs inclus les services google. Si leur super app ne se trouve qu'etre une vulgaire APK, il serait donc possible de rendre portable leur produit sur n'importe quel téléphone. Donc l'avenir de Microsoft, c'est un vulgaire téléphone Android. Donc Microsoft, c'est Microsoft partageant les données utilisateurs avec google.
CQFD.
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Bah ils parlent de windows 365 donc oui y-a toujours du windows, c'est juste qu'il sera dans le nuage et avec un abonnement c'est tout.
Ne fait pas ton rétrograde, c'est l'avenir ! Perso j'ai trop hâte.
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On the go companion
Always connected
Voice + Vision
Privacy top in mind

ERROR

DOES NOT COMPUTE
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A quand les implants cervicaux nous envoyant des shoots d'émotions directement dans l'amygdale et ainsi plus besoin de vivre, l'ia le fera pour nous. La vie où nous n'aurons plus à la vivre, quel panart !
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Il est mignon ce petit radio-réveil 🥰

Dommage qu’il soit capable de nous casser les pieds avec des trucs de boulot ^^

EDIT : je retire ce que je disais : il y a un logo copilot dessus 🤮
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Quelque chose à dire ?

J'en reste coi. Tout le monde (enfin, presque) a/est obligé d'avoir (sic) un téléphone, et eux ils partent vers ces machins.
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Je suis plutôt content de basculer sur Linux moi ...
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Fais il y a moins d'1 mois, j'ai basculé mon laptop en full linux avec une VM win11 sur mon homelab que je peux démarrer au besoin.
Contrairement à mes précédentes expériences il y a 20 ans j'ai tout retrouvé de fonctionnel ultra rapidement.

Mêmes les 2 jeux Steam auquel je jouais tourne nickel et pas de copilot, de onedrive ou de compte microsoft obligatoire.
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Vire la VM. Tu verras, tu peux très bien t'en passer. Si une boîte fournit uniquement son logiciel pour windows et ben tu t'en passes.
C'est mon credo.
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Ma montre Garmin et mon gps de vole Garmin ont besoin de Garmin express qui n’existe que sous Windows donc pas le choix.
Et pour des raisons persos liés à des affaires juridiques j’ai des besoins de backup de messages sms de mon iPhone via iMazing.
J’ai donc une VM win11 sur mon serveur sous Proxmox que j’allume juste quand j’ai besoin de connecter en USB l’un des 3.
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J'ai le même problème avec le TomTom de la voiture. Du coup, je ne mets plus les cartes payantes àvjour. J'utilise une version sur smartphone beaucoup moins chère. Ils perdent donc de l'argent.
Je me tatais pour acheter une montre Garmin. Je n'avais pas pensé à cet aspect. Je ne pense pas que je vais l'acheter.
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Je dirais que pour la montre c’est loin grave dans le sens où elle peut avoir une connexion internet et donc obtenir ses mis à jour. C’est plus mon gps Garmin Edge Explorer 2 qui lui reçoit les mises à jour de firmware ou de carte via une connexion USB avec le logiciel Garmin express.
Mais depuis ma migration sur Linux Mint je suis à 100% dessus et jamais eu un manque pour le moment.
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Je suis passé moi aussi en full linux et j'en suis très content. Je ne reviendrai jamais en arrière.

Par contre, j'ai rencontré beaucoup de difficultés à trouver une distribution qui me convient.
J'ai fait l'erreur de m'enfermer dans gnome alors que je préfère de loin KDE maintenant.
Je trouve que la gestion des logiciels est très compliquée entre les modes d'installation qui diffèrent d'une distribution à l'autre. Les difficultés rencontrées avec les snap, les appimages, etc... Souvent les applications ne fonctionnent pas parce qu'elles n'ont pas les bonnes autorisations.

Après quand tout fonctionne, c'est génial on se sent vraiment libre d'utiliser son ordinateur comme on veut.

Puis la mise à jour arrive, et on fait une prière...

C'est peut-être de ma faute, j'aurais peut-être du lire plus au sujet de linux avant de me lancer.
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J'ai un mini pc avec home assistant qui me sert pour les alarmes de la maison. Un autre avec Ubuntu pour la bureautique. J'ai pris Ubuntu pour moi s me casser la tête. Les snap, quoi qu'on en dise, ça marche. C'est vrai qu'ils tournent dans une sand box mais c'est sécurisé. Les gens qui prennent KDE, je pense que c'est parce qu'ils sont habitués à windows. Personnellement, je me fais très bien à Gnome. Je ne met pas d'extensions. J'aime bien le concept et sa simplicité.
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J'y suis déjà depuis belle lurette et exclusivement
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Vous trouviez les applis web encapsulées dans de l'Electron trop lentes et consommatrices de ressources ? Attendez les versions full IA... :windu:
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Pour moi ils ont raison. J’ai bien peur que ce soit effectivement l’avenir.

Un avenir de merde où l’on est dépossédé de l’informatique personnelle et où elle est remplacée par des terminaux branchés aux datacenters des puissants

C’est exactement ce qui est en train de se passer avec le prix de la RAM, on nous dépossède de la technologie. À moins que tout ça s’effondre, j’ai du mal à être optimiste.
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On avait l'informatique avec les terminaux puis l'arrivée du PC et donc la décentralisation. Je ne vous parle pas d'OS2 et les serveurs locaux ( bonjour les mises à jour), puis le minitel (c'est reparti pour la centralisation). Mais à l'époque, on avait un terminal qu'on pouvait basculer en ascii et qui était gratuit. Quand on regarde vraiment, les PC pour la plupart travaillent avec le navigateur.
Pour ce qui est de l'IA, j'ai de gros doutes. Actuellement, on lui apprend avec toutes les données du web. On n'a plus assez de données et on parlent que l'IA apprend a ec les données qu'elles produisent. Ça se mort la queue.
En plus, quand on connaît le sujet et qu'on pose une question, il apparaît beaucoup de contresens et d'erreurs.
On me dit que c'est parfait pour faire des synthèses par résumé ou tableau.
Surtout, on ne parle pas des coûts poura produire. Qui va payer.
Hors sujet: c'est comme les réseaux sociaux. Le temps qu'on y passe et ça nous apporte quoi?
Quelle est la plus-value ?
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Mais tu dis tout ça comme si je défendais que c’était une bonne chose.

Ton exemple des réseaux sociaux est très bon : c’est globalement de la merde sur plein d’aspects et ça n’a pas empêché l’humanité entière de sauter dedans à pieds joints.
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Non, tu as raison. Le PC, c'est la liberté. Je raconte juste l'historique. Quand le pc est arrivé, on s'est empressé de centraliser tout ça avec un tas de prétexte.
On pourrait également parler du chiffrement.