IA : Meta investit dans l’infrastructure, mais pourrait licencier 20 % de ses équipes
Investissements non humains
Mathilde Saliou
Le 18 mars à 12h04
Alors que l’entreprise multiplie les projets dédiés à étendre ses capacités de hardware et d’infrastructure dédié à l’intelligence artificielle, elle pourrait licencier jusqu’à 20 % de ses effectifs actuels.
IA : Meta investit dans l’infrastructure, mais pourrait licencier 20 % de ses équipes
Investissements non humains
Alors que l’entreprise multiplie les projets dédiés à étendre ses capacités de hardware et d’infrastructure dédié à l’intelligence artificielle, elle pourrait licencier jusqu’à 20 % de ses effectifs actuels.
Le 18 mars à 12h04
Économie
Économie
4 min
Meta s’apprêterait à licencier 20 % de ses équipes, selon les informations de Reuters, une réduction d’effectif qui représenterait donc environ 16 000 emplois sur les 79 000 que la société compte actuellement.
S’il n’a pas encore été confirmé, ce projet se ferait dans un contexte de poursuite des investissements de l’entreprise dans l’intelligence artificielle. Ce 17 mars, la société néerlandaise Nebius indiquait par exemple avoir signé un contrat de 27 milliards de dollars avec Meta pour lui fournir diverses capacités d’infrastructure (data center, serveurs, GPU) sur les cinq prochaines années. Mi-mars, le géant des réseaux sociaux annonçait par ailleurs le développement de quatre nouvelles puces MTIA (Meta Training and Inference Accelerator), qu’elle produit depuis 2023, sur les deux prochaines années.
Investissements accélérés dans l’IA
Ces différents éléments s’intègrent dans une redirection plus large de la société vers l’intelligence artificielle générative. À l’été 2025, Mark Zuckerberg annonçait ainsi son projet d’investir des « centaines de milliards de dollars » dans l’industrie, que ce soit du côté du développement ou de la sous-traitance de centres de données spécialisés dans l’équipement dédié à faire tourner de grands modèles de langage, ou dans le recrutement de personnalités de l’IA.
À l’époque, les packages au montant faramineux proposés à des ingénieurs d’Apple, Google ou Open AI avaient défrayé la chronique : pour tenter de rattraper ses concurrents, Mark Zuckerberg avait en effet proposé jusqu’à un milliard de dollars sur plusieurs années à certains spécialistes. Début septembre, cela n’avait pas empêché certaines embauches récentes (ou plus anciennes) de repartir aussi rapidement, quelquefois pour aller directement chez la concurrence – l’ancienne directrice de produits d’IA générative Chay Nayak a rejoint OpenAI –, quelquefois pour créer leurs propres entreprises – ainsi de l’ancien directeur du laboratoire Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) Yann LeCun, rentré en France pour cofonder la start-up AMI.
Licenciements dans la tech
Mais maintenir ce rythme implique de larges dépenses. En novembre, l’entreprise prévoyait d’investir 600 milliards de dollars dans des infrastructures et des emplois sur les trois prochaines années, sachant que la société avait déjà dépensé 135 milliards de dollars dans le domaine sur la seule année 2025.
Auprès de Business Insider, des cadres de Meta n’en avancent pas moins que le projet de licenciements de la société pourrait débuter dès ce mois de mars. S’il se confirme, ce serait le plus gros réalisé depuis la pandémie. En novembre 2022, la société avait licencié 11 000 employés, avant de se séparer de 10 000 personnes supplémentaires en mars 2023. Début janvier 2026, elle remerciait par ailleurs 1 500 personnes de son Reality Labs, actant son détournement du métavers, pourtant ardemment promu par Mark Zuckerberg pendant la pandémie.
Outre le contexte spécifique à l’entreprise, il s’inscrirait dans une tendance plus large de licenciements dans l’industrie numérique : l’éditeur de logiciel Atlassian a par exemple indiqué se séparer de 10 % de ses effectifs il y a quelques jours, suivi notamment par Block, la société dirigé par le fondateur de Twitter Jack Dorsey. Cette dernière a annoncé fin février se séparer d’un coup de 40 % de ses 10 000 employés.
Commentaires (10)
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Abonnez-vousModifié le 18 mars à 15h26
Le niveau d'avidité, de puissance et de cynisme de ces groupes me parait constituer une menace ou tout du moins un facteur défavorable pour l'évolution de notre "société planétaire".
C'est pas comme si on avait besoin de ce genre de boulets en plus vu la situation dans laquelle nous nous sommes mis tout seuls, comme des grands.
Le 18 mars à 14h02
Le 18 mars à 14h33
En combinant cela avec les conséquences de la guerre en Iran et le réchauffement climatique qui accélère, je n'arrive pas à voir une fin positive
Le 18 mars à 14h46
Le 18 mars à 15h25
Probablement un retour à une population plus "raisonnable" de quelques dizaines ou centaines de millions d'individus, comme ça été le cas pendant les premiers 50 000 ans de notre présence sur terre?
Le 18 mars à 16h16
Le 18 mars à 16h37
Le 18 mars à 16h36
Le 18 mars à 17h45
Dans ma boite (certes ce n'est que de la technique pure) l'augmentation de la productivité est réellement massive grâce aux LLM.
Le 18 mars à 17h51
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