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Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

Over my dead body

Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

L'équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d'un plan de continuité d'activité destiné à préparer l'évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

Le 29 janvier à 11h59

Que se passerait-il si, ou plutôt que se passera-t-il, quand Linus Torvalds abandonnera le pilotage au quotidien des travaux liés au noyau Linux ? Bien que l'informaticien, aujourd'hui âgé de 56 ans, n'ait pas exprimé la moindre envie de se mettre en retrait du projet, la question figurait à l'ordre du jour du dernier Maintainers Summit, l'événement qui réunit la communauté impliquée dans le développement du noyau.

Du renouvellement des contributeurs au noyau

Le sujet n'est pas trivial, ne serait-ce que parce que c'est le dépôt personnel de Torvalds qui fait office de branche principale pour le noyau Linux (qui fêtait l'an dernier ses 34 ans). Au-delà de la question des accès nécessaires à la gestion des commits en cas d'indisponibilité, il interroge aussi de façon plus implicite la problématique de la continuité de la gouvernance autour du noyau, ce qu'admet d'ailleurs bien volontiers le principal intéressé.

Linus Torvalds évoquait déjà le sujet en 2020 lors de sa traditionnelle intervention à l'occasion de l'Open Source Summit. Il soulignait alors que la maintenance du noyau pouvait être perçue comme une mission fastidieuse, et qu'il était dans ce contexte difficile de fédérer de nouveaux développeurs prêts à s'impliquer.

Un propos renouvelé lors de l'édition 2024 (marquée par des débats animés sur Rust), lors d'une discussion avec Dirk Hohndel, son ami de longue date, contributeur historique au kernel Linux et responsable de l'open source chez Verizon. Quand ce dernier fait remarquer que tout de même, la moyenne d'âge des mainteneurs témoigne d'un certain vieillissement, Torvalds répond d'une pirouette que le gris (des cheveux) est certainement la bonne couleur pour le job.

S'il reconnait que certains contributeurs finissent par vieillir et se mettre en retrait du projet, il considère que le phénomène est attendu, et retourne le constat. « Ce qui n'est pas normal, c'est que des gens restent là pendant des décennies. C'est inhabituel, et je pense que c'est bon signe », sourit-il, avant d'admettre qu'il convient effectivement de préparer la suite, et donc de veiller au renouvellement progressif des personnes impliquées.

Pas de successeur désigné, mais un processus de sélection

La question de cette continuité a donc été débattue en décembre dernier, de façon relativement consensuelle, rapporte Jonathan Corbet sur LWN. Les participants ont dans un premier temps établi qu'il n'existait pas de « point de défaillance unique » qui compromettrait la maintenance du noyau en cas d'absence subite de Torvalds : plusieurs autres contributeurs disposent des droits nécessaires sur son dépôt, dont la redondance est par ailleurs assurée.

Reste à envisager la suite, qu'il s'agisse d'un départ accidentel ou d'une mise en retrait volontaire. Les mainteneurs du noyau ont pour ce faire convergé vers un processus plutôt simple, formalisé dans un document joliment baptisé conclave.rst, publié sur le dépôt de Torvalds le 25 janvier dernier.

Celui-ci définit que la mise en œuvre du processus de sélection du ou des nouveaux responsables de la maintenance incombe en premier lieu à l'organisateur du dernier Maintainer Summit ou, à défaut, au conseil technique (Technical Advisory Board) de la Linux Foundation.

Le processus en question prévoit quant à lui qu'un premier niveau de discussion soit engagé sous 72 heures entre les participants au Maintainer Summit, pour converger vers une proposition partagée ensuite sur la liste de diffusion du noyau sous deux semaines. Symboliquement, on sortirait donc du Benevolent dictator for life (BDFL) qui prévalait jusqu'ici.

La mise en œuvre reviendrait enfin à la Linux Foundation, avec laquelle Torvalds indique d'ailleurs avoir récemment signé un nouveau contrat. De quoi confirmer, s'il en était besoin, qu'il ne compte pas lâcher de sitôt le projet de sa vie !

Commentaires (16)

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La vraie question est : Est ce que cela n'aurait pas du être le cas bien plus tôt ou depuis le départ ?

Si on peut soutenir que le mode actuel à empêché le noyau Linux de devenir l'équivalent de ce que sont devenu les dépôts type NPM, PyPi et certainement d'autres.

On ne peut que se demander ce que cela deviendrait si un retrait de la personne arrivait. J'entends par la que la Linux Fundation est un repaire de gros rentiers du brevet et que de mettre la main sur le noyau est une aubaine pour ces entités.

Donc il faut des garde-fous pour éviter soit :
- Le syndrome community's making it FUBAR
- La main mise de certaines entreprises

Pas simple mais indispensable.
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Contrairement à de nombreux projets libres pros, Linux n'a pas de CLA ou d'entité unique qui dispose de tous les droits.

Si demain Linus Torvalds disparaît, Samsung n'a pas plus de pouvoirs directs que le contributeur dans son garage. Les mainteneurs ont différents employeurs, la Linux Fondation en a quelques uns comme employés.

Linus Torvalds disait dans son autobiographie, qui date de 2001, que l'avantage de sa gouvernance est que :

* Il n'est pas indispensable, s'il devient nuisible au projet ou s'il lui arrive un problème, les gens peuvent partir continuer le projet ailleurs s'ils le veulent
* Il ne voulait pas travailler pour un éditeur d'une distribution Linux, ni être entourés que d'employés de ceux-ci pour éviter des biais dans les contributions justement.

Et on le voit dans les statistiques des contributions, oui quelques entreprises ont de beaux taux de participation dans le temps, mais aucun ne domine nettement et la qualité des acteurs varie entre les producteurs de processeurs pour PC comme Intel / AMD, des producteurs de puces embarquées comme NXP / STMicroelectronics, des fabricants de composant comme Samsung ou Texas Instruments, des éditeurs de distributions Linux comme Google, Red Hat ou Canonical sans oublier des éditeurs tiers comme Microsoft, Amazon, Meta, etc. Et la myriade de petites structures ou d'individus.

Ces contributeurs ont des besoins et attentes différentes, ils ne peuvent pas collaborer pour avoir la "main mise dessus" si jamais ça a un quelconque sens pour un projet libre dont tout le code est dispo et qui a un mode de contribution ouvert. C'est ce qui fait sans doute la force de Linux aussi, la collaboration de tous ces acteurs implique de trouver des compromis adéquats, d'avoir une bonne qualité pour gérer l'ensemble des besoins au mieux et d'éviter de trop se spécialiser au détriment d'autres cas d'usages.
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* Il n'est pas indispensable, s'il devient nuisible au projet ou s'il lui arrive un problème, les gens peuvent partir continuer le projet ailleurs s'ils le veulent
Je peux y opposer un non catégorique. L'image et les évènements autour de sa personnalité font qu'il l'est par défaut. Le preuve... cet article qui ne fait que soulever l'hypothèse.

* Il ne voulait pas travailler pour un éditeur d'une distribution Linux, ni être entourés que d'employés de ceux-ci pour éviter des biais dans les contributions justement.
Je déconseille de parler pour la personne. Si tout le monde fait comme ça, chacun aura un avis finalement valable. Après tout bosser pour un lab avec les émoluments bien éloignés du développeur de base ne se refuse pas. Vrai ou pas n'est pas important. C'est le procédé.

Et on le voit dans les statistiques des contributions, [...]
Les taux de participation répondent à une équation faite d'optimisation fiscale et de contrôle sur la chose. Les contributions octroient certains avantages.

Il ne faut pas confondre non plus. Les entreprises qui apportent des modifications au kernel ou d'autres projets Linux ne le font que pour leur propres intérêts. Le taux ne fait que refléter leur nécessité. Module Kernel / pilote = vente matériel. Et j'en passe.


Les façons de récupérer et d'opérer de certaines entreprises contributrice (sur le plan financier) revient souvent au EEE ( Embrace, Enhance, Extinguish ). Oracle n'est pas du tout étranger au phénomène. Je n'accuse pas. Je dis juste qu'il y a possibilité.

Que le code soit ouvert ou pas ne change rien. C'est la licence d'utilisation qui est le verrou ou la dispense.

Et a partir du moment ou une fondation récolte plus de fond de la part d'entreprises que de particuliers... Il y a un levier possible qu'on ne peut ignorer.

Depuis : Le site, on peut trouver le PDF.

Page 29/30; Gold (100K$) & Platinum (500K$) ont des avantages dans la section 'Legal Benefits' qui sont loin d'être innocents. Il faut un peu lire entre les lignes j'en conviens. Mais ça les vaut.

La LF pourrait bien finir comme GreenPeace un jour.
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Je peux y opposer un non catégorique. L'image et les évènements autour de sa personnalité font qu'il l'est par défaut. Le preuve... cet article qui ne fait que soulever l'hypothèse.
Il l'est par le consensus. Si tout le monde était convaincu que Linus Torvalds prenait de mauvaises décisions et que le projet allait dans la mauvaise direction, les gens s'en serraient détournées.

On peut prendre par exemple le cas de OpenOffice.org, tant que le projet roulait, les gens suivaient, puis quand c'est partie en vrille car Oracle a pris les mauvaises décisions, LibreOffice a apparu et a attiré l'essentiel des contributeurs et maintenant OpenOffice.org est moribond quand LibreOffice va bien. Comme d'autres projets qui ont aussi pris des décisions semblables.
Je déconseille de parler pour la personne. Si tout le monde fait comme ça, chacun aura un avis finalement valable.
Je me base sur son autobiographie de 2001, ça me semble suffisant de citer son propos à ce sujet. Il a explicitement dit cela, qu'il a refusé des offres des éditeurs de distributions Linux pour ce motif et qu'il a préféré aller chez Transmeta à l'époque tout en précisant que dans son contrat ils ne pouvaient pas lui demander un passe droit dans le noyau en particulier.
Il ne faut pas confondre non plus. Les entreprises qui apportent des modifications au kernel ou d'autres projets Linux ne le font que pour leur propres intérêts.
Ou ai-je dis le contraire ?

Mais comme les intérêts de tous ces acteurs ne sont pas alignés et que personne n'est assez fort pour faire son fork maison dans son coin tout seul, il faut collaborer, négocier, trouver des compromis et de fait ça bénéficie à tous.
Les façons de récupérer et d'opérer de certaines entreprises contributrice (sur le plan financier) revient souvent au EEE ( Embrace, Enhance, Extinguish ). Oracle n'est pas du tout étranger au phénomène. Je n'accuse pas. Je dis juste qu'il y a possibilité.
Sauf qu'il n'y a aucun acteur ou collectifs d'acteurs suffisamment organisés et forts pour permettre cela. Le projet est trop vaste. On n'est pas dans le cas où une entreprise contrôle l'essentielle des contributions d'un projets comme ce fut le cas pour OpenOffice.org par exemple.
Page 29/30; Gold (100K$) & Platinum (500K$) ont des avantages dans la section 'Legal Benefits' qui sont loin d'être innocents. Il faut un peu lire entre les lignes j'en conviens. Mais ça les vaut.
Mais le code est libre, si LF fait de la merde et que la plupart des gens en sont convaincus, ils s'organiseront ailleurs. En dehors du nom et des infras existants, LF ne contrôle rien tout comme Oracle n'a eu aucune possibilité de forcer les gens à rester sur OpenOffice.org plutôt que LibreOffice.

C'est l'avantage du libre en fait, de ne pas dépendre d'une personne ni d'une organisation qui ferait la pluie et le beau temps.

L'inconvénient en est le corollaire, faire un fork car on a une divergence d'opinion mineure.
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On peut prendre par exemple le cas de OpenOffice.org, tant que le projet roulait, les gens suivaient, puis quand c'est partie en vrille car Oracle a pris les mauvaises décisions, LibreOffice[...]
Dans le cas de OpenOffice-LibreOffice et de MySql-MariaDB c'est le 3eme "E" qui a provoqué cela. C'est un choix voulu. Pas une décision sur une question X ou Y. Oracle a voulu éteindre ces deux produits. Sauf qu'il y a eu un rebond. Ce rebond n'a pu voir le jour que par la capacité à se financer de ces deux produits (et encore ce n'était pas rose non plus). Ils sont chanceux. D'autres certainement moins.

Et c'est pour cela que je pense que les états (pas la seule France) devraient subventionner de tels produits. On le fait bien pour des réacteurs à fusion de test...
Mais comme les intérêts de tous ces acteurs ne sont pas alignés et que personne n'est assez fort pour faire son fork maison dans son coin tout seul, il faut collaborer,[...]
Sauf qu'il n'y a aucun acteur ou collectifs d'acteurs suffisamment organisés et forts pour permettre cela.
Est-ce une plaisanterie ? (Membres PL) Ericsson, Fujitsu, Google, Hitachi, Huawei, Meta, Microsoft, Nec, Oracle, Qualcomm, IBM et Samsung ne seraient pas assez fort et/ou organisés pour faire un kernel ou avoir de l'influence... Microsoft ??? Sérieusement ???
C'est l'avantage du libre en fait, de ne pas dépendre d'une personne ni d'une organisation qui ferait la pluie et le beau temps.
Heu... Dans le cas ou ce sont des sociétés de la Big Tech qui financent; c'est justement le cas/but... En cela que le gain sur l'imposition n'est clairement pas le gros de leur déclaration fiscale. 500K$ c'est une goutte pour ces boites.

Et l'histoire a bel et bien prouvé que ces boites ne sont pas vraiment philanthropes. Microsoft qui collabore avec un état génocidaire, Meta et la propagande et ça... et j'en passe.

Bref.
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Dans le cas de OpenOffice-LibreOffice et de MySql-MariaDB c'est le 3eme "E" qui a provoqué cela.
La stratégie EEE n'a pas beaucoup de sens pour décrire ces cas là car justement le code est dispo... La stratégie EEE a beaucoup plus de sens pour parler de la politique de MS dans les années 90-00 ou les GAFAM de nos jours.

Regarde la définition du concept pour t'en convaincre qu'avec un code libre le EEE n'a pas de sens.
Est-ce une plaisanterie ? (Membres PL) Ericsson, Fujitsu, Google, Hitachi, Huawei, Meta, Microsoft, Nec, Oracle, Qualcomm, IBM et Samsung ne seraient pas assez fort et/ou organisés pour faire un kernel ou avoir de l'influence... Microsoft ??? Sérieusement ???
Mais tu crois que tous ces acteurs sont d'accord entre eux ? Qu'ils ont exactement les mêmes buts ? Que l'un d'entre eux peut payer les 1000 développeurs qui contribuent au noyau pour uniquement ce composant ?

Regarde la différence de modèle avec Android ou Chrome. Google verrouille le développement, il peut choisir de virer les fonctionnalités qui font du mal à son business model centrés sur la pub, peut ajouter des fonctionnalités sans passer par le standard pour pouvoir ajouter un truc à ses applications Web au plus vite.

Tu n'as rien de tout ça avec le noyau et non ils ne sont pas en mesure de le faire. Il y a trop d'acteurs et trop d'intérêts divergents et remettre en cause ce fonctionnement nécessite autre chose que de remplacer Torvalds.
Et l'histoire a bel et bien prouvé que ces boites ne sont pas vraiment philanthropes.
Merci je le sais mais je ne vois pas le rapport avec la choucroute.
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Ça sert à quoi le code source libre quand ces gros roitelets diront : 'Pour nous Linux c'est finit. On passe sur autre chose et on arrête le financer la LF' ?

Ché pas ReactOS, Icaros par exemple. Ça c'est pour l'existant. Pour le reste c'est largement à leur portée de faire du neuf à partir de rien. Certains l'ont bien fait.

Il ont absolument TOUS les moyens de faire dans leur coin tout ce qu'ils le veulent en matière de développement de X ou Y en groupe ou seuls. Et ils peuvent embaucher un tas de gens comme ça si ça leur chante. Ils n'ont qu'à choisir un pays ou ça les arrange le plus. Aller on le tire aux fléchettes si tu veux !

Leur présence c'est du contrôle. Pas de la philanthropie ou dans un élan démocratique et du respect de l'autre de s'arranger avec les voisins . Voisins qui sont dans certains cas leurs concurrents DIRECT.


youtube.com YouTube
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Ça sert à quoi le code source libre quand ces gros roitelets diront : 'Pour nous Linux c'est finit. On passe sur autre chose et on arrête le financer la LF' ?
Sauf que tous les acteurs dont on parle ont besoin du noyau Linux dans leurs produits ou entreprises (en interne par exemple) et le remplacer n'est pas une tâche triviale.

Ils n'ont pas intérêt à ce que Linux se casse la gueule.
Ché pas ReactOS, Icaros par exemple. Ça c'est pour l'existant. Pour le reste c'est largement à leur portée de faire du neuf à partir de rien. Certains l'ont bien fait.
Tu te rends compte de ce que tu compares ? ReactOS n'a aucun moyen de remplacer Linux, ce n'est pas son but, ni la même taille de projet.

Faire un noyau d'OS c'est techniquement simple, mais faire un noyau avec autant de pilotes, des fonctionnalités aussi avancées dans différentes niches, sur autant d'architectures, qui gère autant de systèmes de fichiers complexes le tout avec de bonnes performances c'est une tâche titanesque.

Dans l'industrie tu n'as aucun noyau utilisé dans autant de contextes différents. Windows et macOS sont les deux autres OS avec un noyau très bien développés mais réservés à des cas d'usages plus limités que Linux. *BSD pourrait rivaliser dans l'absolu mais manque de nombreuses choses pour remplacer Linux partout, d'où le fait qu'il reçoit aujourd'hui bien moins de contributions en comparaison.
Il ont absolument TOUS les moyens de faire dans leur coin tout ce qu'ils le veulent en matière de développement de X ou Y en groupe ou seuls.
Pas du tout, pour un composant pas très visible pour l'utilisateur ça demanderait trop de personnes pour le faire. Le meilleur rapport qualité prix c'est de collaborer dans un projet commun, de la même façon que la plupart de ces acteurs utilisent des logiciels libres par ailleurs car ça coûte moins cher.

Google a bien le projet Fuchsia mais à part deux trois projets, ils n'arrivent pas à remplacer Linux avec ça de manière large car justement la tâche est énorme.

Je pense que tu sous estimes la complexité d'une telle tâche. Et surtout si chacun fait ces tâches là dans son coin, un atout important de Linux disparaît : la compatibilité avec l'existant et la possibilité de bâtir un grand écosystème d'applications. On le voit bien avec Windows qui a du mal à évoluer car son atout réside dans son écosystème actuel et il faut faire en sorte de la préserver mais ça bloque des évolutions radicales.
Leur présence c'est du contrôle. Pas de la philanthropie ou dans un élan démocratique et du respect de l'autre de s'arranger avec les voisins . Voisins qui sont dans certains cas leurs concurrents DIRECT.
Mais ils contrôlent quoi ? Moi j'ai vu des correctifs du noyau rejetés par différents mainteneur même si ça venait d'une entreprise qui finançait la LF. L'inverse par contre, à savoir un correctif assez naze qui passe parce que le donateur l'exige, je n'en ai pas vu personnellement.

La LF est une fondation de collaboration. Elle sert à payer quelques personnes clés comme Torvalds, à payer des serveurs, organiser des rencontres de développeurs, chapeauter de manière haut niveau des projets qui intéressent ces acteurs. Dans le fond elle décide peu et de nombreuses choses se passent dans ces projets sans rendre compte auprès de la LF.

Le but n'est pas la philanthropie, non, mais collaborer ici permet de mutualiser des coûts énormes et permet de s'assurer que Linux reste compatible avec leurs besoins et n'aille pas dans un domaine trop niche comme pourrait le faire un autre système.

De la même façon que des industriels participent à de nombreux comités pour établir des standards industriels, pas pour le fun, par pour imposer quoique ce soit, mais pour mutualiser des coûts importants.
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Faire un noyau d'OS c'est techniquement simple, mais faire un noyau avec autant de pilotes, des fonctionnalités aussi avancées dans différentes niches, sur autant d'architectures, qui gère autant de systèmes de fichiers complexes le tout avec de bonnes performances c'est une tâche titanesque.
Nope. Les pilotes de X/Y sont fait par les fabricants de matériel ou puisque tu cites ça, les systèmes de fichiers. Chacun s'adapte au kernel en cours et supporte les versions suivantes (normalement). Pas l'inverse. D'ailleurs c'est plus simple encore. On fait pilote qui vit dans son monde et un 'connecteur' (ou adaptateur/installateur) pour l'OS. Ce qui permettra d'utiliser le gros du livrable sur plusieurs systèmes/architectures compatibles.


Le kernel étant le carrefour de communication de la machine (pour simplifier); ses vrais changements viennent du fait de grandş changements hardware sur les cartes mère (Ex : épisode M$ Palladium) et éventuellement processeur. C'était très vrai il y a 15 ou 20 ans (et encore, peut-être plus). Aujourd'hui on peut voir clairement qu'il n'y a pas de grandes nouveautés qui cassent le game. On a toujours du PCI, du SATA avec à peine du format M2 à gérer. Le tout en version X +0.1 de temps à autre. Bref.


Les fabricants de matériel n'ont pas besoin de la LF pour faire leurs pilotes. Encore moins de trop collaborer avec leurs concurrents. A tort ou à raison. D'ailleurs ils font eux mêmes leurs pilotes nan ? Nvidia, AMD, tout ça... Nan ?


Il ne faut pas confondre structure opérationnelle du code et intérêts de ces sociétés.

Je pense que tu sous estimes la complexité d'une telle tâche.
Je pense que tu sous estime clairement la puissance de ces sociétés. Elles ont simplement opté pour Linux par le coté gratuit de la chose. Mais jamais dans l'intérêt global. C'est leurs intérêt individuel qui priment: 'Money first'. Avec des bénéfices nets qui se chiffrent en dizaine de milliard. Je répète en DIZAINE DE MILLIIIIIAAAARRDS.


Elles peuvent parfaitement faire ce qu'elles veulent. Complexe, long ou pas. Le salaire d'un dev moyen dans un PVD type Inde (qui officie depuis +30ans dans le secteur) c'est ~1000€ par mois... Et on ne peut pas dire que les cotisations patronnales soient coutume la bas. Et on peut trouver moins cher plus loin à l'Est.


Il y a 10-15 ans tout le monde chiait sur Nvidia faute de bon pilotes pour linux au profit de feu ATI/AMD. Jusqu'à l'émmergence de 'nouveau' qui devaient prendre le relais. Ensuite c'est tout le monde qui chiait sur AMD pour le même sujet. Il y a du mieux aujourd'hui mais il est clair que ces sociétés font ce qu'elles veulent.


[...] avec leurs besoins et n'aille pas dans un domaine trop niche comme pourrait le faire un autre système.
https://goodtech.info/part-de-marche-linux/
4% C'est pas une niche à part ça. Mouais... Linux est toujours connu pour son coté serveur. Mais pas vraiment desktop à part dans des populations d'aficionados ou de déçu de Win/Mac.


Plus globalement :

Poses toi la question dans l'autre sens. Qu'est ce que Oracle fait là. Il vendent de la BDD, du cloud sur leur propres matériels apparement. Héritage probable de l'époque Sun/Oracle (Sun microsytems rachété par Oracle avant 2010). Si c'est leur matos c'est probablement encore du UNIX (Sun). Qu'est ce qu'il font donc là. Je suis certains que ce n'est pas pour l'optimisation fiscale.

Et si tu as déjà essayé de faire tourner une BDD Oracle sur un Linux tu comprends. Je reste honnete ça date un peu. J'avais testé une 8I et une 10G. Le linux a impmlosé au bout d'une semaine tant les modifs de kernel imposées foutaient la merde. Mais bon. Une boite qui vend le matos avec le soft... Linux n'est probablement pas la priorité. Peut-être que cela a changé. mais bon le boss d'Oracle n'est pas connu pour changer sont fusil d'épaule facilement. C'est d'ailleurs une des marques de fabrique d'Oracle qui rassure les clients.

On peut dire pareil de NEC. Nec... franchement. Ils s'en tamponnent de payer la LF. Ils ont juste besoin d'un OS (et encore).

Cannonical ou AWS devrait au moins être un contributeur Gold. Nan ?

Voila. Moi je me pose d'abord la question de qu'est ce qu'ils font là, ou pourquoi ils ne sont pas là. C'est tout sauf à ignorer.
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Les pilotes de X/Y sont fait par les fabricants de matériel ou puisque tu cites ça, les systèmes de fichiers.
Pas forcément, une grande partie est écrite justement par des personnes non employées par les constructeurs. S'il avait fallu que Linux ait la contribution de tous les constructeurs pour avoir des pilotes de qualité ça serait resté un projet de garage.
On fait pilote qui vit dans son monde et un 'connecteur' (ou adaptateur/installateur) pour l'OS. Ce qui permettra d'utiliser le gros du livrable sur plusieurs systèmes/architectures compatibles.
Sauf que les API et sous systèmes entre les noyaux sont tellement différents que les pilotes compatibles sur plusieurs systèmes et il suffirait juste d'un connecteur ça n'existe pas vraiment.
Le kernel étant le carrefour de communication de la machine (pour simplifier); ses vrais changements viennent du fait de grandş changements hardware sur les cartes mère (Ex : épisode M$ Palladium) et éventuellement processeur. C'était très vrai il y a 15 ou 20 ans (et encore, peut-être plus). Aujourd'hui on peut voir clairement qu'il n'y a pas de grandes nouveautés qui cassent le game. On a toujours du PCI, du SATA avec à peine du format M2 à gérer. Le tout en version X +0.1 de temps à autre. Bref.
Déjà tu te concentres sur le PC, qui n'est pas le seul domaine où Linux excelle (il y a les serveurs avec des architectures et protocoles spéciaux, les systèmes embarqués où c'est littéralement la jungle, etc.).

Tu oublies l'évolution de l'architecture du code, faire en sorte que le code réseau ou des GPU tienne la charge avec l'augmentation de la bande passante il faut souvent faire plus que juste avoir un CPU plus puissant.

On se demande pourquoi il y a pour chaque version du noyau Linux 1000 contributeurs différents avec des dizaines de milliers de commits tous les trois mois si rien ne bouge.

Tu n'as je pense aucune conscience de ce qui se passe dans le noyau Linux, de la complexité du projet, de sa taille, des contraintes, etc. qui font qu'avoir un noyau qui rivalise avec dans tous ces domaines ne se fera pas en vibe codant dans l'année mais c'est un travail important.

Je préfère préciser au cas où, j'ai contribué au noyau de manière marginale mais de fait j'ai pu me plonger un peu dedans pour voir ce que ça représentait et on est très loin de l'image que tu en as.
Les fabricants de matériel n'ont pas besoin de la LF pour faire leurs pilotes. Encore moins de trop collaborer avec leurs concurrents. A tort ou à raison. D'ailleurs ils font eux mêmes leurs pilotes nan ? Nvidia, AMD, tout ça... Nan ?
À se demander pourquoi ils contribuent au noyau s'ils en ont pas besoin. Je ne comprends vraiment pas ton raisonnement.

Tu oublies que pour ces entreprises le noyau n'est pas une valeur ajoutée en tant que tel. On ne vend pas un noyau sur le marché, on vend du matériel ou des logiciels avec, mais le noyau seul non. L'intérêt d'avoir son noyau dans son coin n'est pas très pertinent.

Et oui certains constructeurs contribuent au noyau Linux, mais pas tous, et cela n'empêche pas d'avoir aussi de l'aide extérieure. Des pilotes Intel modifiés par des non employés Intel, ça arrive et ce n'est pas un détail. C'est aussi la force de mutualiser l'ensemble.

Dans le cas de Nvidia, en tout cas jusqu'à récemment, leurs contributions étaient très rares et leur pilote non libre et donc en dehors du noyau.
Je pense que tu sous estime clairement la puissance de ces sociétés. Elles ont simplement opté pour Linux par le coté gratuit de la chose. Mais jamais dans l'intérêt global. C'est leurs intérêt individuel qui priment: 'Money first'.
Mais c'est bizarre, c'est ce que je dis depuis le début : ils agissent dans leur intérêt, mais leur intérêt n'est pas d'agir dans leur coin ou d'avoir du contrôle brut (qu'ils n'ont pas).

Leur but c'est d'ajouter des fonctions ou pilotes qui les intéressent et que le projet Linux globalement fonctionne bien dans leur cas d'usage. Sauf que comme il y a plein d'intérêts divergents, forcément il y a des compromis, de l'assistance mutuelle volontairement ou non, etc.

Les standards industriels ou projets de recherches communs fonctionnent sur le même principe, les intérêts individuels n'empêche pas le fait de mettre en commun des ressources et de collaborer si c'est plus intéressant pour eux que de se tirer dans les pattes ou de tout faire dans leur coin.
Elles peuvent parfaitement faire ce qu'elles veulent. Complexe, long ou pas. Le salaire d'un dev moyen dans un PVD type Inde (qui officie depuis +30ans dans le secteur) c'est ~1000€ par mois... Et on ne peut pas dire que les cotisations patronnales soient coutume la bas. Et on peut trouver moins cher plus loin à l'Est.
Je ne vois pas pourquoi tu te focalises sur cet aspect alors que c'est totalement secondaire.
D'autant plus que les compétences nécessaires pour faire un noyau complet nécessitent autre chose qu'un "développeur moyen".
Il y a 10-15 ans tout le monde chiait sur Nvidia faute de bon pilotes pour linux au profit de feu ATI/AMD. Jusqu'à l'émmergence de 'nouveau' qui devaient prendre le relais. Ensuite c'est tout le monde qui chiait sur AMD pour le même sujet. Il y a du mieux aujourd'hui mais il est clair que ces sociétés font ce qu'elles veulent.
Je ne vois pas le rapport avec ce que je dis.

Après personne ne chie sur AMD en ce moment, je ne vois pas à quoi tu fais référence.
4% C'est pas une niche à part ça. Mouais... Linux est toujours connu pour son coté serveur. Mais pas vraiment desktop à part dans des populations d'aficionados ou de déçu de Win/Mac.
C'est sûr que si tu te concentres sur le marché du PC tu n'as pas compris mon propos.

Linux ça tourne sur PC (où il est minoritaire), sur des serveurs classiques (où il est très présent), sur des conteneurs (où il est très présent), sur des serveurs haute performances (où il semble majoritaire), sur des systèmes embarqués aussi variés qu'une enceinte Bluetooth, un smartphone moderne ou un sorte de miniPC industriel où là il est très présent aussi.

Des noyaux qui ont une telle gamme d'usage sur le marché ça ne court pas les rues. Je dirais même qu'il n'y en a pas d'autres, Windows serait sans doute le plus proche mais en embarqué il est bien moins capable de même que pour les gros supercalculateurs. Les autres ont leur niche et n'en sortent pas beaucoup et c'est normal car c'est loin d'être évident.
Poses toi la question dans l'autre sens. Qu'est ce que Oracle fait là. Il vendent de la BDD, du cloud sur leur propres matériels apparement. Héritage probable de l'époque Sun/Oracle (Sun microsytems rachété par Oracle avant 2010). Si c'est leur matos c'est probablement encore du UNIX (Sun). Qu'est ce qu'il font donc là. Je suis certains que ce n'est pas pour l'optimisation fiscale.
Mais je t'ai expliqué pourquoi ces entreprises sont là.

Microsoft a commencé à contribuer de manière importante à Linux quand leur infra de serveurs faisait tourner de plus en plus de Linux avec Hyper-V. Leur but est clair : les gens veulent utiliser Linux comme système, on vend des services où Linux est exploitable, on fait en sorte qu'on soit compatible avec et que les performances soient bonnes, fournir des fonctionnalités manquantes et améliorer l'intégration pour pouvoir mieux vendre les dits services. Ainsi Microsoft a une offre Azure qui attire du monde, ils gagnent des sous.

Oracle c'est pareil, ils vendent de l'infra, ils vendent des BDD sous Linux, des clients veulent utiliser Linux pour différentes raisons, donc faire en sorte que Linux tourne bien pour eux c'est mieux pour pouvoir vendre leur solution maison.

Ce n'est pas par bonté d'âme, mais la conséquence est qu'ils contribuent à un projet libre et que de nombreuses modifications sont bénéfiques pour tout le monde.

On peut prendre un autre exemple. Microsoft a arrêté d'avoir son propre rendu Web au profit de Chrome alors que c'est pourtant plus stratégique mais un projet tout aussi complexe. Malgré de gros revenus, malgré un intérêt certain pour ne pas laisser totalement le champs libre à Google sur le Web, ils ont jeté l'éponge car ils ont estimé que le coût de maintenir et de suivre le rythme était trop important.

Tu peux largement transposer cela à pourquoi des entreprises riches ne font pas leur noyau dans leur coin pour vendre leur matos avec.
Cannonical ou AWS devrait au moins être un contributeur Gold. Nan ?
Et pourquoi ? Ils font ce qu'ils veulent.
Je reste honnete ça date un peu. J'avais testé une 8I et une 10G. Le linux a impmlosé au bout d'une semaine tant les modifs de kernel imposées foutaient la merde. Mais bon. Une boite qui vend le matos avec le soft... Linux n'est probablement pas la priorité. Peut-être que cela a changé. mais bon le boss d'Oracle n'est pas connu pour changer sont fusil d'épaule facilement.
Ce n'est pas parce que Linux est libre qu'ils font de la top qualité pour l'intégration (en passant par des correctifs hors noyau officiel, car ça arrive, souvent issue d'une culture d'entreprise). Je pourrais parler de Texas Instruments, Broadcom ou Qualcomm aussi. Mais ils ne peuvent pas passer à côté de ce système non plus, sinon ils ne le feraient pas, de la même façon qu'en 1995 aucun constructeur le faisait car à l'époque c'était trop inutilisé.

Perso j'arrête la conversation ici.
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"module kernel/pilote = vente de matériel"

De la part de ibm, j'ai vécu l'inverse: pilote kernel modifié = fin de support du fibre Channel sur certaines gammes blades = ventes ?

Linux+ibm m'a laissé un gros arrière goût de caca dans la gorge.

Au moins Windows m'a sauvé la mise grâce à la comparibilité des pilotes...
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Vente de nouveau matériel ???

Les Blades sont plutôt du coté pro. Et ça date un peu aussi. Depuis la fiche Wiki :
The IBM BladeCenter was IBM's blade server architecture, until it was replaced by Flex System in 2012
...14 ans quand même.
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"...14 ans quand même."
Oui, c'est vieux. Mais ça illustrait comment une grosse entreprise pouvait utiliser Linux de façon anodine pour tenter de vendre des produits en les rendant obsolètes.


"Et si tu as déjà essayé de faire tourner une BDD Oracle sur un Linux tu comprends. Je reste honnete ça date un peu. J'avais testé une 8I et une 10G. Le linux a impmlosé au bout d'une semaine tant les modifs de kernel imposées foutaient la merde. "

Bon, ben même réponse que toi. Un peu vieux comme exemple. Oracle fonctionne bien sous Linux, et Oracle Linux te permet d'avoir le support.

"Chacun s'adapte au kernel en cours et supporte les versions suivantes (normalement). Pas l'inverse. D'ailleurs c'est plus simple encore. On fait pilote qui vit dans son monde et un 'connecteur' (ou adaptateur/installateur) pour l'OS"

Linux est connu pour casser régulièrement le modèle de pilote. C'est même un peu pour cela que Linux abandonne le vieux matos (parfois plus vite que windows): il faut constamment vérifier que les pilotes ne sont pas cassés, ce qui nécessite d'avoir accès au matériel.
Ensuite, pour avoir fait du pilote (toujours il y a longtemps): quand on est au niveau kernel, il n'y a pas de compatibilité possible.
Ceci dit, cela a été vaguement tenté pour X11 (compatibilité binaire des pilotes BSD et Linux sous x86) mais avec toutes les extensions qui sont apparues, ça a été abandonné (BSD ne suivant pas les extensions Linux).
Certains pilotes sont plutôt portables (USB, Wifi) du moment que les bus sont les mêmes (PCI, USB). Mais si on doit suivre finement des timings ou du multithread/multiproc dans le noyau, il n'y a rien de commun d'un OS à l'autre.
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Ce sont effectivement des discussions qui ont le mérite de soulever des questions pertinentes. Il serait regrettable qu'un changement de gouvernance entraîne une appropriation de fait du noyau Linux par des entreprises dont les intérêts ne sont pas les mêmes que ceux d'une communauté.
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On ne peut pas vraiment parler de gouvernance pour Linux.
Contrairement à Mozilla il n'y a pas de Linux "made by Linus Torvalds company", c'est uniquement des développements séparés par une multitudes d'organisations sans lien entre elles dont il n'est pas membre du CODIR. Ces organisations ne peuvent pas être vraiment considérées comme des contributeurs ou une équipe car elles se "font la guerre" en proposant des distributions différentes.
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Ici, il n'est question que du kernel, pas des distributions qui elles sont la réunion d'un kernel et d'un monde user-mode

Et si Linus Torvalds passait la main ? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

  • Du renouvellement des contributeurs au noyau

  • Pas de successeur désigné, mais un processus de sélection

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