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L’ANFR rappelle des smartphones qui « n’auraient jamais dû être mis sur le marché »

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L’ANFR rappelle des smartphones qui « n’auraient jamais dû être mis sur le marché »

Sans même avoir eu besoin de les tester, l’ANFR sonne le rappel de six smartphones car ils ne respectent pas la réglementation européenne. À l'heure actuelle, ils sont toujours disponibles sur des marketplaces de revendeurs français. Ce ne sont pas les seuls ; nous avons également trouvé d’autres smartphones à la vente alors qu’ils sont sous le coup d’une procédure de retrait.

Le 02 janvier à 10h51

Le 31 décembre, l’Agence nationale des fréquences a publié un communiqué demandant « aux sociétés responsables de la mise sur le marché de retirer du marché français et de rappeler plusieurs téléphones non destinés au marché européen ».

Procédure de rappel pour Kxd, Oppo, Vivo, Oscal, Blackview et Hotwav

Il s’agit des Kxd Classic A10, Oppo F11-CPH1911, Vivo Y79A, Oscal Flat 1C, Blackview WAVE 6C et Hotwav CYBER 15. Ils sont « commercialisés sur la plateforme de vente en ligne Cdiscount », précise l’Agence. Il ne s’agit pas cette fois-ci d’un dépassement du DAS (exposition aux ondes), mais de manquements réglementaires, notamment « l’absence de mise en œuvre d’une procédure d’évaluation de la conformité, la non-fourniture de la documentation technique et le défaut du marquage CE ».

L’Agence explique qu’il s’agit de non-conformités administratives « majeures », et que ces smartphones « n’auraient jamais dû être mis sur le marché en France ». L’ANFR n’a même pas eu besoin de tester les caractéristiques techniques des smartphones pour lancer sa procédure.

Trois responsables de la mise sur le marché ont été identifiés : Apex Ce Specialists GMBH (Kxd Classic A10, Oppo F11-CPH1911 et Vivo Y79A), Gavimosa Consultoria (Oscal Flat 1C et Blackview Wave 6C) et enfin la société Bigm Trading (Hotwav Cyber 15).

Les trois entreprises ont été mises en demeure de « prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux non-conformités », visiblement sans résultat. L'ANFR a alors adopté pour chaque téléphone une décision « exigeant leur retrait du marché français et leur rappel ».

Malgré cela, des smartphones toujours disponibles à la vente

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Commentaires (25)

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Ça serait bien que les sites de commerce en ligne soient enfin fortement sanctionnés pour les manquements concernant les produits vendus sur leurs "marketplace"…
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Le législateur va devoir se sortir les doigts pour les rendre plus responsables de leurs vendeurs tiers, parce que là c'est le cirque.
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Tu parles bien du législateur européen ?
Parce que les places de marché ont le statut d'hébergeur même si le DSA renforce leurs obligations.
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Si c'est lui qui est compétent sur le sujet, oui.
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Le statut d'hébergeur est défini au niveau européen, donc une loi française ne peut pas le changer.
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Je pense que c'est une erreur de catégoriser les marketplace en tant qu'hébergeur, en fait.

Si on prend les hébergeurs au sens OVH et compagnie, ils fournissent un service "à l'aveugle" et n'interviennent pas dedans en dehors des opérations de maintenance ou nécessaires au bon fonctionnement de leur service.

Là où une marketplace fourni une plateforme e-commerce à un vendeur, mais elle propose aussi une mise en avance, de la pub, etc. En gros, y'a pas de neutralité de la part de "l'hébergeur" ici.
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Je suis désolé par avance de demander quelque chose qui est peut-être évident, mais quand ce statut leur a-t-il été conféré ? Pour moi une marketplace aurait plutôt un statut d'éditeur/rice ...?
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Le fait que ça soit des algorithmes (traitements automatisés) qui mettent en avant les produits fait qu'ils ne sont pas éditeurs. Comme je le disais ici, c'est pareil pour youtube.

Et le DSA l'a confirmé. Voir mon commentaire plus bas.
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Merci !
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Franchement c'est un truc de fou. Y'a plus un seul gros site de e-commerce qui ne soit pas devenu une véritable cour des miracles où t'achètes tu sais pas trop quoi à tu sais pas trop qui. Même des enseignes spécialisées avec leurs propres produits comme Décathlon ou Leroy Merlin te vendent tout le catalogue d'aliexpress.
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Encore du chinoisium ...

Un truc aussi : quasiment tous ont les mêmes caractéristiques (15 Go 256 Go). Même fabricant ? Quantité de RAM réelle ? Parce que 16 Go de RAM à moins de 600€ ... Pareil pour les 256 Go de stockage.
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Oppo et Vivo sont distribués en France pour d'autres modèles, avec un positionnement plutôt milieu / haut de gamme — ces marques appartiennent à la même maison mère que OnePlus, qui était à l'origine un "fork" de Oppo à bas prix destiné au marché occidental (le OnePlus 1 était une copie castrée du Oppo Find7).
Le problème semble être lié au fait que la plate-forme commercialise en Europe des téléphones de ces marques qui n'ont pas été validés pour ce marché.

Je n'avais jamais entendu parler des autres marques.
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D'autant plus que les produits « choix d'Amazon » ne sont en fait pas choisis par des humains, mais par leur algo.
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Dans tous les cas, on peut leur rentrer dans le lard à partir du moment où ils mettent en avant un produit. Ils ne peuvent plus se retrancher derrière un statut d'hébergeur dans ce cas selon moi
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Youtube met lui aussi en avant des vidéos par ses algos et est toujours considéré comme hébergeur.
@SebGF : hébergeur est une notion bien plus large que fournir des serveurs comme OVH.
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OVH était un exemple. J'en étais resté à l'idée que l'hébergeur était un opérateur neutre dans la fourniture du service et n'intervenait pas dedans.

Faudra que je relise la définition.
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Cadeau, lire l'article 6.

En gros, quand le contenu est fourni par le "destinataire" du service, le fournisseur du service n'est pas responsable tant qu'il ne sait pas que ce contenu est illicite ou l'activité illégale.

Le paragraphe 3. qui est une exception au paragraphe 1. envisage bien la fourniture de "produit" qui est la définition de la vente. Ce §3. ne s'applique pas à partir du moment où il est écrit "vendu par" puis qu'il est dit explicitement que ce n'est pas la plateforme qui vend dans ce cas.
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C'est un scandale !
Alertons Amélie de Montchalin afin qu'elle demande le blocage des sites de vente en ligne de Cdiscount, la fnac et d'Amazon.
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Seulement si c'est vendu avec des poupées en forme d'écolières.
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Hum...
On a voulu une économie mondialisée, on l'a.
Et forcément, ça implique que tout ce qui peux être vendu sera vendu: Téléphones, poupées bizarre, drogue... si il y a une demande, il y aura un fournisseur. Et plus c'est interdit, plus ce sera cher donc rentable malgré les risques.

Au mieux ce qu'on peux faire , comme ici, c'est limiter la diffusion sur les plateformes nationales, mais bon courage pour interdire la livraison de ces téléphones depuis AliExpress, Banggood ou autre Geekbuying - autant vider un lac avec un grillage.

L'éducation , l'explication et la persuasion restera toujours plus efficace à long terme que la menace et la punition pour convaincre des gens d'agir avec discernement. C'est plus long c'est sur, et ça demande aussi de respecter les citoyens qui me semble perdu aujourd'hui.
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On va finir par faire comme pour la drogue ou la prostitution: taper sur le client.
Cela aurait le mérite de créer une fronde de gens à qui on pourra expliquer qu'il faudra voter plus intelligemment aux prochaines élections européennes.
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La plateforme Cdiscount a activement sollicité des vendeurs chinois par le déplacement de ses représentants en Chine : il y a bien eu un rôle actif de la plateforme dans l'écoulement de produits chinois.

L'existence de produits frauduleux et/ou dangereux, parfois contrefaits, comme l'a montré l'article Next sur les chargeurs USB, est régulièrement mis en lumière depuis aussi longtemps que je me souvienne.

Cependant, comme c'est un nain du e-commerce, elle n'intéresse pas le régulateur.
Il y a pourtant des dizaines de millions en jeu et des centaines d'employés concernés, sachant que leur réputation en tant qu'employeur les précède du côté de ceux qui exercent en droit du travail, ce qui se confirme en signe extérieur visible par un court turnover qui se perpétue depuis des années.

Il y a un problème général de fonctionnement de cette entreprise, et plus globalement du groupe Casino (qui a réussi l'exploit de tuer sa marque, s'il vous plaît !), quelque soit le bout par lequel on l'aborde…
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Le problème, ce n'est plus cdiscount, ou shein ou amazon, ce sont les places de marché qui sont juste des plateformes pour permettre à des vendeurs véreux de vendre les pires saloperies (dont des trucs dangereux ou toxiques) à des clients naïfs. Il devrait y avoir une réponse des pouvoirs publics, et elle devrait considérer toute cette activité globalement de façon à endiguer cette calamité une fois pour toutes.

L’ANFR rappelle des smartphones qui « n’auraient jamais dû être mis sur le marché »

  • Procédure de rappel pour Kxd, Oppo, Vivo, Oscal, Blackview et Hotwav

  • Malgré cela, des smartphones toujours disponibles à la vente

  • D’autres smartphones sous procédures de rappel toujours vendus

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