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IT : les serveurs dédiés regagnent en popularité face au cloud public

IaaS hole

IT : les serveurs dédiés regagnent en popularité face au cloud public

Une étude réalisée par l'hébergeur américain Liquid Web souligne que les professionnels de l'IT seraient de plus en plus enclins à basculer du cloud public vers des serveurs dédiés. Près de la moitié d'entre eux indiquent avoir effectué des migrations en ce sens en 2024. Les possibilités de personnalisation et la maîtrise des coûts sont présentés comme les principaux facteurs du changement.

Le 23 juillet à 08h56

À l'heure du cloud public et des hyperscalers, le bon vieux serveur dédié ferait-il son retour en grâce ? C'est ce qu'affirme l'hébergeur américain Liquid Web dans son enquête annuelle dédiée à l'évolution des usages : 42 % des répondants auraient ainsi entrepris de migrer des charges de travail du cloud public vers des serveurs dédiés, soit des machines entièrement dévolues à leur entreprise.

Liquid Web, dont le métier consiste précisément à commercialiser des serveurs dédiés, mais aussi des hébergements mutualisés (VPS ou temps de calcul GPU), indique avoir directement interrogé 1 009 professionnels de l'IT, dont 46 % évoluent dans des entreprises de 250 salariés et plus, au sein de secteurs d'activité variés. Aucune garantie n'est toutefois donnée sur la méthode, ou la représentativité statistique.

Personnalisation, coûts prévisibles et accès bare metal

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Commentaires (16)

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Voilà une news qui me fait particulièrement plaisir ! :)
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Pareil.
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Y'a de l'espoir, finalement ! 😁
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Cet article me conforte dans une conviction que j'ai depuis longtemps et qui ne semblait pas partagée : pour moi, le cloud est surtout intéressant pour son élasticité mais si on a un besoin prévisible et à peu près stable, le baremetal/dédié est nettement moins cher !
Dans mon cas, notre infra pour héberger nos clients nous coûte environ 4x moins cher (en comparant les prix dédié/cloud du même fournisseur, scaleway) pour des performances vraiment excellentes et complètement stables/prévisibles. On a quelques machines clouds pour des usages spécifiques, justement des instances que l'on allume/éteint.
De la conteneurisation à gogo, c'est trivial de dupliquer une machine de prod sur l'infra de support pour reproduire un bug par exemple.
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Absolument, si tu dois scale horizontalement en 15 minutes ou si tu fais de l'infra as code alors effectivement un cloud et presque indispensable.
4x moins cher je te trouve sympas, parfois les factures exploses bien plus.
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Un nouveau cycle commence ...
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L'informatique est un éternel recommencement ...
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:dix: Le sous-titre ...

"IA as hole"
:mdr2:
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Tendance que j'ai vu passer dans certains contextes en effet, de vouloir revenir du Cloud. Ça a ses pour et ses contres, cela dit.

Quand on fait un TCO, on ne regarde pas que le non RH. Le coût humain aussi a son importance dans le calcul, sans parler de la maintenance. Louer un troupeau de vSphere managés chez OVH c'est très bien pour avoir un CAPEX relativement stable là où le Cloud a plus tendance à être de l'OPEX. OPEX souvent très très très mal calculé parce qu'on oublie d'intégrer les coûts variables ou au volume (vécu en pompier de trop nombreuses fois : oublier par exemple l'egress, le nombre d'opérations facturées, l'autoscale sans limite, et c'est parti pour exploser les budgets).

Retourner sur du bare metal, ou même de la virtu avec des hyperviseurs managés (pour le coup ces deux offres sont dispo en SecNumCloud chez OVH), c'est bien mais derrière il faut aussi assumer le MCO pour ne pas avoir un troupeau de VM en train de pourrir et transformer son SI en passoire. Quand je vois le carnage qu'est le patch management des OS, le suivi des middlewares, la maintenance des développements internes où le socle technique ne bouge pas parce que prio aux features, je suis pas sûr qu'il y ait un réel gain économique par rapport à du runtime managé (FasS, etc., même du Kubernetes managé peut être coûteux en MCO car il faut entretenir ses containers).
C'est comme ça que j'ai vu passer des projets à 2 millions d'euros pour "juste" upgrade un parc de VM.

Par contre, les services managés, c'est parfois limités ou horriblement boîte noire en matière de debug. Ils ont l'avantage de réduire le besoin humain pour les gérer, cela dit.
Même si gérer du Cloud public, ça reste quelque chose qui ne s'improvise pas et nécessite de l'expertise (qui peut être mutualisée et non dédiée à une équipe).

Après, le point sur lequel les CSP ont un peu niqué leurs clients, c'est quand ils ont commencé à revenir sur les méthodes de calcul de committment. Globalement, quand un engagement permet d'absorber la moitié du coût horaire d'une bécane allumée H24, c'est intéressant. Quand les conditions pour entrer dans les crédits en question deviennent plus compliquées, on s'y perd et on se retrouve à payer plus cher que prévu (perso c'est pour ça que je faisais toujours des estim en réservation et une à côté en Pay as you go pour avoir une marge de sécurité sur les budgets).

Si je devais résumer mon expérience sur la question : prendre du Cloud public pour faire de la VM n'est que peu pertinent car on doit se taper toute la maintenance, c'est très coûteux. Louer du PCC lisse le coût mais ne dispense pas du MCO. Un bon compromis reste le Cloud hybride où la workload permanente resterait sur du privé tandis que le débordement peut se faire sur du public en profitant de sa scalabilité (ou des envs de dev éphémères). Mais il faut aussi pour ça que la workload supporte une architecture modulaire pour pouvoir exploiter au mieux les patterns de pet et cattle.
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Je plussoie, il y a aussi en entreprise la tendance actuelle a voir les "salaires" comme une perte net alors qu'un OPEX c'est de la "charge déductible", tant bien même ça couterait 10 fois plus cher.

Situation vécu, on a déjà acheté les 20 serveurs qui doivent servir à stocker les logs d'infrastructure.
CTO change son fusil d'épaule : Tout dans le cloud

Ca coute 10 fois plus cher sur 5ans (au moins), sans parler de ne quasiment jamais s'en servir et de ne pas pouvoir les récupérer ensuite (vu les cout d'egress...) MAIS ça rend le projet facile :
-Pas d'équipe à former/suivre
-Pas de compétences nécessaire
-c'est "scalable"
-Ca va vite...

Donc pour le CTO c'est tout bénef, résultats rapides et faciles, "économie" immédiate (la première année), et après lui le déluge (mais il sera déjà parti depuis longtemps de toutes façon).

C'est comme te refuser une augmentation en interne, tu dis que tu te barres, et là on veut te prendre en freelance même si ça coute 2 fois plus cher à la boite, pas les mêmes budgets...
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C'est comme te refuser une augmentation en interne, tu dis que tu te barres, et là on veut te prendre en freelance même si ça coute 2 fois plus cher à la boite, pas les mêmes budgets...
Quelle belle comparaison ! Étant moi même freelance je confirme. L'entreprise aura plus tendance à prendre du prestataire, quitte à n'avoir aucune compétence en interne ou très peu. Mais au moins, tu peux destaffer d'un claquement de doigts sans faire la Une de la presse. Le délai de prévenance un mois c'est sur le papier parfois.

Perso j'ai connu des vagues de 200 presta sortis et balec. :D
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Je confirme aussi. C'est triste, je le déplore, mais je partage cette expérience.

Ca coute plus cher à l'entreprise à l'instant T, mais sur le long terme, elle s'estime gagnante car :
- la qualité du boulot n'est plus à la hauteur => on met fin à la presta
- il y a moins de boulot => on met fin à la presta
- arrêt maladie ? => ça ne coute rien à l'entreprise
- arrêt maladie ? => ça peut être le presta qui se débrouille pour trouver un(e) remplaçant(e) (quand c'est une boite et pas un indépendant, quoi que parfois les indépendants se débrouillent aussi autre eux !)
- pas de risque de grève
- pas responsable pour certains accidents du travail (par ex. sur le trajet domicile / bureau)
- ça permet aux petites entreprises de rester sous le seuil de certains plafond niveau employés, et ainsi éviter de devoir mettre en place certains avantages sociaux (CE, représentant du personnel, etc.)
- l'entreprise "récupère" une partie, car elle diminue sa masse salariale. Elle diminue donc certaines contributions (comme la taxe d'apprentissage) ou sur la médecine du travail.

Bref, parfois, un presta à 6000€ / mois peut couter moins cher à l'entreprise dans certaines circonstances.

Et surtout, un presta offre une meilleure visibilité à court terme d'un point de vue budget. Car autant un presta, ça peut couter cher, mais un mauvais employé encore plus !
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Je partage entièrement :smack:

Les prestataires en entreprise sont des variables d'ajustement et il faut toujours l'avoir en tête. Bon, quand t'en a qui sont là depuis quinze ans, là tu te poses d'autres questions...

J'ajouterai un élément à la liste pour nuancer le "Quand y'a plus/moins de boulot" : "ça te dérange pas de prendre quelques jours de congé ?" (ce genre de cas existe pour destaff le temps de passer le trou d'air et éviter de perdre 6 mois en recrutement ensuite - quand certains clients ne décrètent pas plusieurs jours de mise en pause des prestations). Cette demande quand le presta est en société de service peut relever du lien de subordination, donc faut faire attention. C'est quelque chose qui doit être traité avec le commercial, pas le client et le presta en direct.

Par contre, pour un freelance, ça peut être un simple accord en mode "OK je passe à 3/5 le temps de", et il se trouve une autre mission pour compenser.
Bref, parfois, un presta à 6000€ / mois peut couter moins cher à l'entreprise dans certaines circonstances.
C'est low cost dis donc :D

(ou à temps partiel)
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Car autant un presta, ça peut couter cher, mais un mauvais employé encore plus !
Je nuancerais juste sur le fait (à moins que les mauvais employés représentent 50% ou plus des effectifs) que, dès que tu es dans des gros effectifs, la presta te reviendra plus cher, pour un résultat identique (voire moindre à cause du turnover important des prestataires).

Mais certains de tes points résument bien le pb, qui est le même argument que celui en faveur des LLD de voiture : tu payes beaucoup plus cher mais tu as une visibilité/maîtrise sur la durée et le montant. Évidemment, je mets de côté tous les éléments moins reluisants (ambiance, vendeurs de viande, etc.) dont une entreprise n'a rien à faire.
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Alors juste pour préciser : un mauvais employé peut couter très cher, car, au delà de l'aspect financier qui le concerne (son salaire), il peut véritablement dégrader l'ambiance (pas forcément volontairement hein !) au sein d'une boite.

Quand je parle de dégrader l'ambiance, c'est vraiment très varié. Cela peut aller de la simple démotivation des collègues à de véritables conflits internes.
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un mauvais employé peut couter très cher, car, au delà de l'aspect financier qui le concerne (son salaire), il peut véritablement dégrader l'ambiance (pas forcément volontairement hein !) au sein d'une boite.
C'est vrai. Je mettrais ça en balance avec la "mauvaise ambiance" que ça peut donner d'avoir des consultants dans un service; pas que les consultants soient méchants (il y a des grandes gueules, mais svt ce sont plutôt des jeunes sympas et motivés), mais le fait que les uns soient payés au lance pierre parfois pour remplir des rôles importants pendant que les salariés du client ont généralement bien plus d'avantages, c'est pas le top pour une ambiance de travail sereine.

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