#Le brief du 19 septembre 2025

Aux USA, Google propose une barre expérimentale de recherche pour Windows

Dans un billet publié le 16 septembre, Google a annoncé la disponibilité d’une petite application au statut expérimental. Google présente son outil comme une barre de recherche capable de retrouver des informations locales, sur le web ou dans Google Drive, ainsi que des applications.

Là où Google frappe fort, c’est en proposant une interface très simple, sous la forme d’une barre que l’on appelle par le raccourci Alt + Espace. Le même genre de raccourci que l’on retrouve dans tous les systèmes équipés d’une fonction équivalente, comme macOS (Spotlight). Google permet d’ailleurs de le modifier.

Et c’est bien là que le bât blesse pour Microsoft : malgré son expérience dans le domaine des systèmes desktop, l’éditeur n’a jamais été capable de proposer un équivalent simple et efficace pour la recherche. Le module intégré à Windows 10/11, qui passe par le menu Démarrer, n’a jamais été particulièrement efficace ni pratique, sauf pour les applications. Le seul équivalent que propose Microsoft réside dans les Power Toys… qu’une grande majorité de personnes ne connaissent pas. Les outils sont pensés pour les « utilisateurs avancés » et sont donc perçus comme tels.

En outre, l’outil de Google intègre Lens. En cliquant sur l’icône d’appareil photo à droite de la barre, on peut cibler n’importe quelle zone de l’écran, en dessinant un cadre, pour en analyser le contenu. L’outil peut ainsi traduire du texte et toutes les fonctions habituellement proposées par l’IA – puisque oui, il y a bien de l’IA, même si elle est désactivée par défaut dans les paramètres.

Là encore, c’est un problème pour Microsoft, dont l’équivalent de cette fonction est Click to Do. L’outil a beau être efficace et très bien pensé, il n’est disponible qu’avec les PC estampillés Copilot+. Qu’importe alors que Click to Do effectue ses opérations en local, la différence fonctionnelle est là : Google présente une application capable de fonctionner sur l’ensemble des ordinateurs sous Windows 10 ou 11.

Il existe pour l’instant quelques limitations autour de l’outil, en plus d’inévitables bugs. Il n’est ainsi disponible qu’aux États-Unis et en anglais seulement, et il n’est compatible qu’avec les comptes personnels. Son statut expérimental fait que son fonctionnement n’est pas garanti et Google peut décider d’en arrêter subitement le développement.

#LIDD Devenez le cauchemar de l’IT avec un raccourcisseur de liens des enfers

Une des méthodes pour piéger des internautes est de raccourcir des liens pour cacher le fait qu’il puisse être malveillant. Parfois, une redirection peut même en cacher une autre. Il y a aussi de nombreux abus sur les noms de domaines.

Andrei (via Bearstech) a eu l’idée inverse : prendre un lien tout ce qu’il y a de plus classique et lui donner une forme inquiétante. Si vous vous demandez peut-être pourquoi, l’auteur à une réponse parfaite : « C’est une bonne question. Dès que j’aurai une réponse, je reviendrai vers vous. Surtout parce que je pensais que ce serait drôle… et que je m’ennuyais ».

En plus de son générateur de liens à l’allure Pat Hibulaire, Andrei explique comment il a monté son projet. Il s’est porté acquéreur d’une quinzaine de noms de domaines chelou du genre cheap-bitcoin.online, d’un VPS bon marché et une petite base de données de mots clés « inquiétants ».

Vous obtenez une redirection (308 Permanent Redirect) vers le site de votre choix. Nous avons vérifié, le lien ne cache bien qu’une seule redirection (au moment de rédiger ces lignes). Voici deux exemples : ici et . Vous voulez voir à quoi cela ressemble :

https://pairedinparadise.live/fuzzer-bot/zombie-snatcher/remote_installer_tool.exe?cookie=steal&cookiejar=poison&id=3bf72e32&method=override&payload=%28function%28 %29 %7B+return+%5B1 %2C2 %5D.join%28 %27 -%27 %29 %3B+%7D%29 %28 %29 %3B&proxy=spoof

Le marché n’est pas prêt à accueillir de nouvelles chaînes TNT, estime l’Arcom

L’Arcom, régulateur de la communication audiovisuelle, a décidé de retarder de deux ans la procédure d’attribution relative aux canaux précédemment occupés par les chaînes payantes du Groupe Canal+ sur la TNT.

« Il ressort en effet de l’analyse menée par l’Autorité et de la plupart des contributions des acteurs du secteur que dans un contexte d’érosion de la consommation télévisuelle et d’un marché publicitaire atone, la capacité du secteur à absorber l’arrivée de nouveaux services viables, sans préjudice pour les services existants et leur capacité à financer les contenus, est limitée », indique l’Autorité.

Ses travaux, basés notamment sur une consultation publique et sur une étude d’impact rendue en juillet dernier, font notamment valoir qu’une contraction des recettes publicitaires télévisées est attendue, en France, entre 2025 et 2030, « avec un recul moyen estimé à- 1,7 % par an ».

Partant du principe qu’accepter de nouveaux entrants reviendrait mécaniquement à réduire la part moyenne du marché disponible pour chaque chaîne, l’Arcom choisit, à la place, de lancer « des travaux visant à approfondir le modèle économique de la diffusion de la TNT ».

Bien que l’IPTV ne cesse de gagner du terrain, la diffusion hertzienne représente encore une part significative des usages – source Arcom

« Il a vocation à aboutir au début de l’année 2027 et donnera lieu à des points d’étape, notamment au printemps 2026, au moment du lancement des travaux de réaffectation des fréquences rendues disponibles à l’échéance, le 12 décembre 2027, de six services nationaux de la TNT », précise l’Autorité. Les chaînes concernées par cette échéance sont pour mémoire 6ter, RMC Life (ex-Chérie 25), L’Équipe, RMC Découverte, RMC Story et TF1 Séries Films, qui ont vu leurs autorisations renouvelées pour cinq ans en mars 2022.

Rappelons que le périmètre de la TNT a été modifié cette année, avec une nouvelle numérotation entrée en vigueur en juin dernier, pour préparer la sortie des chaînes C8 et NRJ12, ainsi que la fin de la diffusion des chaînes payantes du Groupe Canal+.

La TNT a depuis accueilli deux nouvelles chaînes : T18, portée par le groupe CMI France, lui-même détenu par le milliardaire Daniel Kretinsky, et Novo19, lancée par le groupe Ouest-France.

L’Arcom a par ailleurs cette semaine donné son agrément au changement de nom de la chaîne Chérie 25 qui, sous la houlette de son nouvel actionnaire CMA Media (filiale du groupe CMA CGM de Rodolphe Saadé) devient RMC Life.

La distribution axée sur l’anonymat Tails passe en 7.0 avec un démarrage plus rapide

La version finale de Tails 7.0 est disponible, avec près d’un mois d’avance sur le calendrier initialement annoncé. Cette distribution GNU/Linux, centrée pour mémoire sur les problématiques de sécurité et d’anonymat en ligne et conçue pour être lancée depuis une clé USB, adopte un nouveau socle centré sur Debian13 Trixie, sortie début août, accompagnée de l’environnement GNOME 48. Le tout fonctionne sur un noyau Linux 6.12.43 LTS (Long Term Support), ce qui devrait selon l’équipe en charge du projet améliorer la compatibilité matérielle de Tails OS.

Alors que la Release Candidate parue début août présentait quelques lenteurs au démarrage, l’équipe indique que le lancement de cette Tails OS 7.0 version finale a gagné 10 à 15 secondes sur la plupart des ordinateurs. Pour ce faire, elle explique être passée d’une compression basée sur xz au format zstd, ce qui se traduit par une image système plus volumineuse d’environ 10 %.

Tails, pour The Amnesic Incognito Live System passe en version 7.0

Elle en profite pour signaler que les performances peuvent varier dans des proportions significatives si Tails OS est lancé depuis une clé USB « de mauvaise qualité », un avertissement destiné notamment aux utilisateurs qui évoluent dans des pays où la contrefaçon de produits électroniques est un phénomène courant.

Par ailleurs, le système recommande désormais 3 Go de mémoire vive, contre 2 Go précédemment. Si la machine hôte dispose de moins de 3 Go, Tails OS se lancera, mais un message d’avertissement signalera un risque d’instabilité ou de performances dégradées.

Outre une longue liste de corrections et les changements liés à GNOME 48, Tails 7.0 est l’occasion d’une mise à jour générale des principaux paquets, du client Tor (0.4.8.17) à Thunderbird (128.14 ESR) en passant par Electrum (4.5.8), OnionShare (2.6.3), KeePassXC (2.7.10) ou Gimp (3.0.4).

Les différentes images et procédures d’installation sont listées sur le site officiel du projet.

Steam se prépare à abandonner les versions 32 bits de Windows

Contrairement à la fin programmée du support de Windows 10 par Microsoft, cette annonce ne devrait pas défrayer la chronique. Valve a en effet signalé que le support de sa plateforme Steam sur les éditions 32 bits de Windows serait interrompu au 1er janvier 2026.

« Les installations existantes du client Steam continueront de fonctionner à court terme sur Windows 10 32 bits, mais ne recevront plus de mises à jour d’aucune sorte, y compris les mises à jour de sécurité », indique l’éditeur.

Pourquoi cette mesure ? « Ce changement est nécessaire car les fonctionnalités principales de Steam reposent sur des pilotes système et d’autres bibliothèques qui ne sont pas pris en charge sur les versions 32 bits de Windows », répond Valve.

On peut voir une certaine ironie dans cette décision, remarque The Verge, dans la mesure où le client principal steam.exe, sous Windows, est toujours une application 32 bits, même si la plupart des processus associés sont, eux, en 64 bits.

Cette fin de support programmée ne devrait cependant pas perturber beaucoup les joueurs (ni les éditeurs, dont les choix d’architecture sont indépendants de ceux de la plateforme). D’après les statistiques de Valve, son Steam Hardware Survey, Windows 10 32 bits représente environ 0,01 % du parc installé.

D’autres acteurs du monde logiciel planchent sur la fin programmée du 32 bits, à l’image de Mozilla avec Firefox sous Linux, ou Fedora, chez qui la question s’est posée au printemps.

Sous Windows, le client Steam.exe est en 32 bits mais les processus associés sont en 64 bits – crédits Next

Le PCIe 8.0 (jusqu’à 1 To/s) confirme ses objectifs pour 2028

Cet été, le PCI-SIG a annoncé les grandes lignes des caractéristiques techniques du PCIe 8.0, capable d’atteindre 32 Go/s par ligne, soit 512 Go/s en x16 (avec 16 lignes) et jusqu’à 1 024 Go/s en bi-directionnel (512 Go/s dans chaque sens). C’est simple, depuis le PCIe 1 le débit par ligne est doublé à chaque itération.

La publication de la version 0.3 de cette norme est une étape importante pour le consortium : c’est la première à être disponible pour les membres (qui peuvent donc commencer à travailler dessus). Le consortium confirme au passage le calendrier prévisionnel de 2028.

Le travail sur les connecteurs continue, notamment avec le PCIe Optical Interconnect Solution. Il s’agit pour rappel d’utiliser la fibre optique pour transporter le signal PCIe.

La mise en ligne de la v0.3 est aussi l’occasion pour le PCI-SIG de confirmer des objectifs du PCIe 8.0, notamment sur la latence, la correction d’erreur (FEC ou Forward Error Correction) et la fiabilité. Le PCI-SIG ne donne pour le moment pas plus de détails.

Vivaldi 7.6 monte encore d’un cran dans la personnalisation du navigateur

La nouvelle version de Vivaldi fait une nouvelle fois la part belle à la personnalisation, alors que c’était déjà l’un des points forts du navigateur. La mouture 7.6 permet ainsi de tout personnaliser, jusqu’à la barre d’onglets. On peut modifier le nombre et l’emplacement des éléments (dont tous les boutons), pour aller vers une interface minimaliste, ou au contraire très complète.

Le bouton d’onglets est un autre changement majeur dans Vivaldi. Il apparait à droite de la barre de titre, sous forme d’un rectangle intégrant une flèche vers le bas. Quand on clique dessus, on obtient une liste regroupant tous les onglets actifs, synchronisés, doublons ou encore ceux récemment fermés. Cliquer sur le bouton positionne directement le curseur de la souris dans le champ de recherche, de sorte que l’on peut commencer tout de suite à chercher un site spécifique. Via le menu à trois points, on peut désélectionner les catégories.

Crédits : Vivaldi

L’équipe annonce également des menus contextuels plus propres, comme c’est régulièrement la mode en ce moment dans les navigateurs. Les fonctions ont été rassemblées et réorganisées, les actions principales devant être plus facilement accessibles.

La fonction de recherche existante pour les onglets évolue aussi. On peut se servir d’un opérateur pour chercher spécifiquement dans les onglets ouverts (@t), les signets (@b] ou l’historique (@h). Vivaldi 7.6 propose également un blocage des publicités présenté comme plus efficace, la prise en charge des gestes de balayage sous Windows, ainsi qu’un réveil plus rapide des onglets mis en veille.