#Le brief du 22 septembre 2025

États-Unis : des personnes expulsées via des vols militaires rendus difficilement traçables

Au moins deux avions militaires ont servi à déporter des personnes des États-Unis vers différents pays d’Afrique, en masquant leur position dans les bases de données publiques. 


L’un de ces véhicules a emporté 14 ressortissants nigériens et gambiens vers une prison du Ghana, d’après les informations de Rolling Stone. Un autre a atterri au Liberia, en Sierra Leone puis au Mali, sans que les gouvernements locaux aient précisé si les personnes déposées sur place étaient toutes des nationalités concernées.

Auprès du magazine, l’activiste et ancien vétéran militaire JJ in DC souligne : « L’administration recourt au secret militaire pour des missions de maintien de l’ordre et de gestion de l’immigration. » Si le fait d’éteindre les transpondeurs est légal pour les avions militaires, précise le magazine, la pratique est généralement réservée au combat ou à des missions de surveillance.

En l’occurrence, aucun des deux véhicules n’a activé l’Automatic Dependent Signal-Broadcast (ADS-B), qui transmet en continu des informations comme l’immatriculation, la position, la vitesse et l’altitude du vol. L’ADS-B est pourtant obligatoire depuis 2020, sauf exceptions accordées par la FAA (sécurité intérieure ou nationale, renseignement…).

Au départ, les deux engins ont eu recours à un signal alternatif qui ne transmettait que leur immatriculation, puis se sont tournés vers un troisième signal, uniquement accessible lorsqu’un partenaire spécifique (comme une base aérienne) en fait la demande, ce qui a empêché l’essentiel des sites de suivi de l’activité aérienne de suivre leur parcours.

Le fait de recourir à des avions militaires est par ailleurs particulièrement coûteux pour le contribuable américain, relevait Reuters au début de l’année.

Rasbperry Pi 5 : un adaptateur M.2 HAT+ Compact intégrable dans le boîtier officiel

La fondation Rasbperry Pi vient d’annoncer un nouvel accessoire pour la 5e version de son micro-ordinateur : le M.2 HAT+ Compact. La version « classique » permet pour rappel d’ajouter un emplacement M.2 (Key M) 2242 pour un SSD PCIe. Cette version plus compacte se limite à un SSD M.2 2230 (30 mm de long)… un format justement lancé par le fabricant il y a un an.

Pas de changement sur la connectivité : du PCIe 2.0 avec 500 Mo/s (il est possible de passer en PCIe 3.0, à vos risques et périls), avec une alimentation de 3 ampères maximum. Le M.2 HAT+ Compact fait par contre l’impasse sur le connecteur GPIO.

De plus amples informations sont disponibles sur cette page. Le M.2 HAT+ Compact à gauche, le classique à droite :

Contrairement à son grand frère, ce nouvel adaptateur est fait « pour s’adapter au ventilateur du boîtier officiel pour le Raspberry Pi 5 » ; le ventilateur « reste totalement dégagé ». Attention, il est bien question du ventilateur du boîtier, pas de l’Active Cooler pour le SoC.

Kubii propose le M.2 HAT+ Compact à 16,50 euros, contre 14,10 euros pour le modèle classique. Reichelt est de son côté à 15,03 euros.

#LIDD : « Je ne suis pas un robot », version difficile

Sur le Discord de Next il y a des discussions autour de nombreux sujets, mais aussi des échanges de liens, certains pouvant sans problème entrer dans la case des LIDD. C’est le cas de I’m Not a Robot de Neal Agarwal (Neal.fun).

Sa dernière création nous plonge dans les petites étapes imposées par certains sites : « Je ne suis pas un robot ». La première étape est facile, mais les choses peuvent se compliquer. Arrivez vous à obtenir le précieux sésame « Verified Humain » ?

Meta a utilisé des photos de vraies jeunes filles en uniforme pour promouvoir Threads

Amazon sera jugée sur l’abonnement potentiellement illégal d’internautes à Prime

Pendant près d’un mois, la Federal Trade Commission (FTC) et Amazon vont s’affronter en justice. 
Le jury doit trancher sur l’accusation selon laquelle l’entreprise aurait piégé des dizaines de millions d’internautes à s’abonner à Prime, rendant leur refus et leur désabonnement particulièrement difficile.

L’administration des États-Unis a déjà obtenu une victoire. Un juge a déclaré la semaine dernière qu’Amazon avait violé la loi en collectant les données de paiement des internautes avant même de leur avoir transmis les détails d’un abonnement à Prime.

Si l’affaire s’inscrit dans une série de grands procès contre les géants numériques, il s’agit de la première de ce type à viser Amazon. La FTC accuse par ailleurs l’entreprise pour pratiques anticoncurrentielles, relève The Verge, mais ce procès ne débutera que début 2027.

En Europe, Amazon Prime a accepté en 2022 de simplifier ses processus de désabonnements, après la plainte de l’Organisation européenne de défense des droits des consommateurs.

Critique de Meta, Sarah Wynn-Williams risquerait la faillite

Qiara, l’alarme connectée proposée par Free, cessera ses activités le 16 octobre

Via un bandeau sur le haut de son site, la société française annonce la mauvaise nouvelle : « Nous avons le regret de vous annoncer que Qiara cessera toute activité le 16 octobre 2025. Tous les services seront arrêtés à cette date. Nous en sommes sincèrement désolés 💔 ». La société était en difficulté depuis le mois de juin au moins.

Free s’était rapproché de Qiara en mars 2024 lors de l’annonce d’un pack de sécurité à tarif réduit pour ses clients. Sur X, Tiino-X83 partage un message envoyé par la start-up, expliquant que le Tribunal des Activités Économiques de Paris a prononcé une liquidation judiciaire.

L’entreprise affirme que « certains facteurs extérieurs liés au financement de Qiara et indépendants de notre volonté ont rendu la poursuite de notre activité impossible ». La conséquence : « l’arrêt immédiat de l’ensemble de nos services ». Aucun repreneur pour le moment.

La start-up douche les espoirs de réutiliser le matériel : « Les systèmes nécessitent des serveurs, de la maintenance et des services pour fournir le service dont vous bénéficiez. À partir du 16 octobre, ces services seront coupés rendant les systèmes non fonctionnels ». Cette fermeture relance encore une fois le débat sur l’ouverture du code dans ce genre de situation, pour permettre de continuer à utiliser les appareils, sur d’autres serveurs par exemple.