L'entreprise de Mark Zuckerberg explique dans un communiqué publié jeudi 6 novembre que la nouvelle version de son application Meta AI disponible en Europe contient maintenant le fameux flux Vibes.
Meta avait annoncé l'arrivée de cette fonctionnalité fin septembre, mais elle n'était pas encore disponible en Europe. OpenAI lui avait rapidement emboité le pas en sortant aux États-Unis son application Sora.
Avec Vibes et Sora, les deux entreprises se sont lancées dans une course à une nouvelle sorte de flux sur le même principe que TikTok mais ne contenant que des contenus générés par IA.
Selon Meta, « Vibes est un espace dédié à la création, au remixage et au partage de vidéos courtes générées par l’IA, qui vous permet de vous exprimer de manière nouvelle et innovante ».
De son côté, Sora ne reste officiellement disponible pour l'instant qu'au Canada, en Corée du Sud, au Japon, aux États-Unis, au Viêt Nam, en Thaïlande et à Taiwan.
Ce jeudi 6 novembre, OpenAI a été citée dans sept plaintes déposées devant des cours de justice californiennes. L'organisation Social Media Victims Law Center (SMVLC) explique avoir déposé ces plaintes dans des cas concernant 6 adultes et un adolescent de 17 ans.
OpenAI et Sam Altman y sont accusés d'accident mortel, de suicide assisté, d'homicide involontaire et de négligence.
Concernant l'adolescent, la plainte affirme que « le produit ChatGPT, défectueux et intrinsèquement dangereux, a provoqué une dépendance, une dépression et, finalement, lui a conseillé la manière la plus efficace de faire un nœud coulant en lui indiquant combien de temps il pourrait "vivre sans respirer" », explique l'Associated Press. Les avocats y écrivent que « la mort d'Amaurie n'était ni un accident ni une coïncidence, mais plutôt la conséquence prévisible de la décision délibérée d'OpenAI et de Samuel Altman de réduire les tests de sécurité et de précipiter la mise sur le marché de ChatGPT ».
CNN raconte les 70 pages d'échanges entre un adulte de 23 ans et ChatGPT qui l'a accompagné jusqu'à son suicide le 25 juillet dernier. SMVLC donne des informations sur les autres cas dans son communiqué.
Ce ne sont pas les premières plaintes sur le sujet. En août dernier, on apprenait qu'OpenAI était poursuivi en justice après le suicide d’un adolescent. Mais le créateur de ChatGPT n'est pas le seul à être pointé du doigt. La FTC a ouvert une enquête sur les conséquences des chatbots de Google, Meta, Instagram, OpenAI, Snap, xAI et CharacterAI sur les mineurs en septembre dernier.
Il y a un an, le New York Times se demandait si on pouvait « blâmer l'intelligence artificielle pour le suicide d'un adolescent » dans une affaire impliquant CharacterAI.
ChatGPT « coach pour suicide » ? 7 plaintes l’accusent de manipulation émotionnelle
GTA VI a été présenté officiellement par Rockstar en décembre 2023 avec une première bande-annonce. Le jeu était alors prévu pour 2025, sans plus de détails, ce qui laissait encore deux ans au studio pour le sortir.
En mai 2024, Rockstar semblait confiant : « Nos perspectives reflètent un rétrécissement de la fenêtre de lancement précédemment établie par Rockstar Games à l'automne 2025 pour Grand Theft Auto VI ». Le studio douchait les espoirs des joueurs un an plus tard, en mai 2025, en repoussant le jeu au 26 mai 2026. Une seconde bande-annonce était mis en ligne dans la foulée.
À six mois de la date fatidique, le jeu prend encore six mois de retard, avec une date de lancement prévue au 19 novembre 2026. Rockstar indique simplement que « ces mois supplémentaires nous permettront de terminer le jeu avec le niveau de finition que vous attendez et méritez ». Exactement les mêmes éléments de langage qu’en mai dernier quand Roskstar parlait de « livrer un niveau de qualité que vous attendez et méritez ».
De l’automne 2025, on est donc passé à l’automne 2026, soit un an de retard… pour l’instant ? Tant que Rockstar ne passe pas en Valve Time le jeu devrait finir par sortir un jour… ou l’autre.
Rockstar Games licencie aussi des dizaines de syndicalistes
Rockstar Games a par ailleurs licencié entre 30 et 40 employés en Grande-Bretagne et au Canada la semaine dernière dans le cadre d'une action qualifiée de « répression syndicale » par un groupe de défense des droits des travailleurs, rapporte Bloomberg.
Rockstar Games explique que ces licenciements étaient dus à une « faute grave » et n'étaient pas liés au droit des personnes à adhérer à un syndicat ou à participer à des activités syndicales. Les dizaines d'employés licenciés auraient divulgué des secrets d'entreprise sur un forum auquel participaient des personnes extérieures à l'entreprise.
Le syndicat indépendant des travailleurs de Grande-Bretagne a quant à lui qualifié ces licenciements d'« acte de répression syndicale parmi les plus flagrants et les plus impitoyables de l'histoire de l'industrie du jeu vidéo ». Les employés concernés faisaient, en effet, tous partie d'un groupe de discussion syndical privé sur Discord ne réunissant que des représentants du syndicat.
Alex Marshall, président du syndicat, a répondu aux allégations de Rockstar en déclarant que l'éditeur de jeux vidéo « craignait que ses employés, qui travaillent dur, discutent en privé de l'exercice de leurs droits pour obtenir un lieu de travail plus équitable et une voix collective. La direction montre qu'elle se moque des retards pris par GTA VI et qu'elle privilégie la répression syndicale en s'en prenant précisément à ceux qui créent le jeu. »
Rockstar repousse encore GTA VI : 19 novembre 2026, soit un an de retard
Rockstar Games licencie aussi des dizaines de syndicalistes
Réunis en assemblée générale annuelle jeudi 6 novembre, les actionnaires de Tesla ont approuvé le package ou plan de rémunération, d'un montant sans précédent, proposé au vote pour s'assurer les services futurs d'Elon Musk. L'enveloppe prévoit que l'entrepreneur puisse recevoir un maximum de 1 000 milliards de dollars d'actions Tesla, qui feraient monter ses parts et ses droits de vote de 13 à 25 % du capital global de l'entreprise. L'attribution se ferait par paliers, en fonction de l'atteinte d'un certain nombre d'objectifs, précisés début septembre dans le document préparatoire à cette assemblée générale.
« En 2018, Elon Musk devait faire croître la valeur de Tesla en milliards de dollars ; en 2025, il doit réaliser une croissance se comptant en milliers de milliards – pour être exact, il devra créer près de 7 500 milliards de dollars de valeur pour les actionnaires afin de recevoir la totalité de sa prime », affirme ce document.
La proposition a fait l'objet d'un soutien sans ambages de la part des deux représentants du comité spécial chargé d'orchestrer certains aspects stratégiques de l'entreprise depuis que le sujet de la rémunération d'Elon Musk est devenu conflictuel au sein du conseil d'administration. « Il est plus important que jamais de conserver Elon », écrivent-ils dans une lettre ouverte (PDF) aux actionnaires, avant d'expliquer que l'entreprise est à un point de bascule, avec une croissance qui s'incarne dans l'IA, la robotique et les services associés.
Après le vote des actionnaires, Elon Musk est venu expliquer, en AG, sa vision d'un Tesla progressivement leader de la robotique et de l'IA - capture d'écran
La proposition visant à renforcer Elon Musk au capital dans des proportions aussi significatives n'a cependant pas fait l'unanimité, conduisant d'ailleurs l'entrepreneur à défendre son propre intérêt lors de la présentation des résultats financiers trimestriels de Tesla, fin octobre.
Deux agences en vue, le cabinet ISS et l’agence Glass Lewis, critiquent en effet le plan de rémunération d’Elon Musk. Le premier pointe l’absence de clauses contraignantes, ce qui laisserait au milliardaire le loisir de se tourner vers ses autres projets (xAI, SpaceX, Neuralink, etc.) si ses objectifs devenaient réellement inatteignables. La seconde juge que le projet de rémunération diluerait à l’excès les parts des autres actionnaires.
Jeudi, le vote des actionnaires a cependant consacré le statut d'homme providentiel d'Elon Musk. Approuvé à 75 %, le « 2025 CEO Performance Award » fixe à l'homme d'affaires une série d'objectifs qui doivent faire de Tesla l'entreprise la plus valorisée au monde. Sous sa houlette et pour obtenir la totalité des douze tranches de rémunération prévues, le groupe doit ainsi atteindre d'ici 7,5 ans une valorisation totale de 8 500 milliards de dollars (pour rappel, l'entreprise la mieux capitalisée au monde est aujourd'hui NVIDIA avec 5 000 milliards de dollars) et atteindre une rentabilité annuelle (EBITDA) de 400 milliards de dollars.
Côté produits, Tesla doit atteindre 20 millions de véhicules livrés (contre 8 millions depuis son lancement), 10 millions d'abonnements actifs aux fonctions de conduite autonome (FSD), 1 million de robots livrés et 1 million de Robotaxis en circulation. Une paille !
Les douze travaux d'Elon Musk sont résumés dans le document préliminaire à l'AG du 6 novembre - capture d'écran Next
En AG, Tesla vote le plan de rémunération à 1000 milliards de dollars pour Elon Musk
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