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Pub : Meta laissera le choix aux utilisateurs européens de partager moins de données

Le 09 décembre 2025 à 09h22

Le contentieux entre Meta et la Commission européenne va déboucher sur un important changement. À partir du mois prochain (la date exacte reste à définir), Meta laissera le choix aux utilisateurs de l’Union européenne entre partager ses données personnelles pour obtenir des publicités ciblées et en partager moins pour des publicités plus génériques.

Le changement a été annoncé par la Commission européenne ce 8 décembre. Elle « reconnaît l’engagement de Meta à proposer aux utilisateurs de l’UE un choix alternatif de services Facebook et Instagram qui leur proposeraient des publicités moins personnalisées, afin de se conformer à la loi sur les marchés numériques (DMA). C’est la première fois qu’un tel choix est proposé sur les réseaux sociaux de Meta ».

Comme le rappelle la Commission, cette décision fait suite à la condamnation de Meta à une amende de 200 millions d’euros en avril dernier pour avoir enfreint le DMA.

En cause, la formule « Consentez ou payer », qui réclamait de payer pour supprimer les publicités personnalisées. C’était la réponse de Meta à l’obligation de laisser le choix sur le traitement des données personnelles pour personnaliser les publicités. Or, ces formules payantes (et rapidement onéreuses) ne répondaient pas aux exigences européennes, car elles ne garantissaient pas que les données personnelles n’étaient pas traitées, uniquement que les publicités n’apparaissaient plus.

Ces abonnements ne semblent pas avoir été populaires en Europe. En mai, The Verge rapportait ainsi le témoignage de l’un des responsables de Meta, John Hegeman. Selon lui, les internautes européennes n’avaient montré qu’un « très faible intérêt » pour ces formules, seuls 0,07 % des utilisateurs ayant choisi de payer.

La Commission rappelle cependant que l’enquête n’est pas close pour autant. Une fois ce changement en place, « la Commission sollicitera des retours et des preuves de Meta et d’autres parties prenantes concernées sur l’impact et l’adoption de ce nouveau modèle publicitaire ». Et de rappeler que les utilisateurs « doivent avoir un choix complet et efficace, ce qui est leur droit au titre de la DMA ».

Le 09 décembre 2025 à 09h22

Commentaires (5)

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C'est dommage que la base soit le DMA et non le RGPD, ce qui ne permet pas de généraliser la "jurisprudence" à l'ensemble des cookie walls.
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Mais on toucherait alors, par ricochet, à des entreprises européennes.
Je ne pense pas que le choix soit anodin :fumer:
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Ces abonnements ne semblent pas avoir été populaires en Europe.En mai, The Verge rapportait ainsi le témoignage de l’un des responsables de Meta, John Hegeman. Selon lui, les internautes européennes n’avaient montré qu’un « très faible intérêt » pour ces formules, seuls 0,07 % des utilisateurs ayant choisi de payer.
Pourtant les gens sont prêt à payer pour ne pas être gênés par les pubs sur youtube (offre premium...).
Mais pas dans le cas de FB.
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Ces abonnements n'étaient pas conçus pour être attractifs mais pour pousser à accepter le traitement des données personnelle et le profilage.
C'est donc assez logique que très peu de personnes ait choisi de payer.
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Youtube Premium, c'est un service payant qui propose de la valeur ajoutée en plus de l'absence de pubs (fonctions exclusives).

L'offre de Meta, c'est juste la suppression des publicités sans rien apporter de plus à l'utilisateur.

La base de la création de valeur sur une offre, c'est de rendre la version gratuit suffisamment attrayante et frustrante pour transformer en payant. Ils auraient mis des limitations de publications en gratuit ou des fonctions de personnalisations dédiées en payant (par exemple), l'offre aurait pu se montrer vraiment intéressante pour le public.

Là, c'était juste une réponse cynique sans vision commerciale réelle.

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