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LibreOffice 25.8 abandonnera Windows 7 et 8, Windows 10 dans le collimateur

Le 16 juin à 14h57

La prochaine version de la suite bureautique libre et gratuite sera la première à se débarrasser de Windows 7, 8 et 8.1. Les deux systèmes ne seront plus pris en charge, ce qui signifie que la mise à jour ne sera pas proposée sur ces systèmes. Il ne sera plus possible également d’installer la suite sur les machines concernées à partir de cette version.

La nouvelle version minimale devient ainsi Windows 10. Mais le système est dans le viseur de la Document Foundation, qui édite LibreOffice. La fondation se joint en effet à KDE dans son appel à abandonner Windows pour Linux.

Cette multiplication des communications n’est pas étonnante : l’arrêt du support de Windows 10, le 14 octobre prochain, obligera des centaines de millions de personnes à choisir entre racheter un appareil sous Windows 11 ou changer de crèmerie.

Linux est présenté comme la solution idéale, puisqu’il permet de garder le matériel existant. Un choix affiché comme vertueux, aussi bien financièrement qu’écologiquement. Comme nous le relevions cependant, il pose un sérieux problème : comment expliquer aux personnes concernées le problème, procéder au remplacement et leur apprendre de nouveaux usages ?

Au-delà de ces thématiques, la première bêta de LibreOffice 25.8 apporte son lot d’améliorations. Par exemple, l’outil Auto-Redact de Writer se dote d’une fonction de confidentialité permettant de supprimer toutes les images d’un document. Toujours dans Writer, une nouvelle règle de césure empêche les mots de se couper à la fin d’une page, décalant alors la ligne entière sur la page suivante, pour des questions de lisibilité.

Parmi les autres apports, signalons une infobulle indiquant le nombre de mots et de caractères pour les titres et sous-titres, une sélection de texte plus précise, l’ajout d’une commande pour convertir les champs en texte brut, de nouvelles fonctions pour Calc (TEXTSPLIT, VSTACK et WRAPROWS), une meilleure prise en charge des polices intégrées dans les documents PPTX, ou encore un support amélioré du mode plein écran dans macOS.

Le 16 juin à 14h57

Commentaires (22)

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l’arrêt du support de Windows 10, le 14 octobre prochain, obligera des centaines de millions de personnes à choisir entre racheter un appareil sous Windows 11 ou changer de crèmerie.
L'arrêt du support n'oblige à rien. Windows 10 ne va pas s'arrêter de fonctionner du jour au lendemain !!
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Certes, mais faire une croix sur les mises à jour de sécurité si ton PC est connecté à internet, c'est quand même un sacré risque à moyen/long terme...
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Le problème n°1 reste le comportement de l'utilisateur, pas le système.

De plus, aujourd'hui, les premiers remparts pour la sécurité, ce sont les navigateurs et la solution antivirus, plus que l'OS lui-même. C'est donc une couche en moins (donc un affaiblissement de la sécurité, on est d'accord), mais pas un truc qui devient non sécurisé et inutilisable du jour au lendemain. Surtout dans le cas des particuliers où la machine est derrière une box donc inaccessible depuis internet.

D'un point de vue sécu, je suis bien plus inquiet par l'IoT qui accède au réseau Wifi que par un Windows 10 qui ne sera plus à jour.

Bizarrement, la problématique (de non mise à jour de l'OS) est la même pour les smartphones et les tablettes (en bien pire), mais là, personne n'en parle.
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oui, le message est un peu anxiogène. Sachant que certaines mises à jour de sécurité seront reportées pendant un moment...
Donc, dans les deux mois, voire trois mois, peu de risques. Par contre, au fur et à mesure que les autres logiciels arrêteront aussi leurs mises à jour, cela viendra ajouter des failles potentielles.
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Tu opposes deux choses qui ne doivent pas l'être : le comportement de l'utilisateur peut être un problème, le système un autre, idéalement les deux doivent être OK. Si l'un des deux est ouvertement défaillant, tu agis dessus dans la mesure de tes leviers. En l'occurence, je ne contrôle pas 100 % des utilisateurs du monde, en revanche de mon côté je peux me passer d'un OS qui n'est pas supporté.

OK pour l'IOT mais l'exercice n'est pas de lister toutes les menaces potentiellement pires qu'un OS plus supporté, encore une fois tu opposes des choses qui n'ont pas à l'être, ça n'est pas le sujet.

Et sinon la problématique du support en termes de maj de sécurité des smartphones me parait au contraire être d'actualité également justement, Next en parle très souvent, de plus en plus de fabricants font des annonces dans le sens d'augmenter cette durée de support justement, etc.. mais à nouveau tu opposes deux choses qui ne devraient pas l'être, on parlait de l'arrêt du support de windows 10 et des raisons de faire une croix dessus, qu'il y ait pire ou pas mieux ailleurs, n'enlève rien à la situation... Ce n'est pas comme si tu avais à choisir entre te passer de windows 10, changer de téléphone, ou ne pas utiliser d'objet connectés. Tu peux agir parfaitement indépendamment sur ces trois thèmes, à titre individuel il n'y a pas de problème d'allocation de ressources...
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Tu opposes deux choses qui ne doivent pas l'être
Absolument pas. C'est il fait très chaud chez toi. Tu baisses le chauffage, ou tu appelles les pompiers pour qu'ils viennent éteindre le début d'incendie ?

Mettre en étendoir le manque de sécurité pour prétexter le changement de matériel ou de système, c'est se tromper de cible. Et je ne reviens pas sur les coûts (argent + écologique) de la chose, cela a déjà été fait maintes fois.
mais à nouveau tu opposes deux choses qui ne devraient pas l'être,
Je n'oppose pas les choses, je les mets en parallèle. Il doit y avoir à quelque chose près le même ordre de grandeur entre le nombre de smartphone/tablette en circulation et les PC. La couverture médiatique du problème se concentre principalement sur les PC.

J'exagérais un peu (je le reconnais) quand je disais qu'on ne parlait pas des smartphones. Et si les fabricants prennent des mesures dans le bon sens, ce n'est pas de gaité de coeur, mais parce qu'il y a, ou va y avoir, de plus en plus de législation à travers le monde pour lutter contre l'obsolescence logiciel.

Le problème n'est pas de dire qu'on peut ignorer/minimiser le problème parce qu'ailleurs ils font pire. Le problème est de parler de TOUS les problèmes justement.

Je ne suis pas fan du choix de Microsoft pour la transition vers Windows 11. En attendant, je reconnais malgré tout une chose : Microsoft, du points de vue des mises à jour et des prérequis techniques, est plutôt un bon élève. Leur OS est celui qui a le plus de support (en terme de durée), et les prérequis techniques n'avaient pas changé depuis peut être Windows 7.

Donc là, on a une situation exceptionnelle, qui n'est jamais arrivée avant pour les PC (et qui a peu de chance de se reproduire d'ici plusieurs décénies). Mais on ne parle que de ça. La situation est bien pire pour les smartphones et les tablettes, et comparativement, on en parle vraiment très très peu.

Donc on est dans la situation, que je trouve d'ubuesque, où, aujourd'hui, une part très importante de la population consulte majoritairement internet via son smartphone obsolète (mais c'est pas grave), mais que par contre, il va falloir changer le PC (qu'il n'allume que 2x par mois) d'ici octobre parce que le PC ne sera plus protégé. Ben non.
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OULA. Non, pas du tout. Au contraire, le premier rempart c'est justement l'OS. Les antivirus sont là pour combler les failles de l'OS, et ne le font que partiellement.
L'antivirus détecte des empreintes connues et supprime les fichiers qui ont ces empreintes. Ils ne sont pas efficaces sur les nouveaux malwares encore inconnus des équipes de cybersécurité, et sur les malwares qui savent modifier leur empreinte (généralement ceux qui s'auto-déchiffrent, et là c'est une chasse au chat et à la souris pour ajouter l'empreinte du système auto-déchiffrant).

La meilleure protection, et de très très loin, c'est l'OS. Un OS qui efface bien la RAM quand on ferme une appli, qui vérifie les écritures en mémoire, qui sandboxe correctement les applications, etc. Et bien évidemment, un OS à jour pour que les failles découvertes dans ces sécurités soient corrigées au plus vite.

L'antivirus vient mettre en quarantaine les fichiers connus qui essayent d'exploiter une faille, mais il ne ferme pas la faille lui-même.

Quant au navigateur, c'est l'équivalent de l'OS, il faut qu'il soit sécurisé sinon il laisse n'importe quelle page web accéder à l'OS directement. Et sur un OS sécurisé c'est mortel.

Et non, le fait d'être derrière une box internet qui refuse les flux entrants ne change absolument rien : la plupart des infections se font via un flux sortant (visiter un site qui exploite une API dans un navigateur obsolète, ouvrir une application vérolée qui exploite des failles dans l'OS non sécurisées,...)

Alors non, ça ne sera pas une passoire du jour au lendemain. Mais dès les premiers mois, quand Microsoft aura publié des patchs dans la branche encore mise à jour (celle payante) mais pas dans la version historique, ça deviendra dangereux. Et ça sera exponentiellement plus dangereux quand les navigateurs, à commencer par Edge vu l'historique d'Explorer, arrêterons eux-aussi de recevoir des mises à jour.

Ah et ce n'est pas parce qu'il y a pire ailleurs (les smartphones et l'IoT que tu cites) qu'il ne faut pas parler de l'actualité. Surtout que les ordinateurs ont bien moins de défense en profondeur que les téléphones (surtout les Linux puisque macOS et Windows, depuis 11, se sont énormément améliorés tandis que les desktops Linux ont pris du retard, mais ça peu de gens vont bien vouloir l'admettre) et donc deviennent des passoires bien plus vite à la fin du support.
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Les antivirus sont là pour combler les failles de l'OS, et ne le font que partiellement.
Les antivirus ne sont pas là pour combler les failles des OS. Ils sont là pour empêcher les comportements dangereux. Ce n'est pas à l'OS de t'interdire d'exécuter tel ou tel programme, quand bien même c'est un virus. Un OS est là pour te permettre d'exploiter le matériel sur lequel il tourne (un système d'exploitation). Il est aussi là pour s'assurer que les programmes s'exécutent de manière sécurisé les uns par rapports aux autres, par exemple, en séparant les espaces mémoires (enfin, vrai sur les PC, il y a encore plein d'architectures, notamment dans l'embarqué où ce n'est pas le cas).
Et non, le fait d'être derrière une box internet qui refuse les flux entrants ne change absolument rien : la plupart des infections se font via un flux sortant (visiter un site qui exploite une API dans un navigateur obsolète, ouvrir une application vérolée qui exploite des failles dans l'OS non sécurisées,...)
Gros biais dans ton appréciation. Vu les attaques quotidiennes que se prennent les serveurs et les scan incessants sur les IP (notamment IPv4) je peux te garantir que de ne pas être accessible directement depuis internet est une grosse sécurité en soi. Sinon, je t'invite à prendre un XP, le mettre directement derrière une IPv4 publique et attendre un "invité" (quelques dizaines de minutes suffisent).

Il est normal que pour les PC desktop, sur les attaques enregistrées très très peu viennent de l'extérieur, car ce n'est tout simplement pas possible dans la très grande majorité des cas.
Surtout que les ordinateurs ont bien moins de défense en profondeur que les téléphones (surtout les Linux puisque macOS et Windows, depuis 11, se sont énormément améliorés tandis que les desktops Linux ont pris du retard, mais ça peu de gens vont bien vouloir l'admettre) et donc deviennent des passoires bien plus vite à la fin du support.
Je ne suis pas vraiment d'accord sur la première partie de ta phrase. Ce n'est pas que le desktop à moins de défense en profondeur, c'est que le système applicatif est très différent.
- Desktop : c'est de l'open bar, on peut exécuter tout
- Mobile : seulement des applications packagées (les APK pour android, etc.) via un store (je prends un utilisateur "classique", pas un utilisateur "bidouilleur")

Par contre, je suis d'accord avec toi sur la partie linux qui prend du retard. Notamment, ça me hérisse le poil quand j'entend dire pour remplacer Windows 10 "passez à Linux, c'est sécurisé, il n'y a pas de virus" :
1) cette assertion est fausse (il y a des virus sur linux)
2) en général, les distributions linux n'installe pas d'antivirus
3) les hackers cibles souvent les cibles intéressantes. Une migration massive de gens sous linux, particulièrement de gens pas spécialement intéressé par l'informatique, fera une cible de premier choix pour les hackers et donc le développement de virus spécifique linux.

Donc entre un système dont le coeur est éprouvé, plus mis à jour, mais avec un antivirus à jour, et un autre système mis à jour sans antivirus, le plus dangereux, à mes yeux, c'est le second, pas le premier. Si on rajoute à cela la croyance du "pas de virus sur linux" on obtient un joli combo gagnant niveau risque encourus.
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Houla, si, justement... Bien sûr qu'il est évident qu'il faut patcher les OS mais les deux exemples que vous donnez sont justement indépendants de l'état de santé de l'OS :
visiter un site qui exploite une API dans un navigateur obsolète
Bah oui, premier exemple, et qui montre que c'est bien le navigateur obsolète qui est le point d'entrée du malware.
ouvrir une application vérolée qui exploite des failles dans l'OS non sécurisées
Tous les spécialistes en sécurité vous le diront : à partir du moment où vous avez réussi à convaincre l'utilisateur d'exécuter un logiciel qu'ils ont téléchargé, la sécurité est percée. Il n'est pas nécessaire que le malware appelle une API non sécurisée. Si l'utilisateur exécute le programme, il est parfaitement en mesure de cryptolocker les dossiers ou exfiltrer les données bancaires via l'API standard.

C'est bien l'antivirus qui va détecter le malware dans ce cas.
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Sans compter que c'est l'arrêt du support GRATUIT de Windows 10 en octobre prochain.

En effet, il sera encore supporté 1 an pour les particuliers, et 3 ans pour les entreprises, mais à condition de payer pour ça (très cher d'ailleurs, mais c'est un autre débat).
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L'OS va continuer oui, mais dans des conditions de sécurité dégradées.

Je vais reprendre mon exemple préféré pour ce genre de sujet :
- une faille de sécurité, c'est comme un porte qui ne se verrouille plus.
- la mise à jour de sécurité, c'est le serrurier qui vient réparer la serrure.
- l'antivirus, c'est le vigile devant la porte avec une liste des indésirables à ne pas laisser passer.

Bref, garder Win10 après le 14 octobre, c'est l'obligation d'avoir un vigile compétent avec des listes d'indésirables mises à jour plusieurs par jour.

Et avec le contexte tech et géopolitique en ce moment, cela relève de l'inconscience de se balader avec des serrures pétées et des vigiles corruptibles. Autant tout changer et basculer sur des technos où les serruriers passent réparer les serrures avant même qu'on sache qu'il y ait un problème.
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Continuer à supporter des plateformes mortes, ça a aussi un coût...
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l’arrêt du support de Windows 10, le 14 octobre prochain, obligera des centaines de millions de personnes à choisir entre racheter un appareil sous Windows 11 ou changer de crèmerie.
Ah, j'avais pas noté la date. C'est bien, j'ai ma deadline désormais pour changer ma machine à écrire. La VM Winwin que je dois utiliser pour Antidote est un peu trop relou et Libreoffice est un tronc commun entre les deux, ça me laisse le temps de traiter d'autres plus gros projets et remettre quelques sioux de côté.
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J'aime bien Language Tool comme alternative à Antidote, c'est libre, y'a possibilité de payer le serveur pour des services plus avancées, ou alors de l'installer sur son propre serveur (genre via Yunohost https://apps.yunohost.org/app/languagetool, et même de le combiner avec Grammalect :)
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Ça ne m'a pas vraiment l'air de couvrir tous les cas d'usage d'Antidode.
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Je ne connais pas les fonctionalités actuelles d'Antidode, mon utilisation était surtout d'avoir de l'aide pour la relecture d'articles et de textes scientifiques, et LanguageTool me satisfaisait amplement.
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En ce qui me concerne, c'est sur de l'écriture de fiction. Antidote propose des analyses de tournures, mise en forme (tirets cadratins, espaces insécables, etc.), des répétitions, verbes faibles, lourdeurs, etc.. Sans oublier les ruptures et le dictionnaire personnel qui permet d'adapter le comportement de l'outil.

L'autre côté intéressant, raison pour laquelle je suis obligé pour le moment de le faire tourner sur une VM winwin parce que la version Web + le connecteur déconnent sur ma distrib, hélas, c'est son intégration à LibreOffice qui permet de faire les corrections en live.

J'ai aussi Grammalecte d'activé, mais le plugin ne me semble plus trop maintenu (dernière version de février 2021.

Donc non, ce ne sont pas du tout les mêmes besoins :D
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Il y a d'autres plateformes comme ChromeOS qui sont également très performant sur des anciennes configuration.
Il n'est pas libre mais il fonctionne très bien !
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Je comprends totalement l’idée d’un point de vue purement technique. Toutefois, je trouve qu’il serait encore plus valorisant pour les éditeurs de logiciels libres de continuer à supporter les vieux systèmes, et ce, pour plusieurs raisons :

1. Un premier pas accessible
Pour beaucoup, installer un logiciel libre sous Windows constitue déjà un changement d’habitudes important. Proposer LibreOffice sur Windows 7 et 8 permet de rester dans un environnement familier tout en découvrant l’open source, et de lever la première barrière psychologique.

2. Une transition graduelle sans rupture
Mon expérience en ateliers Linux au fablab montre que les utilisateurs découvrent souvent Linux durant ces sessions. Je les invite d’abord à se familiariser avec des outils libres sous Windows (LibreOffice, Thunderbird, etc.), puis à aller plus loin sous Linux quand ils le souhaitent, en étant accompagnés. Maintenir le support des anciens Windows renforce ce cheminement en douceur et rend la transition complète vers Linux beaucoup plus sereine.

3. Un argument inclusif et solidaire
Windows 7 et 8 représentent encore environ 3 % du parc desktop (2,48 % pour Windows 7 et 0,29 % pour Windows 8.1)
gs.statcounter.com
. Même s’il s’agit d’une part minoritaire, cela correspond à des milliers de TPE, d’associations ou d’écoles. Affirmer « nous ne laissons personne de côté » est un positionnement fort : c’est montrer que le libre est pour tous, pas seulement pour les technophiles.

4. Responsabilité sécuritaire
Le support de Windows 7 a pris fin le 14 janvier 2020
learn.microsoft.com
, et celui de Windows 8.1 le 10 janvier 2023
learn.microsoft.com
. Permettre aux utilisateurs de garder leurs outils de productivité à jour limite leur exposition aux vulnérabilités, même si leur système d’exploitation n’est plus maintenu.

5. Équilibre entre maintenance et communauté
Supporter d’anciennes bibliothèques et produire des builds spécifiques sur des OS obsolètes demande du temps et des ressources. Tu peux déléguer ce travail à une branche « backport » ou à des volontaires, tout en concentrant le développement principal sur Windows 10/11. Ainsi, tu préserves l’inclusivité sans alourdir la charge des mainteneurs.

6. Le desktop Linux, un objectif à long terme
Le « bureau Linux » reste aujourd’hui une niche (fablabs, gamers, militants écolos, développeurs, geeks). Tant que les pilotes matériels, les jeux ou certains logiciels métiers ne sont pas pleinement pris en charge, la majorité restera sous Windows. Soutenir LibreOffice sur les anciens Windows, c’est donc offrir un véritable tremplin vers le libre, étape par étape, plutôt qu’un saut trop brutal.

Conclusion
Prolonger le support de LibreOffice sur Windows 7 et 8 n’est pas un simple confort technique, mais un levier stratégique : tu facilites l’adoption progressive de l’open source, tu renforces l’image inclusive des éditeurs, et tu maintiens un niveau de sécurité minimum pour des utilisateurs souvent négligés. En offrant cette passerelle, tu fais du logiciel libre un moteur d’émancipation numérique, accessible à tous, avant même de basculer vers Linux.
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Et dire que beaucoup sont passés là dessus pour échapper à Microsoft. Tout ça pour se retrouver avec la même mentalité.
votre avatar
Quelle "mentalité"? Tu penses sincèrement qu'un support d'OS plus important est 100% gratuit et ne nécessite aucune ressource supplémentaire?
Il ne faut pas oublier que LO est gratuit, et qu'ils n'ont pas les moyens de MS pour supporter tout et n'importe quoi.
Et "échapper à Microsoft" tout en restant sur Windows, comment dire... Lol.
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Tant qu'il y aura des .deb, .rpm et tar.gz, ça roule...
:troll:

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