Le Sovereign Tech Fund allemand investit plus d’un million d’euros dans KDE
2 min
Économie
Économie
Le Sovereign Tech Fund allemand investit près de 1,3 million d’euros dans le développement des logiciels KDE. Cet investissement « servira à renforcer la fiabilité et la sécurité structurelles de l’infrastructure centrale de KDE, notamment Plasma, KDE Linux et les frameworks qui sous-tendent ses services de communication », précise son communiqué :
« KDE mettra à profit l’investissement du Sovereign Tech Fund pour faire passer ses logiciels essentiels à un niveau supérieur, offrant ainsi à chaque individu, entreprise et administration publique la possibilité de retrouver sa vie privée, sa sécurité et le contrôle de sa souveraineté numérique. »
Filiale de SPRIND, l’Agence fédérale pour l’innovation disruptive du ministère fédéral allemand de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, la Sovereign Tech Agency avait déjà investi 1M€ en 2023 pour moderniser la plateforme, améliorer les outils et l’accessibilité, et prendre en charge des fonctionnalités d’intérêt public de GNOME.
Depuis 2022, le Sovereign Tech Fund a investi plus de 37M€ dans 108 technologies. La liste de ses investissements en cours montre qu’elle a aussi investi dans Samba, FFmpeg, FreeBSD, OpenStreetMap, Arch Linux, systemd, PHP, Drupal, Reproducible Builds, ActivityPub, Let’s Encrypt, Mastodon, ainsi que dans les fondations Rust, OpenSSL, Python et Trifecta. Elle avait aussi préalablement investi dans systemd, Wireguard, OpenPGP, curl, coreutils, Fortran, GStreamer, ou encore Log4j.
Commentaires (26)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousModifié le 15 mai à 19h01
Leur investissement dans Let’s Encrypt c'est pour monter des instances autonomes et juridiquement séparées de celle soumises aux droits US??
Car actuellement (sauf erreur) Let’s Encrypt a une situation en passe de devenir un point de faille pour la gestion de TLS: si Let’s Encrypt est bloqué/tombé et une partie des sites web n'auront plus de situation automatique pour leur certificat HTTPS.
EDIT: ajout du SI
Le 15 mai à 16h25
C'est trop court pour comprendre.
Tu peux développer stp?
Merci
Le 15 mai à 16h54
Le 15 mai à 18h07
https://nameocean.net/fr/article/panique-chez-lets-encrypt-ce-qui-sest-passe-et-ce-quil-faut-savoir/
Et oui je suis d'accord avec toi : Lets encrypt, apparu juste après l'affaire snowden pour "chiffrer tout le trafic" reste de droit américain. Et les certificats de 6 jours vont pas aider.
Il serait vraiment pas mal que, en utilisant le même protocole de renouvellement (ACME) l'UE (et les autres zones d'ailleurs) créent leur propre CA transitoire...
Modifié le 15 mai à 19h54
(j'ignore ce que ça vaut)
Le 15 mai à 20h16
Cela ne pèse pas lourd en résilience.
Modifié le 15 mai à 20h51
Le plus compliqué dans cette histoire, comme Let's Encrypt à ses débuts, reste d'avoir sa CA dans les navigateurs.
Sinon, des autorités de certification en Europe, y'en a une pelletée. Il suffirait que certaines d'entre elles tentent le coup de faire un Let's Encrypt européen, et ça pourrait le faire. Ce qui demande tout de même un certain investissement de départ et le concours des hébergeurs Web aussi pour le proposer à la place de LE.
Le 17 mai à 10h37
Là ça ferait 2, c'est deux fois mieux !
Le 15 mai à 16h58
Le 15 mai à 17h08
Le 17 mai à 18h56
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/QDL016
Le 15 mai à 16h59
Le 15 mai à 17h02
Le 16 mai à 11h58
J'ai dû mal avec le style graphique mais c'est une question de goût
Le 17 mai à 09h01
Le 17 mai à 11h31
Le 18 mai à 22h26
Sauf que contrairement à Windows, ces environnements n’ont pas pris tant d’embonpoint que ça avec les années, si bien que relativement aux Go de RAM qu’on a aujourd’hui, ça ne fait plus vraiment de différence.
Et XFCE je l’ai longtemps aimé, mais le support du scaling est toujours inexistant, ce qui le rend inutilisable avec un écran 4K.
Le 17 mai à 21h07
Mais depuis quelques années y a quand même eu un gros coup de polish. C'est de mieux en mieux je trouve. KDE hein. Pas la soupe !
Le 21 mai à 13h23
Il s'est vraiment, vraiment amélioré. (Je suis sur debian 13)
Après j'y vois 2 problèmes :
Mais surtout, il y a tout ce qui est kio pour l'accès aux supports non "normaux", de la même manière que gvfs, et du coup tous les programmes sont soit compatible avec l'un, soit avec l'autre, soit aucun.
Ça fait un petit effet "écosystème fermé" que je trouve dommage.
Le 21 mai à 15h41
Le 21 mai à 16h14
Le 21 mai à 18h24
https://linuxfr.org/users/pied/journaux/the-qt-company-annonce-un-changement-dans-ses-offres
https://qt.developpez.com/actu/299589/La-Qt-Company-en-manque-de-liquidites-les-prochaines-versions-de-Qt-pourraient-n-etre-disponibles-sous-licence-libre-que-dans-les-12-mois-la-communaute-n-acceptera-pas/
https://news.ycombinator.com/item?id=35644468
https://medium.com/integra-sources-blog/qt-for-embedded-development-the-many-pros-and-the-few-cons-4f0a99763b91
Ma remarque était plus spécifiquement lié à l'embarqué et donc QT dans ce domaine , il faut faire vraiment très attention à ce que tu utilises comme bibliothèques et outils. Et comme leur licence est "par produit distribué" et qu'ils peuvent te tomber dessus après coup...
Pour le coup je pense qu'en GUI bureautique ya pas trop de souci.
Modifié le 23 mai à 10h09
Stelantis peut soit utiliser le produit LGPL et ouvrir complètement le code source, soit payer une licence commerciale à QT et conserver son code privé. Ça n'a rien d'anormal en soit, c'est un peu la pierre angulaire du libre... Le plus gros problèmes ce sont les entreprises qui utilisent du libre, l’améliore sans jamais partager le temps de dev à la communauté.
Le 23 mai à 19h59
Stelantis aurait aussi pu commander un écran tout fait à une boite tierce , sans même savoir ce qu'il y avait comme lib dedans.
A partir de là, si QT se base sur le nombre de cockpit pour demander des sous à stellantis, tu comprends bien que ça va mal se passer avec le prestataire qui a fourni l'écran.
La conséquence n'est pas que miraculeusement tout le monde va jouer le jeu du libre.
La conséquence va simplement être que les juristes de toutes les boites vont interdire QT partout, et ce sera vérifié au moment de la recette via la software-BOM.
Le 23 mai à 22h45
Après si un sous-traitant fait n'importe quoi, c'est lui qui paiera (ça aussi c'est couvert par les contrats b2b).
Bref, les règles sont clairs, et je ne vois pas pourquoi QT serait le méchant de l'histoire...
Modifié le 25 mai à 00h08
Aujourd’hui lorsqu'on discute GUI embarqué avec des industriels, la première phrase du meeting c'est "alors , vous pouvez nous soumettre vos propositions , sauf QT - trop risqué juridiquement".
Belle réussite. C'est sur qu'avec ça on va contribuer plus.
Du coup ça a surtout profité à LVGL.
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?