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SpaceX envisagerait de se lancer comme opérateur mobile aux États-Unis

SpaceX aurait dans ses cartons le projet de lancer une offre de téléphonie mobile grand public aux États-Unis. Cette dernière s’appuierait en partie sur les constellations de satellites déjà déployées pour les services de connectivité Starlink, mais elle devrait aussi motiver la création (ou l’acquisition) d’une infrastructure dédiée au sol. La mise en place d’une telle offre positionnerait l’entreprise d’Elon Musk comme un concurrent direct d’opérateurs tels que T-Mobile, qui fait aujourd’hui appel à ses services pour la partie satellite.

Le lancement de cette offre de téléphonie mobile aurait été évoqué par Gwynne Shotwell, la présidente de SpaceX, lors de certaines rencontres avec les investisseurs organisées pendant la tournée de préparation de l’introduction en bourse du 12 juin dernier. L’information, révélée vendredi 26 juin par le Financial Times, n’a pas été confirmée par l’entreprise, mais le quotidien britannique affirme avoir eu confirmation de ces déclarations par quatre personnes proches du dossier.

L’hypothèse n’est pas anodine, particulièrement dans le contexte d’une introduction en bourse. Starlink représente déjà une part significative de l’activité totale de SpaceX, avec 11,387 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 7,168 milliards de dollars d’EBITDA et 4,423 milliards de dollars de résultat opérationnel sur l’année 2025.

Illustration : Flock

Mais cette activité, réalisée à l’échelle de 150 pays, pèse encore bien peu par rapport au marché états-unien des communications mobiles. Les trois grands opérateurs du secteur (AT&T, Verizon et T-Mobile) totalisent en effet près de 352 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025, auxquels s’ajoutent les revenus réalisés par les opérateurs virtuels (MVNO). Bien que le marché soit considéré comme saturé, une offre accueillie comme agressive ou innovante permettrait sans doute à SpaceX de conquérir des clients.

Renforcer les possibilités offertes par Starlink fait effectivement partie des promesses formulées par SpaceX dans son prospectus boursier, mais les allusions au sujet ont sans doute été éclipsées par les déclarations relatives aux datacenters dans l’espace ou à la conquête de Mars.

« Bien que nous nous attendions à ce que le service Starlink Mobile ait aujourd’hui un impact particulier sur les clients des zones reculées non couvertes par les réseaux mobiles terrestres (…) nous nous efforcerons d’offrir l’expérience de connectivité privilégiée à nos clients, quel que soit leur emplacement, en zone rurale, périurbaine ou urbaine », écrit notamment Starlink.

« La nouvelle génération de satellites Starlink Mobile, associée à notre récent achat de spectre sans fil auprès d’EchoStar, est conçue pour fournir une connectivité à haut débit et à faible latence directement aux appareils des utilisateurs finaux, offrant ainsi une solution de connectivité équivalente aux réseaux mobiles terrestres », poursuit l’entreprise.

L’occasion a peut-être fait le larron : rappelons en effet que SpaceX a pu mettre la main, fin 2025, sur un lot de fréquences dans la bande des 2 GHz auprès de l’opérateur Echostar pour environ 17 milliards de dollars. L’entreprise d’Elon Musk avait été bien aidée, à l’époque, par la FCC et par Donald Trump, qui avait lui-même exhorté Echostar à vendre une partie du spectre qui lui avait été alloué. Une nouvelle plage de fréquences avait d’ailleurs été cédée à SpaceX quelques semaines plus tard, pour 2,6 milliards de dollars supplémentaires.

Commentaires (13)

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La directrice d'Orange lors de son audition parlementaire avait prévenu que la téléphonie mobile par satellite (comprendre : ne nécessitant pas un réseau d'antennes au sol) arrive. SpaceX disposant de sa constellation pourra donc du jour au lendemain couper l'herbe sous le pied des opérateurs télécom classiques n'opérant pas de satellites mais un réseau d'antennes et de fibres optiques. Le tout sans avoir de bureaux ni de personnels localement. La menace vient de SpaceX mais il n'y a aucune raison qu'Amazon, dont la constellation est en cours de mise en orbite avec des Ariane 64, ne fasse pas la même chose.
L'Europe doit donc réagir rapidement pour éviter de perdre toute souveraineté sur ses télécommunications individuelles.
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Je suis d'accord pour la souveraineté.
Mais, en tant que consomateur, ça me plait que qqun puisse rappeler à nos "chers" opérateurs que le passage de 4 à 3 en France ne sera pas juste le début de la hausse des prix et qu'un concurrent pourrait leur remettre les idées en place.
De la a m'abonner a une offre par sat que je trouve complètement "hors sol" ne serais ce que du point de vue écologique, il y a de la marge.
Bref, qui vivra verra.
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Faut voir le prix aussi... si c'est du 40 balles l'abonnement ils peuvent toujours courir, je ne m'abonnerais jamais.

Sans compter le fait que le sat, ça marche en général pas à l’intérieur. Quand on voit les conditions qu'il faut pour juste envoyer un SMS d'urgence sur les techno existantes... Je suis pas sûr que ça soit à même de remplacer les réseaux terrestres dans toutes les situations.

D'après cet article il y aurait besoin de répéteurs pour couvrir l’intérieur des bâtiments même avec une techno plus avancée.
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d'où l'hypothèse d'une acquisition ou d'un développement dans les antennes terrestres, en pur satellite c'est compliqué d'offrir le niveau de performances attendu d'un réseau 5G moderne. En associant le meilleur des deux mondes par contre, on doit pouvoir égaler ou dépasser les performances des réseaux déjà en place. Je suppose (on peut pas l'affirmer à ce stade) que c'est le genre de synergies auquel pense SpaceX
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Bah ils vont racheter Bouygues ou Free, puisque pour SFR c'est cuit ! :francais:
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Free serait bien capable de vendre des forfaits fixe+mobile à 99,99 € par mois et des forfaits mobile à 39,99 € par mois avec itinérance Starlink/SpaceX 5G+ Disney+ Universal+ Paramount+ ...
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Quelle puissance d’émission il faut pour communiquer avec un satellite qui se trouve à plus de 300Km ?
Il n'y a pas de problème ?
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Faut commencer par bien tenir son téléphone :D
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Ca dépend de la sensibilité du récepteur. Sachant aussi que plus l'atmosphère devient fine moins il y a de pertes, voire quasiment plus aucunes une fois dans l'espace. Ce sont les quelques premiers km les plus difficiles, après ça va tout seul.

A priori ça fonctionne déjà avec un certain nombre de téléphones existants.
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Tu as une source pour ton histoire d'atmosphère ? En terrestre, on a de l'atmosphère sans que ça ne gène vraiment.

Le principal problème pour le satellite, c'est surtout la distance, la puissance diminuant proportionnellement au carré de la distance.
Voir mon autre commentaire avec le lien vers un article de Next sur le sujet.

Édit :
fr.wikipedia.org Wikipedia

Dans les radiofréquences, les ondes radio dont la longueur d'onde est comprise entre environ 1 cm et 11 m ne sont pas absorbées par l'atmosphère terrestre.

Donc, la plage de fréquences entre 30 MHz (10 m) et 30 GHz (1 cm) n'est pas absorbée.
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Pas de source ni d'étude, juste la logique qui veut qu'il ne peut qu'être plus facile de se propager dans un milieu vide que dans un milieu pas vide (si on n'a pas besoin du milieu pour se propager évidemment, cf le cas des ondes sonores), quelle que soit la transparence théorique du milieu pas vide, qui peut aussi provoquer des perturbations autres que de la simple atténuation.

Doublé du fait que l'atmosphère n'est pas un milieu constant et homogène, et qu'on constate facilement en pratique qu'il est plus difficile de communiquer avec un satellite, ou même entre 2 stations terrestres, quand il fait gris ou qu'il pleut que quand il fait beau.
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Voir next.ink Next pour une réponse assez complète.
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Autant Tesla est un projet viable, autant SpaceX fonctionne sur des contrats publics pour subsister. D'aucun me diront que c'est le cas de Bouygues en France. ^^