Protection des mineurs : Mark Zuckerberg a menti, affirme un ancien ingénieur de Meta
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Meta connaissait les dangers que ses outils créaient pour les mineurs, affirme Arturo Béjar, ancien ingénieur de l’entreprise devenu spécialiste de la sécurité de ses produits.
Premier témoin appelé à la barre dans le procès qui oppose la Californie, le Colorado, le Kentucky, le New Jersey et 25 autres États à la société mère de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads, le lanceur d’alerte a contesté les déclarations faites par Mark Zuckerberg en octobre 2021, après la communication de divers éléments par l’ex-employée de Facebook Frances Haugen. À l’époque, l’entrepreneur avait déclaré que Meta menait des recherches constantes sur les manières de sécuriser ses produits.

E-mails à l’appui, Arturo Béjar indique avoir discuté avec Mark Zuckerberg plus d’une centaine de fois sur des questions de sécurisation des produits. En octobre 2021, il lui a notamment rappelé les alertes constantes relatives à des contenus problématiques ou des effets négatifs sur la santé des mineurs utilisant Facebook ou Instagram.
« J’avais le sentiment qu’il avait donné une impression fausse et trompeuse des actions de Facebook envers les jeunes », a-t-il déclaré au tribunal. Et de préciser avoir adressé ses remarques directement au PDG, parce que « si Mark fait une priorité d’un sujet, des montagnes sont déplacées en quelques mois ».
L’ingénieur a travaillé chez Meta de 2009 à 2015 puis a étudié les questions de bien-être des adolescents sur Instagram de manière indépendante de 2019 à 2021. Pour lui, Meta priorise l’engagement utilisateur et la recherche de profit plutôt que la sécurité des internautes.
Meta nie toutes les accusations. En ouverture du procès, l’avocat de Meta Paul Schmidt a déclaré qu’il n’y avait « aucun débat » sur les difficultés que les internautes peuvent rencontrer dans leur usage des réseaux sociaux. Néanmoins, Meta « a mis au point des outils pour essayer de faire face à ces problèmes » et interdit aux moins de 13 ans de créer des comptes sur ses plateformes.
Commentaires (20)
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Pourquoi on ne peut pas mettre sous tutelle les entreprises qui jouent avec des vies et interdire aux dirigeants dangereux d'accéder aux postes de direction ?
Le 20 août à 12h14
Bah évidement, c'est le but de n'importe quelle société, faire le maximum de profit tout en restant dans les limites légales.
Le sport moderne, c'est de savoir quand est-ce qu'on est dans les limites et quand est-ce qu'on les dépasses... qui permet aux cabinets d'avocats de vivre.
Bref, si les gens sont trop bêtes pour penser que Meta cherche le bien être des gens avant le profit, j'ai envi de dire que c'est bien fait pour eux...
Facebook et Instagram vivent de la pub, donc plus les utilisateurs restent, plus ils voient de pub, plus Meta gagne de l'argent. Pas besoin d'être docteur en math/psycho pour comprendre.
Et les parents, ils font quoi dans tout ca? Tous les smartphones, depuis maintenant plusieurs années, ont des mécanismes de contrôle parental. Suffit d'activer la demande obligatoire aux parents lorsque le gamin veut installer une app et c'est réglé. Y a juste a ignorer la notif de demande d'installation quand il essaye d'installer Facebook ou Instagram, ça demande littéralement 0 effort autre qu'une explication de la raison du refus au moment du repas.
Le 20 août à 15h44
Mais une société (via ses dirigeants) peut chercher à faire un profit qui lui permette de vivre et se développer normalement sans tirer le maximum à tout prix sans aucune considération morale.
Le 20 août à 17h10
Perso, j'ai des euros dans un Livret A, un plan d’intéressement et des ETF. Pour d'autres, les USA par exemple, c'est via des fond de pension.
Chaque français avec un Livret A est donc actionnaire de Suez, LaPoste, etc... mais personne ne dicte la politique social de ces boites.
Un dirigeant ne sera donc jamais philanthrope car ce n'est pas sa boite. Et quand il est un minimum humain, comme par exemple l'ancien PDG de Danone (de mémoire), il se fait dégager.
Bref, pour revenir au sujet, en tant que parent, je ne laisse pas mes enfants consulter les RS en me disant qu'un jour notre bon vieux Mark sera philanthrope.
Le 20 août à 15h45
Il ne faut pas oublier que bcp de parents ne sont pas technophiles et ne règlent même pas leur propre téléphone. Il faut aussi être immergé dans cet univers pour en connaître les travers. Bcp de mes amis ne connaissent pas Roblox et encore moins sa nocivité... alors que leurs enfants y ont accès. Idem pour les RS.
Moi je m'intéresse à ses sujets et donc contrôle parental pour ma fille de 12 ans avec juste Whatsapp et YouTube Kids + je discute régulièrement avec elle de ce qu'elle regarde et avec qui elle communique. Mais on n'est jamais à l'abri...
Le 20 août à 16h53
Si mon enfant de 12ans consulte des réseaux sociaux malgré le contrôle parental, je prendrais les mesures nécessaires.
Que ce soit la faute du dealer, du chimiste, ou de Zuckerberg, c'est à moi, parent, de m'en occuper.
Quand mes enfants me demanderont dans 20 ans pourquoi ils ont raté leur scolarité, puis leur vie, je ne me vois pas leur dire "ah bah ça, c'est la faute à Zuckerberg, j'y pouvait rien"...
Moi je crois surtout que les parents sont aussi drogués aux RS. Le nombre de personne dans mon entourage, de mon age, qui passent leurs soirées (et bien plus) dans le canapé à scroller... certain de leur gamin, pas tous heureusement, reproduisent... c'est facile, c'est satisfaisant, ca permet de savoir tout ce qui est à la mode pour ne pas être has-been, ...
Pour le blocage, pas vraiment besoin d'être technophile. Les parents des gamins (en age d'avoir un smartphone) d'aujourd'hui, c'est ma génération. Ma génération, on a tous vécu l'avènement du smartphone et on sait tous un minimum comment ça fonctionne. Et au pire on lâche Instagram 5mn et on se renseigne sur comment mettre un contrôle parentale sur le smartphone du gamin. Franchement, dans la majorité des cas, il n'y a pas d'excuse entendable. Et il y a toujours la solution la plus simple, pas de smartphone. N'importe quel dumbphone sait envoyer des SMS et passer des appels.
Je suis désolé, je ne suis pas trop dans le compromis sur ce sujet, je n'ai rien contre toi, je profite juste de ta réponse pour me défouler. Ça me saoule tellement les gens qui n'assument plus rien...
Le 20 août à 20h06
Sans oublier les nécessités (que je trouve débiles mais c'est comme ça) d'avoir par exemple whatsapp (encore une appli daubée complètement verrouillée) pour les communications avec le collège ou le lycée, qui font qu'il est difficile de dire non, je n'installe pas ça.
Tous ceux qui prétendent que les parents peuvent contrôler leurs mômes sur Internet, n'ont soit pas d'enfants, soit 2h par jour à perdre dans des contrôles tous aussi moisis les uns que les autres (et c'est par design).
Le 21 août à 00h35
J'imagine que c'est pareil sous Android que iOS, parce que sur un iPhone, tu peux contrôler les applications installés et le type de contenu pour le filtrage web. Évidement, il y aura toujours un moyen de contournement à partir du moment ou Safari est autorisé. Donc si ton gamin s'amuse à ca, alors tu peux bloquer aussi Safari si besoin, comme ca, problème réglé.
Si t'active tout, tu peux rendre un iPhone encore plus dumb qu'un Nokia 3210...
En ce qui me concerne, j'ai des enfants dont un de 12 ans qui a un smartphone depuis la rentrée en 6ème. Je lui fait plutôt très confiance, j'ai juste activé la fonction qui oblige à ce que je valide chaque installation d'app. Même si j'ai jamais refusé, le fait que ca pop une demande sur mon tel le force à réfléchir à ce qu'il me demande d'accepter. Je remet aussi une petite piqure de rappel de temps en temps sur comment fonctionne le monde, de se poser la question "à qui profite le crime", que rien n'est magique, que tout le monde à un intérêt derrière la tête, et surtout quand c'est "gratuit".
Et ca me prend pas 2h par jour, loin de là.
Pour l'obligation de WhatsApp, je suis tout à fait d'accord avec toi, mais c'est complètement hors sujet de cette news.
Modifié le 21 août à 08h31
Pareil avec Family Link, mais c'est surtout le contenu qui arrive par les applications qui peut être problématique (et qu'on ne peut pas toujours anticiper, parce qu'on pense à l'usage légitime de l'application).
Edit : j'ai paramétré à peu près la même chose pour mon fils, mais je trouve que le niveau de contrôle reste très insuffisant.
Le 21 août à 10h02
Si la règle venait à ne plus être respectée, je désinstallerais Youtube de son téléphone, fin de l'histoire. Je passe peut-être pour un tyran, mais c'est encore ma conjointe et moi qui décidons à la maison...
Il y a aussi un truc pas mal sur le contrôle parental pour limiter les abus, c'est la limite du temps d'écran. Plusieurs de ses potes, il y a un temps maximum par jour, avec blocage automatique à partir d'une certain heure.
Solution ultime pour un de ses autres pote, un dumbphone Tel + SMS (avec écriture en T9...)
Des solutions anti-addiction, il y en a plein, et c'est déjà fourni par iOS et Android, y a juste à activer.
Le 21 août à 21h33
Le 21 août à 21h47
Le 23 août à 21h42
Le 23 août à 22h05
Le contrôle parental doit faire quelque chose du même genre avec les numéros en liste blanche.
À voir avec quelqu'un qui l'utilise ou tester pour être sûr… 😅
Le 20 août à 22h22
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