Connexion Premium

Le Washington Post en perte de vitesse après la reprise en main de Jeff Bezos

Il y a près d’un an, Jeff Bezos empêchait le Washington Post, dont il est propriétaire, de diffuser son traditionnel article de soutien à l’un des candidats à l’élection présidentielle – l’article, en l’occurrence, visait à soutenir Kamala Harris. Dans les jours qui suivaient, le média perdait 250 000 abonnés.

Un an plus tard, la pente descendante n’a fait que s’accentuer, observe le Washington CityPaper. Pour la première fois en 55 ans, le tirage moyen de l’édition papier du Washington Post est tombé sous la barre des 100 000 pour atteindre 97 000 exemplaires, et 160 000 les dimanches.

À titre de comparaison, le média vendait 250 000 éditions par jour en 2020, époque à laquelle il faisait partie des médias papier les plus lus des États-Unis. Le New York Times, lui, déclarait 600 000 abonnés papier en août 2025 (en baisse par rapport aux 620 000 affichés en 2023). 


des journaux

Si le nombre d’abonnés purement numériques du Washington Post n’est pas public (le New-York Times affiche un total de 11,9 millions d’abonnés), les activités du média ont été directement touchées par l’entrisme de son propriétaire dans sa ligne éditoriale.

En janvier 2025, la dessinatrice et prix Pulitzer Ann Telnaes avait notamment démissionné après s’être vu refuser la publication d’un dessin représentant Jeff Bezos ployant le genou devant Donald Trump.

En février, le responsable de la rubrique opinions David Shipley l’avait suivie, après que le patron d’Amazon avait donné pour consigne de ne plus y publier que des points de vue soutenant et défendant « deux piliers : les libertés personnelles et les marchés libres ».

Commentaires (13)

votre avatar
Heureusement que le wokisme est la cancel culture, sinon ce serait quoi...
votre avatar
Surtout plusieurs plumes ont migré soit à leur propre compte soit sur des supports connu comme The Atlantic.
votre avatar
De toute façon les milliardaires n’achètent les médias pour l'argent mais pour l'influence.
votre avatar
Après si tu as des centaines de milliers de lecteurs en moins, c’est autant de perte en influence…
votre avatar
Ferd, es-tu milliardaire ? :pastaper:
votre avatar
J’ai d’autres qualités comme, ou bien encore.
votre avatar
L'influence n'est pas tant sur le public que tu peux cibler en publiant quelque chose, que le public qui ne sera pas touché si tu ne publies pas quelque chose.

C'est d'ailleurs la stratégie de Xavier Niel (entre autre), qui achète la tranquillité via sa participation dans de nombreux journaux. Il aurait d'ailleurs prononcé la formule suivante lors du rachat du Monde :
Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite, ils me foutent la paix.
Je mets du conditionnel, car il dément "officiellement" (tout en ayant confirmé "officieusement" auprès de plusieurs journalistes :francais:).
votre avatar
Poir les MAGA et leur seigneur suprême, plus qu´à en déduire que le journal est nul, la preuve il perd ses abonnés. S´en gargariser outrageusement. Se trouver une nouvelle victime.
votre avatar
C'est dingue ça ! Les gens qui payent pour un service ont un pouvoir ! Et parfois ils l'utilisent !
Cela mériterait une réflexion plus globale. Ou pas.
votre avatar
Il y a des milliardaires qui achètent des journaux (en licenciant les journalistes dès le rachat), des sociétés d'édition, des points de vente, des sociétés de communication et de publicité : comme ça, ils maîtrisent toute la filière de vente. On en connait au moins un en France.
votre avatar
On avait dit que les liquidités de Ferd ne devaient pas être divulguées sur la place publique. :transpi:
votre avatar
Peux-tu être plus explicite ?
Qui sont "les gens" ?
Quel est le "service" ?
Quel est le "pouvoir" ?
votre avatar
les gens : les anciens abonnés du WP
le service : distribution d'un quotidien d'information
le pouvoir : ne pas acheter