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Au Royaume-Uni, un couvre-feu numérique pour les 16 - 17 ans

Le gouvernement britannique s’est lancé dans un concours Lépine de propositions pour protéger la jeunesse des méchants écrans. Après avoir annoncé l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans le mois dernier, Londres prévoit désormais un couvre-feu numérique pour les 16 - 17 ans.

Les utilisateurs de cette catégorie d’âge se verraient interdire l’utilisation d’apps de réseaux sociaux entre minuit et 6 heures du matin, rapporte Reuters. Le réglage serait activé par défaut sur les smartphones, mais il pourrait tout de même être désactivé. Des fonctions addictives, à l’image du défilement infini, seraient également désactivées par défaut.

Illustration : Flock

Le fait de pouvoir désactiver le réglage interroge tout de même sur la pertinence d’un tel dispositif. Le Parti conservateur, actuellement dans l’opposition, a qualifié le projet de « grand n’importe quoi » : « Soit [le gouvernement] estime que les jeunes de 16 à 17 ans doivent pouvoir accéder aux réseaux sociaux, soit il pense le contraire », explique ainsi Laura Trott, responsable de la politique éducative du Parti. « Mais des couvre-feux que [les jeunes] peuvent désactiver d’un simple geste ne serviront à rien. »

Le discours est évidemment tout autre du côté du gouvernement. « Ces mesures seront essentielles pour aider les jeunes à dormir suffisamment, à mieux se concentrer à l’école ou au collège, et à passer davantage de temps de qualité avec leur famille et leurs amis », a ainsi déclaré Liz Kendall, ministre chargée des Technologies. Son collègue Kanishka Narayan, ministre chargé de la Sécurité en ligne, a précisé de son côté que les grandes entreprises de la tech n’auront pas d’autre choix que d’intégrer les réglages nécessaires au couvre-feu.

Les premières mesures visant à encadrer les usages des réseaux sociaux seront présentées au Parlement d’ici la fin de l’année, avec une mise en œuvre prévue pour le printemps 2027.

Ces dispositifs seront suivis de très près à Bruxelles, qui prépare son propre arsenal de mesures pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans.

Commentaires (5)

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Je ne dis nullement qu'il ne faille pas légiférer sur ce type de sujet, même si c'est un peu tardivement malheureusement. Mais on ne va pas critiquer cette prise de conscience.

Par contre je rejoins quelque peu l'avis du Parti Conservateur sur ce qu'ils soulèvent, tel qu'évoqué. Alors que l'on a de plus en plus de documentation sur l'aspect addictif de ces applications (qui sont conçues pour l'être).
J'ai comme l'impression que les Travaillistes veulent agir, mais sans brusquer quiconque. Ce qui ne mènera malheureusement à rien selon moi.

Reste que je suis toujours perplexe de voir qu'un gouvernement, l'Etat, doit intervenir sur cet aspect-là. Du moins dans la sphère privée (l'utilisateur), mais qu'il ne fait rien ou peu contre les sociétés qui sont à l'origine de ces maux.
Sans parler du fait que, concernant les jeunes, il y a une part des responsabilité parentale que l'on ignore (volontairement ou pas).

La meilleure façon de remédier à ces problématiques c'est, comme la drogue, de s'en prendre aux producteurs. Pas aux consommateurs (qui eux méritent d'être accompagnés).
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Plus il y a de publication sur les attentions de politique GB, plus j'ai l'image de V pour Vendetta...

PS : au GB, il y a depuis Thatcher des problèmes d'alcoolisme (surtout) chez les jeunes.
Et les jeunes d'hiers sont les adultes d'aujourd'hui c'est marrant de voir à quel point la mémoire est selective...
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Nonobstant que les effets néfastes prolifèrent quel que soit la maturité l'âge de la personne. Addiction à l'alcool, au tabac, au sucre, aux drogues, à la pornographie, à l'attention etc. etc. Les leviers qui profitent de ces faiblesse s'adressent à quiconque en est la proie...
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Par contre je rejoins quelque peu l'avis du Parti Conservateur sur ce qu'ils soulèvent, tel qu'évoqué.
Étant un peu utilisateur de l'app StayFree sur Android pour essayer de réduire les addictions aux réseaux sociaux, je mettrais de la nuance car même si on peut dire "pas de limitation" lors de l'ouverture de l'application, et qu'on peut tout débloquer très facilement, le seul fait d'avoir une popin qui rappelle qu'il vaut mieux se limiter sert à influencer notre action et à se poser la question de "est-ce que j'ai vraiment besoin de rester dessus plusieurs heures ?".
Après, tout dépend de l'implémentation de la limitation. Si on désactive le "couvre feu" une fois pour toute, effectivement, ça risque de pas être très très efficace. Sauf à ce que cette option soit désactivable que par un adulte.
Sans parler du fait que, concernant les jeunes, il y a une part des responsabilité parentale que l'on ignore (volontairement ou pas).
La question pour les parents c'est : quels outils on leur donne pour lutter contre ?
Si on prend l'exemple de la cigarette : un parent qui voit que son gamin fume en cachette, il n'a pas beaucoup de moyens/outils pour l'aider à lutter contre la cigarette.
Et tu peux éduquer ton gamin aussi bien que possible, s'il est influencé au mauvais moment (typiquement à l'adolescence) par les "bonnes" personnes (ses amis), tu n'as presque aucune chance de gagner la bataille.
La meilleure façon de remédier à ces problématiques c'est, comme la drogue, de s'en prendre aux producteurs. Pas aux consommateurs (qui eux méritent d'être accompagnés).
Là dessus, je suis plutôt d'accord, mais malgré tout, si on regarde ce qu'on a fait pour la cigarette (à savoir augmenter le prix des cigarettes jusqu'à les rendre trop chères pour certains fumeurs), "taper" sur les consommateurs peut aussi fonctionner, malheureusement.
Et il semblerait que contre l'addiction, toute victoire est bonne à prendre...
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Et dire qu'avec un frexit, le gouvernement pourrait faire ce qu'il veut sans que Bruxelles s'en mêle. :fumer: