NosDéputés: Alain Vidalies souhaite un pôle de réflexion sur la transparence

Interview du ministre en charge des relations avec le Parlement

NosDéputés: Alain Vidalies souhaite un pôle de réflexion sur la transparence

NosDéputés: Alain Vidalies souhaite un pôle de réflexion sur la transparence

Le ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a dénoncé ce week-end les effets « dangereux voire pernicieux » de l’initiative NosDéputés sur l'activité parlementaire. Pour rappel, ce site constitué de données publiques établit depuis trois ans un travail de veille, d’archivage et de classement des députés en pointant leur activité parlementaire et donc leur assiduité dans l’hémicycle. Le ministre a accordé une interview à PC INpact.

vidalies

Alain Vidalies

Ce week-end, vous avez évoqué les effets « dangereux voire pernicieux » du site NosDéputés.fr. Pourquoi une telle critique ?

J’ai souhaité porter le débat, de manière décidée et volontariste, sur la mesure de l’activité parlementaire. Le site en question a mis en place un système de compteur. Député de longue date et désormais Ministre chargé des Relations avec le Parlement, j’ai pu constater qu’avec ses modalités actuelles, ce compteur ne reflétait pas fidèlement la réalité de l’activité parlementaire. Je souhaite donc que nous puissions discuter de ses paramètres.

 

En effet, la création d’un tel compteur a abouti à modifier le comportement de certains parlementaires, qui agissent désormais au regard de l’existence même de ce compteur. C’est cette situation, que tout le monde connaît mais dont personne ne parle, que j’ai décidé de porter dans le débat public.

 

Afin de rendre plus efficiente encore la transparence promue par ce site, je souhaite ainsi mettre en place une sorte de pôle de réflexion sur cette question, qui pourrait avoir lieu en début d’année prochaine, de manière à ce qu’un dialogue puisse exister avec cette initiative citoyenne dans le cadre d’un objectif commun : refléter le plus justement possible le travail parlementaire.

Quels problèmes avez-vous observé avant d’en arriver à cette réflexion ?

Je vais vous donner un exemple précis : plus le site prenait de l’importance et était utilisé dans le débat public, plus le nombre d’interventions des parlementaires, notamment en commission, s’est démultiplié. Autrement dit, le fait qu’un site internet produise des statistiques a eu une incidence directe sur les conditions du débat parlementaire.

 

Où est le mal me direz-vous ? Le problème est que ces comportements induits sont contre-productifs. Le fait que certaines interventions, de plus en plus nombreuses, soient uniquement destinées à alimenter le compteur est une vraie difficulté aujourd’hui. Les débats sont ralentis par ces interventions répétitives, parasitant la bonne marche du débat démocratique. Le temps parlementaire, déjà limité, se trouve alors raccourci : plus le débat est pollué, moins il reste de temps pour travailler sur d’autres textes.

 

Autre exemple, les questions écrites. Des parlementaires posent des milliers de questions écrites, ce qui semble démontrer une forte activité. Or les questions écrites sont généralement écrites de manière très rapide par des collaborateurs ! Il n’est donc pas pertinent de placer tous les paramètres dans un même registre.

 

Dernier exemple : qui peut deviner que la comptabilisation des interventions des députés dans l’hémicycle, notamment celles qui ne sont pas prévues à l’avance, dépend en partie de la place qu’ils occupent ? En effet, il est plus facile d’être entendu et comptabilisé lorsque l’on siège dans les premiers rangs de l’hémicycle que lorsque l’on est placé tout en haut !

 

À l’inverse, à l’heure actuelle, certains travaux qui sont faits ne sont pas mis en évidence. Lorsqu’un parlementaire est rapporteur d’un texte de loi, c’est souvent un travail absolument considérable. Or le nombre d’interventions qu’il va faire ensuite ne traduit pas tout ce travail.

 

Les statistiques publiées par ce site jouent désormais un rôle important dans les campagnes électorales. Toutefois, alors qu’elles visent à rendre compte de l’activité des députés, elles sont parfois réutilisées sans la précaution nécessaire. Tout le monde doit en être conscient, puisque l’objectif est de rendre compte du travail parlementaire et non pas simplement d’avoir un compteur manipulable. C’est une question qui est majeure et je pense que cela peut être partagé avec les concepteurs du site.

 

nosdéputés

La télévision a pu elle aussi être pointée du doigt pour ses effets vis-à-vis de l’activité parlementaire, et l’opposition use régulièrement de différentes tactiques d’obstruction législative. Pensez-vous que l’internet joue également un rôle ?

Il est certain qu’Internet a une incidence directe en pratique. S’agissant des interventions en commission par exemple, l’effet d’amplification est évident. Lors du travail en commission, les interventions sont normalement faites par les parlementaires qui ont effectivement suivi le texte, qui ont travaillé en amont, qui ont participé aux auditions, et cela qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition. Aujourd’hui, on constate une démultiplication du nombre d’intervention lors de ces réunions de commissions. Il s’agit plus pour les parlementaires en question de voir leurs statistiques augmenter que d’apporter une vraie pierre à un débat sur lequel ils auraient travaillé.

Quels sont vos projets pour limiter ce phénomène ?

Il ne s’agit en aucun cas de limiter l’open data. L’existence de ce site a indéniablement apporté un plus dans la transparence, dont je suis tout à fait conscient. Cette qualité n’exclut toutefois pas le débat ! Il s’agit donc de lever le tabou sur ce sujet afin d’avoir un débat de qualité, auquel tout le monde puisse participer. Je souhaite donc commencer par discuter avec eux afin de voir s’il est possible de différencier leurs paramètres, ainsi que de préciser à l’opinion publique qu’il s’agit d’un compteur et non pas d’un indice qualitatif. Le site ne dit d’ailleurs pas autre chose : c’est un compteur. C’est l’utilisation qui en est faite, que ce soit dans la presse locale ou sur les réseaux sociaux, qui mériterait plus de précaution. Une fois ces données complexes compilées, il importe donc de faire de la pédagogie s’agissant de leur lecture.

 

Ce sont les limites du compteur : il existe un décalage entre ce qui en ressort et la réalité du travail effectué. Nous devons donc débattre de la hiérarchisation des paramètres, car ils n’ont pas tous la même portée. Il faut parfois être averti pour comprendre ce que cela veut dire, connaître la réalité du travail parlementaire pour savoir que cette situation-là existe. C’est ce décalage que je souhaite contribuer à combler, en engageant le dialogue et faisant part de mon expérience.

 

Dans le passé, le site a déjà été amené à modifier ses critères pour distinguer et exclure certaines interventions. Afin d’obtenir une juste appréciation, il existe d’autres paramètres qui pourraient être introduits parce qu’ils sont de mon point de vue plus pertinents, mais qui ne sont pas utilisés à l’heure actuelle car ils sont incompatibles avec un simple compteur. Il s’agirait par exemple de comptabiliser les interventions des parlementaires dans les discussions générales. Ce paramètre-là n’existe pas aujourd’hui, puisque les compteurs ne distinguent pas la nature des interventions, alors que le document initial, lui, existe.

 

Tout cela me parait intéressant, si l’on veut progresser sur la connaissance du travail parlementaire. 

Commentaires (48)


Ca sonne mieux qu’un “pôle de réflexion pour l’opacité”


Le 28/08/2012 à 07h08



Quis custodiet ipsos custodes ? ” (Juvénal - ).





Intéressant l’émoi causé dans la représentation national par l’apparition d’un système de notation. Dommage que de telles reflexions ne se soient pas portées plus généralement sur toute les méthodes d’évaluation et autres audits mis en place par les diverses instances gouvernementales. Hélas, comme souvent, il semble que les députés soient d’abord sensible à eux-même bien plus qu’à ceux qui — supposément ou partiellement — les élisent.



Le reste de la population aura-til droit un jour à des évaluations et améliorations significatives des systèmes de mesurage d’activité les plus objectivement viciés ? Ou bien la reflexion salvatrice de notre aristocratie politique se cantonnera-t-elle à son propre pré carré ?



edit: grammaire








Wiistiti a écrit :



Ca sonne mieux qu’un “pôle de réflexion pour l’opacité”







En même temps, cela ne se dirait pas justement <img data-src=" />



Le site nosdeputes.fr n’est pas seulement un compteur, puisqu’il indique également des interventions et les questions posés, les projets de lois, etc.



Donc ce mec est un troll : le goudron et les plumes !








Wiistiti a écrit :



Ca sonne mieux qu’un “pôle de réflexion pour l’opacité”







C’est exactement ce que j’étais en train de me dire. Pour une fois qu’un avis de politicien est dans le sens d’une dialogue constructif pour améliorer ce genre d’initiative plutôt que de vouloir le supprimer !





Par contre, c’est quand même assez triste de constater que certains élus et qui sont sensés représenter ceux qui ont votés pour lui aient face à ce genre d’indicateurs un comportement d’ados face à une évaluation scolaire. ça met bien en évidence la volonté des un et des autres de jouer sur une apparence plutôt que de remplir de façon efficace leur rôle…









adrieng a écrit :



Le site nosdeputes.fr n’est pas seulement un compteur, puisqu’il indique également des interventions et les questions posés, les projets de lois, etc.



Donc ce mec est un troll : le goudron et les plumes !







Le site propose autre chose certes, mais ce qui est retenu la plupart du temps, c’est le nombre d’intervention, de fois ou le député siège en pleinière, en commission…cf l’histoire de Balkany aux élection législatives.

Faire bouger les indicateurs n’est pas un mauvaise chose, si cela dans le sens de la qualité et de la représentativité. Il ne faut pas pour autant que NosDputés.fr se fasse censurer.





J’ai souhaité porter le débat, de manière décidée et volontariste,





Traduction : je cherche à exister parce que ma tirade sur les votes des députés de la majorité non socialo a fait long feu.





Député de longue date et désormais Ministre chargé des Relations avec le Parlement,





Traduction : Moi je sais





Aujourd’hui, on constate une démultiplication du nombre d’intervention lors de ces réunions de commissions.





Se baser sur une session extraordinaire, qui plus est en début de mandature, biaise un peu le pseudodébat.





Bref, ce ministre cherche à exister médiatiquement, étant donné que son domaine le prédestine à une vie dans l’ombre.


Je trouve que pas mal de commentaires précédents ont tendance à tackler ce ministre.

Je trouve ça un peu regrettable, pour une fois qu’un politique prends parti pour l’OpenData… Sa démarche m’a l’air plutôt juste, si il estime que ce qui ressort du site ne corresponds pas a la réalité, ca me parait intéressant d’avoir un meilleur tri.

Maintenant, dans la réalisation, tout ce qu’il suffit de faire, c’est de renvoyer plus d’infos a exploiter. Si on peut connaitre la pertinence d’un acte par rapport à un autre, on pourrait pondérer les résultats.



D’autant plus que si on a un système imparfait, ca n’incite pas les autres administrations à ouvrir leurs datas. Si on pouvait avoir un système qui plait à tout le monde (dans la mesure du possible), ca pourrait avoir des conséquences heureuses :)


Le site web a précisé ne pas avoir vu de modification dans les discours. Alors qui invente dans cette histoire ?



De toute façon, le plus intéressant sur ce site n’est pas de départager les 100 députés qui bossent mais de pointer du doigt les 50 qui ne font rien du tout au frais de la princesse.


Joli discours mais maintenant on veut des résultats! <img data-src=" />








orklah a écrit :



Je trouve que pas mal de commentaires précédents ont tendance à tackler ce ministre.





Commenter une news peut se faire en lisant juste le titre, surtout que cette news est un tantinet longue <img data-src=" />



Sinon la réflexion n’est pas mauvaise mais il y a un relent de langue de bois derrière son discours … a moins que ce ne soit juste un discours plotico-politicien <img data-src=" />



Qu’il y ai une discutions entre le site et ce charger des relations avec le parlement n’est pas une mauvaise chose en soi <img data-src=" />



Au fond, ce n’est pas une mauvaise idée d’améliorer les stats du site en ajoutant des paramètres qualitatifs. <img data-src=" />



Le tout est de distinguer clairement ces paramètres qualitatifs définis par les parlementaires (potentiellement de mauvaise fois, si on se fie à son témoignage), des paramètres quantitatif effectivement mesurés et vérifiables.



Mais avant cela:



En effet, la création d’un tel compteur a abouti à modifier le comportement de certains parlementaires, qui agissent désormais au regard de l’existence même de ce compteur. C’est cette situation, que tout le monde connaît mais dont personne ne parle, que j’ai décidé de porter dans le débat public.



Source <img data-src=" /> ? je sais pas mais après ce qu’il a dit et même avant, j’ai tendance à plus faire confiance aux chiffres qu’aux politiques.





Je souhaite donc commencer par discuter avec eux afin de voir s’il est possible de différencier leurs paramètres, ainsi que de préciser à l’opinion publique qu’il s’agit d’un compteur et non pas d’un indice qualitatif. Le site ne dit d’ailleurs pas autre chose : c’est un compteur.



C’est moi ou il tourne en rond pour nous entuber sans rien proposer <img data-src=" />





  • différentier les paramètre (ajouter du qualitatif) ET préciser que le site n’est pas qualitatif SACHANT QUE le site précise qu’il n’est pas qualitatif —&gt; LOGIC FAIL <img data-src=" />


Est-ce qu’ils ont des statistiques ou des sondage indiquant que l’électorat s’inspire de ce genre de site avant de faire son choix ? (vraie question)



Les députés, sauf erreur de ma part n’ont quasiment aucune obligation de résultat et leur traitement n’a pas de part variable.



Mode bisounours : on

Normalement, ce type de site ne devrait pas avoir d’impact sur le travail parlementaire ou le comportement des députés puisqu’ils œuvrent pour le bien commun ou l’avancée des idées de leur parti de manière désintéressée. (ce n’est pas une citation mais on n’en est pas loin…)

/mode bisounours



Encore une victoire de la physique : le fait d’observer le travail parlementaire le modifie <img data-src=" />


J’ai du mal à comprendre certaines critiques non argumentées dans les commentaires.



Il fait une analyse basé sur son expérience de député et à partir de là, il propose de dialoguer pour trouver des solutions et améliorer les choses. Il n’impose rien, ne parle pas de supprimer l’openData (bien au contraire) ni n’insulte les responsables du site.

Ca me parait quand même plus constructif que lors de la précédente législature.









Garat a écrit :



J’ai du mal à comprendre certaines critiques non argumentées dans les commentaires.







Je pense que c’est le reflex de Pavlov qui agit <img data-src=" />



Bon, il a un point de vue INteressant, ce monsieur. Cette interview fait un bon contrepoint à la news d’hier. Cependant, je suis étonné : le site en question semble être pris très au sérieux par lui. Il nous assène que c’est potentiellement dangereux de compter les interventions, et qu’en plus ça ne reflète pas le travail parlementaire. J’ai envie de dire “Vous pensiez qu’une série de chiffres rendait compte de la qualité du travail d’un député ?!”.

Je ne sais pas si vous regardez les stats “d’intervention” mais perso, je ne regarde que le taux présence/absentéisme. De là on peut déduire l’implication du député dans sa mission. Le reste, à mon sens, c’était surtout pour que les fiches n’ait pas l’air trop vides.



Bref, en condensé : c’est pas la peine de s’exciter sur les stats de prise de parole (cela vaut pour lui mais aussi pour les députés qui “fayottent” pour gagner des points) Moi j’attends un commentaire sur le taux de participation déplorable à l’assemblée.



Et si quelqu’un peut m’expliquer pour quoi sur tous les graphes du site, les “vacances parlementaires” vont de septembre à juin ?








orklah a écrit :



Je pense que c’est le reflex de Pavlov qui agit <img data-src=" />





Partiellement vrai je crois.

On a une telle habitude ne pas bien voir où les représentants veulent en venir que la paranoïa devient un mode pensée automatique <img data-src=" />



S’ils veulent améliorer les outils de suivi/notation, pourquoi pas mais je maintiens que dans l’idéal, ce genre de site devrait être neutre (sans impact) sur les parlementaires/ministres/etc. puisqu’ils font leur taff à priori du mieux qu’ils le peuvent. (ou alors soit ils n’en sont pas sûrs et c’est leur problème, soit ils ne visent que leur propre ré-élection et le système est vicié)



Les gens ne connaissent pas ou ne comprennent pas le travail des parlementaires la faute à qui?


J’ai l’impression que ce site est surtout populaire chez les députés eux-mêmes…



La récente réélection de P. Balkany montre quand même que ça n’a que très peu d’influence sur le vote des électeurs… (sachant qu’en plus il a été condamné pour avoir fait payé par le contribuable du personnel qui s’occupait de son appart et de sa résidence secondaire, on se dit que ce ne sont pas quelques stats qui peuvent faire tomber un député…)








Koxinga22 a écrit :



Et si quelqu’un peut m’expliquer pour quoi sur tous les graphes du site, les “vacances parlementaires” vont de septembre à juin ?







Début de mandat, ils ont réutilisé le code couleur des vacances pour griser une période ou le député n’était pas en fonction ou était en fonction sur un mandat différent



Si on a le droit aux propositions, il y a un truc assez simple à faire:



Nombre d’interventions (dont reprises par d’autres parlementaires)



Genre, je suis en commission sur les nouvelles techos, je suis un(e) député(e) et je dis:

* “Viendez à la fête des huîtres marinées dans le vin blanc de mon village”. Normalement, les autres parlementaires ne diront rien (et le site pourra même indiquer Hors sujet) ==&gt; 1 intervention (dont reprise 0)

* “J’utilise OpenOffice comme suite bureautique”. C’est bien, mais c’est juste useless, donc les autres parlementaires s’en foutent aussi (ou alors ils vont dire “J’ai mangé une pomme ce midi”) ==&gt; 1 intervention (dont reprise 0)

* “Par rapport aux conditions d’utilisation de facebook et de l’étude, que j’ai lu, du CSA/ARCEP/… et d’un email de l’un de mes concitoyen, je pense qu’il faudrait renforcer les droits des utilisateurs en faisant …”

Et là, il y a un intervention de qualité qui sera reprise par les autres membres de la commission du style “Je suis d’accord avec M./Mme. Tartempion même si je pense que sur le point …” ==&gt; 1 intervention (dont reprise 1)



Et le jour où les députés se quote juste pour faire augmenter les stats en parlant des fêtes de l’huître marinée en commission des new technos, on prend du rj45, on en pend 2 au hasard et on les accroche dans l’AN pour l’exemple.



Parce que je suis globalement d’accord avec le ministre et en même temps, je suis outré.

Ce comportement, “Il faut que j’augmente mes stats d’intervention”, c’est comme les élèves du collège qui lèvent la main le jour du conseil de classe afin d’avoir de bonnes appréciations. En fait, il faudrait ajouter un âge mental sur chaque député allant de &lt; 1 an pour ceux qui applaudissent ou hurlent à la mort sans trop savoir pourquoi à adulte pour ceux qui sont dotés d’une raison.


Comment tu veux avoir confiance en une majorité de députés après ça ? <img data-src=" />









Alpha Centauri a écrit :



Si on a le droit aux propositions, il y a un truc assez simple à faire:



Nombre d’interventions (dont reprises par d’autres parlementaires)



Genre, je suis en commission sur les nouvelles techos, je suis un(e) député(e) et je dis:

* “Viendez à la fête des huîtres marinées dans le vin blanc de mon village”. Normalement, les autres parlementaires ne diront rien (et le site pourra même indiquer Hors sujet) ==&gt; 1 intervention (dont reprise 0)

* “J’utilise OpenOffice comme suite bureautique”. C’est bien, mais c’est juste useless, donc les autres parlementaires s’en foutent aussi (ou alors ils vont dire “J’ai mangé une pomme ce midi”) ==&gt; 1 intervention (dont reprise 0)

* “Par rapport aux conditions d’utilisation de facebook et de l’étude, que j’ai lu, du CSA/ARCEP/… et d’un email de l’un de mes concitoyen, je pense qu’il faudrait renforcer les droits des utilisateurs en faisant …”

Et là, il y a un intervention de qualité qui sera reprise par les autres membres de la commission du style “Je suis d’accord avec M./Mme. Tartempion même si je pense que sur le point …” ==&gt; 1 intervention (dont reprise 1)



Et le jour où les députés se quote juste pour faire augmenter les stats en parlant des fêtes de l’huître marinée en commission des new technos, on prend du rj45, on en pend 2 au hasard et on les accroche dans l’AN pour l’exemple.



Parce que je suis globalement d’accord avec le ministre et en même temps, je suis outré.

Ce comportement, “Il faut que j’augmente mes stats d’intervention”, c’est comme les élèves du collège qui lèvent la main le jour du conseil de classe afin d’avoir de bonnes appréciations. En fait, il faudrait ajouter un âge mental sur chaque député allant de &lt; 1 an pour ceux qui applaudissent ou hurlent à la mort sans trop savoir pourquoi à adulte pour ceux qui sont dotés d’une raison.







Je t’invite a regarder un peu les retranscriptions des débats.

Généralement, il y a un sujet central, un type fait un monologue, les autres lancent des répliques, souvent pour critiquer un passage du monologue. Une fois le monologue fini, on passe la parole à un autre qui va faire un discours, etc…









orklah a écrit :



Je t’invite a regarder un peu les retranscriptions des débats.

Généralement, il y a un sujet central, un type fait un monologue, les autres lancent des répliques, souvent pour critiquer un passage du monologue. Une fois le monologue fini, on passe la parole à un autre qui va faire un discours, etc…







Même en commission? Parce que je suis d’accord que sur le théâtre de boulevard (ie, les séances plénières ou les questions au gouvernement), il n’y a plus rien à faire (ou alors réformer le bordel de a à z pour les empêcher de faire les zouaves, comme par exemple attribuer une place à une circonscription et non les laisser se placer par affinité, comme en primaire). Mais en commission, comme c’est plus feutré, on peut imaginer qu’il y a quand même une lueur d’esprit, d’intelligence, de dialogues et de responsabilité… Non, même pas?









orklah a écrit :



Début de mandat, ils ont réutilisé le code couleur des vacances pour griser une période ou le député n’était pas en fonction ou était en fonction sur un mandat différent





Merci.

Mais c’est étrange : le député de ma circonscription, c’était déjà lui avant et tout le début d’année est grisé. On dirait qu’il vient d’arriver dans la vie politique alors que c’est un vieux briscard comme beaucoup d’autres députés.



De plus, à propos des zones grisées, la FAQ dit :



L’agenda parlementaire prévoit chaque année quelques semaines de repos pour les députés. Nous signalons ces périodes en gris sur les graphiques



Couplé avec le titre du graphe : “Participation au cours des 12 derniers mois”, moi je lis qu’ils sont tous en vacances 10 mois par an et viennent faire semblant de bosser sur juillet-aout, comme des touristes.



D’où l’incohérence avec la réalité. Où me trompe-je ?



De la transparence floue.




C’est l’utilisation qui en est faite, que ce soit dans la presse locale ou sur les réseaux sociaux, qui mériterait plus de précaution. Une fois ces données complexes compilées, il importe donc de faire de la pédagogie s’agissant de leur lecture.





à vos cahiers d’école les journalistes, leçon n%3…








Koxinga22 a écrit :



Merci.

Mais c’est étrange : le député de ma circonscription, c’était déjà lui avant et tout le début d’année est grisé. On dirait qu’il vient d’arriver dans la vie politique alors que c’est un vieux briscard comme beaucoup d’autres députés.



De plus, à propos des zones grisées, la FAQ dit :



Couplé avec le titre du graphe : “Participation au cours des 12 derniers mois”, moi je lis qu’ils sont tous en vacances 10 mois par an et viennent faire semblant de bosser sur juillet-aout, comme des touristes.



D’où l’incohérence avec la réalité. Où me trompe-je ?







Normalement sur la fiche de ton député, tu devrais voir un lien “Sa page NosDéputés.fr pour l’ancienne législature” ou tu devrais avoir un beau graphe complet avec des periodes de vacances plus petites :p









orklah a écrit :



Normalement sur la fiche de ton député, tu devrais voir un lien “Sa page NosDéputés.fr pour l’ancienne législature” ou tu devrais avoir un beau graphe complet avec des periodes de vacances plus petites :p





D’accord, en fait je n’avais pas bien capté ton précédent message. Celui-ci rectifie le tir.

Re-merci, j’ai fini par comprendre <img data-src=" />









Garat a écrit :



J’ai du mal à comprendre certaines critiques non argumentées dans les commentaires.



Il fait une analyse basé sur son expérience de député et à partir de là, il propose de dialoguer pour trouver des solutions et améliorer les choses. Il n’impose rien, ne parle pas de supprimer l’openData (bien au contraire) ni n’insulte les responsables du site.

Ca me parait quand même plus constructif que lors de la précédente législature.





+1



Il est toujours de bon ton de critiquer une personne qui a un avis constructif, mais qui ne bosse pas dans le domaine, parceque de toute façon il n’y connait rien hein <img data-src=" />



Pour le coup, il dénonce un comportement fallacieux et comme tu le dis, il veut faire avancer les choses, c’est forcément condamnable aux yeux de certains qui pensent que c’est pour se faire bien voir “évidemment”…



Faut quand même être couillu pour accepter une interview pour s’expliquer et s’exposer à la “vindicte PCI”, et ce quelle que opinion on peut en avoir (je pense à la dame qui défendait becs et ongles l’ACTA et qui a accepté le jeu des questions réponses ici)





…certaines interventions, de plus en plus nombreuses, soient uniquement destinées à alimenter le compteur…



Parce que c’était mieux avant quand il n’y avait pas de compteur et que les lois étaient débattues et votées à 3 contre 2 dans un hémicycle de près de 600 ?



Et même s’ils avaient le temps avant, cela n’a pas empêché que le pays décline depuis une quarantaine d’années…








Deep_INpact a écrit :



Parce que c’était mieux avant quand il n’y avait pas de compteur et que les lois étaient débattues et votées à 3 contre 2 dans un hémicycle de près de 600 ?



Et même s’ils avaient le temps avant, cela n’a pas empêché que le pays décline depuis une quarantaine d’années…





l’ARPAnet (ancêtre de l’Internet, NdW) est présenté la première fois en 1972, soit il y a quarante ans. Coïncidence ?

Quand on te dit que c’est la faute d’Internet <img data-src=" />







<img data-src=" />



Personne ne lui demande ses sources ? c’est facile de faire ce genre d’affirmation, mais pas de bol c’est facilement vérifiable, et l’équipe Nosdeputé n’a rien détecter.



prochainement pour les journalistes : demandé en quelle commission c’est arrivé, et dans le cas ou c’est réellement arrivé donner les noms des députés ayant eu ce comportement. Le peuple appréciera a sa juste valeur ces hommes qui refusent la transparence des frais et qui volontairement truc les statistiques.



Bref le c’est un boulot ingrat, cela ne représente pas tous, c’est très compliqué.



“Il faut parfois être averti pour comprendre ce que cela veut dire”





Pitié arrêtez de nous prendre pour des demeuré. un député comme jack lang avec le bilan nosdeputé (legislature avant 2012) on a beau retourné dans tous les sens son profil, c’est un fumiste. meme si

“Il faut parfois être averti pour comprendre ce que cela veut dire”


M’enfin, si il y a transparence, il n’y a pas réflexion, si ?








rafununu a écrit :



M’enfin, si il y a transparence, il n’y a pas réflexion, si ?









<img data-src=" />

Une vitre aussi a des reflets <img data-src=" />



Pas si elle est complètement transparente !








rafununu a écrit :



Pas si elle est complètement transparente sale!





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(ce qui me fait penser qu’il faut que je rachète du produit à vitre, moi…)









WereWindle a écrit :



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(ce qui me fait penser qu’il faut que je rachète du produit à vitre, moi…)





Faut arrêter de gicler sur les vitres. <img data-src=" />









Crysalide a écrit :



Faut arrêter de gicler sur les vitres. <img data-src=" />





faut dire cela à la cervelle des oiseaux

– true story –



En fait, c’est exactement le même problème que les statistiques des policiers.



Pour augmenter le taux de résolution de leurs affaires, ils arrêtent des fumeurs de shit. Du coup on dit “regardez, le travail des flics s’améliore” alors que pas du tout. Dans cet exemple, tout le monde est d’accord sur le fait que le comportement des flics est conditionné par les statistiques qui existent derrière. Pourquoi ? Parce que ces statistiques servent d’indicateur pour leur hiérarchie, pour les politiques, etc. Conclusion à laquelle tout le monde aboutit : il faut changer l’indicateur.



Là, c’est RIGOUREUSEMENT pareil. Pour faire gonfler les chiffres, des députés interviennent inutilement. L’indicateur est devenu la source du comportement du mec qu’il surveille !



Conclusion : dans la mesure où le site est devenu un élément du débat public(ce qui est une excellente chose !) comment faire en sorte de l’améliorer pour qu’il reflète encore mieux le travail parlementaire, sans que les résultats soient faussés par des comportements opportunistes ?



A lire les commentaires pavloviens, franchement, on se demande si vous avez lu l’interview, quoi.



Et quand je lis des commentaires comme celui-là…







mimoza a écrit :



Commenter une news peut se faire en lisant juste le titre, surtout que cette news est un tantinet longue <img data-src=" />





Je doute du degré de réflexion des uns et des autres… <img data-src=" />









cyrano2 a écrit :



De toute façon, le plus intéressant sur ce site n’est pas de départager les 100 députés qui bossent mais de pointer du doigt les 50 qui ne font rien du tout au frais de la princesse.





+1000





En effet, la création d’un tel compteur a abouti à modifier le comportement de certains parlementaires, qui agissent désormais au regard de l’existence même de ce compteur. C’est cette situation, que tout le monde connaît mais dont personne ne parle, que j’ai décidé de porter dans le débat public.





Quand c’est un compteur de vitesse sur les automobiles, nos dirigeants ont l’air de trouver normal d’automatiser les contrôles.



Quand c’est un compteur de présence dans l’hémicycle, ca a l’air de leur poser un cas de conscience.



Étonnant, non ?


chapitre V : La comparaison automobile de la mort !<img data-src=" />

Mais oui je suis globalement d’accord. D’ailleurs pour filer la métaphore on peut dire que le site précède les radar en cela qu’il peut faire un genre de contrôle sur la moyenne, comme les nouveau modèles de flashouilleurs automatisés.


“Ce sont les limites du compteur : il existe un décalage entre ce qui en ressort et la réalité du travail effectué.”



C’est pourtant ce que j’ai dit à l’agent quand j’ai été flashé à 280 sur l’autoroute. Il n’a rien voulu savoir. <img data-src=" />







<img data-src=" />








WereWindle a écrit :



l’ARPAnet (ancêtre de l’Internet, NdW) est présenté la première fois en 1972, soit il y a quarante ans. Coïncidence ?

Quand on te dit que c’est la faute d’Internet <img data-src=" />







<img data-src=" />





Mais il n’y avait pas ce site là !



On rigole cinq minutes avec leurs déclarations, mais le pays décline.

Et on a pas d’échappatoire, puisque beaucoup d’autres pays ont les mêmes dettes publics impossibles à rembourser.

Créées par des lois similaires à la même période (années 70).

Ce qui nous laisse aucun choix valable : soit partir dans des républiques bananières avec insécurité et bakchich, soit des pays équivalents à la France et être “esclave” à rembourser des intérêts astronomiques de dette public dont l’argent ne servira pas à améliorer notre quotidien (11 budgets annuels d’Hadopi partent en fumée tous les jours).



Déjà que sur PCI, on est sensibilisé au gaspillage de l’Hadopi, alors que dire de 4.000 fois son budget annuellement, pour ne même pas réussir à rembourser une dette qui ressemble à un tonneau sans fond…









herbeapipe a écrit :



“Ce sont les limites du compteur : il existe un décalage entre ce qui en ressort et la réalité du travail effectué.”



C’est pourtant ce que j’ai dit à l’agent quand j’ai été flashé à 280 sur l’autoroute. Il n’a rien voulu savoir. <img data-src=" />







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La véritable question à propos de l’intervention de M. Vidalies est, comme souvent avec les personnes publiques : quelle est sa véritable intention ?



Au choix : censurer par pression médiatique nosdeputes.fr, négocier avec eux, simplement les informer, exister médiatiquement, soutenir l’open data en en corrigeant de supposés excès ou plusieurs de ces alternatives ?



La seule chose certaine, c’est que c’était le site nosdeputes.fr qui était concerné par les propos de M. Vidalies (puisque lui-même le confirme).



Pas le site de l’Assemblée nationale. Alors que c’est ce site même qui met en ligne et fournit les données à partir desquelles nosdeputes.fr élaborent leurs statistiques …



linternaute.com/proverbe/375/quand-le-sage-designe-la-lune-l-idiot-regarde-le-doigt/








doc herbst a écrit :



La véritable question à propos de l’intervention de M. Vidalies est, comme souvent avec les personnes publiques : quelle est sa véritable intention ?



Au choix : censurer par pression médiatique nosdeputes.fr, négocier avec eux, simplement les informer, exister médiatiquement, soutenir l’open data en en corrigeant de supposés excès ou plusieurs de ces alternatives ?



La seule chose certaine, c’est que c’était le site nosdeputes.fr qui était concerné par les propos de M. Vidalies (puisque lui-même le confirme).



Pas le site de l’Assemblée nationale. Alors que c’est ce site même qui met en ligne et fournit les données à partir desquelles nosdeputes.fr élaborent leurs statistiques …



linternaute.com/proverbe/375/quand-le-sage-designe-la-lune-l-idiot-regarde-le-doigt/







Supposition sans avoir été sur le site officiel de l’AN : nosdéputés propose des données agrégés là où il faudrait tout éplucher et refaire ses propres stat’ en partant du site officiel (ce que, soyons clair, aucune personne saine d’esprit ne ferait de son propre chef… chapeau à nosdeputes de s’y coller d’ailleurs <img data-src=" />)



Dit autrement, le site montrerait clairement ce que le site officiel montrerait sans le montrer : l’activité “réelle” de nos élus.



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