Stargate : le data center Jupiter, caillou dans la chaussure des finances d’Oracle
Pas d'énergie, pas de data center. Pas de data center, pas de paiement. Pas de paiement... pas de paiement.
Illustration : Flock
Le 28 septembre à 13h00
Oracle prévoit un potentiel retard du projet de data center Jupiter, aux États-Unis, et cherche à obtenir des facilités de paiement dans un tel cas de « force majeure ». L’affaire illustre directement les tensions qui se cristallisent autour de l’infrastructure nécessaire à l’IA, aussi bien au niveau local qu’à l’échelle des marchés financiers.
Stargate : le data center Jupiter, caillou dans la chaussure des finances d’Oracle
Pas d'énergie, pas de data center. Pas de data center, pas de paiement. Pas de paiement... pas de paiement.
Illustration : Flock
Oracle prévoit un potentiel retard du projet de data center Jupiter, aux États-Unis, et cherche à obtenir des facilités de paiement dans un tel cas de « force majeure ». L’affaire illustre directement les tensions qui se cristallisent autour de l’infrastructure nécessaire à l’IA, aussi bien au niveau local qu’à l’échelle des marchés financiers.
Économie
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5 min
Le data center « Projet Jupiter » sortira-t-il de terre à temps ? Partie intégrante du vaste plan d’investissement « Stargate » présenté par le gouvernement des États-Unis au retour de Donald Trump au pouvoir, le projet technique et immobilier semble inquiéter son principal bailleur de fonds, Oracle, ce qui crée en retour des tensions sur les marchés.
L’entreprise tente désormais de se protéger d’un éventuel retard dans la livraison du vaste projet de centre de données, prévu dans l’état du Nouveau-Mexique. Sur le terrain, l’opposition locale est active, au point de faire du Projet Jupiter l’une des images de l’opposition croissante de la population états-unienne à la trajectoire prise par les industries de l’intelligence artificielle et des centres de données.
Obtenir des délais de paiement en cas de retard
Le géant des bases de données a envoyé une alerte citant un cas de force majeur à Stack Infrastructure, le développeur du centre. Ce dernier est une émanation du fonds d’investissement Blue Owl Capital, impliqué dans d’autres grands centres de données, comme le projet Hyperion porté par Meta.
S’il ne quitte pas le navire, Oracle cherche à reculer, voire s’éviter des paiements au cas où le planning initial ne serait pas respecté. Concrètement, l’entreprise cherche à obtenir au moins trois ans de délais sur sa location du lieu si le centre de données n’est pas sorti de terre et connecté au réseau en 2028.
Auprès de Bloomberg, un porte-parole affirme que citer la force majeure est « courant » pour des projets de cette taille – ça l’est, de fait, dans le domaine énergétique, notamment pour se prémunir d’événements climatiques ou géopolitiques.
Il s’agirait, ici, de préciser les obligations contractuelles du principal bailleur en cas de retard. Le média économique pointe néanmoins que cela ne suffira peut-être pas à libérer entièrement le spécialiste des progiciels, qui se déclare de toute manière toujours « parfaitement aligné » avec le projet Jupiter.
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Mercredi 25 février 2026 à 15h51 25/02/2026 15h51
Doutes sur la solvabilité d’Oracle
Copié par le président français, lorsque celui-ci a annoncé 109 milliards d’investissements dans l’intelligence artificielle et son infrastructure lors du Sommet sur l’IA, le projet Stargate n’en est pas moins suffisamment complexe à mettre en œuvre pour avoir rapidement été revu à la baisse.
Project Jupiter est l’un des éléments centraux de Stargate, supposé atteindre, à terme, une capacité de 2,45 gigawatts. C’est à peine moins que la puissance des réacteurs 1 et 2 de la centrale de Flamanville (1 300 MW chacun), et pourrait suffire à alimenter environ 1,8 million de foyers.
Un groupe de 20 banques ont par ailleurs fourni un prêt de 18 milliards de dollars pour financer sa construction, mais cette dette subit, elle aussi, les effets d’une opposition croissante. Les tentatives de la revendre à un plus grand nombre d’institutions bancaires restent pour le moment sans effet, rapporte le Financial Times, devant le manque croissant de confiance envers la solvabilité d’Oracle.
Mi-septembre, la décision brutale du cofondateur d’Oracle Larry Ellison d’annuler un plan de vente de 50 millions d’actions pour 7,5 milliards de dollars n’avait pas été de nature à rassurer les marchés.
Opposition locale féroce
Mais le cas du projet Jupiter est complexe en lui-même. Depuis le début des travaux, ce dernier s’est heurté à divers obstacles, dont le refus répété de l’État du Nouveau-Mexique de fournir des permis nécessaires à son approvisionnement énergétique. Ces refus ont notamment visé à limiter le recours à des turbines à gaz particulièrement polluantes. Le raccordement à un pipeline de gaz d’Energy Transfer LP, supposé entrer en service ce mois de septembre 2026, s’en retrouve désormais repoussé à février 2027.
Le projet est par ailleurs l’un des lieux où l’opposition croissante aux projets de centres de données et au développement de l’IA s’incarne le plus. Les riverains s’inquiètent essentiellement des effets de l’infrastructure sur les réserves d’eau et la qualité de l’air – selon certains sondages, 65 % des résidents du Nouveau-Mexique seraient contre le projet. Sur place, Oracle travaille donc activement à tenter de rallier certains opposants à sa cause.
Le projet est même devenu sujet de débat, dans la perspective des élections de mi-mandat : la candidate démocrate Deb Haaland a par exemple déclaré que, si elle était élue, elle imposerait une pause à tous les projets de développement de centres de données de l’État et obligerait leurs développeurs à investir clairement dans les énergies renouvelables.
Commentaires (24)
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Que vais-je devenir sans cette énergie ?
Le 28 septembre à 14h40
Les tentatives de (...) revendre à un plus grand nombre d’institutions bancaires restent pour le moment sans effet (...) devant le manque croissant de confiance envers la solvabilité..."
Ce Macron est quand même un visionnaire catégorie champion du monde!!!
Mais au moins, ce pb de dette devenant de plus en plus impossible à gérer, ça lui fait un point commun avec le tout aussi "sympathique" Larry Ellison, mais je n'ai aucun doute sur la capacité de ce dernier à rebondir, en cassant le dos de tous ses employés s'il le faut.
Par contre, on ne risque pas de voir Larry avec une 1ère Cougar s'il est un jour élu. Et il risque d'y avoir plusieurs 1st Lady sur un seul mandat, même de seulement 4 ans! Ses DC manquent d'énergie, mais à plus de 80 balais lui tourne visiblement au "super"...
Le 28 septembre à 15h06
Ils disent ici qu'ils ont abandonné la production à partir de gaz pour utiliser des piles à combustible
Le 28 septembre à 15h14
Le 29 septembre à 09h24
Modifié le 29 septembre à 22h44
L'hydrogène peut être propre si on s'en donne les moyens.
Par contre, les piles à combustible, je n'y crois pas du tout car leur durée de vie est juste ridicule face à leur coût et la complexité de leur mise en œuvre.
Vendredi à 10h03
Vendredi à 17h27
Fabriquer de l'hydrogène pour l'utiliser plus tard, c'est un moyen de stocker de l'énergie. Quand cette énergie provient d'un parc d'éoliennes qui produisent un max un dimanche venteux, c'est forcément plus rentable de fabriquer de l'hydrogène que de vendre cette électricité à prix négatif.
De même, il serait possible de travailler sur des hydrolyseurs aidés par la chaleur du soleil pour améliorer le rendement de cette fabrication.
Il faut aussi éviter le piège de considérer cette rentabilité comme constante dans le temps: quand le prix du pétrole s'envole durablement, des choses qui n'étaient pas rentables peuvent le devenir.
Et comme j'ai parlé de prendre le problème dans son ensemble, il faut également voir la manière d'utiliser cet hydrogène vert.
Les piles à combustible ne seront probablement jamais rentables du fait du rendement de 50% et de la durée de vie misérable de la membrane protonique, mais il existe d'autres moyens d'utiliser cet hydrogène comme par exemple de remplacer du méthane pour chauffer ou faire fonctionner des bon vieux moteurs à explosion.
Il reste pas mal de choses qui peuvent être améliorées mais je pense qu'il est déjà économiquement possible d'avoir des usages rentables de l'hydrogène vert, même sans aides de l'état.
Au niveau électrolyse, il y a aussi des grosses recherches sur la co-électrolyse qui permet de refabriquer du méthane vert à partir d'eau et de CO2, ce même CO2 que des entreprises Françaises sont capable de piéger sur les cheminées des usines.
Vendredi à 23h05
Je suis dans une région qui a fortement misé sur l'H2, et malgré l'implication des chercheurs dans cette filière, on a même au niveau des labos des discours assez pessimistes (la pile à combustible, c'était présenté comme la panacée il y a 10 ans, maintenant c'est vu avec bien moins d'optimisme)
Samedi à 16h08
Sur un véhicule, il faut comparer d'un côté un réservoir de carburant + un moteur à explosion ou une turbine et d'un autre une batterie + un moteur (ou un mix entre les deux combos).
Même si le rendement de conversion d'un moteur à explosion est de 33% environ, la densité de stockage d'énergie du réservoir est bien meilleure, à tel point que l'énergie restituée est plus importante.
La comparaison se fait sur l'énergie restituée par volume ou par masse et là, la batterie seule n'est pas forcément la meilleure option.
Si on diminue la batterie d'une voiture et que l'on ajoute par exemple un moteur sterling et un alternateur, on peut augmenter le rayon d'action. Le moteur sterling est celui qui affiche le meilleur rendement et son utilisation pour un groupe électrogène ne pose pas de problème.
Avec un moteur sterling, on approche les 40% de rendement, ce qui est certes moins bon que la pile à combustion mais, en terme de durée de vie, il explose la concurrence.
Modifié samedi à 19h02
Edit : l'énergie restituée est plus importante, juste parce que tu en mets bien plus dans ton réservoir (et que tu en perds bien plus de la moitié, sans compter l'amont du cycle).
Pour moi, c'est à peu près la pire solution technique après le PHEV.
Samedi à 20h38
Pour autant, il y a des essais avec récupération de chaleur et il semble que cela joue énormément.
La solution du groupe électrogène est au contraire la meilleur de toutes les solutions hybrides car c'est celle qui minimise le volume et le poids total. C'est en fait la dernière étape d'une amélioration qui s'est faite sur 20 ans (bien trop lent pour moi).
Revenons au début: les voitures hybrides de Toyota; A l'époque, Toyota ajoute une partie électrique totalement indépendante sur le pont arrière d'une voiture thermique normale. La voiture hybride est alors bien plus lourde et complexe.
Actuellement, nous en sommes encore à une transmission mécanique sur laquelle un pont épi-cycloïdal vient faire office de régulateur et un total de deux machines électriques à base d'aimant permanent. Le pont est très fiable mais l'usage d'aimant permanents à terres rares mérite largement des claques car cela fait très longtemps (à peu près 30 ans), que le reste du monde industriel sait utiliser des moteurs à cage d'écureuil, bien moins chers et bien moins lourds.
Les moteurs à aimants permanent coûtent cher donc la transmission de la puissance reste en partie mécanique.
Le jours où les fabricant de voiture vont ouvrir les yeux sur la vraie vie et passer aux moteurs à cage d'écureuil, on va pouvoir dégager la mécanique inutile et réduire considérablement la puissance du moteur thermique servant à la recharge complémentaire.
Pour information, les moteurs à cage d'écureuil sont capable de fonctionner en alternateur et des modèles similaires (en terme de puissance unitaire), à ceux nécessaires aux voitures tournent sur es métro et tramways du monde entier. Il encaissent des milliards de km sans broncher et ne contiennent pas un gramme de terres rares.
BMW a déjà tenté le coup du générateur sur les i-series, des voitures 100% électrique sur lesquelles un module équipé d'un moteur de moto permet de recharger la batterie et d'augmenter le rayon d'action de la voiture. On est là très loin du délire des PHEV. Un moteur de moto, c'est tout ce qu'il faut.
Dimanche à 18h03
Renault est au courant, toutes leurs VE utilisent des moteurs sans terre rare.
Le 28 septembre à 15h43
Le 28 septembre à 16h48
Le 28 septembre à 22h42
Le 28 septembre à 17h08
Le 29 septembre à 04h25
Le niveau de mépris... Zéro considération pour autrui, on a le droit, donc on le fait... De vrais oracles...
Le 29 septembre à 08h14
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