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L’industrie musicale s’organise contre la fraude aux streams IA

Faux morceaux, vrais pactole

L’industrie musicale s’organise contre la fraude aux streams IA

Illustration : Flock

L’industrie du disque prend son courage à deux mains pour lutter contre la fraude aux streams. De nouvelles lignes directrices vont être mises en place par les distributeurs pour empêcher les morceaux frauduleux générés par IA d’arriver sur les plateformes de streaming.

Comme l’expliquait Deezer à Next en mai dernier, les plateformes de streaming sont légalement tenues d’accepter sur leurs serveurs toutes les chansons fournies par les distributeurs. Y compris celles générées par IA, qui représentaient plus de la moitié des nouveaux titres téléversés sur Deezer au mois de juillet.

Un manque à gagner pour les vrais artistes

Pour aider les abonnés à distinguer le vrai du faux, les plateformes ont mis en place des étiquettes et autres badges pour signaler que tel ou tel artiste ou chanson est généré par IA (chez Deezer donc, mais aussi Spotify ou Apple Music). Mais c’est loin d’être suffisant pour endiguer la fraude au stream : la pratique représentait 8 % de l’ensemble des streams sur le catalogue de Deezer l’an dernier.

Les escrocs du streaming utilisent des bots qui écoutent en boucle les mêmes morceaux IA, et touchent le jackpot puisque ces écoutes génèrent d’importantes sommes en droits d’auteur. Ce qui réduit au passage l’enveloppe destinée aux véritables artistes. « La fraude au streaming trompe les fans et prive les artistes et auteurs-compositeurs légitimes de revenus qui devraient leur revenir de droit. C’est du vol, purement et simplement », rappelle Victoria Oakley, la directrice générale de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI).

Les solutions étaient jusqu’à présent laissées aux plateformes : amélioration des outils de détection, démonétisation totale ou partielle des morceaux IA, interdiction de ces titres dans les recommandations…

Une solution pour toute l’industrie

Mais il fallait une solution au niveau de l’industrie toute entière, afin de coordonner l’offensive anti-fraude. C’est la raison d’être de la Streaming Integrity Initiative (SII) lancée par l’IFPI. La SII établit un ensemble de pratiques pour aider les acteurs du secteur à « prévenir, détecter et traiter la fraude au streaming ».

Les participants s’engagent ainsi à vérifier la propriété des droits et l’identité des auteurs ; à contrôler les contenus pour identifier les atteintes aux droits d’auteur ; à prendre des mesures contre les récidivistes le cas échéant ; à travailler ensemble pour empêcher les acteurs malveillants de passer d’une plateforme à une autre ; et à mesurer et renforcer les systèmes antifraude.

Cette initiative fait partie de la campagne End Streaming Fraud, emmenée par l’IFPI là aussi, pour « sensibiliser à la menace croissante que représente la fraude au streaming pour l’ensemble de l’écosystème musical ». Plusieurs distributeurs se sont rangés derrière la SII, dont Absolute Label Services, InnerCat, Secretly Distribution, ou encore Too Lost ; du côté des labels, on trouve les trois majors (Sony Music, Universal et Warner) qui, en parallèle, essaient d’accorder leurs violons avec les principaux générateurs de musique par IA.

Commentaires (13)

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L'industrie a tout intérêt à défendre le système en place, c'est eux qui perdent le plus dans l'histoire. Pire, l'autre solution serait de répartir individuellement les abonnements en fonction des écoutes réelles de chacun, et ça ne les arrangent pas du tout.
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D'un côté ça m'enchanterait que les artistes que j’écoute dans mes playlist soit rémunéré par mon abonnement mais d'un autre ça enlèverait pas le fait que des Aya VeloDIntersport ou des Jules de Marseille continueront de se faire des ouilles en or et à blanchir de l'argent dans leur studio qui produisent plus d'albums en 1 an que toutes les légendes de la musique réunis dans leurs carrières car ils auront toujours des millions d'écoutes.

Mais ça mettrait évidemment un coup violent à ce système de je diffuse de la musique IA, des bots IA l'écoute en boucle et je rafle l'argent des pubs et des abonnements payants. Si y a qu'eux pour écouter leur merde, y aurait aussi qu'eux pour la financer.
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j'ai pas compris le pb avec Aya Nakamura et Jul ? On aime ou on aime pas mais c'est des artistes, quoi :) + je vois pas en quoi une des artistes fr les plus écoutées du monde n'est pas une légende en soit ?
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j'ai pas compris le pb avec Aya Nakamura
Quand j'étais plus jeune (il y a trèèèèès longtemps donc) on disait que Mireille Mathieu avait tellement de succès au Japon qu'une rue là-bas portait son nom.

Dis-moi, Aya Nakamura a-t-elle au Japon une rue qui porte son nom ?
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Incroyable argument. Angele a-t-elle une rue à son nom au Swahili ? Est ce qu'il y aurait une corrélation avec l'âge ? Est ce que tu serais de mauvaise foi ?? Évidemment oui pour la dernière. Allez bisous 😘
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Je ne savais pas qu'Angèle portait un nom swahililais.
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« La fraude au streaming trompe les fans et prive les artistes et auteurs-compositeurs légitimes de revenus »
Ce n'est donc pas du vol, mais plutôt à la rigueur de la contrefaçon, de la malfaçon
... ou de la concurrence low-cost.
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On a le droit de générer de la musique par IA et de la déposer à la SACEM ?
Quelqu'un de next a envie de tester ? :francais:
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Christinnnnne revient!!! Il nous faut une HadopIA et un parefeu
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Je n'ai pas compris le rapport entre Ia et "fraude" aux écoutes, pour faire une fausse écoute, un bruit blanc, ou n'importe quelle daube suffit, à quoi sert l'IA dans l'équation ?
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un bruit blanc, ou n'importe quelle daube suffit
Si le morceau est généré par IA, en plus des écoutes frauduleuses, tu gagnes aussi des sous quand de vrais auditeurs écoutent. Un bruit blanc ou un titre d'Aya Fukushima serait immédiatement skippé par les vrais auditeurs et se ferait repérer beaucoup plus rapidement.
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Un vrai auditeur qui écoute de l'IA, tant pis pour lui, mais je ne vois pas en quoi ce serait une "fraude"...
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je ne vois pas en quoi ce serait une "fraude"...
Je me contentais de répondre à la question "pourquoi ne pas mettre du bruit blanc". Les fraudeurs génèrent une chanson, et des bots l'écoutent en continu. Telle est la fraude. MAIS si en plus des écoutes frauduleuses par les bots, il y a de vrais humains qui écoutent (ce qui ne constitue pas en soi une écoute frauduleuse), ça fait quand-même des sous en plus pour les fraudeurs et du référencement.