Suno veut mettre fin au far-west de la musique générée par IA
La cacophonie de la transparence
Illustration : Flock
Le 07 août à 10h35
Le temps du Far West dans le secteur de la musique générée par IA est-il bientôt terminé ? Suno, une des principales startups sur ce marché bouillonnant, promet davantage de transparence pour lutter contre la fraude et les abus, sans pour autant freiner l’adoption de l’IA générative parmi les professionnels de la filière.
Suno veut mettre fin au far-west de la musique générée par IA
La cacophonie de la transparence
Illustration : Flock
Le temps du Far West dans le secteur de la musique générée par IA est-il bientôt terminé ? Suno, une des principales startups sur ce marché bouillonnant, promet davantage de transparence pour lutter contre la fraude et les abus, sans pour autant freiner l’adoption de l’IA générative parmi les professionnels de la filière.
IA et algorithmes
IA
4 min
Depuis son accord l’an dernier avec Warner Music Group, Suno veut filer doux. En échange de l’arrêt des poursuites de la major, la jeune pousse a pris plusieurs engagements, en particulier sur le téléchargement. Une nouvelle politique va être mise en œuvre pour limiter la distribution massive de morceaux générés par IA sur les plateformes de streaming.
Les serveurs des services de streaming sont pris d’assaut par la musique générée par IA. Au mois d’avril, Deezer avait ainsi annoncé que c’était le cas pour 44 % des chansons téléversées. La plateforme signale d’ailleurs quand le contenu est généré par IA (ou par un humain dans le cas de Spotify).
L’industrie tente de s’organiser, par exemple via l’organisation Digital Data Exchange (DDEX, qui fédère les entreprises et organisations ayant des intérêts commerciaux dans le domaine des contenus multimédias numériques, mais dont Suno ne serait pas membre) pour mettre en place des standards communs, mais chacun y va aussi avec ses propres outils.
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Vendredi 29 mai 2026 à 15h37 29/05/2026 15h37
C’est le cas de Suno, qui en plus de rappeler cette fameuse politique anti-téléchargements de masse dont les détails sont encore inconnus, vient d’annoncer plusieurs nouveaux dispositifs. À commencer par l’adoption « dans les prochaines semaines » de technologies de filigrane (watermarking) audio et de fingerprinting pour lutter contre la fraude et les usages abusifs. Des outils de transparence vont aussi être proposés pour faire en sorte que les chansons générées par Suno puissent être identifiées si elles sont partagés avec d’autres plateformes.
De la transparence pour les oreilles
Il s’agit pour l’entreprise de s’aligner avec les standards de l’industrie… et probablement aussi des régulateurs. Depuis le 2 août, l’AI Act impose une obligation de transparence aux fournisseurs d’IA qui passe par un marquage technique de détection sur les sons, mais aussi les images, les vidéos ou textes générés ou modifiés par IA.
Les systèmes commercialisés avant le 2 août ont cependant quatre mois pour respecter ces obligations, qui ne s’appliqueront pas aux éditeurs d’information générale si le contenu généré par IA a fait l’objet « d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial ». Une zone grise pleine de flou qui pourrait justifier tous les abus.
L’UE propose d’ailleurs des badges (optionnels) à placer à côté des contenus générés par IA :



Suno clarifie également ses règles de communauté, avec une interdiction explicite des imitations non autorisées, des téléversements sans droits, de l’utilisation de voix ou d’image sans permission, des scams, faux engagements, et des contenus trompeurs. La plateforme IA va également renforcer sa collaboration avec Audible Magic et Musixmatch pour détecter les usages non autorisés.
Suno ne veut pas se poser en gardien des « valeurs artistiques », ni juger si « telle chanson est bonne, porteuse de sens ou suffisamment humaine ». En revanche, la société estime qu’il est de sa responsabilité de « rendre plus difficile l’utilisation abusive des outils d’IA d’une manière qui fragilise un écosystème musical sain. » Une réflexion bienvenue mais qui sonne étrange à l’oreille, au vu du pillage orchestré par la startup pour entraîner ses modèles IA.
Commentaires (14)
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Abonnez-vousModifié le 7 août à 11h07
Mais, pour avoir voulu tester (je me suis flagellé pour cela) avec ma propre musique, ben en fait j'ai pas pu tester car apparemment les trucs que je compose chez moi dans mon coin sont copyrighté à l'issue de mon plein gré...
Donc impossible de réussir à upload une de mes chansons (et j'ai testé beaucoup de zic).
Sachant qu'aucune de mes tentatives d'upload n'est une reprise obviously, et n'a été upload sur une plateforme quelconque (genre youtube, ou autre)
Donc bon, ce service risque de mourrir tranquillement je pense... (mais est-ce un mal au final ?)
Le 7 août à 11h52
La simple vérité c'est que pour que le service survive et s'éviter un procès (y compris Youtube) par rapport à leurs apprentissage et de prendre le risque de créer un précédant judiciaire, Google mange dans la main des maisons de disques/production, désormais.
Le 7 août à 12h27
Le 7 août à 12h52
Le 7 août à 21h13
Le 7 août à 12h51
Le consentement préalable de chaque site internet devrait être requis pour qu'un scraper/crawler IA soit autorisé à en utiliser le contenu pour s'alimenter. Avec évidemment une interdiction par défaut, c'est-à-dire que seule une autorisation explicite puisse permettre d'utiliser le contenu ciblé.
Techniquement, ça existe déjà (robots.txt) mais il n'y a aucune obligation de le respecter.
Ceci dit, OpenAI semble le respecter : https://developers.openai.com/api/docs/bots
Modifié le 7 août à 13h47
Donc, ça sent soit l´opération de com´, soit le plan dégueulasse pour tirer les marrons du feu.
Le 7 août à 15h38
Le 7 août à 15h50
Le 7 août à 16h26
Modifié le 10 août à 12h09
Surtout que la musique c'est pas comme les images, c'est une partition donc un humain aurait pu faire la même chose, la musique irréelle n'existe pas, toute musique aurait pu être d'origine humaine.
Un label IA sur de la musique ne peut pas être fiable.
Le 10 août à 18h41
Le 11 août à 11h40
Le 12 août à 17h05
Si c'est pour produire toujours le même type de bouillie sonore, est-ce que la productivité dans la musique est bénéfique pour l'humanité ?
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