Après avoir dit non, la France entrouvre la porte au FSD de Tesla
Non mais oui
Le robotaxi incarne l'avenir de l'automobile selon Tesla - crédit Tesla
Le 07 septembre à 09h23
Deux véhicules Tesla équipés du FSD, le dispositif de conduite autonome du constructeur automobile, vont être testés sur route en France. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait pourtant dit non au FSD en juillet ; une discussion avec Elon Musk a arrondi les angles.
Après avoir dit non, la France entrouvre la porte au FSD de Tesla
Non mais oui
Le robotaxi incarne l’avenir de l’automobile selon Tesla – crédit Tesla
Deux véhicules Tesla équipés du FSD, le dispositif de conduite autonome du constructeur automobile, vont être testés sur route en France. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, avait pourtant dit non au FSD en juillet ; une discussion avec Elon Musk a arrondi les angles.
Économie
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7 min
Non en juillet, oui en septembre : il n’aura fallu que deux mois et une discussion avec Elon Musk pour que Philippe Tabarot revienne sur sa décision. « Avec la mise à disposition de deux véhicules équipés de FSD par Tesla, nous entrons désormais dans une nouvelle étape : celle des essais sur route », explique-t-il.
Le feu rouge passe à l’orange
Les arguments avancés le 22 juillet par le ministre des Transports pour refuser le FSD tenaient pourtant la route, si l’on ose dire. Il reprochait au système de « conduite autonome supervisée » – ce qui n’est pas la même chose qu’une conduite totalement autonome – que dans certains cas, les véhicules peuvent aller jusqu’à 50 % au-dessus de la limite de vitesse autorisée. Il pointait aussi du doigt les mécanismes de Tesla pour garantir que le conducteur soit toujours parfaitement attentif durant la conduite.
Philippe Tabarot a eu un « échange constructif » avec le milliardaire le 2 septembre dernier autour du FSD. Il explique que « depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera décidée au niveau européen dans les prochaines semaines. »
Les premiers essais sur route sont la prochaine étape, avec ces deux véhicules équipés du FSD. Ce sera l’occasion de tester en conditions réelles la fierté des routes françaises : les ronds-points !
En réalité, le ministre n’a rien contre ces technologies ; comme il l’expliquait en juillet, « la France soutient ces technologies et leur déploiement doit se faire dans un cadre de confiance qui permet d’évaluer les systèmes et de déterminer les ajustements du FSD nécessaires pour garantir un haut niveau de sécurité. » Il souhaite que les premiers véhicules homologués puissent rouler sur les routes de l’Hexagone dès l’année prochaine.
Tesla veut une approbation à l’échelle européenne
Non content d’échanger avec le ministre français en visio, Tesla travaille de son côté sa communication et ses chiffres avec une échéance stratégique en vue. D’après le constructeur, c’est en effet aux alentours du 6 octobre prochain que doit intervenir le vote du comité technique européen (TCMV) pour l’approbation élargie du système « FSD Supervised » à l’échelle de l’Union européenne.
Rappelons que l’entreprise ne dispose pour l’instant que d’autorisations données à l’échelle nationale dans cinq pays (Pays-Bas, Danemark, Belgique, Estonie, Lituanie). Pour déployer plus largement le FSD, elle demande une dérogation au règlement européen UNECE R171.01 qui encadre la mise en œuvre des fonctions de conduite assistée de niveau 2.
À cette fin, Tesla a publié le 1er septembre un plaidoyer qui demande cinq dérogations (dont la possibilité de temporairement dépasser la vitesse maximale en fonction des conditions de trafic). À l’appui de cette demande, le constructeur avance une longue liste de chiffres présentés comme autant de preuves de l’efficacité de sa technologie.
Issues de trajets réalisés en Europe ou aux États-Unis, ces statistiques démontrent, selon Tesla, une diminution significative des événements inopportuns (freinages d’urgence, accélérations brusques) par rapport aux aides à la conduite déjà autorisées. Elles révèleraient également « des taux de collision majeurs inférieurs de 40 à 69% (IRR 0,31 - 0,60) et 48 à 59% de taux de collision mineurs inférieurs (IRR 0,41 - 0,52) dans toutes les classes de route ». L’IRR désigne pour mémoire le rapport des taux d’incidence (incident rate ratio) entre deux groupes distincts, ici les véhicules équipés du FSD et ceux qui disposent d’ADAS homologuées.
Le Cybercab force le passage
Pendant ce temps, le forcing de Tesla pour faire rouler le Cybercab a payé : le véhicule sans volant ni pédale tourne en effet sur les routes d’Austin, au Texas, depuis jeudi dernier. La voiture deux places, présentée en grande pompe en octobre 2024, rongeait son frein depuis, en attendant d’obtenir les autorisations nécessaires.
Le constructeur avait lancé l’an dernier une app Robotaxi qui permettait certes de commander une course dans une voiture autonome, mais il s’agissait jusqu’à présent de Model Y, avec un volant et des pédales donc, et parfois accompagnées d’un chauffeur de sécurité. 45 Cybercab renforcent une flotte qui comprend désormais 420 véhicules à Austin. Attention, il s’agit de voitures enregistrées, pas nécessairement de robotaxis réellement en exploitation.

Selon le décompte d’AP, Tesla aurait en circulation environ 200 robotaxis sans chauffeur dans six villes au Texas et en Floride. En comparaison, Waymo fait rouler plus de 4 000 véhicules dans 14 villes.
Quoi qu’il en soit, la fête s’est terminée en gueule de bois. Vendredi, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) ouvrait une enquête pour déterminer si Tesla avait vraiment le droit de dire que le Cybercab respectait les normes fédérales actuelles, les Federal Motor Vehicle Safety Standards (FMVSS). L’entreprise a probablement estimé que certaines obligations pensées pour un conducteur humain ne valent pas pour un véhicule complètement autonome.
Aux États-Unis, les constructeurs peuvent auto-certifier leurs véhicules. Ils n’ont pas toujours besoin d’une autorisation préalable détaillée ; en revanche, l’administration en charge de la sécurité routière peut toujours contrôler et imposer des mesures si la déclaration ne correspond pas à la réalité ou ne respecte pas les standards.

Le nœud du problème ici, c’est que le Cybercab ne possède aucune commande qui permettrait à un humain de prendre la main. La NHTSA demande donc à Tesla de détailler le raisonnement technique de l’entreprise ; il ne s’agit pas d’une interdiction, ni de la conclusion que le Cybercab est illégal. Mais l’agence fédérale peut exiger des documents, contester la conformité ou obliger le constructeur à modifier le véhicule.
Il parait cependant peu probable que la NHTSA fasse preuve du plus grand zèle dans son enquête puisqu’elle est en train de moderniser les règles pour les véhicules autonomes, notamment sur les pédales de frein, essuie-glaces, éclairage et rétroviseurs. Mais tant que ces nouvelles règles ne sont pas finalisées, les anciennes restent applicables. Tesla est donc allée plus vite que la musique et ne peut pas agir comme si la réforme était déjà faite.
Comme le rappelle TechCrunch, Tesla aurait pu emprunter la même voie réglementaire que Zoox. La filiale d’Amazon avait elle aussi auto-certifié son véhicule, une sorte de cube sur roues sans volant ni pédales, en 2022. La NHTSA avait alors ouvert le même type d’enquête. Chemin faisant, Zoox a fini par décrocher le feu vert final en juillet dernier pour lancer un service commercial payant à Las Vegas.
Commentaires (38)
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Abonnez-vousLe 7 septembre à 09h58
D'après la source le problème de vitesse excessive a l'air d'être dû au fait que la voiture peut accélérer au dessus de la limite qu'elle connait si elle constate que les voitures autour roulent plus vite pour éviter d'être un danger pour les autres. Moi qui suis humain je reste à ma vitesse jusqu'à la confirmation que j'ai loupé le panneau précédent, je ne me dis pas "oh tiens quelqu'un roule à 70 en ville, je dois être un danger pour lui donc j'accélère..."
J'imagine que les carte grises seront aux noms de sociétés et que les PV passeront en pertes et profits ?
Le 7 septembre à 13h47
De mon côté je suis complètement pour ces essais et leur validation, on a pu voir chez nos voisins qui l'ont activé qu'aucune apocalypse n'est arrivée sur les routes.
Par contre je suis choqué sur la forme et la façon dont beaucoup de journaux l'ont traité : le ministre en juin recale le système avec des arguments discutables, mais entendable, et s'y tient. Et là paf, un coup de fil de Musk et il se met au garde à vous. C'est Musk qui devrait se sentir honoré d'accéder à un ministre, pas un ministre qui devrait se sentir honoré d'accéder à un chef d'entreprise étranger. Et la logique aurait voulu que le ministre s'exprime après les tests, pas avant...
Le 7 septembre à 11h05
Sans forcément s'en rendre compte, quand on conduit, on échange un bref regard avec les autres conducteurs. On se dit c'est bon, le conducteur d'en face m'a calculé, on est ok tous les 2 pour respecter strictement le code. Ou alors, je détecte qu'il a plutôt envie de me laisser la priorité. Ou je comprend qu'il vaux mieux que je m'efface car la voiture derrière lui arrive vite. Et c'est pareil pour lui, il detecte plein d'informations dans mon regard.
Devant une voiture autonome c'est complètement différent. Elle te calcule uniquement en tant qu'obstacle.
Le 7 septembre à 11h14
Le 7 septembre à 11h13
Et en cas d'infraction, c'est quel permis qui perd des points ?
Le 7 septembre à 11h48
Le conducteur (ou ses descendants) pourra ensuite attaquer le constructeur en cas de défaillance du système.
Pour finir, il n'est pas très patient le Musk. Il suffit d'attendre 2027 et le RN lui signera toutes les autorisations qu'il veut les yeux fermés.
Le 7 septembre à 13h12
Le 7 septembre à 19h34
Le 7 septembre à 12h43
1) elle se dirige vers les obstacles pour éviter la collision avec les 3 enfants.
2) elle freine en sachant qu'elle va percuter de toute façon percuter les enfants
Quelle est sa priorité ? L'occupant ou les personnes extérieures ?
Le 7 septembre à 13h10
Le 7 septembre à 13h38
La voiture semi autonome prend une décision qui orientera le choix du conducteur quand il reprendra la main.
PS: quel est le temps de réaction d'un conducteur n'ayant ni les mains sur le volant, ni les pieds sur les pédales ?
Modifié le 7 septembre à 13h57
Par contre Mercedes a une époque avait fourni une réponse sans langue de bois au dilemme du tramway : en gros puisque si je ne protège pas le conducteur il ira acheter ses voitures chez le concurrent, c'est lui que je protégerai en priorité.
Bon je crois que depuis ils sont revenus sur la décision, mais ça a le mérite de montrer que la finance peut se charger de régler les problèmes moraux en éliminant la morale de l'équation...
https://linc.cnil.fr/vehicule-autonome-t-tranche-le-dilemme
Le 7 septembre à 14h12
Le 7 septembre à 14h20
Qu'il tue des piétons à Austin n'est pas le problème du ministre des transports, ni le mien d'ailleurs. Je serais même pour qu'il en tue suffisamment pour que l'on interdise ces technologies statistiques là où il faut du déterminisme.
Le 7 septembre à 20h54
Mais là où je te rejoins, c'est quand on voit que même l'humain a du mal, voire s'en fout... Pas prêt d'avoir confiance dans la machine. Le cas typique du piéton qui se présente au passage au coin d'une rue où il peut toujours y avoir un doute s'il va traverser ou continuer sur le trottoir. La logique veut qu'on ralentisse dans tous les cas pour anticiper cet élément imprévisible. Est-ce que l'ordinateur aura la même...
Après, à titre perso, j'applique le conseil de mon moniteur d'auto école à l'époque : ne faire confiance à personne sur la route.
Le 8 septembre à 12h51
Le 7 septembre à 14h28
Si vraiment elle se produit, c'est qu'il ne manque vraiment pas grand chose pour s'arrêter, donc tu freines en continuant tout droit, et au pire tu tapes les piétons à 3km/h et ils n'ont qu'un petit bobo et une grosse frayeur.
Le 7 septembre à 16h35
L'énergie d'une voiture qui te passe dessus à 20 km/h correspond à 12 à 20 fois celle d'un cycliste qui te bouscule à 20 km/h.
Tu peux toujours dire que si cela t'arrive, tu ne pourras pas freiner, ce qui est vrai. Mais quelle serait la réaction immédiate d'une voiture autonome dans ce cas de figure est intéressant
Le 7 septembre à 19h31
Le 7 septembre à 22h33
Bien sûr, un conducteur humain est faillible, peut être fatigué, distrait, maladroit, et quand même écraser le piéton imprudent. Mais la machine, que l'on va supposer fiable, commence à freiner au moment où le piéton s'engage sur la chaussée ; et si c'est à moins de 8m de distance, le piéton est probablement suicidaire. La machine peut aussi être faillible et ne pas voir le piéton, mais alors la question ne se pose pas : on ne le voit pas, on écrase.
Le 8 septembre à 09h48
On ne te parle pas d'un cas d'école, mais de cas particuliers qui malheureusement arrivent: un enfant qui échappe à la garde d'un parent, un animal pris de panique ou un cycliste qui décide au dernier moment de traverser dans un virage mais n'a pas entendu la voiture électrique qui arrivait, etc. etc.
Autant de cas particuliers qui ne devraient pas arriver mais qui arrivent, car un accident comme son nom l'indique est quelque chose d'anormal et d'imprévu.
Le 8 septembre à 10h47
Savoir s'il vaut mieux écraser la poussette ou la grand-mère, aller tout droit ou tourner, c'est un joli cas théorique, mais qui n'a pas d'application pratique. Si tu as un obstacle qui surgit 2m devant toi à 40km/h, tu n'as pas le temps de lancer une IA qui va évaluer les blessures des différents intervenants dans les différentes situations ; tu n'as pas le temps de lancer un code de simulation de résistance des matériaux pour savoir si les blessures de l'occupant seront supérieures aux blessures du piéton si on se prend un poteau par rapport à écraser le piéton ; tu as juste le temps de prendre la décision en une petite nanoseconde de te mettre debout sur le frein et de t'en remettre à l'ABS.
Le 8 septembre à 11h00
Ben si justement, dans le cas du FSD de Tesla, si tu es en "autopilot" c'est la voiture qui prendra la décision à ta place et c'est la l'objet de notre questionnement.
Le 8 septembre à 11h10
Quand tu as un obstacle juste devant toi, soi tu attends le verdict du réseau de neurone qui te dira si c'est une grand-mère (que tu peux écraser, elle n'avait qu'à pas être vieille) ou une poussette (là, on contourne), et le temps que tu aies la réponse, bah tu n'auras plus besoin de la réponse parce que ce sera écrasé de toute façon ; ou alors tu t'en tiens à l'info primaire : il y a un obstacle juste devant, on pile dans la nanoseconde, on réfléchira après.
Le 8 septembre à 14h15
Le temps de réaction d'un être humain est en moyenne d'une seconde.
Tu est en train d'affirmer que les génies de chez Tesla ont pondu un algo plus lent qu'un être humain en terme de décisions ?
Tu veux dire que sur l'autoroute, si une voiture te fait une queue de poisson le FSD ne sera pas capable de freiner directement ?
Sérieusement ?
Le 8 septembre à 18h00
Si on a le temps de freiner, on n'a pas besoin de choisir ; si on n'a pas le temps de freiner, on n'a pas le temps de choisir. Ma position n'a pas changé.
Le 9 septembre à 02h29
Et sinon essayer de répondre à mes dernières questions qui sont en fait un raisonnement par l’absurde pour démonter tes affirmations. ?
Le 13 septembre à 15h42
Le 13 septembre à 16h09
et oui, en effet, ça peut se construire par apprentissage (algo CART, par exemple, pour rester dans les plus célèbres).
Mais pour reconnaître précisément ce qu'il y a devant toi, savoir si ça peut être écrasé, ou pour évaluer si la vie du truc devant vaut plus que la vie du truc dans la voiture (parce que c'est bien de ça dont on débattait juste au dessus), là ça me semble compliqué de faire ça sans avoir au minimum un réseau de neurone, et probablement même un réseau de neurone profond. Et même comme ça, l'algo va manquer de jugeote.
Le 10 septembre à 13h24
La réaction ne sera peut-être pas la même selon le jeu de données sur lequel a été entrainé le système.
Hum...
Le 10 septembre à 17h33
Le 10 septembre à 20h28
Le 10 septembre à 20h53
Parce que les filtres auront été optimisés pour une situation au détriment d'une autre.
Le 11 septembre à 10h08
Le 7 septembre à 15h21
Le risque que je vois, est que en conduite supervisée, on pourrait perdre son attention à force de faire confiance, donc les détecteurs de vigilance du conducteur sont importants.
Et puis la question de dilemne, qui tu écrases, entre l'occupant et les personnes extérieurs, que va faire un conducteur humain ??? Au moins la voiture réagira plus tôt et donnera plus de chance à tous les humains de survivre.
Sans FSD bien sûr, mais juste avec l'aide au freinage d'urgence, j'ai déjà évité de mettre un ado à trotinette qui avait grillé une priorité à droite à fond les ballons. J'aurais eu ma 208, il aurait fini par terre, même si je ne roulais pas très vite... Pas pour rien que l'Europe impose ce système sur les nouveaux véhicules.
Rien n'est parfait, mais le FSD n'est pas un nouveau produit sorti de nulle part, il faut lui donner sa chance.
Le 8 septembre à 00h17
Tesla a à chaque fois mis en cause le conducteur qui ne faisait pas attention tout en se gardant de divulguer les vidéos filmées par ces tesla, elles ont juste servi à mieux entraîner le système pour qu'il fasse mieux la prochaine fois. En généralisant de manière grossière pour forcer le trait on pourrait penser qu'en diffusant son système le plus universellement tesla va pouvoir apprendre en avance avant les autres en utilisant les 1er acheteurs comme cobaye, potentiellement mortellement.
Pour les freinages fantômes (c'est le nom officiel de ces faux freinage d'urgence) j'avais vu un reportage d'un utilisateur d'une voiture qui avait des freinages fantômes et le diag d'un garagiste voyait un défaut intermittent d'un capteur ce qui déclenchait le freinage fantôme. Comment on en est arrivé là à ce qu'un défaut soit interprété comme une consigne de freinage alors que ça devrait juste allumer un voyant pour faire contrôler ce capteur. sûrement une erreur de code mais combien d'autre y en as t'il comme ça ?
Tous ces systèmes sont faillibles, comme un humain d'ailleurs et humainement on prends vite confiance dans le système jusqu'à ne plus faire attention du tout à ce que fait la voiture.
Le FSD est codé pour se débrouiller dans le plus de situation possible pour le vendre et avoir des retours emballés comme le tien. Alors que s'il avait un doute le système aurait alerté l'utilisateur et aurait sûrement sauvé ces vies mais du coup serait bien moins fluide et pourrait avoir a demander trop souvent l'intervention du conducteur ce qui serait commercialement pas bon pour les affaires. Alors est ce que le FSD est suffisamment sûr pour être déployé, la question se pose (il a sûrement sauvé plus de vie qu'il n'en a pris; quoique ?) personnellement jamais je donnerais ma vie entre les mains d'une voiture et encore moins une tesla temps que je pourrai l'éviter. Et pour les freinages fantomes je sais que le jour où j'en ai un je peux y passer mais on a plus le choix aujourd'hui il n'y a pas de véhicule qui n'en a pas. J'espère que les ingé ont fait un meilleur boulot que sur le cas décrit et je regarde de temps en temps les erreurs que le système log via la prise OBD pour anticiper un problème de ce genre. Pour aussi avoir vécu un freinage fantome (en analysant après ce qui c'est passé j'ai compris l'erreur de la voiture en fait il y avait une zone fortement éclairé en pleine nuit de la route et derrière c'était vraiment très sombre et la voiture à interprété ça comme un obstacle et à déclenché le frein) sur voie rapide heureusement à 80 et personne derrière ba c'est ultra flippant de ne pas pouvoir contrôler ce que fait la voiture pendant le freinage et impossibilité d'accélérer. L'utilisateur devrait avoir un bouton d'urgence pour débloquer la voiture dans ce cas précis) Heureusement une fois "l'obstacle passé" la voiture m'a redonné la main et j'ai pu ré accélérer.
Le régulateur adaptatif est largement suffisant pour mes trajets et lui se désactives facilement et ne génère pas de freinage fantome.
Ce n'est pas parce que rien n'est parfait qu'on doit l'autoriser ou lui donner une chance au contraire justement parce que rien n'est parfait on doit tout faire pour être prudent sur son autorisation.
Modifié le 7 septembre à 16h10
Le 7 septembre à 19h32
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