Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année
Le mot rakuten (楽天) signifie « optimisme » en japonais
Le 17 juillet à 12h59
Rakuten France annonce que faute d’avoir trouvé un repreneur, sa place de marché fermera ses portes fin 2026. Trois candidats s’étaient pourtant portés acquéreurs, mais les garanties proposées n’auraient pas été jugées suffisantes par la direction et le CSE représentant les 180 emplois concernés. Parmi les repreneurs potentiels, Pixmania dénonce cette décision.
Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année
Le mot rakuten (楽天) signifie « optimisme » en japonais
Rakuten France annonce que faute d’avoir trouvé un repreneur, sa place de marché fermera ses portes fin 2026. Trois candidats s’étaient pourtant portés acquéreurs, mais les garanties proposées n’auraient pas été jugées suffisantes par la direction et le CSE représentant les 180 emplois concernés. Parmi les repreneurs potentiels, Pixmania dénonce cette décision.
Économie
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4 min
Le projet de cession de Rakuten France, présenté aux salariés le 7 avril dernier et dévoilé dans la presse début mai, n’ira finalement pas à son terme. La direction de l’antenne française du géant japonais du commerce en ligne Rakuten a en effet confirmé que sa recherche de repreneur n’avait pas abouti.
« Malgré les efforts déployés par le Groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable permettant d’assurer la poursuite de l’activité de manière pérenne », écrit Rakuten France dans une déclaration transmise à Next vendredi, confirmant l’information révélée la veille par le Figaro.
Des offres jugées insatisfaisantes
L’antenne française annonce dans ce contexte la fermeture de sa place de marché, avec une prise d’effet « à compter de la fin d’année 2026, avec une période de transition permettant aux vendeurs et aux acheteurs de prendre leurs dispositions ». Elle affirme avoir mis en place un plan d’accompagnement « accueilli favorablement » par le CSE de l’entreprise, qui compte environ 180 collaborateurs.
Plusieurs candidats à la reprise s’étaient pourtant manifestés. Dans le lot figurait notamment Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister en 2000, accompagné d’autres anciens dirigeants et d’un fonds d’investissement. Rappelons que le site Priceminister a été racheté en 2010 par le géant japonais Rakuten avant d’être rebaptisé Rakuten France en 2018.
Autres figures du e-commerce français, les frères Rosenblum, fondateurs de Pixmania, figuraient aussi sur les rangs. Fermé en 2020 après une longue période de restructurations et plusieurs changements de main successifs, cet autre site historique du secteur a quant à lui été relancé par ses fondateurs en 2022. Il prend désormais la forme d’une place de marché dédiée notamment aux produits mobiles.
Ces offres n’ont cependant pas été retenues. « Chaque offre reçue a été rigoureusement évaluée, notamment à l’aune des critères suivants : la préservation des emplois, les conditions financières de l’offre et les risques qui y sont associés, ainsi que la capacité du plan de redressement à assurer la pérennité de l’activité à long terme. Aucune des offres reçues ne remplissait ces trois critères », justifie Rakuten France.
Un candidat déçu s’interroge
Pixmania a réagi à cette déclaration vendredi matin sur LinkedIn (PDF), pour contester cette version des faits. « Au contraire, notre candidature répondait pleinement aux trois critères annoncés : sérieux du projet industriel, garanties sur la continuité des emplois repris, et solidité de notre proposition financière », affirme le candidat déçu. Il s’interroge dans le même temps sur la sincérité du processus de cession (obligatoire pour se conformer à la loi Florange), et en appelle aux pouvoirs publics :
« Nous demandons à nos représentants politiques de se saisir de ce dossier et de le soutenir, dans l’intérêt de l’économie française, en veillant à ce que toute la lumière soit faite de manière transparente et juste, afin que les salariés de Rakuten France puissent se déterminer sur leur avenir en toute connaissance de cause. »
D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.
Rakuten précise de son côté que cette fermeture ne concerne que l’activité e-commerce et la marketplace associée. « Le Groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités (Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising) et à travers le Centre technologique Rakuten Europe à Paris. »
Commentaires (18)
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Abonnez-vousLe 17 juillet à 13h22
Le 18 juillet à 03h04
C'est justement devenu bordelique, les offres des particuliers de moins en moins visibles.
Mon dernier achat chez eux, ça doit être la HP Touchpad au moment où elle est passée à 99€
Depuis je suis retourné sur eBay.
Le 18 juillet à 18h26
Le 17 juillet à 15h53
Le 17 juillet à 16h05
Rakuten France met la clé sous la porte, des acquéreurs se proposent mais Rakuten dit non ?
C'est mieux que tout le monde soit au chômage que de conserver une partie des emplois et de l'activité ?
2xmoinscher et maintenant eux... Une page se tourne.
Le 17 juillet à 19h40
Le 17 juillet à 20h36
Le 17 juillet à 16h35
Le 17 juillet à 18h32
Le 17 juillet à 18h46
Modifié le 17 juillet à 18h50
Pour ma part aussi, je plaide coupable pour nextinpact.com, par contre.
Le 17 juillet à 18h47
Je ne me souviens plus de PriceMinister, mais en ce qui concerne Rakuten, les prix bas sur les téléphones, hors périodes de promotions nationales s'expliquaient tout simplement par des imports chinois.
La plaie des marketplaces de manière générale. Il y a une enseigne de commerce en ligne bien française dont le catalogue est de plus en plus remplacé par de la marketplace, et donc la majorité des produits est de la daube chinoise.
En tant qu'employé solidaire de gens qui risque de se faire virer, il est vrai qu'aucune offre de rachat est toujours pire qu'une, même pas top dans la durée : la question centrale est la capacité à retrouver un emploi offrant satisfaction ailleurs, et pour ceux qui en ont eu l'occasion ou vont l'avoir, je pense qu'il n'attendront pas la fin de l'activité.
Il restera donc ceux qui n'ont pas pu trouver ailleurs, et que l'arrêt de l'activité va impacter de plein fouet.
Je m'étonne des opportunistes alignés sur l'offre de rachat :
S'il savait & avait encore envie de faire, il aurait du rester, et il ne serait pas candidat au rachat. S'il a vendu, c'est qu'il était plus intéressé par le produit de la revente que par l'activité, et que ce n'est pas un bon candidat à la reprise. Dans les deux cas, il s'élimine lui-même.
Par contre, l'article mentionne en chapeau trois candidats, mais à la lecture de l'article je n'en note que deux… j'ai raté un chapitre ?
Le 18 juillet à 23h19
Tu connais les intentions de Pixmania. Source ? Ou alors n'est-ce qu'un procès d'intention ?
Et pour ton avis sur Pierre Kosciusko-Morizet "présenté comme fondateur de PriceMinister", cette figure de style s'appelle le FUD. Quelle est ta motivation pour instiller l'idée qu'il ne le serait pas ? N'importe qui qui était là il y a 20 ans le connaît et sait bien qu'il l'est. Il était un patron très médiatique à l'époque. Contrairement à ce que tu insinues, il n'est pas frère-de ; c'est plutôt elle qui est soeur-de : il avait déjà fondé PriceMinister avant qu'elle rentre en politique.
Et là encore, très bien, tu connais ses intentions. Super. Il peut y avoir plein de raisons pour revendre une entreprise (pas forcément l'échec ; ou alors les fondateurs d'Instagram qui l'ont revendu un milliard, moi je veux bien d'un échec comme celui-là ; bon, PriceMinister, c'était seulement 200 millions, quel échec !), et plein de raisons pour racheter la même entreprise après l'avoir revendue (Arabelle ?) Là je dirais que ça lui fait sans doute mal au coeur de voir couler la boîte qu'il a fondé, et il veut faire quelque chose pour éviter ça. C'est probablement ça qui fait que sa proposition est mauvaise : basée sur l'affect et non la logique industrielle. Mais là encore, comme toi, ce n'est que supputation.
Le 18 juillet à 09h43
Le 20 juillet à 10h24
Le 21 juillet à 09h29
Le 21 juillet à 09h42
Le 20 juillet à 09h42
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