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Rakuten France, ex-PriceMinister, cherche un repreneur

Pionnier français de la vente en ligne, l’ex PriceMinister devenu Rakuten cherche un repreneur pour ses activités e-commerce en France. À défaut, l’entreprise envisage l’arrêt pur et simple de la version française de sa place de marché, ce qui se traduirait par la suppression d’environ 180 emplois.

Ce projet à deux issues possible, cession ou fermeture, a été présenté aux représentants du personnel le 7 avril dernier. Révélée par Capital, elle a depuis été confirmée par l’intermédiaire d’une déclaration transmise à l’AFP ainsi qu’à la rédaction de Next.

« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France, écrit l’entreprise. La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. »

À défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée à partir du troisième trimestre 2026.

« L’activité de marketplace de Rakuten en France opère depuis une dizaine d’années dans un marché en rapide mutation et fait face à une perte d’activité chronique. Malgré les efforts marketing et opérationnels importants menés (tels que le lancement d’un programme fidélité de premier plan, le développement de l’offre de seconde main, le lancement de l’affiliation et la mise en place d’une solution logistique à destination des marchands), le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période.  », détaille la direction de Rakuten France.

En septembre dernier, Rakuten France annonçait le lancement d’une « version optimisée de sa marketplace » en Espagne.

Fondé en 2001, PriceMinister a fait pendant dix ans figure de poids lourd et de principale alternative à eBay sur le marché e-commerce français, jusqu’à motiver le rachat de l’entreprise par le géant japonais Rakuten en 2010. Renommé Rakuten France en 2018, le site combinait adroitement produits neufs et d’occasion sur sa place de marché, avec des logiques de fidélisation et des mécaniques de cashback avantageuses qui ont longtemps entretenu sa popularité.

La vague a toutefois fini par passer. D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience toujours très significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

La filiale française n’a communiqué aucun élément financier quant à sa situation, mais les résultats financiers de sa maison mère montrent que l’activité qui réunit Rakuten TV (services de vidéo à la demande) et Rakuten France est déficitaire à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros depuis au moins trois exercices.

Extrait des résultats financiers 2025 du groupe Rakuten. En rose sur le graphique de droite, la contribution négative de l’ensemble EU qui réunit Rakuten TV et Rakuten France

La direction de Rakuten France assure que le projet se limite à sa marketplace et donc aux activités relevant du pur e-commerce :

« Le groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités qui poursuivent leur développement : Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising. Le Centre technologique Rakuten Europe, basé à Paris et jouant le rôle de pôle clé d’innovation technologique pour l’ensemble du groupe Rakuten, continuera de se développer et de soutenir les activités de Rakuten en France, en Europe et en Asie. »

Commentaires (16)

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La baisse de trafic, etc... c'est pas juste que leur site est insupportable à naviguer ?? (opinion perso, si y a des avis contraires, je suis preneur)
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Pas pire que CDiscount, qui eux, se portent bien.
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Clairement pour moi LA raison de leur déclin. Dans un monde “mobile-first” ils sont bloqués avec une interface “desktop-first” inspirée des sites japonais les plus chargés sans raison. Pas du tout en phase avec les goûts et habitudes des consommateurs européens actuels.
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Je ne le trouve pas pire que Amazon ou CDIscount qui sont bordéliques à en crever.
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Je ne le trouve pas pire que Amazon ou CDIscount qui sont bordéliques à en crever.
Oui. Je les boycott aussi.
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Ça serait dommage si ça fermait car le site est bien plus propre que Amazon ... Et pas possédé par un technofasciste.
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J'ai été un gros consommateur de PriceMinister, puis extrêmement moins de Rakuten (pour pas écrire presque plus du tout en fait).

Et sans pouvoir vraiment m'expliquer pourquoi. :keskidit:
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Pareil pour moi. Je me souviens avoir acheté mes premiers jeux/dvd d'occasion en ligne sur priceminister.
Alors qu'aujourd'hui je vais seulement voir sur leboncoin. Je ne sais pas non plus pourquoi je ne n'achète plus du tout sur priceminister.
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De mon coté j'ai fait pas mal d'achats et de ventes sur Priceminister, le suivi était clair et la politique de remboursement aussi. Au passage à Rakuten plusieurs achats avec plusieurs soucis et aucun support de la plateforme. En trois transactions j'ai rayé ce site de mes usages.
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Mince ... ce site me servait à "importer" mes iPhones afin de les payer moins cher.
Il y a une paire de grossistes sur ce site.

Quelqu'un connait un équivalent ?
J'avais trouvé l'astuce sur Dealabs à l'époque.
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ah c'était anciennement PriceMinister ? j'ai du louper l'info à l'époque
Le nom Rakuten ne m'a jamais inspiré confiance n'ayant jamais su d'où sortait ce site
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pareil, le changement de nom Rakuten m'a fait peur, à tord, je le reconnais maintenant
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Désormais, les produits et les prix sont les mêmes que sur (pour les particuliers) LBC, ou (pour les vendeur pro d'occasion) Amazon.
Que ce soit livres, films/séries ou jeux.
Pas étonnant donc que la fréquentation baisse.
Cela dit, ce n'est pas leur faute, je trouve absurde de "vendre" sur LBC un disque d'occasion à prix fort, voire pire, d'y trouver du scalping.

A la grande époque de Price, je considérait LBC comme un grenier, une foire à tout, là où Price affichait un aspect plus pro.
Désormais on a des vendeurs PRO sur lbc.
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Rakuten c'est conseillé sur les sites de deals pour Boulanger car Rakuten propose parfois des réductions en plus pour x€ d'achat.
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Pour moi le nom est naze Price Minister ça parlait, Rakuten ne veut rien dire et n'est ni simple à mémoriser ni orthographier.
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Pour ma part, je trouve que Rakuten part dans tous les sens. Price minister était une marketplace de vente de produits d'occasion et un peu de neuf. Rakuten est devenu une marketplace voulant à la fois concurrencer amazon mais également CDiscount (en profitant de "l'aura" française de price minister malgré le nom anglophone) et également du bon coin. Les frais pour les vendeurs sont très élevés, il y a sans cesse des opérations de promotions imposées aux vendeurs. Le nom japonais ne parle pas réellement aux français.
Rakuten est aussi sur trop de fronts en même temps : viber, club R, intermédiaire en location de voitures, kobo, rakuten TV, les bons d'achats, viki (découverts aujourd'hui sur leur site). Peut être qu'au Japon, Rakuten est très important dans ces domaines mais en France, Viber ou Kobo ne sont pas leaders sur leurs marchés respectifs