Microsoft officialise son utilisation intensive de l’IA pour la découverte des failles
Déluge en perspective
Le 10 juillet à 11h10
En mai 2026, Microsoft avait indiqué brièvement que ses équipes d’ingénieurs utilisaient de plus en plus les LLM pour chercher les failles de sécurité. Cette fois, l’entreprise détaille sa façon de faire, en insistant sur l’importance que représentent désormais les grands modèles dans la sécurité de ses produits, Windows en tête.
Microsoft officialise son utilisation intensive de l’IA pour la découverte des failles
Déluge en perspective
En mai 2026, Microsoft avait indiqué brièvement que ses équipes d’ingénieurs utilisaient de plus en plus les LLM pour chercher les failles de sécurité. Cette fois, l’entreprise détaille sa façon de faire, en insistant sur l’importance que représentent désormais les grands modèles dans la sécurité de ses produits, Windows en tête.
IA et algorithmes
IA
9 min
Le « Patch Tuesday » est le nom que l’on donne au deuxième mardi de chaque mois, date retenue par Microsoft pour effectuer un lâcher de correctifs. Or, celui de juin a marqué une rupture : avec quasiment 200 failles colmatées au compteur, il établissait un nouveau record. Dans un billet en mai, la firme avait indiqué que ses ingénieurs utilisaient les LLM et le faisaient de plus en plus. On pouvait donc supposer que même si le Patch Tuesday de juin était un record, le rythme n’allait pas ralentir.
L’éditeur a justement publié un long billet de blog pour expliquer comment l’IA générative faisait désormais partie intégrante de ses processus.
De l’IA à presque tous les étages
Microsoft explique avoir fait évoluer ses systèmes d’ingénierie et de validation pour réduire le délai entre la découverte d’une vulnérabilité et la protection des clients, en priorisant les zones à plus fort risque. Concrètement, l’IA est intégrée plus tôt dans le cycle de développement, l’évaluation passant toujours par l’expertise humaine, de même que l’arbitrage sur les risques et la garantie que les correctifs respectent le niveau de qualité attendu, affirme l’entreprise.
Faut-il donc s’attendre à une déferlante chaque mois ? Il n’y a bien sûr aucune raison que l’IA utilisée pour débusquer autant de problèmes en mai et juin soit délaissée par la suite. Microsoft prévient ainsi que les clients verront un volume plus élevé de mises à jour de sécurité dans chaque publication. L’éditeur précise rapidement que ce changement est la preuve que les équipes de défense s’améliorent dans l’identification et le traitement des problèmes, pas un signe de dégradation de la sécurité de Windows.
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Commentaires (14)
Le 10 juillet à 11h17
Le 10 juillet à 15h17
Je rêve peut-être un peu, mais je me dis qu'à force de tout colmater, il devrait ne plus avoir de failles.
Le 10 juillet à 15h20
Le 13 juillet à 09h58
Le 10 juillet à 15h25
Le caractère "nul" ne sera probablement pas tout à fait vrai car il y aura probablement des classes de failles nouvelles que les LLM et experts du domaine ne regardent pas encore, un peu comme les failles Spectre et consorts en leur temps.
Le 10 juillet à 17h17
Le 10 juillet à 21h22
Le 10 juillet à 15h45
Le 10 juillet à 16h04
Le 10 juillet à 17h16
Il serait peut-être temps de faire un point sur l'évolution de cette technologie, parce que j'ai du mal à comprendre comment ça a pu évoluer autant.
Ça fait quelques temps que je me pose cette question. Je ne suis peut-être pas le seul.
Le 10 juillet à 21h26
Le 10 juillet à 23h54
D'autant que l'informatique et la recherche de faille c'est finalement un domaine où le pattern matching fonctionne bien de base, beaucoup de code et de failles sont finalement semblables dans l'approche et l'outillage pour y parvenir. Avec beaucoup de données d'entrées ciblées, de gros modèles et un peu de brute force il y a moyen d'obtenir en effet des résultats bien plus spectaculaire qu'il y a quelques années.
Et ce n'est sans doute pas un hasard si ces domaines sont là où les progrès ont été les plus notables à ce jour alors que d'autres domaines cela progresse moins vite.
Modifié le 11 juillet à 10h06
La GitHub Advanced Security et son homologue chez GitLab avec sa plateforme DevSecOps, ont rapidement intégré les technos d'IA générative pour faire de l'analyse de code (de mémoire, c'est arrivé en 2023, peu de temps après l'arrivée de l'offre sécu chez GitHub). Les autres acteurs historiques du marché comme Veracode et Checkmarx l'ont aussi fait avec leurs propres modèles entraînés sur les années d'historique qu'ils possédaient.
Au début ça marchait beaucoup en gros modèles à tout faire, jusqu'à ce que l'orchestration via les agents devienne la norme. C'est marrant, mais j'avais anticipé ça à l'époque où les acteurs du marché se paluchaient sur leurs milliards de milliards de paramètres là où je m'attendais plutôt à voir poindre des modèles plus petits, plus spécialisés, et orchestrés. Bon, au final ça reste des gros modèles orchestrés.
Le 11 juillet à 15h41
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