Avec GPT-5.6, OpenAI veut faire de ChatGPT sa super app
Trois apps dans un grand shaker
Le 10 juillet à 09h15
OpenAI profite de la sortie du purgatoire de GPT-5.6 pour lancer une nouvelle offensive afin d’installer ChatGPT au cœur de tous les usages – aussi bien pour le grand public que pour les professionnels. Les annonces du labo sont un rien désordonnées, alors essayons d’y voir clair.
Avec GPT-5.6, OpenAI veut faire de ChatGPT sa super app
Trois apps dans un grand shaker
OpenAI profite de la sortie du purgatoire de GPT-5.6 pour lancer une nouvelle offensive afin d’installer ChatGPT au cœur de tous les usages – aussi bien pour le grand public que pour les professionnels. Les annonces du labo sont un rien désordonnées, alors essayons d’y voir clair.
IA et algorithmes
IA
4 min
GPT-5.6 est finalement disponible, après la levée des restrictions imposées par le gouvernement américain sur le nouveau modèle. OpenAI ne s’est pas contentée de cette nouvelle : l’entreprise en a profité pour se rapprocher de son rêve de « super app ».
Atlas écrasé par le poids de ChatGPT
Jusqu’à présent, l’offre logicielle d’OpenAI se partageait entre trois apps : ChatGPT, Codex et le navigateur Atlas. Un catalogue de logiciels qui va se réduire à l’app ChatGPT intégrant Codex… à moins que ça ne soit l’inverse : c’est en fait l’application Codex qui avale l’app ChatGPT, mais qui est renommée ChatGPT. Les utilisateurs ont toutefois la possibilité de conserver l’icône de Codex, et même l’interface habituelle, puisque le logiciel comprend deux vues, une pour Codex, l’autre pour ChatGPT Work (tout le monde suit ?).
Enfin, OpenAI conserve la précédente app ChatGPT, rebaptisée ChatGPT Classic ! Les utilisateurs Mac voudront peut-être la garder au chaud, car elle est native et respecte donc les canons esthétiques et fonctionnels de macOS. Codex/ChatGPT/Atlas est de son côté un fourre-tout sous Electron.
Enfin, Atlas aura connu une très courte carrière. Lancé en octobre 2025, le navigateur web va fermer le rideau. Les utilisateurs devront passer par l’application ChatGPT, dans laquelle ils retrouveront les mêmes fonctionnalités (on y reviendra).
Cette nouvelle version de l’app ChatGPT intègre un agent Work, capable de prendre en charge des tâches lourdes : feuilles de calcul, présentations, documents, sites web… Il peut également se brancher à d’autres applications pour chercher des informations (Slack, Gmail, Google Drive, Teams, Salesforce, etc.).
OpenAI donne l’exemple de la transformation d’une étude client en brief pour une campagne marketing qui servira à la création de supports de vente adaptés à différents marchés. ChatGPT Work est censé conserver le contexte à chaque étape, grâce à GPT-5.6.
OpenAI pousse aussi les tâches planifiées : rappels, résumés récurrents, surveillance de changements, rapports réguliers. La limite officielle est d’une exécution par heure au maximum, avec des plafonds selon les formules : 3 tâches actives pour Go, 5 pour Plus, 15 pour Pro, Business et Enterprise.
ChatGPT dans Codex, ou l’inverse
Cet agent est d’ores et déjà disponible sur le web et dans l’app mobile pour les abonnés Pro, Enterprise et Edu. Il est aussi proposé dans les apps ChatGPT pour macOS et Windows à tous les utilisateurs, y compris gratuits.
La version de bureau a ceci d’intéressant qu’elle peut utiliser les fichiers stockés sur les machines. L’application intègre aussi un navigateur web – c’est pourquoi elle peut remplacer Atlas. ChatGPT inaugure en parallèle une fonction (en bêta) de génération de sites web, ce qui permet de partager rapidement un projet ou un prototype.
Dans la version web de ChatGPT, l’extension Chrome du chatbot permettra de l’utiliser depuis une barre latérale. De quoi conserver une partie des usages imaginés pour Atlas, mais sans maintenir un navigateur autonome.
Pour le reste, les modèles GPT-5.4 ont tiré leur révérence le 26 juin, y compris pour les GPTs personnalisés. Tout le monde bascule vers GPT-5.5. La version Instant Mini devient le modèle de secours quand un utilisateur atteint certaines limites de GPT-5.5 Instant ou Auto (il n’apparait pas dans le sélecteur de modèles).
Commentaires (3)
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Abonnez-vousIl y a 39 minutes
Il y a 38 minutes
Le passage d’une application native à Electron est également difficile à comprendre, surtout lorsqu’il se traduit par une taille d’installation multipliée par dix et une moins bonne intégration à macOS. C'est un choix stupide.
À l'instant
Mais pas stupide en terme de maintenabilité et de ressources assignées sur le dev.
Dommage. ils auraient pu en profiter pour dire que les app étaient natives et dev grâce à GPT-5.6, sans différence à passer sur Electron
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