Pour Goldman Sachs, l’IA n’apporte pas grand-chose à l’économie des États-Unis
Comment donc ?
Mathilde Saliou
Le 24 février à 15h42
Plusieurs analystes financiers, dont ceux issus de Goldman Sachs, Morgan Stanley ou JP Morgan Chase remettent en cause la croissance que l’industrie de l’intelligence artificielle apporterait à l’économie américaine. En parallèle, les alertes sur la manière de comptabiliser le poids des infrastructures dans les investissements des géants numériques se multiplient, y compris de la part de l’agence de notation Moody’s.
Pour Goldman Sachs, l’IA n’apporte pas grand-chose à l’économie des États-Unis
Comment donc ?
Plusieurs analystes financiers, dont ceux issus de Goldman Sachs, Morgan Stanley ou JP Morgan Chase remettent en cause la croissance que l’industrie de l’intelligence artificielle apporterait à l’économie américaine. En parallèle, les alertes sur la manière de comptabiliser le poids des infrastructures dans les investissements des géants numériques se multiplient, y compris de la part de l’agence de notation Moody’s.
Le 24 février à 15h42
Économie
Économie
5 min
Qu’apporte réellement le déploiement de l’intelligence artificielle (surtout générative, appuyée sur de grands modèles de langage) à l’économie ? Pour Goldman Sachs, il se pourrait bien que le domaine n’apporte… rien.
Du moins, pour les analystes de plusieurs autres banques de renom, dont Morgan Stanley ou JP Morgan Chase, le fait de se focaliser sur les montants faramineux d’investissements dépensés dans l’industrie des centres de données pourrait avoir caché le fait que ces flux de financements ne participent pas à la croissance économique des États-Unis, mais plutôt à celle des pays principalement asiatiques où les milliers de puces sont construites pour alimenter les serveurs.
En effet, selon les méthodes de calcul, l’IA pourrait être à la source de plus de la moitié de la croissance économique des États-Unis courant 2025, rappelle le Washington Post. Les cinq plus grosses sociétés du domaine prévoient par ailleurs de dépenser plus de 700 milliards de dollars dans l’IA en 2026, un volume plus ou moins équivalent à celui de l’économie suédoise. Ces chiffres expliquent directement la politique trumpiste de promotion de l’IA et de refus des régulations des sociétés numériques, mais aussi les critiques, notamment de la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, selon lesquelles l’économie américaine serait anormalement dépendante de l’industrie de l’IA.
Gains économiques concrets : le grand flou
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Pour Goldman Sachs, l’IA n’apporte pas grand-chose à l’économie des États-Unis
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Gains économiques concrets : le grand flou
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Une comptabilité parcellaire des investissements dans les centres de données ?
Commentaires (12)
Le 24/02/2026 à 16h01
Le 24/02/2026 à 16h19
Le 24/02/2026 à 16h17
(les vrais comprendront)
Le 24/02/2026 à 16h47
Le 24/02/2026 à 17h14
Le 24/02/2026 à 17h51
Là, je ne comprends plus.
De quelle manière de calculer s'agit-il alors que la phrase précédente sous-entend qu'il y en a plusieurs possibles ?
Et pourquoi ça éloignerait ces inquiétudes ?
En quoi serait-ce pour "essayer d'y voir plus clair ?
C'est un indice qui permet d'investir sur le S&P 500 moins l'IA, ça ne sert pas à y voir plus clair.
Le 24/02/2026 à 19h11
Tous les chiffres issu de cet indice (taux de croissance, dettes, etc.) permettent d'y voir plus clair sur les perspectives des grosses boîtes américaines, exception faite des boîtes d'IA. Ces boîtes venant flinguer tous ces chiffres, de par la nature délirante de leurs investissements, et de par leur nature de fumisterie qui ne fonctionnerait qu'à court-terme. Les exclure permettrait d'y voir plus clair au global sur « l'économie réelle » (d'après Goldman Sachs).
Après oui, Goldman Sachs est une boîte d’investissements, donc y voir plus clair, c'est avant tout y voir plus clair pour investir.
Le 24/02/2026 à 19h38
Au début, ça parle comptabilité et du fait que certains masquent les risques de leurs investissements par la comptabilité et en créant des sociétés où ils sont minoritaires qui prennent les risques à leur place.
La nouvelle manière de calculer ne fait pas allusion à l'indice créé par Goldman Sachs. Comme je l'ai dit, c'est un produit sur lequel on peut investir sur le SP500 sans être exposé à la bulle de l'IA. C'est expliqué dans l'article en lien qui en parle ou ici.
Modifié le 24/02/2026 à 18h33
En effet, comment faisait-on avant l'AI ?
Des programmes / outils / API dits "intelligents", existent et sont utilisés depuis... un éon (ou deux ?) !
Les langages d'interrogation de bases de données ont fait des progrès absolument monumentaux !
Et ne parlons pas des langages de programmation, des CMS, des frameworks...
Tous ces outils sophistiqués qui permettent de bâtir des sites, des interfaces, des applis, de gérer des stocks, du personnel, des boutiques en ligne... n'ont pas eu besoin de l'IA pour exister et s'imposer sur leur marché.
Les chatbots dits "intelligents" existaient déjà bien avant l'IA ! Ce que je veux dire au final c'est que si la bulle IA implose et que tout s'écroule demain matin, le monde ne va pas cesser de fonctionner...
Une autre preuve que l'IA est une bulle gonflée de plein de bullshit baveux : il ne se passe pas une semaine sans que des "acteurs" (tous des mecs, z'avez remarqué ?) ne fassent une déclaration fracassante, digne des pires sites complotistes / ignorants : l'autre jour, c'est le patron d'Anthropic qui parlait de "conscience". Le jour d'avant, un autre parlait de "Super-intelligence"...
Bref que des mots-clé provoc' à même d'exciter la social-sphère et de la faire buzzer avec ces hashtags pré-mâchés, tout cuits, préparés bien à l'avance par des communicants surpayés... Mais ces mots sont aussi... totalement vides de sens : qui peut m'expliquer ce qu'est la "conscience", d'un point de vue concret et scientifique, pour un tas de puces stupides commandées par des tas de routines tout aussi stupides ?
On ne sait même plus ce qu'est l'"intelligence" ! Alors une "super-intelligence", vous pensez bien, mon pauvre Lucien...
Toutes ces interviews et déclarations provoc' ont donc une essentielle utilité : entretenir le brouillard et le buzz autour de "l'IA", faire en sorte que les gens continuent de murmurer entre eux des concepts dont ils pigent, pour la plupart, tchi quedale...
Parce que croyez-moi : le jour où l'on cessera de murmurer autour de l'AI... Aïe Aïe Aïe !!! Tout va s'effondrer : on s'apercevra alors que tous ces trillions de milliards investis n'étaient pas vraiment nécessaire, et qu'on aurait pu faire aussi bien avec beaucoup, beaucoup moins, beaucoup moins de matos, de data centers, et surtout beaucoup moins d'énergie...
Le 24/02/2026 à 21h27
Le 25/02/2026 à 11h22
Comme quoi, la SF... c'est la vie !
Le 25/02/2026 à 09h08
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