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Lecornu en équilibre entre soutien aux solutions de la DINUM et recours à la French tech

Je choisis la french tech après la DINUM

Lecornu en équilibre entre soutien aux solutions de la DINUM et recours à la French tech

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Le Premier ministre a publié une circulaire « relative à la commande publique numérique » couchant noir sur blanc la doctrine de l’État concernant les choix et achats de logiciels par ses services. Elle priorise l’utilisation de solutions internes existantes avant l’achat de produits « sur étagère ». Le développement de solutions en interne n’arrive qu’après.

Le 17 février à 17h27

Depuis la mise en avant de la Suite numérique de l’État et notamment sa solution de visioconférence Visio, une partie du milieu de l’industrie numérique français criait à la concurrence déloyale. Une circulaire relative à la commande publique numérique signée par Sébastien Lecornu essaye de jouer l’équilibre entre la mise en avant des solutions mutualisées développées en interne et le soutien aux startups françaises.

Publiée le vendredi 13 février au Journal officiel, cette circulaire relative à la commande publique numérique avait été évoquée par le gouvernement Lecornu lors de l’annonce, au début du mois, d’une nouvelle phase de déploiement pour le programme « Je Choisis La French Tech ».

À cette occasion, David Amiel, le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, affirmait que « l’État n’a pas pour mission de concevoir des produits » et qu’il fallait se tourner vers le secteur privé. Mais c’est, en même temps, ce même ministre qui a récemment annoncé la généralisation de Visio, développé par la Dinum au sein de sa plateforme La Suite numérique.

Priorité aux solutions mutualisées existantes…

Avant la publication de la circulaire, Bercy affichait que son but était de clarifier la doctrine d’achat de solutions numériques de l’État. Tout en essayant de ménager les startups françaises, ce texte donne priorité aux « solutions mutualisées déjà développées […] disponibles au sein de l’administration, en particulier via les services offerts par les opérateurs mutualisés ».

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Commentaires (7)

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code ouvert ≈ open source ≠ logiciel libre
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Lorsqu'il y a achats numériques, la circulaire pose des objectifs prioritaires à prendre en compte. Le premier est « la performance métier ». La « souveraineté numérique » arrive en deuxième, puis la sécurité, le coût, la disponibilité, l’adaptabilité et la réversibilité, l’interopérabilité et enfin la durabilité.
Est-ce qu'il faut comprendre que le barème des appels d'offres va changer, et que le coût ne comptera plus pour 50% de la note ? 🤔
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Effectivement, ça serait bien que ça change car c'est parfois (souvent ?) plus élevé que 50 %, en sachant qu'il y a aussi un % de la note pour des critères "RSE".

Si on ajoute des critères "souveraineté", il ne va pas rester grand chose pour l'aspect technique… Pas que le RSE et la souveraineté ne soit pas importants bien au contraire, ne plus dépendre de multinationales US est important. (Mais dépendre d'une multinationale allemande comme SAP n'est pas satisfaisant non plus !)
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La souveraineté, lorsque nécessaire, devrait se traduire en exigence (donc si tu l'as c'est conforme sinon tu es KO pour le marché en question) et non comme un critère qui donne des points pour la note technique.
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En soit, on est sur une orientation classique de décision entre make or buy, ce qui se fait aussi en entreprise.

Les grands groupes bouffent beaucoup de SaaS pour rationnaliser et transformer leur CAPEX en OPEX, mais derrière il n'est pas rare non plus de voir du dev interne pour répondre à des besoins. Le problème avec le dev interne, c'est que ça demande un suivi dans le temps, des ressources pour gérer les besoins, la roadmap, développer tout en assurant les NFR. Hélas, beaucoup s'improvisent éditeur et l'oublient. Voire pire, ça livre de la feature en pagaille et oublie la maintenance.

C'est un jeu de curseur sur lequel mettre les priorités.

Par exemple, si Solution A répond à 80 % du besoin, faut-il développer en interne les 20 % qui manquent ou développer l'entièreté de Solution A pour un truc qui réponde à 100 % ? Ou alors faut-il prévoir un autre système pour compenser les 20 % non couverts par Solution A et potentiellement le sous exploiter ? M2langer deux solutions peut entraîner une complexité d'intégration et opérationnelle là où un tout est plus cohérent, mais le risque du tout c'est le monolithe de l'enfer impossible à bouger sauf à ce qu'on ai prévu une archi suffisamment modulaire.

Bref, des choix de design avec des pour et contre (impacts IT, impacts sur les personnes, impacts sur les coûts, etc.), et ce genre de doctrine est là pour aider à l'étude et la prise de décision.
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« l’État accorde une priorité forte à l’achat auprès de PME innovantes pour soutenir la recherche et développement au sein de l’écosystème européen » et ajoute que « chaque secrétariat général se fixe pour objectif d’augmenter sa part d’achats auprès de PME innovantes ».
Pourtant ça ne se retrouve pas (directement) dans les objectifs prioritaires cités plus loins.
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Il manque un truc important pour moi: autant je comprend bien le fait d'éviter de créer en interne ce qui existe déjà sur étagère et je salue une préférence pour le libre et open source, autant je regrette ne pas voir une demande claire pour que les compétences de la dinum participent à la maintenance des projets open source importants pour garantir la souverainnneté de la France.
Je pense que cela pourrait en outre être attirant pour recruter des jeunes talents.

Lecornu en équilibre entre soutien aux solutions de la DINUM et recours à la French tech

  • Priorité aux solutions mutualisées existantes...

  • ... puis aux solutions privées « sur étagère »

  • La souveraineté numérique en critère essentiel