IA : Deux plateformes mises en demeure de supprimer le clonage de voix de doubleurs français

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IA : Deux plateformes mises en demeure de supprimer le clonage de voix de doubleurs français

Deux plateformes américaines ont été mises en demeure par huit comédiens français de supprimer sous huit jours les clonages par intelligence artificielle de leurs voix.

Le 03 février à 16h38

Commentaires (13)

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je suis sans voix
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"ou encore Richard Darbois, voix française de Richard Gere, Patrick Swayze, ainsi que du personnage de la franchise Toy’s Story, Buzz l’Éclair."
Et Harrison Ford alors ?: Sa place est dans un musée ?:D
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"Hit Music only", "Sega, c'est plus fort que toi", "Sur un tcha tcha..."
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J'ai entendu cette comédienne sur France info aujourd'hui et elle a dit que c'était illégal mais elle n'a pas expliqué pourquoi. La journaliste ne lui a jamais demandé non plus.

Et leur avocat dans le premier article en lien est très léger.

Parler de propriété intellectuelle pour la voix est osé quant à la vie privée pour des personnes qui vivent de leur voix c'est encore plus imaginatif !

Richard Darbois est plus honnête en parlant de vide juridique.

J'aurais apprécié que Next donne sa position sur le sujet d'un point de vue du droit.

Pour finir, aux USA, c'est le même organisme qui gère les dépôts de brevets et de modèles. L'acteur n'a donc pas fait breveté sa voix et son image. Il les a juste déposés. Reste à voir ce que cela vaut.
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Un brevet, c'est une invention qui est examinée pour démontrer l'inventivité et la nouveauté. C'est un poil plus sérieux qu'un dépôt de marque ou d'un design.

Même si les marques et designs sont "examinés" mais que sur la nouveauté : tu ne peux pas re-protéger quelque chose de trop proche d'une marque pré-existante au dépôt.

C'est une protection qui permet de restreindre l'usage à des catégories définies (Locarno ou Nice). Un brevet permet d'interdire la production et l'exploitation d'un invention.

Je suis curieux de voir ce que le dépôt aux USA permet comme restriction (le fameux "rights reserved" )
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Oui, j'ai fait court, je suis sur smartphone et c'est moins facile de faire complet. Mais Next m'avait habitué à plus de rigueur quand il parlait de brevets et de droit. Ce n'est pas parce que Le Monde a écrit une connerie qu'il faut la recopier.
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Cette page mentionne un arrêté de la cour d'appel de Paris qui irait dans le sens de la protection de la vie privée, y compris pour des voix connues. Je n'ai pas réussi à retrouver les arrêtés en question.

Les artistes en question doivent sûrement s'appuyer sur les articles L212 du CPI qui définissent les droits et la protection des artistes-interprètes (leur métier rentre dans cette catégorie).

Le potentiel flou pourrait se trouver au niveau du L212-3 qui protège la prestation, mais pas forcément la composante de l'artiste (ici la voix). Toutefois, peut-être qu'ils peuvent se retrancher derrière le 2 qui dispose que l'artiste-interprète a le droit au respect de son nom. Dans la mesure où la voix d'un comédien de doublage est son identité d'artiste, y'a moy.
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À voir pour la vie privée, mais sur smartphone, je ne vais pas chercher plus loin.

Par contre, pour les articles du CPI, ça me semble hors sujet ici. Ce qui est protégé, ce sont leurs doublages, pas leur voix et comme au niveau de l'UE, on a le droit d'utiliser les œuvres pour l'entraînement des IA sauf opposition du détenteur des droits, je pense que c'est mort de ce côté. Il ne leur reste qu'à protéger le futur en indiquant pour chaque doublage leur opposition.
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Ce qui est protégé, ce sont leurs doublages, pas leur voix et comme au niveau de l'UE, on a le droit d'utiliser les œuvres pour l'entraînement des IA sauf opposition du détenteur des droits, je pense que c'est mort de ce côté.
Pour le premier point, c'est ce que je disais où le flou / vide juridique se trouve potentiellement ici.

Pour le second, je précise que la directive autorise l'usage sauf interdiction de l'auteur, mais il reste que la source doit être licite.

Après, Richard Darbois est aussi voix-off des jingle NRJ, ce qui en fait une source licite puisque diffusée en public. Et l'imitation de voix demande assez peu de matériel, pour le coup.
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Après, Richard Darbois est aussi voix-off des jingle NRJ, ce qui en fait une source licite puisque diffusée en public.
Le fait qu'une production soit diffusée en public ne la rend pas pour autant libre de droits.
Pour le second, je précise que la directive autorise l'usage sauf interdiction de l'auteur,
Il ne pouvait pas y avoir pire choix que l'opt out, mais évidemment, c'est ce qui a été choisi.
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Le fait qu'une production soit diffusée en public ne la rend pas pour autant libre de droits.
Je n'ai jamais parlé de libre de droits mais d'une disposition de la DAMUN.
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Qui est une disposition vraiment merdique, se baser sur le opt out est vraiment se foutre des auteurs (le temps qu'ils disent (où, comment et à qui ?) qu'ils s'opposent à l'utilisation de leur image ou de leur propriété intellectuelle, tout sera déjà pillé par les grosses plateformes).

On a quand même eu des décennies de matraquage à base de "copier c'est voler", et là, on légalise le vol par des entités déjà bien assez puissantes et nocives pour leur permettre d'être encore pires.

Je suis d'accord avec toi, en l'état, c'est légal de piller ces données (et je trouve ça extrêmement regrettable), en revanche, le fait de s'en servir pour usurper des personnes, ça me paraît nettement plus tendancieux et sujet à interprétation.
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Les voix en question ont été retirées par Voicedub d'après France Info.

Il reste dommage de ne pas connaitre le fond juridique de la mise en demeure. Le terme "parasitage" suggère la propriété intellectuelle. La plateforme a dû choisir la facilité pour ne pas tomber dans une procédure juridique à l'issue incertaine.

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