L’Arcep veut mesurer l’impact environnemental de l’IA (générative)
Y’a comme de la latence, rendez-vous en… 2027
L’Arcep veut de nouveau élargir ses chakras sur l’empreinte du numérique et s’intéresse cette fois-ci à l’intelligence artificielle générative et aux fournisseurs de services cloud. Gaz à effet de serre, consommations (électricité et eau), renouvellement et détails des serveurs… tout y passe. Si vous avez des idées d’enrichissement des indicateurs, c’est le moment : une consultation publique est ouverte.
Le 22 septembre 2025 à 10h45
5 min
IA et algorithmes
IA
L’Arcep, le régulateur français des télécom, propose depuis plusieurs années des enquêtes annuelles « Pour un numérique soutenable ». Le premier point d’étape confirmait que des bonnes intentions « ce n’est pas suffisant » et qu’il fallait donc passer à l’action. Les rapports de situation se sont ensuite enchainés, avec parfois de nouveaux indicateurs en cours de route : avril 2022, avril 2023, mars 2024 (avec box et décodeurs TV) puis avril 2025 (avec datacenters et équipementiers mobiles).
L’Arcep prépare sa campagne de collecte de données de 2026, donc pour l’édition 2027 de son rapport. Elle met ainsi en consultation publique – ouverte jusqu’au 31 octobre 2025 à 18 h – un projet de décision avec des nouveautés sur les indicateurs et les entreprises concernées.
« Apprécier l'impact de l'IA générative »
La première est d’« apprécier l’impact environnemental de l’IA». Pour cela, l’Autorité souhaite que « la collecte de données environnementales [s’élargisse] aux fournisseurs de services cloud ». Elle rappelle que son pouvoir de collecte de données environnementales a justement été élargi par la loi SREN de mai 2024.
Pour ces derniers, l’Autorité veut récupérer les émissions de gaz à effet de serre, les consommations d’électricité et d’eau. « Des indicateurs sont également proposés pour apprécier l'impact de l'IA générative sur ces consommations, ainsi que sur l'évolution et le renouvellement du nombre de serveurs et d’équipements de stockage des fournisseurs ».
Le projet de décision permet d’en apprendre davantage sur les données attendues. Il y a notamment le nombre et l’emplacement des centres de données, ainsi que le nombre de serveurs. L’Arcep ne s’arrête pas en si bon chemin et va demander de plus amples détails.
Les fournisseurs de cloud devront ainsi faire la distinction des serveurs avec au moins un GPU pour de l’entraînement et/ou de l’inférence pour l’intelligence artificielle. L’Arcep veut aussi connaître le nombre total de CPU et de GPU dans les datacenters, dont ceux pour l’IA générative.
Des demandes aussi sur le stockage (disques durs et SSD)
Des demandes sont également faites sur les équipements de stockages, avec une distinction entre HDD et SSD. Que ce soit pour les serveurs classiques (CPU/GPU) ou le stockage, l’enquête portera à la fois sur le nombre total de machines/composants dans les datacenters, mais aussi sur le nombre d’ajouts et de décommissionements au cours de l’année, avec une précision importante de ce qu’il advient des machines par la suite : revente ou recyclage.
Enfin, des données sont demandées sur la puissance en kW des équipements installés, la consommation électrique annuelle (en GWH), la consommation totale d’eau (en m³) et enfin le trafic entrant et sortant en exaoctets. Tous les détails se trouvent dans l’annexe F du projet de décision, téléchargeable ici (fichier .zip de 248 ko)


Les fournisseurs de cloud dont le chiffre d’affaires en France est supérieur ou égal à 10 millions d’euros hors taxes ou dont la puissance est supérieure ou égale à 100 kW sont concernés.
L’Arcep consulte de manière large « sur les données qu’il est envisagé de collecter ». Elle demande aussi aux acteurs du marché « quelles difficultés d’ordre méthodologique / opérationnel ou limites ces indicateurs pourraient-ils, selon vous, entraîner ? »
Enrichissement des données existantes
Pour les acteurs déjà interrogés (opérateurs télécoms, fabricants de terminaux et équipementiers de réseaux mobiles), de nouveaux indicateurs sont de la partie.
Le but est d’« évaluer la consommation énergétique fixe et mobile des réseaux de collecte », de mesurer plus précisément « l’influence des différentes technologies d’écrans sur la consommation électrique ». Ils sont répartis en quatre catégories : LCD rétro-éclairé CCFL (Cold Cathode Fluorescent Lamp), LCD rétro-éclairé LED, nouvelles générations QLED, QNED…, technologies émissives (OLED, microLED) et autres. L’Arcep souhaite avoir des retours « sur la segmentation en fonction de la technologie d’écran envisagée ».
L’Arcep veut aussi évaluer « les émissions générées tout au long du cycle de vie des téléphones mobiles, téléviseurs, ordinateurs portables et écrans d’ordinateurs » et enfin d’affiner « l’analyse de l’empreinte carbone de certains équipements constituant un site mobile ».
Des nouveautés attendues pour le rapport de 2026
Ces données seront donc récoltées en 2026 pour le bilan de 2027. D’ici là, en mars ou avril 2026, l’observatoire sur les données de 2025 devrait être mis en ligne. Il s’appuiera sur « une collecte de données élargie », que nous avons déjà détaillée.
L’Autorité rappelle qu’il y aura de « nouveaux indicateurs collectés auprès des opérateurs télécoms, fabricants de terminaux et opérateurs de centres de données », ainsi que des « des indicateurs collectés auprès de nouveaux acteurs : les fabricants de câble en fibre optique ».
L’Arcep veut mesurer l’impact environnemental de l’IA (générative)
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« Apprécier l'impact de l'IA générative »
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Des demandes aussi sur le stockage (disques durs et SSD)
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Enrichissement des données existantes
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Des nouveautés attendues pour le rapport de 2026
Commentaires (7)
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Abonnez-vousLe 22/09/2025 à 11h50
Attendons les résultats.
Le 22/09/2025 à 12h40
Parce que : "je ne veux pas dévoiler mes secrets de production moi... " :-/
(Donnez moi votre recette du Coca.. c'est pour une étude)
Le 22/09/2025 à 12h53
Modifié le 22/09/2025 à 17h56
En particulier, je ne comprends pas pourquoi cette surveillance de l'empreinte environnementale n'est pas pilotée par l'Ademe, dont c'est peut être plus le coeur de métier.
Accessoirement, ça permettrait à l'Ademe de remettre à jour ses documents, parce que certains sentent la naphtaline...
Le 22/09/2025 à 18h46
En fait, il me semble que dans le domaine du numérique, c'est l'ARCEP et l'ADEME qui doivent travailler ensemble ce qui rend le travail meilleur parce qu'il y a des gens techniquement compétents et non idéologues à l'ARCEP.
Le 24/09/2025 à 09h33
Le 01/10/2025 à 14h33
Vous pensez que c'est jouable ?
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