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Est-ce une bonne idée de booster les outils d’imagerie médicale avec de l’IA ?

DTC.ai

Est-ce une bonne idée de booster les outils d’imagerie médicale avec de l’IA ?

Depuis quelques années, les outils médicaux utilisés en endoscopie sont souvent boostés à l'IA. Celle-ci permet indubitablement d'augmenter, à court terme, la détection de patients à risque de cancers colorectaux. Mais une nouvelle étude montre qu'à l'utilisation de ces outils, les médecins, même très aguerris, perdent peu à peu leur propre compétence à les déceler sans IA.

Le 21 août 2025 à 08h25

Les techniques de détection d'images par l'IA ont permis une amélioration des détections par endoscopie digestive de patients à risque de cancers colorectaux. Mais est-ce que l'adoption de ces outils n'a pas été trop rapide ? Car il semble que les médecins qui les utilisent perdent l'habitude de les détecter. Mais après tout, si l'IA fait le job, les médecins ont-ils besoin de savoir détecter un polype qui signe ce genre de risque ?

L’endoscopie digestive est une technique médicale qui consiste, comme l'écrivent [PDF] les ingénieures biomédicales Pauline Miens, Cléa Vanlerberghe, Magali Carret, Sophie Deloingce et le médecin Thierry Ponchon, « à explorer la lumière du tube digestif par les orifices naturels ».

Un taux de détection qui augmente avec l'IA

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Commentaires (15)

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Au fond c'est la même chose pour tout les utilisateurs d'IA, il ne faut pas prendre les résultats comme exacts mais comme le deuxième regard d'un collègue débutant. En tout cas pour les prochaines années, car au fur et à mesure le collègue va devenir moins débutant, je me demande quel sera le taux d'erreurs pour ce type de tache dans 3 à 5 ans.
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Exactement ! C'est un outil, pas un humain. 👍
Tout outil faisant progresser la médecine est bon à prendre, du moment qu'on continue de former des humains derrière, toujours aussi bien, et pour être assisté par ces outils.
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Je suis quand même perplexe d'une telle perte de compétences en seulement six mois.

Après, il y a des tas de choses qu'on ne sait plus faire sans un outil tiers, ce n'est donc qu'une demi surprise.
A ce que je sache, dans Koh Lanta ils galèrent à faire du feu alors que c'est un savoir-faire ancestral. Dans la médecine, il n'y a pas de raison pour que ce soit différent.

En revanche il va vraiment falloir que l'IA explique ses conclusions pour être contrôlée, sinon on va finir par arriver à des conclusions farfelues (ça a déjà été le cas sur des causes de cancer de mémoire).

Sinon, aucune idée de si ma dernière endoscopie était IA powered, je crois même pas que ce soit indiqué dans les documents légaux qu'on signe avant l'examen (quid du RGPD ?).
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Niveau RGPD, l'utilisation de l'IA ne veut pas dire que les données sont collectées pour améliorer le système.
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Ça reste un traitement de données personnelles permettant d'obtenir une donnée de santé, pas besoin d'entraîner le modèle ou pas.

Mais il me semble qu'il y a bien une partie sur le sujet dans les documents de consentements, mais ça doit être plus générique que ça.
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Niveau RGPD, cela veut surtout dire AIPD et information et consentement obligatoire.
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Mais une baisse des capacités de détection du personnel médical
C'est une tendance générale dès qu'on automatise ou qu'on outille un métier : on perd la compétence par manque de pratique.

Tout comme je rejoins la conclusion : avec l'habitude on a tendance à faire confiance à l'outil, donc la vigilance baisse.

Cela se remarque dans à peu près toutes les disciplines et n'est pas un phénomène nouveau.
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Même en pratiquant, si le taf est prémâché, alors l'humain a tendance à pas chercher plus loin par facilité.
De plus en plus rare sont les personnes qui veulent comprendre réellement ce qu'on leur demande de faire.

Quand je vois des devs qui sont pas foutu de faire et de contrôler leur taf par rapport à un cahier des charges précis, et d'autres expériences dans ma boite actuelle ou la précédente, et chez les fournisseurs, je me dis que c'est partout pareil.
L'humain est devenu de plus en plus flemmard.
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L'humain est devenu de plus en plus flemmard.
Je n'irai pas tirer cette conclusion, car je pense qu'elle est issue d'une vision idéalisée ou biaisée.

Dans mes vingt années de parcours pro, j'ai rencontré beaucoup de j'm'en foutistes et très peu de personnes qui se sentent réellement impliquées ou consciencieuses. Les perfectionnistes sont très rares. Sans oublier qu'il faut aussi observer les causes externes (l'environnement de travail) avant de tirer des conclusions sur des causes internes (le comportement de l'employé). C'est rarement l'un ou l'autre et surtout un mélange des deux.

Les gens se décarcassent quand ça vaut le coup. Quand il n'y a pas de reconnaissance ou de gain particulier derrière, la motivation s'effondre vite et on tombe dans l'abnégation (qui reste un trait loin d'être majoritaire, les gens qui se tuent à la tâche le font très rarement par envie).

Pour reprendre l'exemple du dev : est-ce qu'il néglige son travail par flemme ou est-ce que c'est aussi son environnement qui l'empêche de bien faire ? Si on lui demande juste de pisser du code et respecter la deadline irréaliste, il ne faut pas s'attendre à du travail bien fait.
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Je pense que tu t'es trompé de mot : au lieu d'"abnégation", ne voulais-tu pas utiliser "indifférence" ?

Les perfectionnistes ne peuvent pas réellement exister dans un capitaliste galopant, car leurs qualités sont des défauts pour ce système.
Prendre le temps de bien faire signifie être plus lent que quelqu'un d'autre pour faire "la même chose", tel que jugé par un regard non-perfectionniste, c'est à dire tes responsables.
Quand on t'explique que faire de la merde, c'est simplement créer du travail pour le suivant, tu as simplement envie de gerber, débrancher ton cerveau, et changer de sujet.

Cela dit, je suis d'accord avec la quasi-intégralité de ton précédent commentaire et celui-ci.

Les outils apportant la promesse de remplacer du travail sont non-seulement un mensonge, mais pire : un piège. Cela galvanise la propension d'un être humain à en faire le moins possible, ce qui est universel.
Ceux qui crachent sur les fainéants, les feignants, les flemmards… ceux-ci n'avoueront jamais secrètement jalouser ceux qui le font : j'ai l'impression que l'on ne déteste que ce en quoi on se reconnait, même partiellement.
Les chantres de l'activité sont les premiers à se prélasser dès qu'ils ont suffisamment de moyen pour se débarrasser du boulot et faire peser sa charge sur les autres. Ils appellent cela "déléguer" ou "gérer". Mouarf.

Il y a de la place dans l'humanité pour le perfectionnisme, mais pas dans notre monde dans lequel on a décidé que l'économie devait écraser les communs sociaux.

Quant à ceux qui continuent à prêcher les incantations technologistes ("ça ira mieux", "la technologie va se perfectionner") pour cacher le mensonge originel, celui que la technologie pourrait remplacer le savoir, ils sont les avocats d'un drame futur pas si lointain : l'humanité devenant collectivement, progressivement, de plus en plus débile.
Les machins génératifs appelés "intelligence" ont pourtant une faille centrale qui ne sera résorbable, par conception des modèles connus aujourd'hui : le fait qu'elles mentent éhontément, car elles doivent produire une réponse. On euphémise le problème par "hallucination", comme si cela était un accident, un problème ponctuel et/ou exceptionnel, alors qu'il est systémique.

Que les incompétents récupèrent les postes des autres, on pourrait se dire que ce n'est pas si grave quand on parle de choses peu importantes, et certainement pas critiques, comme la production informatique.
En revanche, quand on parle de la santé, la médecine, qui n'est pas une science exacte et dans laquelle on a choisi historiquement de largement correctement rémunérer les spécialistes pour encourager leur existence, l'arrivée de cette chose risque, sans garde-fou, de niveler par le bas la compétence, et en conséquence l'abaisser.
Et la santé, pour le coup, c'est notre propre existence, notre capacité à vivre correctement de plus en plus longtemps.
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Ne serait-ce pas plutôt dû à toutes les differentes tâches et pressions, plutôt que la flemmardise ? D'autant que je sache le bout de chair que l'on est, n'est pas conçu pour être un monstre de productivité.
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Oui, c'est d'ailleurs pour ça que la question dans le titre reste très ouverte.
Mais je note aussi qu'ici on n'est pas dans un remplacement de l'un par l'autre car l'outil est censé être de l'aide à la décision.

En biomédicale, c'est très souvent le cas lors de l'introduction d'automatisation, parce que justement, on laisse le corps médical maitre de ses décisions.

Mais si ses compétences baissent à cause de l'IA, ça pose problème dans la prise de décision justement.
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A écouter sur ce sujet :
https://frenchspin.fr/2025/08/special-tech-et-ia-dans-limagerie-medicale-rdv-tech/
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Le sous-titre :cap:
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Il paraît que pour la chirurgie de la main, l'I.A. a provoqué une épidémie d'amputation à tort de doigts présumés surnuméraires.

Est-ce une bonne idée de booster les outils d’imagerie médicale avec de l’IA ?

  • Un taux de détection qui augmente avec l'IA

  • Mais une baisse des capacités de détection du personnel médical

  • Des faux positifs dérangeants pour l'analyse

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