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Rhea1 de SiPearl : le CPU européen pour supercalculateurs exascales est « tape-out »

Maintenant on attend les benchs !

Rhea1 de SiPearl : le CPU européen pour supercalculateurs exascales est « tape-out »

C’est (enfin) une étape majeure franchie pour le processeur européen destiné aux supercalculateurs exaflopiques : le développement est terminé, la production est désormais entre les mains de TSMC. La société en profite pour annoncer une nouvelle levée de fonds.

Le 09 juillet à 08h50

Depuis des années, SiPearl développe un processeur européen pour le HPC (calcul haute performance), qui sera au cœur de JUPITER, le premier supercalculateur exascale européen. Il est financé en partie par la Commission européenne (avec un budget prévisionnel de 273 millions d’euros), développé par Eviden (Atos) et ParTec. Il sera détenu par EuroHPC Joint Undertaking (alias EuroHPC JU) et exploité en Allemagne par le Forschungszentrum Jülich.

La production a (enfin) été confiée à TSMC

Problème, depuis le début le processeur enchaine les retards. En avril 2023, après une levée de fonds de 90 millions d’euros lui permettant notamment de recruter du personnel – qui lui manquait alors cruellement –, l’entreprise annonçait « une commercialisation début 2024 ». Fin 2023, le processeur était repoussé dans le « courant de l’année », sans plus de précision. Début 2024, la date glissait de nouveau à 2025. Et maintenant ?

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Commentaires (12)

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C'est pas parfait, mais content de voir que l'Europe se sort les doigts du c.. sur le sujet de la souveraineté technologique. Ça va prendre pas mal de temps mais tant que la volonté politique reste présente, ça a des chances de produire des trucs très sympa.
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Ce qui est dommage et bien relevé dans l'article c'est toujours la dépendance à Taiwan pour la construction, au final je pense qu'il est "mieux" d'avoir les fonderie que d'avoir la propriété intellectuel, qui ne sert à rien si on ne sait pas les fabriquer...
D'ailleurs Trump ne s'y trompe pas en "obligeant" les entreprises à recommencer à produire aux USA.

C'est quand même dommage de mettre 300 millions sur la table et de n'avoir "que" un design de processeur, alors qu'on a déjà des entreprises en Europe qui le font déjà (ARM, pour commencer).
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Trump peut se permettre de jouer les Fab, dans le sens où :
- les softs pour faire tourner les Fab sont US
- les principaux concepteurs de puces sont US, même si licences Arm
- ils ont déjà des Fab avancées sur leur sol (merci Intel et GloFo)
- les échanges se font en dollars
- sans les US (même pour le bluff) Taiwan ferait déjà partie de la République Populaire de Chine.

En Europe on a :
- Pas Arm, c'est Britanico-Japonais
- de vieilles Fab sur des process "peu" avancés
- des centres de R&D qui ferment (coucou Intel à Sophia-Antipolis)

Y'a un gap juste gigantesque entre ce que peut se permettre Trump et ce que peut se permettre l'Europe.
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C'est surtout dommage de ne pas avoir amélioré le processeur pour être un poil plus utile dans les usages HPC. Reprendre une base ARM mais sans visiblement l'améliorer encore un peu pour les calculs qu'on retrouve en HPC, c'est juste acheté un processeur sur étagère et mettre un tampon "Made in France".
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Pour moi, c'est plutôt une question de réalisme dans la prise en compte des priorités.
Quelques faits:
- Le Rhea1, c'est beaucoup de cœurs sur un seul chip, ce qui nécessite de bien faire les choses pour ne pas perdre en efficacité.
- Le but est d'avoir une architecture RISC-V
- Apparemment, la montée en taille des équipes n'est pas si facile

Je suppose que la décision a donc été de comencer par se concentrer sur la coordination de tous les cœurs. Une fois ce point soit bien maitrisé (avec retour d'expérience du Rhea1), il sera possible de voir ce qui peut être fait pour le cœur CPU.

NB: Tout ceci, au doigt mouillé, je n'ai aucun contact là bas.
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Parle par trop vite, ils pourraient être revendus...
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Pas comprendre, ou je sais il n'y a pas de fonderie en Europe pour leur puce (de ce que je comprends) mais le but de la souveraineté, n'est-elle pas justement qu'une filière soit remise en route ?
A la limite dans le deal il est prevu la construction d'une usine du partenaire en europe ...
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Step By Step, on ne construit pas une usine sans rien avoir a y produire... Il faut qu'elle tourne non stop après..

Surtout que l'usine c'est une chose, les compétences et technologies s'en est une autre. Quand tu vois les difficultés de Intel pour ses usines aux US et les montants engagés par TSMC pour ouvrir des usines sur leur territoire (et certainement le montant des prêt ou subvention US).
Surtout que si tu pars de ce principe il faudrait aussi devenir indépendant sur les matières premières.

Bref, la filiale souveraine à 100% c'est pas pour tout de suite !
Mais ca va dans le bon sens.

edit :
Je ne me souviens plus du montant déboursé par l'Allemagne pour l'usine TSMC qui devait s'implanter ? Elle l'est peut-être déjà, j'ai pas trop suivi.
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Le libéralisme à l'européenne est antinomique du principe de souveraineté. Si l'U.E. était sérieuse, elle conditionnerait les aides et subventions pour les projets de calculateurs à l'emploi de technologies souveraines, cela permettrait de créer un cercle vertueux au lieu d'attendre qu'il se matérialise tout seul.
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De ce que j'avais compris, Rhea1 n'est pas dans le programme eprocessor (European processor) mais dans le programme EPI qui n'inclut pas de production locale ou d'architecture ouverte (et est confiée à Atos pour la partie projet). Le reste est côté eprocessor et l'european chip act.
Par contre j'ai pas compris pourquoi Rhea1 est Arm alors que l'EPI investis énormément dans Riscv.
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Pour Rhea1 c'est de l'ARM pour commencer sur les process et archi ultra connue et sortir quelque chose rapidement, avec un échosystème mature.

Sur l'archi RISC-V c'était bien ténu à l'époque, mais c'est la cible.
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Oui, j'avais suivi que Rhea2 serait en Riscv, je comprenais pas trop le choix (surtout avec le licensing) d'arm pour le 1.

Entre temps en chine le Xuantie C930 en Riscv avance bien.

Rhea1 de SiPearl : le CPU européen pour supercalculateurs exascales est « tape-out »

  • La production a (enfin) été confiée à TSMC

  • 80 cœurs Arm, 61 milliards de transistors

  • Des partenariats avec AMD, Intel, NVIDIA…

  • Souveraineté technologique et dépendance à Taïwan

  • 130 millions d’euros via des levées de fonds

  • 1 000 employés prévus fin 2025, 200 pour le moment

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