CADA : le code source d’un logiciel développé par l’État est communicable !

Allo, l'Hadopi ?

CADA : le code source d’un logiciel développé par l’État est communicable !

CADA : le code source d’un logiciel développé par l’État est communicable !

La commission d’accès aux documents administratifs est une autorité bien pratique pour les citoyens, et notamment les journalistes. Elle permet d’avoir connaissance des documents qui tapissent les tiroirs des administrations, mais qui intéressent pourtant bon nombre d’administrés. L’un d’eux a tenté l’expérience avec une cible bien originale : le code source des logiciels utilisés par les autorités publiques.

Une personne avait tenté d’obtenir le code source du logiciel simulant le calcul de l’impôt sur les revenus des personnes physiques. L’enjeu ? Pouvoir réutiliser ce logiciel pour ses travaux universitaires. Seulement, la direction générale des finances publiques avait fermement refusé une telle transmission. Ce chercheur a donc saisi la CADA pour avoir son avis.

La commission en question a rappelé dans sa réponse que « le code source d’un logiciel est un ensemble de fichiers informatiques qui contient les instructions devant être exécutées par un microprocesseur ». Seulement, dans le cadre qui nous intéresse, cette autorité estime « que les fichiers informatiques constituant le code source sollicité, produits par la direction générale des finances publiques dans le cadre de sa mission de service public, revêtent le caractère de documents administratifs. »

Le code source du logiciel simulant l'impôt sur le revenu est communicable

Du coup, le code est communicable à quiconque en fait la demande « dès lors (…) que sa communication ne paraît pas porter atteinte à la recherche des infractions fiscales ». Conformément aux textes encadrant ce droit de communication, chacun peut réutiliser ce code, sauf bien sûr si « des tiers à l’administration détiennent des droits de propriété intellectuelle sur ce code ».

Bercy avait répondu à cet administré, selon le résumé qu’en a fait la CADA, « que le code source de l’application de calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques se composait de nombreux fichiers nécessitant un lourd traitement pour être rendus exploitables, de sorte que le document sollicité devait être regardé comme inexistant, en l’absence de traitement automatisé d’usage courant susceptible d’en produire une version compréhensible. »

La Commission d’accès répond sur ce point qu’un effort n’est pas impossible : « la loi du 17 juillet 1978 ne fait pas obligation à l’administration d’élaborer un nouveau document, notamment un document qui n’existerait pas en l’état et ne pourrait être obtenu que par une opération excédant un simple traitement automatisé d’usage courant ». Elle balaye d’un revers de manche les autres considérations : « l’appréciation de l’administration selon laquelle la réutilisation envisagée se heurterait à des difficultés techniques, voire à une impossibilité matérielle, ne saurait fonder le refus de communiquer le document sollicité dans l’état où l’administration le détient. »

Un avis très important selon l'April

Elle émet donc un avis pleinement favorable à cette communication du code source. Contacté, Frédéric Couchet, délégué général de l'April, juge l’avis « très important ». Et pour cause, « cette réponse positive de la CADA pourrait entrainer d'autres demandes de ce type. Et cela pose forcément la question de la licence d'utilisation sous laquelle ce code source pourrait être mis à disposition. Le ministère devrait choisir, dès la communication du code source du simulateur, de le diffuser sous une licence de logiciel libre. »

Sur ce plan, la CADA considère que le demandeur « est libre de le réutiliser dans les conditions fixées à l’article 12 de la loi du 17 juillet 1978, en l’absence de droits de propriété intellectuelle détenus par des tiers à l’administration, dont le directeur général des finances publiques ne fait pas état ». L’article en jeu prévient que sauf accord de l'administration, la réutilisation est soumise à la condition que les informations « ne soient pas altérées, que leur sens ne soit pas dénaturé et que leurs sources et la date de leur dernière mise à jour soient mentionnées. »

Une communication qui peut être restreinte

Cet avis n’ouvre pas les vannes sans nuance. La loi CADA du 17 juillet 1978 prévoit plusieurs exceptions qui peuvent empêcher une communication. Outre la recherche d'infractions fiscales, citons par exemple, les pièces couvertes par les secrets liés la défense nationale, la sûreté de l'État, la sécurité publique ou la sécurité des personnes. De même, le respect de la vie privée, les secrets en matière commerciale et industrielle peuvent jouer les trouble-fêtes puisque ces pièces ne peuvent être communiqués qu’aux personnes directement concernées. Enfin, précisons que la CADA ne rend qu'un avis, l'administration est donc libre de le suivre ou l'ignorer. Le cas échéant, il faudra passer par les juridictions administratives pour faire plier les résistances.

Commentaires (68)


Très bonne décision.

Ca fait plaisir à lire <img data-src=" />


On aura le code source de Casper ?





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Yeah !! A nous les sources de Babar et Casper pour voir si notre DGSE est aussi impliquee qu’on le croit !!!


Moyen d’avoir le code source du logiciel de la paie des militaires, (vu que techniquement, tant qu’on a pas l’accès à la BDD c’est bon d’après le dernier lien de l’article), histoire de voir ? <img data-src=" />


Ce que je trouve cool dans la News, c’est qu’à la première vue la CADA a essayé de creuser le sujet même si ca traite de l’informatique.



Ca c’est positif car ils auraient pu tout envoyer bouler comme le font les vieux con de députés qui captent même pas un minimum aux technologies.


Si j’avais bité un tant soit peu de langage informatique, j’aurais bien demandé le code source des machines à voter qui ont propulsé un nain avec un tic à l’épaule à la tête d’un certain gouvernement…


Je me faisais exactement la même remarque <img data-src=" />








MasterDav a écrit :



Si j’avais bité un tant soit peu de langage informatique, j’aurais bien demandé le code source des machines à voter qui ont propulsé un nain avec un tic à l’épaule à la tête d’un certain gouvernement…





Ca c’est pas con.



Mais :




  • pas certain que ce ne soit que du code à proprement parler (ca peut être de la logique “physique”” ou un microcode type firmware)

  • ils invoqueraient de toute facon la sûreté nationale pour ne pas le donner




  • il n’est pas développé par l’état mais sous-traité à une boite privée.


gros potentiel de lol



quelqu’un va vien nous faire un tumblr des plus grosses pépites des logiciels pour lesquels on paie de nos impôts








Mihashi a écrit :





  • il n’est pas développé par l’état mais sous-traité à une boite privée.





    l’état en lui même produit peu



    mais de ce que je comprend, c’est bien tout le code dont l’état est propriétaire (et donc celui produit pas les sous-traitant) qui est “communicable”



Et on peut donc demander le code des applications de la Hadopi ?


Boarf, comme le code de pas mal de logiciels Open-Source ou pas d’ailleurs


Je ne pense pas que tu puisse avoir le code de “détection” de pirate à jambe en bois de TMG. Pour la Hadopi, ils ne font que des interco entre eux et TMG et entre eux et les FAI.



Rien de bien palpitant


La mallette nucléaire serait à tester.<img data-src=" />


T’as vraiment envie de vomir toi ? <img data-src=" />



Tous ceux qui l’ont vu l’ont qualifié de tous les noms, même ceux qui étaient sensés faire de la langue de bois n’ont pu se retenir… ^^


Ça ? C’est un pas un pauvre script bash qui tourne sur un vieux Pentium oublié dans les sous-sols de l’état-major ? <img data-src=" />


Quelle merveilleuse invention que la CADA <img data-src=" />


J’ai mal lu, j’ai cru qu’ils avaient libéré le code de CATIA <img data-src=" />


Et surtout l’état qui a pousser l’entreprise qui est en charge du logiciel à le livrer le plus vite possible, alors qu’il n’était pas du tout prêt.


lors des contrats d’etat, la conception est sous traité, mais le contrat redigé par un bon énarque a plein de clauses de transfert de&nbsp; propriété vers l’état, je n’ai absolument aucun doute sur la propriété de l’état sur le code. A par prendre le citoyen pour un neuneu. Yaka lire les appel d’offres.



il y a toujours une deuxième société spécialisé qui vérifie que le premier bosse correctement (sur le papier), je me demande comment les 3Md€ pour ce logiciel ont pu produire un tas de fumier.


Oui a priori, un machin pour gérer la paie de plus de 200 ou 300 000 personnes, tu fais du spécifique








sscrit a écrit :



il y a toujours une deuxième société spécialisé qui vérifie que le premier bosse correctement (sur le papier), je me demande comment les 3Md€ pour ce logiciel ont pu produire un tas de fumier.





Pour avoir bossé sur un soft étatique avec un audit, je te garanti que le soft livré est celui le plus mal codé que j’ai vu dans ma carrière. Malgré l’audit réalisé par une grosse boite d’informatique international qui inspire confiance, on a livré une saloperie immaintenable qui ne fonctionne toujours pas en prod 2 ans après.



Mais c’est le concitoyen qui paie, donc y a pas eu de soucis, tout le monde s’en fout, et le soft a été réglé en totalité.&nbsp;Y a des emploi en jeu vous comprenez, donc vous ne pouvez pas refuser de payer. Beau n’est-ce pas ?



nous sommes d’accord <img data-src=" /> ou plutot ;-(


A ce tarif là, autant le faire développer en interne par des fonctionnaires, cela ne peut qu’être mieux.



Mais bon, le DG de la SSII provient de la même école que le Directeur en charge des commandes du ministère, mais cela est pure coïncidence…


Le soucis étant plus le fait de passer par des sociétés de service en cherchant à baisser les coûts au maximum qu’autre chose.



On retrouve exactement la même qualité de code dans les gros logiciels livrés à des boites du privé.


Et Le code source de FireWall OpenOffice aussi ?


c’est plus simple !



&nbsp; l’etat cherche une société pour presser des pommes pour avoir du jus de pomme, appel d’offre respectant la loi avec vers la fin un joli paragraphe :



condition pour répondre :

25 millions d’euros de CA annuel durant les 5 dernières années. 2500 salarié minimum lors de la dernières année d’exercice



et voila ! plus que des groupes du CAC40 pour répondre, puis pour sous traité à mort, alors qu’une bonne veille PME pouvais faire le boulot pas trop chère -&gt; hop du jus de pomme au prix du pétrole.

&nbsp;

c’est le fameux projet mort née de réserver 10% des appels d’offres d’état au PME, cad sans les conditions d’accés inique. small business act ça fait plus branchouille.

&nbsp;

&nbsp;&nbsp;








linkin623 a écrit :



A ce tarif là, autant le faire développer en interne par des fonctionnaires, cela ne peut qu’être mieux.





La dessus, je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas idiot d’externaliser un truc aussi pointue et changeant que le developpement logiciel. C’est pas parce que c’est fait par des fonctionnaire que c’est bien fait hein, y a le problème des patates chaudes dans l’administration qui très présent dans toutes les administrations du fait de la difficulté à virer quelqu’un. Ils montent assez vite les échelons, mais pas pour leur compétence bien sur, uniquement pour s’en débarasser, ce qui peut facilement faire foirer plus d’un projet qui se retrouverait sous leur responsabilité…



Le problème est à mon avis plus la volonté de faire travailler du monde, sans trop regarder à l’efficasité. Et c’est ça à l’échelon nétional comme régional, c’est une volonté des politiques de tous bords (et pour ceux qui pensent que le FN fait mieux devrait se renseigner, c’est les pires !) et de tout niveau, car ils savent que le taux d’emploi est très important pour leur réélection, et comme celles-ci n’ont qu’un horizon se comptant en année et non en décennies, la bonne utilisation des deniers public leur importe souvent moins que l’emploi généré.



Pour moi, c’est ça qui a couler le logiciel de paye militaire, les politiques se sont beaucoup emmellés du sujet (l’armée est souvent considéré comme un pourvoyeur d’emploi et d’activité pour les territoires…) et on a vu le résultat.



Reste a demander le code source de Babar et Casper ;)


La CADA en pleine fiction juridique, excellent petit manuel à l’usage de l’administration. J’adore comment Bercy essaie d’enfumer le type.


ils vont pas l’inviter a venir voir le code sur papier pendant 1h dans des locaux a Paris ?


La fonction publique n’est pas la solution à tout, c’est clair. Mais vu le boulot, le prix et l’efficacité du logiciel de paye, je doute qu’une administration puisse faire pire.



Autant j’en sais quelque chose des politiques qui foutent la merde dans le boulot (administration/politiques de l’éducation supérieur, pas mal dans le genre).


Je veut le code du site web de pole-emploi !



C’est pout un bêtisier&nbsp; <img data-src=" />








linkin623 a écrit :



La fonction publique n’est pas la solution à tout, c’est clair. Mais vu le boulot, le prix et l’efficacité du logiciel de paye, je doute qu’une administration puisse faire pire.&nbsp;






&nbsp;Tout logiciel complexe (et celui-là l'est, on a voulu fusionner un très grand nombre de besoin dans un seul soft) est un nid à emmerdes.         






   Ce n'est pas pour rien que les ERP dans les grosses boites sont presque toujours les mêmes (SAP et consort). Je suis vraiment pas persuadé que le faire en interne aurait aider, si le presta a pu autant se viander, c'est aussi car le pilotage de projet au niveau de l'état a totalement échoué et a fait n'importe quoi.         






   L'intéret d'avoir un presta c'est que ça rajoute une deuxième couche de gestion de projet qui habituellement limite la casse, pas de peau ici il n'a pas joué son rôle... Mais il n'est en aucun cas le seul, ni le premier, responsable.         






   PS: Si on m'avait dit que je défendrais la bande d'incapable qui ont sciement dilapidé mes impots... <img data-src=">  









GentooUser a écrit :



Je veut le code du site web de pole-emploi !&nbsp;




  C'est pout un bêtisier&nbsp;&nbsp;<img data-src=">








 Le meilleur c'est leur intranet, celui là est manifique, qu'est-ce que je me suis marré quand je l'ai vu, j'ai même du aider le conseiller qui l'utilisait on lui dictant des paramètres d'URL pour passer une page buguée !








sscrit a écrit :



c’est plus simple !



&nbsp; l’etat cherche une société pour presser des pommes pour avoir du jus de pomme, appel d’offre respectant la loi avec vers la fin un joli paragraphe :



condition pour répondre :

25 millions d’euros de CA annuel durant les 5 dernières années. 2500 salarié minimum lors de la dernières année d’exercice



et voila ! plus que des groupes du CAC40 pour répondre, puis pour sous traité à mort, alors qu’une bonne veille PME pouvais faire le boulot pas trop chère -&gt; hop du jus de pomme au prix du pétrole.

&nbsp;

c’est le fameux projet mort née de réserver 10% des appels d’offres d’état au PME, cad sans les conditions d’accés inique. small business act ça fait plus branchouille.

&nbsp;

&nbsp;&nbsp;





Je ne suis pas certain que ce soit possible, c’est justement parce qu’on ne peut pas donner de conditions que les PME perdent face aux grosses boîtes qui produisent pour moins cher.









Bejarid a écrit :



&nbsp;Tout logiciel complexe (et celui-là l’est, on a voulu fusionner un très grand nombre de besoin dans un seul soft) est un nid à emmerdes.




    Ce n'est pas pour rien que les ERP dans les grosses boites sont presque toujours les mêmes (SAP et consort). Je suis vraiment pas persuadé que le faire en interne aurait aider, si le presta a pu autant se viander, c'est aussi car le pilotage de projet au niveau de l'état a totalement échoué et a fait n'importe quoi.          






    L'intéret d'avoir un presta c'est que ça rajoute une deuxième couche de gestion de projet qui habituellement limite la casse, pas de peau ici il n'a pas joué son rôle... Mais il n'est en aucun cas le seul, ni le premier, responsable.          






    PS: Si on m'avait dit que je défendrais la bande d'incapable qui ont sciement dilapidé mes impots... <img data-src=">  








  Le meilleur c'est leur intranet, celui là est manifique, qu'est-ce que je me suis marré quand je l'ai vu, j'ai même du aider le conseiller qui l'utilisait on lui dictant des paramètres d'URL pour passer une page buguée !







Les boîtes privées ne sont pas meilleures que la fonction publique, c’est juste que l’état où les collectivités n’ont pas vocation à reinventer la roue.

Par contre les marchés posent le problème que les conditions ne permettent pas de choisir le meilleur logiciel pour réaliser une tache, il faut dire quelles fonctionnalités sont attendues et celui qui répond le mieux en étant le moins cher gagne.&nbsp;

Et on se retrouve ainsi avec un logiciel incapable de gérer le volume parce que la boite n’a jamais essayé d’injecter autant de données et donc elle bidouille pour que ça tourne. Et vu que c’est la moins chère des boite qui gagne, c’est aussi les informaticiens les moins chers qui y travaillent. Donc de fortes chance d’avoir des gentils gamins sortant d’école (souvents pleins d’espoirs et de prétentions) incapable de gérer correctement les exigences du client et les délais du commercial.&nbsp;

Et ensuite effectivement on rajoute à ça un gestionnaire d’application qui ne sait pas correctement utiliser le produit bancal qu’on lui livre.









Capitaine dobbey a écrit :



Par contre les marchés posent le problème que les conditions ne permettent pas de choisir le meilleur logiciel pour réaliser une tache, il faut dire quelles fonctionnalités sont attendues et celui qui répond le mieux en étant le moins cher gagne. &nbsp;

Et on se retrouve ainsi avec un logiciel incapable de gérer le volume parce que la boite n’a jamais essayé d’injecter autant de données et donc elle bidouille pour que ça tourne.





Pas d’accord. Regarde la Hadopi, elle a fait un cahier des charges correcte pour son logiciel et s’en sort très bien. Tout en ayant prit la moins cher des réponses à son appel d’offre. Sauf que cette dernière était bien écrite puisqu’elle incluait les tests de charge, la sécurisation, les aller-retours…



On en revient à la MOA catastrophique de l’Etat, et au fait que lui confier en plus la MOE en internalisant le developpement n’améliorera en rien le résultat, peu importe la bonne volonté des developpeurs fonctionnaires. Et ce n’est pas en gonflant le prix qu’on a un meilleur résultat, surtout en informatique !









Bejarid a écrit :



Tout logiciel complexe (et celui-là l’est, on a voulu fusionner un très grand nombre de besoin dans un seul soft) est un nid à emmerdes.




   Ce n'est pas pour rien que les ERP dans les grosses boites sont presque toujours les mêmes (SAP et consort). Je suis vraiment pas persuadé que le faire en interne aurait aider, si le presta a pu autant se viander, c'est aussi car le pilotage de projet au niveau de l'état a totalement échoué et a fait n'importe quoi.         






   L'intéret d'avoir un presta c'est que ça rajoute une deuxième couche de gestion de projet qui habituellement limite la casse, pas de peau ici il n'a pas joué son rôle... Mais il n'est en aucun cas le seul, ni le premier, responsable.







Pour bosser pour administration en tant que presta sur un progiciel, je suis assez d’accord sur les problèmes de fonctionnement du pilotage de projet.



Sur celui sur lequel je bosse, le chef de projet MOA change tout les ans, parce qu’allant vers de plus hautes fonctions. Comme le seul moyen d’être augmenté est de monter hiérarchiquement, tout le monde le fait. Du coup, on se retrouve avec des personnes qui n’y connaissent jamais rien et qui, le temps de s’impregner du projet et du fonctionnement produit, se barrent pour d’autres horizons.



Résultats, on est sans cesse à la bourre, on est même en tant que MOE obligé d’écrire des spécifications fonctionnelles nous-mêmes parce qu’il n’y en a pas, ou parce qu’elles sont pourries et inapplicables.



Pour autant, je serais pour dans certains cas internaliser certains projets.



Par exemple, le progiciel sur lequel je bosse ne fais rien d’extraordinaire, et pourait largement être développé en interne, surtout qu’il y a eu des embauches récentes d’architectes systèmes et de développeurs contractuels qui ont vraiment le niveau et l’envie de faire bien les choses.

Et surtout, quand tu vois le prix des licences pour un soft extrêmement compliqué à faire évoluer et à maintenir à cause de la fermeture du code, le prix des prestas (dont moi <img data-src=" />) pour développer ce qu’ils ne peuvent pas développer sans les sources, et, il faut le souligner, la qualité plus que déplorable du soft de base sans les customisations qui pose de gros problèmes de performances et de disponibilité, franchement un dév interne serait bien plus rentable, et une partie du code serait réutilisable sur d’autres projets.







Capitaine dobbey a écrit :



Les boîtes privées ne sont pas meilleures que la fonction publique, c’est juste que l’état où les collectivités n’ont pas vocation à reinventer la roue.

Par contre les marchés posent le problème que les conditions ne permettent pas de choisir le meilleur logiciel pour réaliser une tache, il faut dire quelles fonctionnalités sont attendues et celui qui répond le mieux en étant le moins cher gagne. 

Et on se retrouve ainsi avec un logiciel incapable de gérer le volume parce que la boite n’a jamais essayé d’injecter autant de données et donc elle bidouille pour que ça tourne. Et vu que c’est la moins chère des boite qui gagne, c’est aussi les informaticiens les moins chers qui y travaillent. Donc de fortes chance d’avoir des gentils gamins sortant d’école (souvents pleins d’espoirs et de prétentions) incapable de gérer correctement les exigences du client et les délais du commercial. 

Et ensuite effectivement on rajoute à ça un gestionnaire d’application qui ne sait pas correctement utiliser le produit bancal qu’on lui livre.





Quand j’ai débuté la mission, il y avait des customisations développées par une boîte externe que je devais reprendre, et le mec qui est venu pour faire le transfert de connaissances était un ancien stagiaire en école d’ingé qui venait tout juste d’être embauché, et la partie qu’il a dév a été faite durant son stage <img data-src=" />









ActionFighter a écrit :



Résultats, on est sans cesse à la bourre, on est même en tant que MOE obligé d’écrire des spécifications fonctionnelles nous-mêmes parce qu’il n’y en a pas, ou parce qu’elles sont pourries et inapplicables.





Il n’y a pas que dans le public, je te rassure. ;-)



Et je dirais même qu’en mettant en place un pôle de développement informatique public (avec une vraie gestion de ressources), on ferait des économies monstrueuses en développant des applis utilisables par toutes les administrations, ça éviterait les milliards d’euros en dev/licence qui vont aux éditeurs américains.









Z-os a écrit :



Il n’y a pas que dans le public, je te rassure. ;-)





Oui, c’est clair, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.



L’incompétence n’est pas l’apanage du public. Mais il faut avouer que la gestion des carrières dans l’administration publique ne convient pas des masses à la gestion de projet informatique, car trop de monde change trop souvent.

C’est d’ailleurs en partie pour ça (en fait c’est surtout pour ne pas créer de nouveaux fonctionnaires) que les nouveaux sont souvent recrutés en tant que contractuels.









MasterDav a écrit :



Si j’avais bité un tant soit peu de langage informatique, j’aurais bien demandé le code source des machines à voter qui ont propulsé un nain avec un tic à l’épaule à la tête d’un certain gouvernement…





<img data-src=" /> ?



Si tu pense à Sarkozy, d’une part il n’a jamais été à la tête du gouvernement (en France, c’est le premier ministre qui est à la tête du gouvernement), ensuite, quand il a été élu en 2005, il n’y avait pas de machines à voter.



Bref, ça ne sert à rien de trouver un bouc émissaire, la faute est aux électeurs.



&nbsp;









ActionFighter a écrit :



&nbsp;le chef de projet MOA change tout les ans, parce qu’allant vers de plus hautes fonctions. Comme le seul moyen d’être augmenté est de monter hiérarchiquement, tout le monde le fait.&nbsp;



Le seul moyen d’être augmenté est de changer de grade, en passant des concours ou en étant promu.&nbsp;

La fonction n’a en général aucun avantage sauf une bonification de point très legere.









kras a écrit :



Encore heureux, faut arrêter de croire que ce sont aux développeurs d’écrire les spés fonctionnelles.&nbsp;

C’est pas parce que vous avez un énorme salaire que vous avez juste à vous tourner les pouces.&nbsp;

Faut arrêter de considérer les devs comme les esclaves.





&nbsp;En tant que dev, je me permet de te proposer un échange.



Tu me donnes tes oeillières, je te donne une corde. Le tabouret n’est pas fourni.



Ca vaut le coup quand même non ?



Les premiers votes avec des machines à voter datent de 2004.



Et Sarko c’était en 2007 avec 82 communes (1600 bureaux de vote, 1,5 millions d’électeurs) qui les ont utilisées.(source).


T’as du séjourner sur une autre planète en 2007 toi.

Pour rappel, les machines à voter ont été utilisées en 2007 sur plus de 80 communes, sous le contrôle du ministère de l’intérieur, dont le ministre était un certain N.Sarkozy qui fût ensuite élu président.

Est-ce que ces votes électroniques n’ont pas été biaisés, là est la question que l’on doit légitimement se poser.




Conformément aux textes encadrant ce droit de communication, chacun peut réutiliser ce code, sauf bien sûr si «&nbsp;des tiers à l’administration détiennent des droits de propriété intellectuelle sur ce code&nbsp;».





Quelle est la part de logiciels des administrations qui n’ont pas un bout de code d’un prestataires ? 1%, 5% ? Je doute qu’elles aient les ressources humaines et les budget pour les développer en interne.



Cela signifierait qu’aucun code ou presque n’est communicable au public, et qu’aller au tribunal ne servirait à rien puisque les boites privées ne sont pas soumises à cette communication au public.








linkin623 a écrit :



Mais bon, le DG de la SSII provient de la même école que le Directeur en charge des commandes du ministère, mais cela est pure coïncidence…





Faut arrêter avec les écoles. Il y a sur le marché du travail des milliers de gens qui sortent de la même école que moi. J’ai du en connaitre un jour 100, j’ai gardé le contact avec une dizaine. Si je donne un job à quelqu’un de mon école il y a effectivement de grandes chances que ce soit une coïncidence (s’il est de la même promo, je comprends le doute, et encore même là c’est pas nécessairement du copinage).







ActionFighter a écrit :



Sur celui sur lequel je bosse, le chef de projet MOA change tout les ans, parce qu’allant vers de plus hautes fonctions. Comme le seul moyen d’être augmenté est de monter hiérarchiquement, tout le monde le fait.





Vu ce que tu racontes, ça me donne plutôt l’impression que celui qui arrive réalise que c’est un tas de merde et fuit au plus vite. Même pas sûr que ce soit lié au salaire.







kras a écrit :



Encore heureux, faut arrêter de croire que ce sont aux développeurs d’écrire les spés fonctionnelles.C’est pas parce que vous avez un énorme salaire que vous avez juste à vous tourner les pouces.

Faut arrêter de considérer les devs comme les esclaves.





Généralement c’est plus la MOA qui rédige les specs fonctionnelles. Les développeurs sont justement côté MOE.









Baldurien a écrit :



Et on peut donc demander le code des applications de la Hadopi ?





:eek: Quelle application ?

Jusqu’à preuve du contraire, ils n’ont toujours pas pu nous pondre une seule ligne de code à ce jour ! <img data-src=" />



Le jour où ils mettront autant d’énergie à bosser qu’ils mettent à communiquer on aura du soucis à ce faire mais je crains de passer à trépas bien avant. <img data-src=" />









MasterDav a écrit :



T’as du séjourner sur une autre planète en 2007 toi.

Pour rappel, les machines à voter ont été utilisées en 2007 sur plus de 80 communes, sous le contrôle du ministère de l’intérieur, dont le ministre était un certain N.Sarkozy qui fût ensuite élu président.

Est-ce que ces votes électroniques n’ont pas été biaisés, là est la question que l’on doit légitimement se poser.



Mais.. mais, cela explique donc pourquoi Claude Guéant à verser 500.000 euros sur son compte ! la machine à du bugger lors du trafic des votes présidentielles et au lieu de donner les 500.000 voix à Nicolas Sarkozy pour remporter l’élection, ca a&nbsp; transférer des thunes sur son compte.. ! sacrilège !

Merci InspecteurDav d’avoir résolu ce mystère.



La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que pour les prochaines éléctions ,Manuel Valls et Marine LePen n’ont pas l’air très copains donc cette fois Nicolas Sarkozy sera élu sans avoir recours au trafic du ministre de l’intérieur, génial non !









Capitaine dobbey a écrit :



Le seul moyen d’être augmenté est de changer de grade, en passant des concours ou en étant promu. 

La fonction n’a en général aucun avantage sauf une bonification de point très legere.





Oui, c’est ce que je voulais dire par là <img data-src=" />



Pour changer de grade plus vite, ils changent de poste.







kras a écrit :



Encore heureux, faut arrêter de croire que ce sont aux développeurs d’écrire les spés fonctionnelles.

C’est pas parce que vous avez un énorme salaire que vous avez juste à vous tourner les pouces.

Faut arrêter de considérer les devs comme les esclaves.





Ca tombe bien, je suis dev <img data-src=" />







Zerdligham a écrit :



Vu ce que tu racontes, ça me donne plutôt l’impression que celui qui arrive réalise que c’est un tas de merde et fuit au plus vite. Même pas sûr que ce soit lié au salaire.





Pour les nouveaux, il y a un peu de ça, oui. Ils sont assez vite découragés par l’ampleur du chantier laissé par les prédécesseurs.



Mais ça reste surtout un moyen de prendre un grade, et ça se vérifie dans d’autres services que la MOA.



Etonnant que ces logiciels ne soient pas sous-traités au Maroc ou en Inde. Il faut biasser les coûts, pour payer…

BNP dégage plein de sous-traitrants français pour les remplacer par des marocains dans sa filière MEDI-IT à Casablanca, pour payer sa faramineuse amende aux USA…

Les banques continuent de pourrir notre économie, bande d’enculées !


Etonnant que ces logiciels ne soient pas sous-traités au Maroc ou en Inde. Il faut biasser les coûts, pour payer…

BNP dégage plein de sous-traitrants français pour les remplacer par des marocains dans sa filière MEDI-IT à Casablanca, pour payer sa faramineuse amende aux USA…

Les banques continuent de pourrir notre économie, bande d’enculées !


La SG délocalise à LILLE une partie des activités mainframe de l’Ile de France.

Putes!








ungars a écrit :



Putes!





Y a quasi aucun commentaire sans insulte dans ton historique, c’est plutot drôle :ange:



C’est pas en dénigrant tes clients que tu vas améliorer les choses.








Capitaine dobbey a écrit :



&nbsp; incapable de gérer correctement les exigences du client et les délais du commercial.&nbsp;





Tu connais des boites capables de gérer les délais du commercial ? <img data-src=" />



Si ça peut vous rassurer il y a de plus en plus de projets informatiques dans l’administration (en particulier ceux issus du SGMAP) qui sont internalisés.

Des développeurs contractuels aidés par des développeurs en régie (issus de prestataires).

Pas de MOA/MOE, juste des product owners motivés de l’administration qui connaissent les enjeux.

&nbsp;

Et ça marche.



Cela dit c’est assez récent et encore trop rare à mon goût, mais on va y arriver.








ungars a écrit :



La SG délocalise à LILLE une partie des activités mainframe de l’Ile de France.

Putes!







Je sais que pour beaucoup de parisiens, dès qu’on sort de leur Ile de France on passe à l’étranger et en terres inconnues, mais quand même “délocaliser” sur Lille c’est un poil fort comme terme… (Séclin pour être précis dans le cas de SG/CDN)



Accessoirement, la métropole lilloise c’est un secteur qui n’est pas dégueux niveau tertiaire pour les sociétés de service. Avec quelques des gros acteurs du retail (typiquement les boîtes Mulliez : Auchan, Décathlon, Leroy Merlin/Adeo, Boulanger…) dans le coin ou encore des boîtes financières (CACF, Cofidis…), assurances (AG2R…) ou vpc/e-commerce (3 Suisses, La Redoute….), et j’en oublie certainement, y’a du monde.

Donc forcément les sociétés de service y sont aussi bien implantés.



C’est une tendance lourde dans le bancaire, Les ESN gardent les contrats mais délocalisent hors de la région parisienne. Dans 10 ans, avec uniquement des compétences mainframe en ile de france, c’est sûr que l’on devra évoluer ou déménager.








Z-os a écrit :



C’est une tendance lourde dans le bancaire, Les ESN gardent les contrats mais délocalisent hors de la région parisienne. Dans 10 ans, avec uniquement des compétences mainframe en ile de france, c’est sûr que l’on devra évoluer ou déménager.







Dans le cas de la SG c’est aussi lié au rapprochement avec CDN je pense où ils préfèrent rassembler les effectifs (même si d’après les échos que j’ai là bas c’est encore très séparé…).

Après il y a aussi l’externalisation via les centres de service qui se fait de plus en plus.



Ouaips c’est vraiment dommage qu’ils aient dédouané les sociétés éditrices tièrces…



J’aurais bien réclamé le code des ordinateurs de vote http://www.ordinateurs-de-vote.org/)… Ça me paraît le minimum que les citoyens puissent savoir comment sont compter les votes…



Tout ce qui est développé pour l’état l’est fait avec nos sous. C’est

pas normal que nous ne puissions pas en profiter directement… Tout ce

qui est développé pour l’état devrait l’être en opensource…








SebGF a écrit :



Je sais que pour beaucoup de parisiens, dès qu’on sort de leur Ile de France on passe à l’étranger et en terres inconnues, mais quand même “délocaliser” sur Lille c’est un poil fort comme terme… (Séclin pour être précis dans le cas de SG/CDN)



Accessoirement, la métropole lilloise c’est un secteur qui n’est pas dégueux niveau tertiaire pour les sociétés de service. Avec quelques des gros acteurs du retail (typiquement les boîtes Mulliez : Auchan, Décathlon, Leroy Merlin/Adeo, Boulanger…) dans le coin ou encore des boîtes financières (CACF, Cofidis…), assurances (AG2R…) ou vpc/e-commerce (3 Suisses, La Redoute….), et j’en oublie certainement, y’a du monde.

Donc forcément les sociétés de service y sont aussi bien implantés.





L’attitude des “délocalisateurs” est toujours la même : compresser les coûts systématiquement. La Province (les pays étrangers aussi) est considérée comme une colonie peuplée de bons sauvages payés au lance-pierre…Le travail délocalisé est considéré comme dégradant par certaines élites qui pètent plus haut que leur cul…









Z-os a écrit :



C’est pas en dénigrant tes clients que tu vas améliorer les choses.





“Mes clients ?” Comment sait-tu à qui s’adresse “Putes !” ? Clients ? SSII ? Ou plutôt leurs actionnaires racistes et réactionnaires au possible ?

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