Cybersécurité : la Cour des Comptes met les hôpitaux en PLS

Handle with CaRE

Cybersécurité : la Cour des Comptes met les hôpitaux en PLS

Après enquête, la Cour des Comptes souligne le net retard des établissements hospitaliers en matière de cybersécurité, troisième secteur le plus visé par des cyberattaques en France.

Le 06 janvier 2025 à 17h11

Commentaires (16)

votre avatar
Pour y avoir mis le nez dedans (un petit peu), le principal souci des établissements de santé sur le numérique est l'ego de personnes. Ils ne veulent que les avantages du numérique sans les contraintes ... surtout celles de sécurité parce que ça fait mal à la tête.
votre avatar
je ne vois pas vraiment de quoi tu veux parler, peux tu développer ? sourcer ?

Pour moi, sans être du milieu, mais l'article l'explique un peu, c'est plutôt un soucis de coût, upgrader des milliers d'ordinateurs même en les passant sur linux cela à un coût important et potentiellement plein de logiciel métier ne vont plus fonctionner ce n'est pas propre au milieu hospitalier d’ailleurs mais c'est la même problématique pour les PME. Déjà que les subventions publiques aux hôpitaux ne sont pas assez importante pour juste faire fonctionner le système de santé normalement alors s'il faut en plus renouveler du matériel.
Heureusement d'après l'article encore il va y avoir un financement sur 5 ans de 750milions ce qui devrait aider à upgrader.
votre avatar
L'ego je sais pas, personne n'a envie de se compliquer la vie. Et des trucs qui paraissent simples et naturels pour quelqu'un d'accoutumé à la sécurité informatique ne le sont pas du tout pour beaucoup d'autres. Il faut donc faire des compromis des 2 côtés et aller au plus efficace.

Et franchement, entre l'égo des médecins et ceux des admins, surtout spécialisés en sécurité, je sais pas qui gagne et j'aimerais bien voir le match, y a du niveau.

Puis bon, est-ce que tu arrêtes de manger du sucre quand ton médecin te dit de le faire ? :D
votre avatar
"Elle recommande par ailleurs la mise en place d’un « groupe national d’expertise chargé, en cas de cyberattaques d’ampleur exceptionnelle, d’évaluer les pertes de recettes à compenser » et la création [...]

Après il y a pt être un sous-entendu que dans le cadre des SI des hopitaux et A part si j'ai mal compris à quoi ça sert mais ce n'est pas la mission de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ANSSI ?

Je reprends la lecture de l'article.


PS : Merci pour l'article
votre avatar
Souvant les hôpitaux n'ont pas l'argent à mettre dans le service informatique. L'information est le parent pauvre dans un hôpital, même si aujourd'hui énormément de choses dépendent de l'informatique.
votre avatar
Il faut bien lire l'article, qui parle du financement justement. De la part de la cour des comptes, je m'attendais quand-même à ce qu'ils n'oublient pas ce point.
votre avatar
J'aime bien l'expression " l'informatique est le parent pauvre du parent pauvre ..."

Ça reflète vraiment bien la situation des hôpitaux en France.

Après, il y a vraiment des trucs qui tournent pas rond, dans tout ça.
Je connais quelqu'un qui vient d'être embauché comme commercial dans une boîte qui vend des fournitures administratives avec une spécialisation pour le médical (étiquettes, classeurs, fiches bristol, etc etc).
Ils desservent les hôpitaux, cliniques, labo, médecins du coin région AURA.
Les commerciaux roulent tous en Porsche.
Le gars a eu du mal , il a trouvé moins clinquant.

Ce que je veux monter c'est que le secteur de la santé met les moyens sur des choses très concrètes comme des étiquettes de suivis et des classeurs administratifs.
Et les prestataires en profitent très bien.
Il y a donc un décalage de perception du besoin informatique. Et des moyens réels de ce que cela engendre.

Après, peut être que les marges de la boîte sont limitées mais que c'est le volume qui fait que c'est florissant et qui permet d'avoir ce genre de voiture de fonction.
Mais j'ai un gros à priori 😅
votre avatar
Il y a donc un décalage de perception du besoin informatique. Et des moyens réels de ce que cela engendre.
Le décalage, c'est le besoin du quotidien vs la prévention des risques.

La sécurité informatique, ce sont des extincteurs : ça ne sert à rien 99,99% du temps, c'est donc une dépense "inutile".

La différence entre les extincteurs et la sécurité informatique ? La règlementation encadre très précisément la présence d'extincteurs dans les lieux accueillant du public, avec un quota minimum à respecter (et facilement contrôlable par des commissions de sécurité) sous peine de sanctions pouvant aller jusqu'à la fermeture de l'établissement en attendant une mise aux normes.

Le jour où il y aura un cahier des charges précis à respecter niveau sécurité informatique ("l'état de l'art" ça veut à la fois tout dire et rien dire), où il y aura des commissions de sécurité contrôlant régulièrement les moyens mis en oeuvre, et où les assurances ne couvriront plus les risques si certains "prérequis" ne sont pas vérifiés, les choses changeront peut être. En attendant... la route est encore longue.

Et on part de loin. Je maintiens une application dans le domaine de la santé, et j'ai un centre hospitalier (et pas un petit !) dont les utilisateurs se connectent... avec un Firefox 56 !!!! J'ai encore également des tentatives avec Internet Explorer (mais on a bloqué de notre côté).

Donc déjà, simplement avoir un parc avec des logiciels à jour, ce serait un bond énorme pour certains établissements.

Et franchement, ne serait-ce qu'une liste de point qui peuvent paraitre triviaux comme :
- liste des logiciels et des versions utilisées
- liste de tous les utilisateurs, avec date de dernière connexion et statut du compte
- politique de sauvegarde
- date du dernier test de restauration

Cela serait un pas énorme dans la sécurisation des systèmes d'informations (et pas que dans le domaine de la santé).

Maintenant, je ne jette pas la pierre aux DSI des établissements. C'est difficiles de défendre un budget quand les dépenses ne sont pas considérées comme indispensable par les responsables... Et il n'y aurait pas de commissions de sécurité incendie, je suis sûr que cela serait la même chose : il y aurait beaucoup moins d'extincteurs (pour ne pas dire aucun) et leur vérification serait très loin d'être annuelle...
votre avatar
Merci pour l'illustration de mon propos.
C'est exactement ce a quoi je pensais en partie

L'autre partie étant que comme les consommables sont vu comme indispensables (par rapport à la mise à jour de Firefox 56), les prestations qui les accompagnent sont - à mon avis - sur tarifées, pour se faire de la gratte.
votre avatar
Belle illustration.
("l'état de l'art" ça veut à la fois tout dire et rien dire),
Oui c'est hyper subjectif. C'est plutôt un ensemble de normes à respecter qui permettrait d'en faire un système vérifiable. Un peu comme le PCI-DSS dans la monétique, par exemple.

Mais bon, même avec ce genre de cahier des charges, les budgets resteront rabotés sur ce qui sera considéré comme non essentiel. Les exigences non fonctionnelles comme l'IT et la sécurité autour en font bien souvent partie, sauf quand ça devient une obligation pour conserver une certification, par exemple. Comme ton exemple des extincteurs.
votre avatar
Mouarf, du PCI-DSS en milieu médical ... ils sont pas sortis des ronces.
(certif PA-DSS v2 inside)
votre avatar
et j'ai un centre hospitalier (et pas un petit !) dont les utilisateurs se connectent... avec un Firefox 56 !!!!
On t'a battu : Firefox 52.9 ici.
Et on peut avoir un 102.7 en parallèle si on veut. Mais toujours sans aucune extension ni possibilité de personnalisation (via le userChrome.css), faudrait tout de même pas qu'on puisse masquer les pubs sur les sites qui en sont blindés ni bloquer les malwares que certains hébergent (comme des cryptomineurs via navigateur), ni avoir un truc plus adapté à notre utilisation...
votre avatar
plus de 20 % des postes de travail et des serveurs ont « plus de sept ans ou un système d’exploitation hors de maintenance ou obsolète »
Ça me paraît un peu bizarre de mélanger les deux métriques. J'ai du matériel de plus de 10 ans chez moi, et un OS bien à jour dessus (Debian testing). Windows 10 est sorti il y a 9 ans ½, et du matériel peut très bien tourner dessus sans présenter de problème de sécurité.
votre avatar
Avec un uefi et un processeur patchables ?
votre avatar
Chez moi, c'est un Atom D2550, lscpu me dit qu'il n'y a aucune vulnérabilité CPU. C'est pas de l'UEFI mais du BIOS.
Bon, je suis pas à l'abri d'une vulnérabilité non patchée, c'est évident.
votre avatar
Dans un contexte de systématique réduction de budgets, vous imaginez bien que l'informatique ou sa sécurité ne seront pas moins vues "secondaires" qu'auparavant. Déjà que la culture informatique dans la société n'est déjà pas folichonne…

Et j'aimerais bien voir la tête de la manière dont la maintenance (ou ce qu'il en reste) du parc informatique est réalisé.
Certainement pas/plus de DSI interne, mais une palanquée d'opérateur privés tiers facturant à prix d'or des interventions ponctuelles de qualité discutable. Comme d'habitude & partout, en somme.

Avant de critiquer des points de détails, plutôt que d'ergoter sur les ramifications de l'effet des restrictions budgétaires, plutôt que de se battre sur les miettes des conséquences, rassemblons-nous plutôt pour attaquer le problème par le fond : retrouver enfin un financement décent des services publics.

Pour ce faire, respectons l'action publique en arrêtant de systématiquement donner les poules aux œufs d'or aux opérateurs privés tout en conservant les parties déficitaires de projets d'infrastructure (réseaux, de tous types).
Régulons l'activité économique. Arrêtons les subventions inconsidérées, non-conditionnées, et demandons des comptes sur celles versées, rétroactivement.
Le tout adossé, évidemment, à une saine & juste perception de l'impôt en cassant ce plafond du taux global effectif de l'IRPP à 60% pour les plus riches. Et alignons l'IS sur l'IRPP, tiens, pour soulager les plus petits.
En tant qu'on y est, basculons dans l'impôts les taxes qui n'ont pas/plus de raison d'être régulatrice, mais rémunératrices.

Le problème est pointé depuis des décennies, à contre-courant des politiques.
On continue à n'observer & débattre que du doigt.

Cybersécurité : la Cour des Comptes met les hôpitaux en PLS

  • Troisième secteur le plus à risque

  • La cybersécurité, parent pauvre du (parent pauvre qu’est le) numérique hospitalier

  • La délégation au numérique en santé pilote le CaRE

Fermer