38 euros d’amende pour avoir insulté son employeur sur Facebook

38 euros d’amende pour avoir insulté son employeur sur Facebook

Mieux vaut ne pas avoir 30 millions d'amis

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Xavier Berne

Publié dans

Droit

29/08/2016
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38 euros d’amende pour avoir insulté son employeur sur Facebook

Le tribunal correctionnel de Saint-Omer (Pas-de-Calais) vient d'infliger une amende de 38 euros à un salarié qui avait insulté son employeur sur Facebook. Heureusement pour le coupable, son compte était paramétré de telle sorte que l’injure publique n’a pas été retenue par les juges.

Ce sont cinq petits mots qui auront finalement coûté assez cher à leur auteur. 639 euros au total (si l’on ajoute un euro de dommages et intérêts et les 600 euros de frais de justice alloués à l’employeur victime). « Putain de direction de merde. » Voilà les propos tenus sur Facebook le 1er avril 2015 par un salarié de la SEPD (Société d’exploitation des ports du Détroit), par ailleurs délégué syndical CGT.

Jugé fin juin par le tribunal correctionnel de Saint-Omer, le prévenu était initialement poursuivi pour injure publique. Il a en fin de compte été reconnu coupable, jeudi 25 août, d’une simple injure non-publique, comme le rapporte La Voix du Nord. La différence est de taille : dans le premier cas, il s’agit d’une infraction passible de 12 000 euros d’amende ; dans le second, l’amende est simplement de 38 euros.

Enjeu autour de la qualification en injure publique/privée

Comment expliquer ce retournement ? « Mon compte était privé. Quelqu’un se trouvant dans mes amis a vendu la mèche » a expliqué le mis en cause lors du procès. Son compte était visiblement paramétré de telle sorte que seuls ses « amis » pouvaient accéder au message litigieux.

Le tribunal a ainsi suivi l’arrêt de principe rendu le 10 avril 2013 par la Cour de cassation. Des propos « accessibles qu’aux seules personnes agréées par [l’utilisateur de Facebook], en nombre très restreint », doivent en principe conduire les magistrats à écarter la qualification d’injure publique, n’importe qui ne pouvant pas avoir connaissance de l’insulte proférée. Autrement dit, si ce même message avait été tenu sur un blog ou une page Facebook ouverte au public, son auteur aurait cette fois été passible de sanctions bien plus lourdes.

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Écrit par Xavier Berne

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

Enjeu autour de la qualification en injure publique/privée

Commentaires (66)


Le 29/08/2016 à 07h 30

L’article ne dit pas si le salarié avait raison ou non sur le fond.


Le 29/08/2016 à 07h 30

A quoi bon insulter son employeur sur un réseau social ?

Si je le faisais je serais déjà à la rue à l’heure qu’il est lol

 

Vaut mieux le dire de vive voix ;-)



 


Le 29/08/2016 à 07h 31

Pour ceux qui se posent les mêmes questions que moi sur les injures non publiques, voilà ce que ça couvre :

 

Injure non publique

L’injure non publique concerne l’injure prononcée :





  • par son auteur à sa victime sans qu’aucune tierce personne ne soit présente (par exemple, dans un SMS),

  • devant un cercle restreint de personnes partageant les mêmes intérêts que la victime soit présente ou non. Les personnes témoins sont toutes un même lien entre elles. Ce lien lien peut être professionnel, personnel… Par exemple, une injure lancée lors d’un comité d’entreprise est non publique, car prononcée devant un nombre restreint de personnes appartenant à une même instance.





    Toutefois, une injure prononcée entre 2 personnes visant une personne

    non présente et dans un cadre confidentiel (courrier privé…) n’est

    pas punissable par la justice pénale (par exemple, si un salarié insulte

    son employeur dans un SMS adressé à un autre collègue).

    Dans certains cas, les injures prononcées sur un réseau social

    peuvent considérées comme non publique. Si l’injure a été diffusée sur

    le compte accessible uniquement un nombre restreint d’“amis”

    sélectionnés par l’auteur des propos, il s’agit d’une injure non

    publique.


Le 29/08/2016 à 07h 33

Ne jamais parler du boulot sur un réseau social non anonymisé. <img data-src=" />


Le 29/08/2016 à 07h 36

[humour]

&nbsp;rhooo le pauvre à des pb de direction sur sa voiture et il a une amende…. tss tss tss&nbsp;<img data-src=" />


Le 29/08/2016 à 07h 38

on doit toujours être maître de son véhicule <img data-src=" />

(même si ce dernier ne véhicule que notre pensée)


Le 29/08/2016 à 07h 46







Arpago a écrit :



L’article ne dit pas si le salarié avait raison ou non sur le fond.



Ben… Impossible de répondre à cette question sans proférer une injure publique.



Sinon, merci les “amis” Facebook, la France des années 40 a encore un bel avenir devant elle



Le 29/08/2016 à 07h 51







ludo0851 a écrit :



Ben…



Sinon, merci les “amis” Facebook, la France des années 40 a encore un bel avenir devant elle





Ah ouai quand même tu vas chercher loin, tu cherche a taper le point Godwin ? On peut aussi dire …. Quil avait qua pas ajouter n’importe qui sur son facebook.



Le 29/08/2016 à 07h 56

Moi j’ai pas d’amis, comme ca c’est reglé. <img data-src=" />

Putain d’amitié de merde.



NB : se faire balancer par un “ami”, c’est quand même la lose…. <img data-src=" />


Le 29/08/2016 à 07h 56

En tant que délégué syndical, il doit avoir accés à des données sensibles. En plus de la discrétion sur ces données il devrait être exemplaire au moins dans le comportement. Evidemment ca aurait été mieux sans les frais de justice et l’année et demi d’attente mais notre pays est ainsi fait.&nbsp;


jayr0m Abonné
Le 29/08/2016 à 07h 57

donc, en fait, dès que tu jures en privé, c’est 38 € d’amende ?? ça fait cher la vie privée…


Le 29/08/2016 à 07h 59







jayr0m a écrit :



donc, en fait, dès que tu jures en privé, c’est 38 € d’amende ?? ça fait cher la vie privée…







Privé et Facebook c’est un paradoxe <img data-src=" />



Le 29/08/2016 à 08h 00

Je ne sais pas ce qu’a amené le salarié est écrire sur un réseau public (même si dans ce cas il l’avais limité l’accès) mais ce n’est pas très “intelligent”.

&nbsp;

Sur le coup de la colère, nous pouvons dire certaines choses mais de la à les écrire, il faut faire attention.

C’est pour le salarie un rappel à l’ordre sans gravité.








van25fr a écrit :



Sur le coup de la colère, nous pouvons dire certaines choses mais de la à les écrire, il faut faire attention.

C’est pour le salarie un rappel à l’ordre sans gravité.





C’est un délégué syndical.

Ca affaiblira dans tous les cas sa position lors de negociations tendues.



Le 29/08/2016 à 08h 09







FunnyD a écrit :



Ne jamais parler du boulot sur un réseau social non anonymisé. <img data-src=" />





Y’a déjà un problème, le principe du réseau sociale c’est de partager, pas d’être anonyme.

Sinon, tu vas sur un forum.





ludo0851 a écrit :



Ben… Impossible de répondre à cette question sans proférer une injure publique.



Sinon, merci les “amis” Facebook, la France des années 40 a encore un bel avenir devant elle





Sur FaceBook, tes “amis” n’ont d’“amis” que le titre.

Y’a pas de différenciations entre “grosse cloche”, “gros lourd” et “je me la(le) taperai bien”.





Elwyns a écrit :



Ah ouai quand même tu vas chercher loin, tu cherche a taper le point Godwin ? On peut aussi dire …. Quil avait qua pas ajouter n’importe qui sur son facebook.





Il l’a effectivement bien cherché.

Cela dit, y’avait aussi les options FSB, Stazi, FBI (période Hoover), …





Drepanocytose a écrit :



Moi j’ai pas d’amis, comme ca c’est reglé. <img data-src=" />

Putain d’amitié de merde.



NB : se faire balancer par un “ami”, c’est quand même la lose…. <img data-src=" />





Han ! injure publique !

Sinon, +1 pour le NB… comme quoi, un syndicaliste c’est quand même un mec qui y croit à la fraternité, ce ne sont pas que des mecs qui se font acheté.





jayr0m a écrit :



donc, en fait, dès que tu jures en privé, c’est 38 € d’amende ?? ça fait cher la vie privée…





12K€ pour le public, vaut mieux faire ça en privé ^^





L’eclaireur a écrit :



En tant que délégué syndical, il doit avoir accés à des données sensibles. En plus de la discrétion sur ces données il devrait être exemplaire au moins dans le comportement. Evidemment ca aurait été mieux sans les frais de justice et l’année et demi d’attente mais notre pays est ainsi fait.





+1



Comme quoi, rien ne vaut le plaisir de le dire en face au patron <img data-src=" />


Le 29/08/2016 à 08h 11







Cara62 a écrit :



Privé et Facebook c’est un paradoxe <img data-src=" />





Si tu veux dire un truc sur ton patron, tu fais signer un NDA à tous tes contacts présents avant <img data-src=" />



Arcy Abonné
Le 29/08/2016 à 08h 22

Il aurait pu avoir une pénalité de 10 crédits pour infraction au code de moralité du langage, il s’en sort bien.



:sors:


Le 29/08/2016 à 08h 29







FunnyD a écrit :



Ne jamais parler sur un réseau social non anonymisé. <img data-src=" />





<img data-src=" />



luxian Abonné
Le 29/08/2016 à 08h 32



En même temps, s’adresser à une page électronique quand on a un besoin pressant de quelques feuilles de papier …<img data-src=" />


garn Abonné
Le 29/08/2016 à 08h 42

Vu qu’on peut se faire virer si c’était paramétré en public, à la limite il s’en sort plutot bien au final









ludo0851 a écrit :



Ben… Impossible de répondre à cette question sans proférer une injure publique.



Sinon, merci les “amis” Facebook, la France des années 40 a encore un bel avenir devant elle







ah, si, nous, on peut, vu qu’on est pas employé et aucune obligation de fidélité à l’entreprise



Le 29/08/2016 à 08h 51

<img data-src=" /> voulais la faire !



“John Spartan, vous avez une amende d’un crédit pour infraction au code de moralité du langage”


Le 29/08/2016 à 08h 55







the_Grim_Reaper a écrit :



Sur FaceBook, tes “amis” n’ont d’“amis” que le titre.

Y’a pas de différenciations entre “grosse cloche”, “gros lourd” et “je me la(le) taperai bien”.







Fallait être sur Google+, tu peux y faire autant de cercles “d’amis” que tu veux <img data-src=" />



Winderly Abonné
Le 29/08/2016 à 09h 10







Crowned-Clown a écrit :



A quoi bon insulter son employeur sur un réseau social ?

Si je le faisais je serais déjà à la rue à l’heure qu’il est lol

&nbsp;

Vaut mieux le dire de vive voix ;-)



&nbsp;





Je plussoie, dire les choses directement à la personne concernée évite (généralement) des surprises.

Je dis généralement parce que des gens aiment manger froid.



vizir67 Abonné
Le 29/08/2016 à 09h 29

et APRES ça …..on ira dire “qu’Internet est une zone de non-droit” !

“le Far-West” selon NS !

la preuve….., que : NON !




  • y-a des règles, comme dans “la RL”, et c’est tant mieux !!! <img data-src=" />


Le 29/08/2016 à 09h 37







the_Grim_Reaper a écrit :



Y’a déjà un problème, le principe du réseau sociale c’est de partager, pas d’être anonyme.

Sinon, tu vas sur un forum.





Je fais la différence entre facebook, réseau social avec généralement le vrai nom, et twitter, réseau social généralement anonymisé et google +, cimetière social. <img data-src=" />



Le 29/08/2016 à 09h 38

Donc, le salarié est condamné pour injure non publique mais, du même coup, le tribunal rend cette injure publique. Allez comprendre la logique…


Le 29/08/2016 à 09h 50







CryoGen a écrit :



Fallait être sur Google+, tu peux y faire autant de cercles “d’amis” que tu veux <img data-src=" />





Les cercles ça existe aussi sur FB au final, mais ils sotn juste tous appelés “amis”

Le principe du cercle G+ est je trouve mieux, mais personne n’est dessus :/







FunnyD a écrit :



Je fais la différence entre facebook, réseau social avec généralement le vrai nom, et twitter, réseau social généralement anonymisé et google +, cimetière social. <img data-src=" />





Pour le coup, entre Twitter et FB, je colle ça dans le même.



Le 29/08/2016 à 09h 57







the_Grim_Reaper a écrit :



Pour le coup, entre Twitter et FB, je colle ça dans le même.





Bof, FB, je l’utilis eprincipalement pour rester en contact avec mes amis/famille physique vu que j’habite loin de chez eux et donc, je met mon vrai nom, alros que twitter, pas du tout, c’est sous pseudo, et mes amis/famille n’y sont pas ou alors sous pseudo eux aussi et donc pas d’interaction volontaire avec eux



Le 29/08/2016 à 10h 13

je ne vois pas pourquoi il a été condamné.

il n’a rien dit de mal :“putain de direction de merde”.



Une putain est une dame qui donne du plaisir à des messieurs en échange d’argent, or c’est exactement ce que fait la direction : elle fait plaisir aux actionnaires en échange d’un bon salaire. Donc ce n’est pas une insulte.



La merde c’est un excrément, c’est du fumier avec lequel on fait de l’engrais afin d’améliorer la productivité agricole. Ce n’est pas une insulte, c’est un fertilisant.



Donc pour résumer notre brave homme a dit : “ la direction donne du plaisir aux actionnaires en échange d’un gros salaire tout en faisant ce qu’il faut pour améliorer la productivité”.



C’est même plutôt un compliment, la direction devrait s’en sentir flattée.


Le 29/08/2016 à 10h 29

Et la justice a conclue que la direction avait bien fait de la merde? Ou bien la parole du chef a par défaut plus de valeur que la parole du subordonné? <img data-src=" />


Patch Abonné
Le 29/08/2016 à 10h 57

Il n’a plus qu’à chercher la taupe, maintenant…


Le 29/08/2016 à 11h 02

Pro tips : toujours utiliser l’ironie !



Par exemple :




  • cette direction est la plus compétente qu’il m’ait été donné de voir !

  • mon patron est un génie !

  • les INpactiens sont beaux

    Etc…


Le 29/08/2016 à 12h 08







arno53 a écrit :



Pro tips : toujours utiliser l’ironie !



Par exemple :




  • cette direction est la plus compétente qu’il m’ait été donné de voir !

  • mon patron est un génie !

  • les INpactiens sont beaux

    Etc…





    elle est où l’ironie ? <img data-src=" />



    <img data-src=" />



Le 29/08/2016 à 12h 14







picatrix a écrit :



Une putain est une dame qui donne du plaisir à des messieurs en échange d’argent, or c’est exactement ce que fait la direction : elle fait plaisir aux actionnaires en échange d’un bon salaire. Donc ce n’est pas une insulte.&nbsp;





&nbsp;Cette comparaison est dégradante pour les putes !



Le 29/08/2016 à 12h 32







athlon64 a écrit :



elle est où l’ironie ? <img data-src=" />



<img data-src=" />





d’autant que ça s’apparente plus à du sarcasme <img data-src=" />



Le 29/08/2016 à 12h 35

Ni l’un ni l’autre pour le coup <img data-src=" />


C’est quand même triste de se dire que c’es pénalisé car c’est écris.

alors que c’est très probablement une goutte d’eau par rapport à ce qui es dit de vive voix.

D’autant que ça reste soft comme remarque ^^





Il y en a une ou une qui va perdre un ami virtuel <img data-src=" /> (et probablement se faire un ennemi par la même).

Mais bon, en arriver à la délation, ça sent l’ambiance pas terrible… Ou alors une personne qui à les dents longues ^^’


barlav Abonné
Le 29/08/2016 à 12h 51

caramba!!

encore loupe


vizir67 Abonné
Le 29/08/2016 à 13h 14

je me posait la même Question ?

(fallait pas nous chercher “Mister Athlon”) !


Le 29/08/2016 à 13h 26







vizir67 a écrit :



je me posait la même Question ?

(fallait pas nous chercher “Mister Athlon64”) !





<img data-src=" /> <img data-src=" />



Le 29/08/2016 à 13h 57







garn a écrit :



Vu qu’on peut se faire virer si c’était paramétré en public, à la limite il s’en sort plutot bien au final







Pas sûr qu’il veuille continuer à travailler pour une telle entreprise dans ce type de contexte.



Personnellement j’aimerai bien me faire virer de ma boite… … mais je n’y arrive pas. J’ai même posé ma démission, en insistant lourdement que j’aimerai être indemnisé pour les 4 mois non payé l’année précédente (suite à une erreur de compta que le service paye ne savait pas régler, donc ils ont laissé tomber en gelant 100% de ma paie pendant 4 mois). Conséquence, le chef d’agence m’appelle pour faire du chantage à la calomnie comme quoi si je maintiens ma démission il s’assurera de me pourrir mes prises de références.

En attendant je suis obligé de rester jusqu’à la fin de mon préavis de 2 mois. Et le 1er Septembre ma paye sera tronquée de 40% parce que le service paye (d’une boite de 18’000 employés) est en vacances.



Le 29/08/2016 à 14h 02







kwak-kwak a écrit :



Pas sûr qu’il veuille continuer à travailler pour une telle entreprise dans ce type de contexte.



Personnellement j’aimerai bien me faire virer de ma boite… … mais je n’y arrive pas. J’ai même posé ma démission, en insistant lourdement que j’aimerai être indemnisé pour les 4 mois non payé l’année précédente (suite à une erreur de compta que le service paye ne savait pas régler, donc ils ont laissé tomber en gelant 100% de ma paie pendant 4 mois). Conséquence, le chef d’agence m’appelle pour faire du chantage à la calomnie comme quoi si je maintiens ma démission il s’assurera de me pourrir mes prises de références.

En attendant je suis obligé de rester jusqu’à la fin de mon préavis de 2 mois. Et le 1er Septembre ma paye sera tronquée de 40% parce que le service paye (d’une boite de 18’000 employés) est en vacances.





Pour les prises de références, dis-lui que tu demanderas à des proches de faire du testing pendant 2 ou 3 ans.



garn Abonné
Le 29/08/2016 à 14h 05







kwak-kwak a écrit :



Pas sûr qu’il veuille continuer à travailler pour une telle entreprise dans ce type de contexte.



Personnellement j’aimerai bien me faire virer de ma boite… … mais je n’y arrive pas. J’ai même posé ma démission, en insistant lourdement que j’aimerai être indemnisé pour les 4 mois non payé l’année précédente (suite à une erreur de compta que le service paye ne savait pas régler, donc ils ont laissé tomber en gelant 100% de ma paie pendant 4 mois). Conséquence, le chef d’agence m’appelle pour faire du chantage à la calomnie comme quoi si je maintiens ma démission il s’assurera de me pourrir mes prises de références.

En attendant je suis obligé de rester jusqu’à la fin de mon préavis de 2 mois. Et le 1er Septembre ma paye sera tronquée de 40% parce que le service paye (d’une boite de 18’000 employés) est en vacances.







Euh si t ‘as 4 mois non payés et que tu peux le prouver montes un dossier pour les prud’hommes, a lancer à la sortie de ta boite. Ca mettra un moment, mais ca se terminera invariablement en négociation et tu pourras récupérer ton salaire moins 10% de l’avocat

Gelé la paye = t’as été indemnisé ensuite ou pas? Si au final t’as récupéré tes sous, par contre, ca sera plus possible de se faire indemniser, pratiquement



Pour septembre, tout ce que tu dois avoir c’est ton solde de tout compte et vérifier que tout est la. Vu que tu démissionnes tas pas le droit au chomage donc t’es même pas “pressé” et tu pourras ne pas signer tant que t’as pas la bonne somme dessus



Ca parait bizarre cette histoire mais on voit tellement de trucs énormes… Faut juste pas hésiter à se défendre



(pour les prises de référence tu t’en cognes, je sais pas ou tu bosses ou plutot dans quelle branche mais c’est intééressant uniquement quand t’es freelance. Bien sur, ca dépend énormément du type de métier, le monde est petit, mais ils peuvent pas empecher une démission, juste faire respecter la loi et les préavis)



18K employés, ca fait très SSII / ESN cette histoire, donc dans ce cas… Je suis plutot habitué au contexte (et je maintiens a 300% le coup des références). D’un autre coté, préavis 2 mois t’es pas cadre donc (ce qui ne change rien niveau droit, juste peut etre que tu bosses pas en informatique)



Le 29/08/2016 à 14h 08







le podoclaste a écrit :



Pour les prises de références, dis-lui que tu demanderas à des proches de faire du testing pendant 2 ou 3 ans.





C’est ce que j’ai fait, je lui ai promis de faire du testing, en lui rappelant que la calomnie est passible de 5 ans de prison et 45’000€ d’amende.

De plus, depuis cette menace de leur part, je commence toutes mes conversations téléphoniques avec eux par : Je vous informe que cette conversation est enregistrée… Leur discours s’est largement assaini.



vizir67 Abonné
Le 29/08/2016 à 14h 46

1000 pardons “le Basque” ! <img data-src=" />


vizir67 Abonné
Le 29/08/2016 à 15h 00

“purée”….quelle ambiance !!! <img data-src=" />

(tas bien fait de partir)


Le 29/08/2016 à 15h 01

Du tout ! <img data-src=" />



Je suis juste 64bit <img data-src=" />


fred42 Abonné
Le 29/08/2016 à 15h 10

Il y a des Béarnais aussi. Il doit l’être d’ailleurs <img data-src=" />


vizir67 Abonné
Le 29/08/2016 à 15h 13

oups ….encore une bévue !


Le 29/08/2016 à 15h 20

Est-ce que tu t’es fait traité de “procédurier” ? Si oui, pense à mettre à jour ta liste d’achievement unlocked.


Le 29/08/2016 à 15h 46

Pour compléter ce que dit Garn, c’est un peu tard maintenant et ça dépend des termes de ta lettre de démission, mais l’idéal aurait été de prendre acte de la rupture de ton contrat.



Tu envoies une lettre pour dire ton employeur pour lui dire que ses manquements sont tels qu’ils rendent la poursuite de ton contrat impossible.



Par défaut, c’est traité comme une démission par Pôle Emploi, mais au bout de 4 mois, tu peux passer en commission pour être indemnisé de ta perte d’emploi.



Le top pour être indemnisé, c’est de saisir le CPH pour qu’il constate que ta prise d’acte était justifiée. Après, tu avais 2 solutions.



Prise d’acte injustifiée : effets d’une démission.

Prise d’acte justifiée : effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse (indemnités de préavis, licenciement, licenciement sans cause réelle et sérieuse).



La voie royale quand tu sens que tu peux encore tenir au travail, c’est de demander directement la résiliation judiciaire du contrat au CPH. Bon, le jour où l’employeur reçoit la convocation, les relations se dégradent …


Ami-Kuns Abonné
Le 29/08/2016 à 15h 50

J’espère que c’est pas la direction de l’OCP, leur produits ont des bug mortel.<img data-src=" />


Le 29/08/2016 à 16h 10

Le gars a fait ça un 1er avril, il aurait pu justifier le poisson&nbsp;<img data-src=" />


Le 29/08/2016 à 19h 20







kwak-kwak a écrit :



C’est ce que j’ai fait, je lui ai promis de faire du testing, en lui rappelant que la calomnie est passible de 5 ans de prison et 45’000€ d’amende.

De plus, depuis cette menace de leur part, je commence toutes mes conversations téléphoniques avec eux par : Je vous informe que cette conversation est enregistrée… Leur discours s’est largement assaini.





Emmanuel Macron a eu vent de ta dituation et a dit : “Ce type de comportement génère du stress chez les employeurs. Grâce à ma loi El Khomri, ce genre de situation ne se produira plus. L’employé sera licencié sans aucune de procédure ni indemnité. C’est comme cela qu’on rendra la confiance aux employeurs”







Henri_MTL a écrit :



Le gars a fait ça un 1er avril, il aurait pu justifier le poisson <img data-src=" />



N’empêche, en tant que patron, il ne faut pas avoir une haute estime de soi pour prendre à son compte l’expression “direction de merde” qui est on ne peut plus générique



Le 29/08/2016 à 19h 51







x689thanatos a écrit :



C’est quand même triste de se dire que c’es pénalisé car c’est écris.

alors que c’est très probablement une goutte d’eau par rapport à ce qui es dit de vive voix.

D’autant que ça reste soft comme remarque ^^





Il y en a une ou une qui va perdre un ami virtuel <img data-src=" /> (et probablement se faire un ennemi par la même).

Mais bon, en arriver à la délation, ça sent l’ambiance pas terrible… Ou alors une personne qui à les dents longues ^^’







Ce n’est pas triste, c’est une preuve directe ; donc la plus élémentaire pour juger d’un fait quelconque. Difficile de contredire ses propres écrits devant un tribunal.

Alors que pour une preuve orale c’est nettement plus simple de mettre en doute la parole adverse, surtout dans le cas où il n’y a que deux personnes ^^’



Après, pour le point sur “ça reste soft comme remarque”, je ne serais pas du même avis que toi.

Que faut-il pour “sortir du soft” ? Sans oublier que, et c’est à noter, une “insulte” n’est PAS une “injure” (ou seulement une composante).



Pour terminer, il faut AMHA sortir du carcan “délation = nazi” (enfin, c’est souvent comme ça qu’on fait paraitre ça sur internet et IRL hein ^^).

Il est parfois bon de rappeler les gens à leurs obligation et à la réalité.



Un délégué syndical, avec toutes les responsabilités qui lui incombent, injuriant sa propre direction sur FB doit être rappelé à l’ordre, par la loi si besoin. Et inversement of course.



Pas mal d’entre eux, sous prétexte de “représenter le personnel” (ce qui est d’ailleurs souvent faux) se donnent des droits qu’ils n’ont pas.



choukky Abonné
Le 29/08/2016 à 20h 57







picatrix a écrit :



je ne vois pas pourquoi il a été condamné.

il n’a rien dit de mal :“putain de direction de merde”.



Une putain est une dame qui donne du plaisir à des messieurs en échange d’argent, or c’est exactement ce que fait la direction : elle fait plaisir aux actionnaires en échange d’un bon salaire. Donc ce n’est pas une insulte.



La merde c’est un excrément, c’est du fumier avec lequel on fait de l’engrais afin d’améliorer la productivité agricole. Ce n’est pas une insulte, c’est un fertilisant.



Donc pour résumer notre brave homme a dit : “ la direction donne du plaisir aux actionnaires en échange d’un gros salaire tout en faisant ce qu’il faut pour améliorer la productivité”.



C’est même plutôt un compliment, la direction devrait s’en sentir flattée.





<img data-src=" /> <img data-src=" /> T’es doué dans la manipulation du langage, tu devrais faire carrière en politique. <img data-src=" />



choukky Abonné
Le 29/08/2016 à 21h 09







garn a écrit :



Vu que tu démissionnes tas pas le droit au chomage donc t’es même pas “pressé” et tu pourras ne pas signer tant que t’as pas la bonne somme dessus





Pour avoir testé la solution de la démission, il est possible d’obtenir le droit au chômage au bout de 4 mois (passage en commission), la seule contrepartie est de montrer qu’on se sort les doigts du cul pour trouver un job, ce qui ne dois pas trop poser de moindre problème quand on est assez motivé pour se mettre intentionnellement en précarité, à moins d’être un gros branleur. <img data-src=" />



garn Abonné
Le 30/08/2016 à 08h 12







choukky a écrit :



Pour avoir testé la solution de la démission, il est possible d’obtenir le droit au chômage au bout de 4 mois (passage en commission), la seule contrepartie est de montrer qu’on se sort les doigts du cul pour trouver un job, ce qui ne dois pas trop poser de moindre problème quand on est assez motivé pour se mettre intentionnellement en précarité, à moins d’être un gros branleur. <img data-src=" />









Oui tout a fait, mais comme tu dis “ca passe en commission” et on connait tous la joie de l’administration, y a rien de certain. Et puis c’est quand meme 4 mois sans rien en attendant <img data-src=" />



J’ia déja eu tellement de WTF avec Pole emploi



Le 30/08/2016 à 08h 53

Ce qui fait froid dans le dos, c’est surtout de se dire que parmi tes collègues, y a des collabos. Bonjour l’ambiance après…


Jarodd Abonné
Le 30/08/2016 à 08h 58

Si l’injure n’est pas publique, on peut être condamné pour une injure privée ? Je fais un apéro avec mes collègues après le boulot, l’un d’eux m’enregistre quand j’insulte mon boss, je risque l’amende ?



Idem si je dis l’insulte chez moi dans mon jardin, et que le voisin l’entend ?



En gros, à part être sur une ile déserte, on ne peut plus rien dire car il existe toujours une infime possibilité que ce soit entendu et rapporté ? <img data-src=" />


Le 30/08/2016 à 09h 11

tu as ta réponse au com #3 <img data-src=" />


Je réagissait par rapport à certaines boites ou je suis passé, ou de la famille/amis/entourage/….



Des boites rachetées pour être coulées, la direction qui ne peux plus se sentir elle même, certaines personnes qui deviennent juste malsaines car elles sont prêtes à n’importe qu’elle bassesse pour espérer rester (malgré le fait que l’atmosphère es irrespirable ^^‘).



Du coup ma réaction était plus d’un point de vue humain que juridique/législatif.


Le 30/08/2016 à 23h 22







x689thanatos a écrit :



Je réagissait par rapport à certaines boites ou je suis passé, ou de la famille/amis/entourage/….



Des boites rachetées pour être coulées, la direction qui ne peux plus se sentir elle même, certaines personnes qui deviennent juste malsaines car elles sont prêtes à n’importe qu’elle bassesse pour espérer rester (malgré le fait que l’atmosphère es irrespirable ^^‘).



Du coup ma réaction était plus d’un point de vue humain que juridique/législatif.







Ouip je comprend tout à fait, j’ai aussi eu affaire à des directions pas toujours exemptes de tous défauts et à des “collègues” (si on peut appeler ça comme ça …) prêts à vendre père et mère pour monter dans l’entreprise …

Enfin bref, ça pour dire que je ne jugeais pas ton commentaire sur ça.



Cependant, étant adjoint à la direction à mon poste actuel (et ce n’est qu’une PME avec trois points de vente et 50 personnes), je peux t’assurer que “vu du haut” les employés sont trèèè(…)èèès loin d’être des exemples dans l’écrasante majorité des cas (et c’est malheureux à dire).



Les arrêts de travail volontaire, les coups de pute à droite et à gauche, les délations (parfois fausse, mais osef ça laisse une trace sur le collègue), les pneus crevés, et j’en passe …



Ca ne changera réellement jamais AMHA, le monde du travail c’est chacun pour sa gueule, rien de neuf. Et lorsqu’il le faut, ton ami-collègue (avec qui tu fais ton BBQ tous les dimanches) n’hésitera pas à te marcher sur la gueule pour 15 cts/h en plus.



Pour terminer, ayant vu les deux côtés du miroir, je dirais que les putasseries c’est bien 4060 entre les directions et les employés (avis personnel, bien entendu).



Effectivement, on ne peux pas généraliser mais d’un coté comme de l’autre il y a toujours des personnes à tirer a fond pour voir jusqu’où ils peuvent aller..



Ce qui se finit souvent en conséquences pour tout le monde :(


choukky Abonné
Le 31/08/2016 à 18h 47







garn a écrit :



Et puis c’est quand meme 4 mois sans rien en attendant <img data-src=" />





C’est à ça qu’on reconnaît la motivation du gars qui veut se barrer ailleurs coûte que coûte. <img data-src=" />