#Le brief du 26 janvier 2026

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Les Core Ultra Series 4 (Nova Lake) arriveront à la fin de l’année

Cette annonce a été faite par Lip-Bu Tan, le CEO d’Intel, pendant la conférence de présentation des résultats de l’entreprise (une retranscription est disponible sur Seeking Alpha). Il revient évidemment sur le lancement de Panther Lake (Core Ultra Series 3) avec les premières machines attendues dès le 27 janvier.

Mais il annonce surtout la couleur pour la suite : « Avec l’arrivée de notre processeur Nova Lake de nouvelle génération fin 2026, nous disposons désormais d’une feuille de route client qui allie performances de pointe et solutions optimisées en termes de coûts ».

Nova Lake sera donc la gamme des processeurs Core Ultra Series 4 pour les ordinateurs fixes et portables, sur un nouveau socket LGA 1954. Selon les dernières rumeurs reprises par Videocardz, cette famille de CPU pourrait intégrer jusqu’à 52 cœurs (16 cœurs performances, 32 cœurs efficacité et 4 cœurs basse consommation).

Il serait aussi question de nouvelles architectures Coyote Cove pour les P-cores et Arctic Wolf pour les E-cores. Un NPU de nouvelle génération est aussi annoncé, avec toujours plus de puissance de calcul pour des IA locales.

Nous devrions donc avoir deux générations de CPU cette année, alors que 2025 était une année « blanche ». Les Core Ultra Series 3 ont en effet été annoncés en septembre 2024. Intel est, pour rappel, revenu à une gravure maison pour ses Core Ultra Series 3 avec la technologie 18A.

La suite arrive avec la technologie 14A, dont « le développement est en bonne voie », affirme Lip-Bu Tan. Il ajoute que les premières puces devraient arriver en 2027, tandis que la production en volume est prévue pour 2028, bien après les Core Ultra Series 3 donc (qui seront en Intel 18A).

Peter Thiel est l’invité de l’Académie des sciences morales et politiques

Peter Thiel, le milliardaire qui assume de vouloir en finir avec la démocratie, est l’invité, lundi 26 janvier, de l’Académie des sciences morales et politiques.

L’événement, dont la tenue a été révélée par le journaliste Olivier Tesquet, prend place en fin d’après-midi, après une communication de Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, au sujet de l’impact de la présidence de Donald Trump sur la société et la démocratie américaines.

Pas un mot en revanche de Peter Thiel sur le calendrier public de l’établissement. « C’est une audition réservée aux académiciens, pas d’accès au public, c’est juste un groupe de travail… », minimise l’Académie, auprès de Libération.

« C’est privé, et c’est Peter Thiel qui a demandé à ce que ce soit confidentiel. Il veut pas non plus que ça se sache (…), il veut pas qu’il y ait des manifestations devant le truc », explique de son côté Carlos Diaz, l’animateur du podcast Silicon Carne, révélant au passage que Thiel organise dans la foulée de son intervention à l’Académie un dîner pour une cinquantaine de convives.

Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Peter Thiel risque d’être déçu : un appel au rassemblement a été lancé dimanche pour protester contre la venue de celui qui est qualifié de « principal idéologue du mouvement réactionnaire ».

Quel sera le propos de Thiel devant l’Académie des sciences morales et politiques ? Le milliardaire américain, cofondateur de PayPal puis de Palantir, a donné à l’automne un cycle de conférences privées consacrées à son idéologie dont les accents religieux servent un propos ouvertement libertarien.

Si l’Académie des sciences morales et politiques semble gênée aux entournures par cet invité, c’est peut-être aussi que le calendrier n’est pas idéal.

L’intervention de Peter Thiel est en effet programmée alors que l’opinion publique s’émeut, dans le monde entier, de la mort d’Alex Pretti, tué samedi par un agent de la Border Patrol (une agence fédérale de police en charge de l’immigration) à Minneapolis.

Or Palantir fait partie des entreprises, proches du président Trump, qui profite directement, d’un point de vue financier, des 27,7 milliards de dollars de budget annuel dont dispose désormais l’ICE, la police anti-immigration devenue première force fédérale américaine.

Seuls 20 % des Français paient pour s’informer en ligne, contre 33 % des Européens

Seuls 20 % des Français se disent prêts à payer pour accéder à des contenus d’information en ligne, indique une étude de l’Arcom sur le modèle économique de l’information en France : 7 % moins de 5 euros par mois, 5 % entre 5 et 10 euros, 8 % plus de 10 euros.

80 % des Français déclarent ne pas être prêts à payer pour de l’information en ligne

« À titre de comparaison, 35 % des Français paient pour des offres sportives en ligne (Eurosport, Canal+ Sport, etc.), 50 % pour des services de vidéo à la demande (Netflix, Prime Video, etc.), et 40 % pour du streaming audio (Deezer, Spotify, etc.) », relève pourtant le rapport.

Le graphique présenté dans l’étude pourrait laisser entendre que la France se situe dans la moyenne. L’étude souligne d’ailleurs que « cette tendance est généralisée en Europe : par exemple, seuls 17 % des Anglais et 14 % des Espagnols se disent prêts à payer pour des contenus d’information en ligne ».

Or, la source du graphique montre, a contrario, que 33 % des citoyens européens, en moyenne, paient pour accéder à de l’information, et que la France fait même partie des cinq pays de l’UE dont les citoyens sont les moins enclins à payer pour de l’information.

33 % des Européens, mais 20 % des Français, paient pour s’informer

La 39ème édition du baromètre La Croix – Verian – La Poste sur la confiance des Français dans les médias, rendue publique la semaine passée, montre pourtant que les Français déclarent que la perception de la crédibilité d’un média est beaucoup plus importante lorsqu’il est financé par ses abonnés (52 %) que par de l’argent public (42 %), la publicité (40 %), un fonds ou un actionnaire privé (36 %).

Le fait d’être financé par ses lecteurs est le premier critère de confiance envers les médias