Le système de gestion de paquets RPM 6.0 renforce la sécurité
2 min
Logiciel
Logiciel
RPM est l’un des systèmes de gestion de paquets les plus utilisés dans le monde Linux. On le retrouve bien sûr dans les systèmes Red Hat (RHEL et Fedora), mais également dans openSUSE, Mageia et d’autres distributions.
La version 6.0, arrivée hier soir, contient un grand nombre de nouveautés. Elle commence par casser la compatibilité avec les paquets RPM v3 pour des questions de sécurité, mais conserve celle pour les versions 4 et 5. Nous évoquions cette compatibilité récemment dans notre article consacré à Fedora 43, qui a adopté RPM 6.0, tout en conservant des paquets en v4 pour l’instant.
L’un des plus gros apports de RPM 6.0 est le support de plusieurs signatures OpenPGP par paquet. La nouvelle version se distingue plus globalement par une poussée sur l’intégrité cryptographique, avec la vérification par défaut des signatures, le support des clés et signatures OpenPGP v6 et QPC (Post-quantum cryptography), ainsi que celui de la mise à jour des clés précédemment importées. RPM 6.0 gère également l’utilisation de l’ID complet de la clé ou de l’empreinte digitale pour identifier les clés OpenPGP.
Cet effort sur la sécurité se retrouve dans de nombreux changements dans RPM 6.0 et reflète des inquiétudes grandissantes autour de la gestion des paquets. Et bien que les technologies ne soient pas les mêmes, les attaques perpétrées contre NPM récemment ont remis une pièce dans la machine. Le nouveau RPM, en plus de proposer une documentation remaniée, rend également les archives de versions davantage reproductibles, donc vérifiables.