La fête aura été de courte durée : moins d’un mois après avoir lancé son dernier jeu vidéo, 2XKO, l’éditeur américain Riot Games a annoncé le licenciement d’une partie de l’équipe responsable de son développement.
La décision a été relayée par Tom Cannon, le producteur exécutif de 2XKO, qui justifie cette réduction d’effectifs par la réception en demi-teinte réservée à ce jeu de combat 2v2 distribué en free-to-play.
« Après mûre réflexion et de nombreuses discussions, nous réduisons la taille de l’équipe 2XKO. Sachez que cette décision n’a pas été prise à la légère. Lors de notre passage du PC aux consoles, nous avons constaté des tendances constantes dans l’engagement des joueurs avec 2XKO. Le jeu a su trouver un écho auprès d’un noyau dur de joueurs passionnés, mais la dynamique globale n’a pas atteint le niveau nécessaire pour assurer la pérennité d’une équipe de cette taille. »
2XKO applique au jeu de combat les mécaniques compétitives et économiques de LoL ou Valorant – crédit Riot Games
Le jeu n’est pas abandonné, mais l’équipe désormais resserrée est censée s’atteler maintenant à des « améliorations clés » non spécifiées. Riot Games (propriété du chinois Tencent, éditeur de League of Legends et de Valorant) ne précise pas le nombre d’employés concernés, mais l’un des membres de l’équipe 2XKO a évoqué le chiffre de 80 licenciements auprès de Game Developer.
La nouvelle semble avoir été communiquée sans avertissement préalable aux équipes. « Dix ans chez 2XKO, douze chez Riot, et je me fais virer avec 30 minutes de préavis, lol », lâche sur Bluesky l’un des licenciés.
La décision parait d’autant plus abrupte que 2XKO a connu une phase de développement de près de dix ans sous l’égide de Riot Games. Le projet découle en effet du rachat, en 2016, de Radiant Entertainment, un petit studio spécialisé dans les jeux de combat fondé par Tom Cannon et son frère.
Initialement pensé pour le PC avant d’être porté sur PS5 et Xbox, 2XKO incarne la première offensive de Riot Games sur la scène des jeux de combat à dimension compétitive. Le jeu, qui dispose d’un mode classé, fait s’affronter des équipes de deux joueurs (2v2), avec une galerie de personnages inspirés de l’univers de League of Legends, tel qu’il a été mis en scène dans la série animée Arcane. Comme League of Legends ou Valorant, le jeu est accessible gratuitement, mais il faut souscrire un Battle Pass payant et saisonnier pour accéder plus facilement aux récompenses offertes par le jeu et aux animations événementielles.
Début février, une étude réalisée sous l’égide de la Game Developer Conference révélait que près d’un tiers des postes de l’industrie du jeu vidéo avaient été supprimés ou transformés au cours des deux dernières années.
Louvain, en Belgique, peut désormais s’enorgueillir de disposer d’une salle blanche de 2 000 m² dans laquelle seront bientôt conçus, développés et testés des procédés visant à produire des semiconducteurs avec une finesse de 2 nm ou moins. Baptisée NanoIC, cette ligne pilote a été inaugurée lundi 9 février dans les locaux de l’Imec (Institut de microélectronique et composants), l’institut de recherche interuniversitaire flamand responsable de ses opérations.
NanoIC devrait recevoir dès le mois de mars la dernière pièce majeure nécessaire au lancement de ses activités, un scanner lithographique EUV High-NA fourni par ASML. Une machine de pointe, dont le prix se compte en centaines de millions de dollars, et qui entre en œuvre dans les procédés de gravure les plus avancés du marché, chez TSMC comme chez Intel avec le procédé Intel 14A, annoncé début 2024.
Contrairement à ces projets industriels, qui servent une logique de production de masse, la ligne NanoIC est pensée pour la R&D. « En donnant accès à des technologies de semi-conducteurs de pointe, la ligne pilote NanoIC jouera un rôle crucial dans le renforcement du tissu industriel européen à l’ère de l’IA et dans la garantie d’un climat de croissance économique, de sécurité et de prospérité pour les décennies à venir », promet ainsi Luc Van den hove, directeur de l’Imec, selon qui une nouvelle salle blanche, de 4 000 m² cette fois, est déjà en préparation.
L’Imec de Louvain dispose désormais d’une salle blanche de 2 000 m² dédiée aux dernières technologies de fabrication de semiconducteurs – crédit Imec
Dans son ensemble, le projet a également vocation à essaimer au sein des structures partenaires de l’Imec, dont le CEA-Leti (France), l’institut Fraunhofer (Allemagne) et les centres de recherche techniques VTT (Finlande), CSSNT (Roumanie) et Tyndall National Institute (Irlande).
Cette ligne pilote représente un investissement global de 2,5 milliards d’euros, dont 700 millions d’euros apportés par la Commission européenne. Le principe en avait été validé au printemps 2024, dans le cadre du Chips Act de l’Union européenne, qui prévoit une enveloppe totale de 43 milliards d’euros pour promouvoir la fabrication européenne de puces électroniques et répondre aux plans d’investissements chinois et états-uniens.
Fin janvier, le CEA-Leti a lui aussi inauguré sa propre ligne pilote, surnommée FAMES et installée dans ses locaux de Grenoble. Cofinancée par France 2030, elle représente un investissement de 830 millions d’euros, tourné vers cinq technologies considérées comme stratégiques : les prochaines générations de procédés FD-SOI, les mémoires non volatiles embarquées, l’intégration 3D, les composants RF passifs et les composants passifs pour la gestion de puissance.
Les utilisateurs de ChatGPT aux États-Unis sont désormais susceptibles de voir apparaître des publicités dans l’interface de discussion. OpenAI a en effet confirmé lundi 9 février l’introduction concrète des premières réclames pour les utilisateurs de la version gratuite du service et les détenteurs du nouvel abonnement ChatGPT Go, lancé mi-janvier.
« Nous commençons par un test afin d’apprendre, de recueillir des commentaires et de nous assurer que l’expérience est satisfaisante », promet OpenAI, qui avance sur des œufs en matière de communication. L’entreprise de Sam Altman a en effet été prise à partie par sa rivale Anthropic, qui a mis à profit les séquences publicitaires du Super Bowl pour la tourner en dérision, et promettre que les modèles Claude ne seront jamais associés à de la pub.
La publicité est doublement contextualisée, en fonction de la conversation et de l’utilisateur
OpenAI réaffirme de son côté qu’elle envisage la publicité comme un levier nécessaire à l’accessibilité de ChatGPT. « Pour garantir la rapidité et la fiabilité des abonnements Free et Go, il est nécessaire de disposer d’une infrastructure importante et de réaliser des investissements continus. Les publicités contribuent à financer ce travail, favorisent un accès plus large à l’IA grâce à des options gratuites et à faible coût de meilleure qualité, et nous permettent d’améliorer continuellement l’IA et les capacités que nous offrons », précise l’entreprise, avant de rappeler que les abonnements Plus et Pro n’affichent aucune réclame.
L’éditeur de ChatGPT renouvelle ses promesses quant à l’impartialité de ses modèles vis-à-vis des annonceurs. « Les publicités n’influencent pas les réponses fournies par ChatGPT », affirme OpenAI, qui assume en revanche un ciblage contextuel. « Au cours du test, nous déterminons quelle publicité afficher en associant les publicités soumises par les annonceurs au sujet de votre conversation, à vos discussions passées et à vos interactions antérieures avec des publicités. »
OpenAI s’engage à fournir des « contrôles publicitaires » adaptés
L’entreprise assure que l’annonceur n’accèdera jamais au contenu des conversations, et que l’utilisateur disposera des contrôles nécessaires à la vérification ou à la suppression des données publicitaires le concernant. « Pendant la phase de test, aucune publicité ne sera affichée sur les comptes pour lesquels l’utilisateur indique avoir moins de 18 ans, ni lorsque nous estimons qu’un utilisateur est mineur. Par ailleurs, les publicités ne seront pas diffusées à proximité de sujets sensibles ou réglementés, tels que la santé, la santé mentale ou la politique. », promet enfin OpenAI.