Un Alsacien arrêté pour avoir évoqué le meurtre d’agents du renseignement à une IA
Le 07 avril à 11h01
2 min
Droit
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Après avoir évoqué son intention d’acheter une arme pour « tuer un agent du renseignement de la CIA, du Mossad ou de la DGSI » au cours d’une discussion avec un outil d’intelligence artificielle, un Strasbourgeois de 37 ans s’est vu arrêté, chez lui, ce 3 avril.
Des enquêteurs du FBI, aux États-Unis, ont repéré le message et l’ont transmis à la plateforme française de signalement de contenu illicite Pharos, rapportent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, puis le Raid est intervenu et a interpellé le suspect. Aucune arme n’a été retrouvée chez lui.
Suivi pour antécédents psychiatriques, il a en revanche été hospitalisé.
Aux États-Unis, le recours à l’IA à des fins de surveillance de masse par les autorités fait largement débat, notamment depuis l’ultimatum imposé à Anthropic pour que l’entreprise lève les quelques restrictions d’usage de ses outils.
Comme l’entreprise a maintenu son refus de voir ses outils utilisés pour de la « surveillance intérieure de masse » (et pas pour de la surveillance extérieure) et des « armes complètement autonomes », le Pentagone s’est tourné vers son concurrent OpenAI.
Au Canada, après la tuerie de Tumbler-Ridge, OpenAI s’était retrouvé sous le feu des critiques pour ne pas avoir transmis aux autorités des informations relatives à Jesse Van Rootselaar. Si le compte de la tireuse avait été suspendu, la teneur de ses échanges avec ChatGPT n’avaient pas été relayés par l’entreprise, quand bien même ils décrivaient des scénarios de violence armée.
Les principaux modèles indiquent par ailleurs se tourner vers les forces de l’ordre en cas de nécessité. OpenAI précise par exemple dans ses spécifications de modèles recourir « à une surveillance automatisée pour détecter d’éventuelles violations de nos conditions d’utilisation » et, après examen par un humain, « saisir les autorités judiciaires dans les cas présentant une menace imminente de préjudice physique grave ou d’autres risques sérieux pour la sécurité publique ».
Le 07 avril à 11h01
Commentaires (28)
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Abonnez-vousLe 7 avril à 11h08
Le 7 avril à 14h18
Mais là c'est un Alsacien. C'est bizarre l'Alsacien. On ne le comprends pas, il murmure dans une langue étrange, et même quand il parle français c'est pas clair. C'est louche un Alsacien. On ne connait pas vraiment l'Alsacien. Il n'est pas Français depuis si longtemps l'Alsacien. Dans l'histoire récente, l'Alsace n'était pas Française que l'Algérie l'était, doit-on le rappeler!
Ce sont deux département des TOM (Territoires d'Outre-Moselle), aux limites de notre héritage gaulois!
Bref, il fallait préciser qu'il était Alsacien.
Le 7 avril à 15h01
Le 7 avril à 18h26
Le 7 avril à 11h15
Moi qui croyais discuter au calme et de manière privée avec une IA (non)
Modifié le 7 avril à 13h17
Le 7 avril à 13h29
Je ne dis pas que les backdoors sont impossibles et n'existent pas, mais avant même d'imaginer des écoutes secrètes du gouvernement car "on ne nous dit pas tout", il suffit simplement de lire les CGU (et les articles), qui sont déjà très explicites sur le traitement qui peut être fait des prompts utilisés.
Le 7 avril à 14h27
Le 7 avril à 16h01
Modifié le 7 avril à 16h45
Le 7 avril à 15h10
Le 7 avril à 18h24
Le 7 avril à 18h40
Le 7 avril à 19h01
Le 7 avril à 19h37
Le 7 avril à 22h26
Le 7 avril à 23h36
Code pénal - Chapitre Ier : Des actes de terrorisme (Articles 421-1 à 421-8) - Article 421-2-6
Le 8 avril à 07h07
Le 8 avril à 08h25
La citation moins tronquée de l'article montre qu'on est bien dans le "tenter de se procurer".
Cela dit, je pense qu'on est plutôt dans le champ d'application de l'article 222-17 du code pénal.
Le 8 avril à 10h13
Le 8 avril à 10h40
Mais de toute façon, il n'est pas nécessaire d'avoir commis un crime ou un délit pour être en état d'arrestation, un soupçon suffit (Article 62-2 du Code de procédure pénale) :Ça déclenche une enquête, qui vérifie les faits (et potentiellement empêche des passages à l'acte avant qu'il ne soit trop tard…).
Le 8 avril à 10h11
Je ne pense pas qu'on lui reproche un acte de terrorisme ici.
Le 8 avril à 10h31
Le 8 avril à 10h52
Le 8 avril à 11h02
Mais bon comme dit plus haut, un soupçon suffit pour déclencher une arrestation, l'enquête permet ensuite de vérifier s'il y a vraiment des éléments démontrant qu'il y a eu une tentative ou pas…
Le 8 avril à 10h42
Cependant, que serait -il passer si dans le prompt (ou pas ) il avait été indiqué, "dans le cadre de l'écriture d'un roman..."?
Tout cela serait-il resté applicable ?
Le 8 avril à 11h00
Le 8 avril à 16h21
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